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I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)

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Revelio

MessageSujet: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Dim 4 Fév - 15:22


FRIEDRIKSEN ROMY
Marginaux | Autres



« Hey you, what do you see?
Something beautiful or something free? »


INFORMATIONS
Nom ◆ FRIEDRIKSEN • En quittant le Danemark, exilée comme elle était, ta mère a dû choisir un nom. Tu en as hérité à ton tour, et il te colle à la peau comme le reste de monstruosité que tu portes en toi. Ton nom te pointe du doigt, il prouve que tu es une étrangère, une moitié de, une presque humaine.
Prénom ◆ ROSEMARIE • Ta mère adorait ce prénom, et c’est précisément pour ça que tu as choisi de le laisser aux oubliettes. Tu n’aimais plus l’entendre dans tes oreilles, la voix de Mère qui t’appelait partout, tout le temps. Tu voulais te convaincre que ce n’était pas toi qu’elle cherchait.
Surnom ◆ ROMY • Ton nom de scène depuis tes débuts à Berlin, que tu as fini par adopter définitivement. Une seconde naissance, loin de Mère et de son amour étouffant, à prendre tes propres décisions jusqu’à choisir ton propre prénom. Désormais, tu ne l’entends plus que dans la bouche des hommes qui passent entre tes jambes pour baptiser les draps.
Lieu & date de naissance ◆ HANNOVER & 13 juillet 1889 • Tu es venue au monde dans la saleté et la douleur, comme te le répétait souvent Mère, dans une ruelle sombre d’un quartier pauvre de Hannover, au milieu des débris. C’est sans doute pour compenser le manque de noblesse de ta naissance que tu ne vis entourée que de luxe.
Nationalité ◆ DANOISE • C’est comme une insulte. Tu as beau être née en Allemagne, avoir vécu toute ta vie en Allemagne, tu n’auras jamais la nationalité du pays que tu considères comme ta maison. Tu sais que tu as été conçue pendant la fuite de ta mère vers l’Allemagne, quelque part avant la frontière. Tu ne sauras jamais qui est ton géniteur, mis à part qu’il n’était qu’un homme, un faible, écarté par Mère dès qu’elle a su qu’elle était enceinte.
Métier ◆ PROSTITUÉE • Tu es arrivée esseulée à Berlin, le coeur vidé par un amour déçu et ton orgueil touché à jamais par des années de boulots crève-la-faim plus humiliants les uns que les autres. Tu ne savais pas où aller, et les portes de La Licorne Argentée se sont ouvertes comme par enchantement. Comme par enchantement. Tu as pris place et on ne voyait plus que toi.
Quand tu as commencé, tout t’est venu si rapidement que tu t’es demandée si tu avais choisi ce métier ou s’il t’avait choisi. Vider les poches d’illustres inconnus contre quelques faveurs, c’est ta vie de débauchée, la saleté qui te suit toujours, que tu tentes de faire oublier avec ton joli minois.
Lieu d’habitation ◆ BERLIN • Tu as fait ton chemin avant d’y arriver. Une ville que tu connais par coeur, voilà maintenant près de dix-sept ans que tu y habites, dans tes luxueux appartements au bordel réputé de Berlin, La Licorne Argentée, la prison dorée que tu as choisie.
Statut de sang ◆ MONSTRUEUX • Tu n’aimes pas ce mot et ce qu’il représente. Bien sûr, ceux qui te paient savent qu’ils engagent une Quart-Vélane pour la nuit, et c’est probablement ce qui les excite, en dépit de ta beauté et de ton charme certains. Mais le mot te ramène à des instincts sauvages que tu portes dans ton sang, et que tu tentes vainement de repousser.
Classe sociale ◆ MARGINALE • Tu te sens en marge de la société, ta nationalité, ton sang, ton métier crient que tu n’es pas respectable. Pourtant, tu as su te faire une place, un nom, une réputation. Tu ne te sens ni aimée ni rejetée, juste tolérée. Tu sais que tu ne peux pas espérer plus. Pour l’instant.
État civil ◆ CÉLIBATAIRE • Tu as été fiancée à un homme, autrefois, dont le nom ne franchit jamais tes lèvres. Un souvenir si lointain que parfois tu te demandes s’il est vraiment mort ou si tu as tout inventé. Tu te plais à penser que tu lui es toujours promise, la bague au doigt, et que le mariage n’est que retardé depuis des lustres. La pute à marier, quelle ironie.

Éducation ◆ ÉCOLE PUBLIQUE • Tu le savais depuis tes débuts à l’école, Mère ne pouvait pas t’envoyer à Durmstrang. Par souci d’argent, comme toujours. Tu as donc dû te contenter d’une petit école de quartier. Trois années cauchemardesques, entourée de brutes et d’enfants ignares abandonnés, comme toi, aux mains de professeurs débordés et à peine qualifiés. Tu n’as jamais obtenu son diplôme, Mère disait que ça n’en valait pas la peine. Tu as donc quitté l’école, et aidé ta mère pour les tâches ingrates. C’est encore ce qui te fait honte, de ne pas avoir eu l’éducation que tu méritais, car au fond de toi tu le sais, tu méritais plus, tellement plus.

Opinion politique ◆ AUTRES • Tu ne t’intéresses que de loin à la politique, car après tout, tu ne vois pas pourquoi tu devrais te battre pour un pays qui ne veut pas de toi. Ce n’est qu’une manière de soigner ton orgueil, blessé par les mesures prises contre les monstrueux même si tu le sais, ta situation pourrait être bien pire.

Réputation ◆ Pour certains, tu n’es qu’une vulgaire putain, pour d’autres une femme froide dont les mains vous réchauffent pour la nuit. Dans les deux cas, tu sais que tu fascines, ou qu’on te jalouse, peu importe tant qu’on parle de toi. Quand on te connaît, on est pas si loin de la vérité, on parle de ton égoïsme, de ta sécheresse, comme si tout t’était dû, et ce n’est pas faux, puisque tout ce que tu as, tu t’es battue pour l’avoir. Et si tu dois être une prostituée, et bien tu seras la reine des putes.




THEMES

Vie quotidienne : Tes journées commencent et finissent de la même manière : dans les bras d’un homme. Tu t’habilles et te déshabilles à répétition, devinant les gestes que l’on attend de toi, le regard qu’ils veulent que tu poses sur eux, et les mots qu’ils espèrent entendre. S’ils te paient assez bien, tu peux leur dire que l’argent n’a pas d’importance tant que tu es dans leurs bras. C’est facile de faire semblant d’aimer. Surtout quand on ne se soucie de personne d’autre que soi.
Tes journées volent au rythme des hommes qui vont et viennent dans ta chambre, que tout ton être méprise tout en cherchant leur attention. Il y a eu quelques débordements, des fous qui voulaient t’emmener loin d’ici, loin de tout, à vivre d’amour et d’eau fraîche parce que tu leur avais lâché à demi-mot que tu les aimais. Maintenant, tu te l’es interdit. Ils ne doivent pas avoir l’impression que tu leur appartiens en dehors des murs de La Licorne Argentée.
Tu sors quelques fois, souvent dans le seul objectif d’être vue et désirée, mais aussi pour échapper aux regards des autres filles, qui te voient comme un produit en fin de date de péremption. Toi, la favorite, tu commences à vieillir, et l’une d’elle prendra ta place. Tu évites souvent d’y penser. Un verre de whisky avant de faire tes preuves, et la vie continue, car après tout il y a pire comme situation.

Liens familiaux : Le sujet de ton géniteur a toujours été évité, tu n’as eu que des bribes d’informations, le peu de souvenirs que Mère a bien voulu garder d’un homme. Tu n’as pas souffert de ce manque puisque Mère prenait toute la place, et que c’était vous deux avant tout le monde. Ça n’avait toujours été que toi et Mère, seules contre tous. Personne d’autre ne pouvait vous comprendre, et surtout pas les hommes. Tu en gardes une incompréhension et un certain mépris de la gente masculine, qui à ce jour n’a pas réussi à te faire changer d’avis.
Enfant, tu adorais Mère. C’était elle, la femme forte qui te protégeait contre les gens qui vous traitaient de monstres, un peu intrigués, un peu effrayés, un peu subjugués aussi, par la beauté dangereuse de cette femme furie. Mère ne prenait jamais la fuite. Elle te répétait que c’étaient eux, les humains, qui devaient avoir peur de vous. C’est d’elle que tu tiens ton orgueil.
Et puis les années ont passées et tu as fini par la haïr. Elle te dévorait. Tu ne pouvais plus respirer, tu ne pouvais plus exister sans elle. Et c’était pour te prouver le contraire que tu as pris la fuite, lâchement, en jurant de ne plus jamais revenir. Ça t’a déchirée et ça t’a soulagée. Tu ne sais pas ce qu’elle devient. Parfois, tu as la tentation d’envoyer un message, une lettre, un signe, mais tu sais que si elle est en vie et qu’elle sait où tu te trouves, elle reprendra les droits qu’elle a pris sur toi.

Compétences magiques et baguette : Si tu n’as pas eu droit à une éducation magique des plus nobles, ton sang de Vélane te permet au moins de te défendre et de feindre une certaine aisance. Tu n’as pas vraiment besoin d’utiliser ta baguette dans la vie de tous les jours, mais tu le fais par coquetterie, pour marquer une différence entre toi et les Moldus.
Ta baguette est assez longue, mais juste assez grande pour se ranger le long de ton bras ou de ta cuisse, entre ta peau et les étoffes de tes tenues, comme une mise en garde. Il n’y a pas seulement les fous d’amour, il y a aussi les fous tout court, et tu en as un peu trop fait l’expérience.
Le bois d’aubépine est de nature conflictuel et complexe, comme toi, mais tu as su le dompter rapidement à force de volonté. Le cœur - une plume de phœnix -  t’avait été offert par Mère à force de supplications. Mère n’avait pas compris que tu ne voulais pas du cheveu d’une Vélane, qui aurait été le sien, mais de ton cœur à toi, comme si déjà tu voulais prouver que tu ne lui appartenais pas. C’était la première fois où tu avais pu avoir le dernier mot.

Vie amoureuse et sexualité : Plus jeune, tu sentais que l’on te regardait d’une manière particulière. Un désir qui à l’âge que tu avais, trop jeune, te mettait mal à l’aise. Mère t’avait élevée dans le mépris des hommes, mais elle ne t’avait pas dit qu’ils pouvaient être dangereux. Cela n’a fait qu’accroître ton dégoût et tu as refusé de te donner à qui que ce soit.
Et puis, il y a eu un homme. Tu étais jeune et c’était il y a longtemps, mais tu n’as jamais pu l’oublier. Il était sale, perdu. Il avait besoin de toi. Et toi aussi tu as appris à avoir besoin de lui. Il t’a laissée presque devant l’hôtel, sans un mot. Tu ne lui as jamais pardonné comme tu ne te l’es jamais pardonnée.
Tu t’étais vengée en te laissant tomber dans les draps de luxe de La Licorne Argentée, et tu étais restée parce que ce qui rendait le travail supportable, c’était de l’imaginer lui, passant ta porte jour après jour pour t’inonder de son amour.

État de santé : Tu n’as jamais eu réellement de problèmes de santé. Pour le reste,  c’est toi qui en es responsable mais qui ignore soigneusement le sujet. Il a les verres d’alcool un peu trop nombreux que tu te sers les uns après les autres, pour tenir, pour te détendre… Tu sais trouver des milliers d’excuses, mais tu sais que si tu arrêtes, la réalité sera insupportable. Tu n’es pas prête.


ANECDOTES
Tu n’as pas seulement changé de nom en arrivant à Berlin, tu as aussi changé ton apparence. Les cheveux blonds que tu tenais de Mère sont devenus et sont restés depuis d’un noir de jais, et c’est chaque semaine que tu assombris tes racines religieusement. Ironiquement, tu ne lui as jamais autant ressemblé. Ton goût pour la boisson a commencé après le départ de ton fiancé, et tu ne te l’avoues qu’à demi-mot, mais c’est parce que la marque de jus de citrouille Lehmann porte son nom que tu en bois régulièrement, quand tu ne bois pas d’alcool. Même si le goût est infect. Tu es certaine de ne jamais avoir d’enfants. Déjà, il faudrait un homme et l’envie d’en avoir. Tu n’es que trop consciente du lien particulier entre une Vélane et son enfant, et tu refuses de t’y soumettre. Avoir un enfant, ce serait renoncer à ton aperçu de liberté. Tu t'es forgée en arrivant à La Licorne Dorée une réputation de femme insensible, sèche et froide. Certains pensaient que tu ne ferais pas long feu, mais finalement ton insensibilité apparente a fini par attirer de nombreux prétendants, d'autant plus épris de toi quand tu joues l'amoureuse. Tu as la fâcheuse habitude de casser des objets quand tu es en colère, même les plus chers et les plus luxueux. C'est ce qui contribue à ta réputation de diva, mais tu n'en as que faire, les prétendants sont nombreux, et l'argent coule à flot - pour l'instant.
Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Dim 4 Fév - 15:23

CHRONOLOGIE

13 juillet 1889 & Hannover Tu ne te souviens de rien, mais Mère t’a souvent raconté. La douleur, l’effort et le sang qui ont précédé ta naissance. C’était déjà de ta faute. Vous étiez deux monstrueuses dans une ruelle sale de Hannover, et Mère, comme toujours, avait pris les choses en main. La chose en main. Toi.
Tu as ouvert les yeux, et ta première vision du monde était Mère. Elle prenait déjà toute la place. Tu as toujours senti une pointe de tristesse quand Mère te racontait qu’elle avait dû elle-même couper le cordon ombilical, brisant une première fois le lien indéfectible entre une mère et son enfant. Pour elle, c’était déjà trop. Alors elle t’a serrée fort contre sa poitrine, si fort que déjà, tu manquais d’étouffer.

1er Septembre 1899 & Hannover Tes petits pieds traînaient derrière ceux de Mère sur les pavés. Tu ne voulais pas y aller, dans cette foutue école publique. Toi, tu voulais Durmstrang, l’école des plus grands et impétueux sorciers dont on racontait les aventures. Mais Mère avait tout balayé d’un revers de main. Pas assez d’argent… Monstrueuse… Pas besoin… Les mots dits et redits pendant toute ton enfance qui tambourinaient rageusement dans tes oreilles et donnaient à toute ta vie, et ton avenir, une grande injustice. Tu n’avais rien demandé, toi.
La veille, tu avais vu des enfants de ton âge choisir avec soin leurs robes, leurs baguettes et les grands livres dont tu ne verrais jamais le contenu. Tu n’avais pu t’empêcher de ressentir une profonde jalousie, qui ne te quitterait jamais vraiment. Ils te semblaient si proches, et pendant un moment tu avais prétendu dans ton esprit que Mère et toi faisiez aussi des emplettes pour aller à Durmstrang avec des centaines de petits privilégiés.
Pourtant, tu te tenais bien là, devant la ridicule bâtisse de l’école publique. Tout semblait perdre sa saveur. Même la baguette offerte par ta Mère, dont la composition était sans nul doute de qualité supérieure à celle de tes futurs petits camarades, ne parvenait pas à te remonter le moral. Mère te prit par le bras avant que tu rentres.
“N’oublie pas, Rosemarie. Tu es bien mieux qu’eux.”

4 Août 1902 & Hannover C’était une chaude journée d’été.
Tu te baladais dans les rues en ruminant, une habitude depuis le mois précédent. Tu venais de quitter l’école pour de bon, et tu devais maintenant aider Mère dans les tâches ingrates. Laver, récurer, distribuer, porter, cuisiner… La liste s’allongeait un peu plus chaque jour, et tes courbatures étaient de plus en plus nombreuses. Tu voyais des écoliers rentrer chez leurs parents pour les vacances, ce qui ne faisait qu’accentuer ton envie et ta colère. C’était injuste.
“Tu es bien mieux qu’eux.” Mère avait raison, mais même en le sachant, elles restaient monstrueuses et pauvres. Monstrueuses. Pauvres. Tout ce que tu n’étais pas, au fond.
Tu n’avais pas vu qu’un homme te suivait depuis tout à l’heure. Les rues de Hannover étaient souvent bondées. Tu refaisais le même circuit tous les jours, à la même heure, perdue dans tes pensées pour ne pas exploser devant Mère, qui aurait explosé encore plus, ce qui arrivait déjà souvent. Tu as tourné à gauche, l’homme te suivit. Tu ne t’en souciais pas beaucoup, cela t’était déjà arrivé, mais généralement ils s’arrêtaient quand tu arrivais devant le quartier pauvre, là où tu habitais avec Mère. Pas lui. Tu marchais un peu plus vite, et lui aussi.
Juste avant que tu ne prennes la ruelle pour rentrer à la maison, l’homme se jeta sur toi et te colla une main sur la bouche avant que tu ne puisses crier. Il sentait bon. Mais tu ne voyais rien, tu fermais les yeux tandis qu’il te reniflait, passait sa main dans tes cheveux, sur ton corps, partout, partout. Tu n’arrivais plus à respirer.
“Ma baguette, ma baguette”
Ta main virevoltait et tremblait contre le mur de briques. Il défit sa ceinture.
“Ma baguette, ma baguette”
Il te dit quelques mots que tu n’entendais pas. Tu n’arrivais qu’à donner de faibles coups de pieds. Ta main tâtonnait toujours.
Et d’un coup, tout s’accéléra. Tu attrapas ta baguette et le sort atteint sa cible avant que les mots n’aient pu sortir de ta bouche.
L’homme s’immobilisa et ne bougea plus. Tes jambes commencèrent à courir, et tu volas jusque dans les bras de Mère pour tout lui raconter.
C’était une chaude journée d’été.



13 juillet 1911 & Münster Dans le train qui te mènerait à Frankfurt pour changer ta vie, tu prenais le temps de savourer chaque seconde de liberté. Tu imaginais Mère en train de se réveiller, à t’appeler sans recevoir de réponse. Alors elle se précipiterait dans ta chambre pour n’y trouver qu’un lit vide et un petit mot  “Je m’en vais.”
Cela faisait des années que tu y avais réfléchi. Tu ne voulais pas de cette vie pauvre, sale, indigne de toi. Tu voulais ce dont tu avais toujours rêvé, et encore plus. Tu avais tout minutieusement préparé depuis des mois, sans que Mère ne se doute de rien. A présent, elle pourrait toujours courir aux quatre coins de l’Allemagne, il était pratiquement impossible qu’elle ne te retrouve.
Tu regardais le paysage défiler, entre souvenirs et réalité. Tu aurais presque pu croire que tout cela n’était qu’un rêve. Le meilleur cadeau que tu aies jamais pu t’offrir.
Joyeux anniversaire.

1912 & Frankfurt Tes rêves de gloire commençaient à faner depuis ton arrivée à Frankfurt. Tu avais tant espéré, et puis tu as dû continuer les tâches ingrates que Mère t’infligeait tous les jours. Mais la vie y était plus agréable. Et puis la vie a changé pour de bon, lorsqu’un jour, lors de tes corvées quotidiennes tu l’as découvert, lui, au milieu des poubelles. Il était sale, perdu. Il t’avait troublée, car tu sentais en lui une bête qui dort.
Loin de t’effrayer, tu y voyais une grande vulnérabilité. Il avait besoin de toi. Et toi aussi tu as appris à avoir besoin de lui. Et puis un jour, sans crier gare, il est parti.
Il est parti comme tu as quitté Mère, sans un au revoir, sans un mot, ou presque, comme s’il n’avait jamais existé.
Tu l’avais cru comme une idiote.
Il était parti. Et que te restait-il ? Tout, et rien. Car il ne t’avait rien pris, sauf ton cœur.
Tu as fermé à double tour tout ce qui pouvait toucher à tes sentiments, et tu as repris le cours de ta vie. Tu es partie de Frankfurt, et tu es arrivée à Berlin, bien décidée à laisser tout cela derrière toi.

Désormais, tu t’appelleras Romy.

1914 & Berlin Tu as accueilli ta nouvelle carrière très simplement, comme si c’était naturel. Coucher pour de l’argent, mentir et jouer la comédie, c’était un peu comme être actrice. Et être sous les feux de la rampe. Tu aimes ça.
Au début, tu avais cette constante impression de le voir partout, qu’il revenait te chercher, que vous vous en iriez tous les deux après qu’il se soit répandu en excuses et en baisers. Au bout de quelques mois, tu as bien compris qu’il ne reviendrait pas. Sans pouvoir te l’avouer, chaque homme est devenu une vengeance sur celui qui t’avait laissée derrière lui.
Tu découvrais un monde artificiel, éphémère, où l'on laisse ses problèmes devant la porte. Ici rien ne compte. L’alcool et l’argent coulent à flot pendant que tu fonds dans leurs bras. Tu passes d’étreinte en étreinte, malmenée, caressée, incomprise et adorée.
Tu es bien mieux qu’eux.
Les clients se faisaient plus nombreux pendant la Grande Guerre. Ils voulaient tout oublier dans tes bras. Et tu leur donnais un semblant d’amour, des mots réconfortants sans en penser un mot.
Tu es bien mieux qu’eux.
Mère a beau n’être plus là, tu pouvais toujours l’entendre. Alors tu te sers un verre, juste un, pour faire passer un peu. Ne pas trop réfléchir, mais se rappeler, seulement, que
Tu es bien mieux qu’eux.



1924 & Berlin La Grande Guerre avait meurtri l’Allemagne, tu le sentais au plus profond de toi. Ce n’était pas le même train de vie que lorsque tu étais enfant. Tu t’en sortais mieux, mais tu voyais la misère un peu partout. Comme de coutume, tu ne t’en préoccupais pas tant que ça, car après tout, ces gens-là pourrait changer de vie s’ils le voulaient réellement. Comme toi.
Tu étais si occupée. Il fallait projeter cette perfection à tout instant, surtout en ces temps-là. Tu sentais les regards envieux des femmes et des hommes quand tu prenais le temps de te pavaner dans la rue. Il fallait bien ça pour passer une bonne journée, loin du bordel qui commençait sérieusement à devenir une cage. Tu étais bien trop fière pour l’admettre, car après tout, tu avais choisi cette vie. Trop tard et trop orgueilleuse pour reculer.

Grindelwald a été arrêté, ça y est. A vrai dire, tu l’avais presque oublié, recluse dans ton petit morceau de rêve. Tu vois tout le monde paniquer ou célébrer la fin d'un règne. Tu ne fais ni l'un ni l'autre.
Le monde change. Et pas toi. Tu restes au même endroit, avec les mêmes clients, les mêmes voix dans ta tête. Tu te fais prendre par des vieillards, des hommes importants, et surtout mariés, ce qui réduit d’année en année l’estime que tu leur portes, même si ça fait ton affaire.Rien ne va changer pour toi, c’est injuste, encore. Tu n’as jamais été satisfaite de ce que tu avais.
Tu chasses les regard inquiets de ceux qui te voient descendre verre sur verre, ils n’y connaissent rien. Ils ne voient pas ce vide, ce trou au milieu de ton torse. Un trou qui grandit d’année en année et qui finira par te bouffer toute entière.
Encore un verre.
Tu n’aimes pas y penser. Tu ne veux pas penser non plus à l’âge qui te rattrape, à ton avenir incertain. Bientôt, ce sera fini pour toi, mais seras-tu prête ?


HRP
Pseudo : Gabrioche ! Âge : 21 Personnage : Inventé Face claim : Dita Von Teese Où avez-vous connu le forum : J’ai vu de la lumière, je me suis permis d’entrer russe Comment décririez-vous votre rythme RP : En fonction des périodes de rendus et de rushs, donc chaotique. Commentaire : Bonjour.
Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Dim 4 Fév - 15:35

"Tu es arrivée esseulée à Berlin, le coeur vidé par un amour déçu"
i aint responsible for this russe

va te doucher, qu'on en parle, de cette merveille wink2 wink2

edit: ce @me me hante gna

- ♦ -

big bad wolf
Ain’t no fairytale What I see in your eyes Awaiting your mistake Not too close, not too far Sneaking in the pain Every truth becomes lie I won’t trust myself Once I hear your call I’m out of my head Of my heart and my mind 'Cause you can run but you can’t hide I’m gonna make you mine Out of my head Of my heart and my mind 'Cause I can feel how your flesh now Is crying out for more
Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Dim 4 Fév - 15:47

Dita Von Teese. bave bave bave bave

Welcome ici magnifique créature. wink2 On t'attendait de pieds fermes. wink2 C'est fort intéressant tout ça, héhéhé. wink2 Déleste-toi donc de ce vieux fiancé crevé sur le bord de la route comme le sale clébard qu'il est et rejoint les courbes généreuses de la Monstrueuse. slurp1

Je me permets juste de te faire la pub de la Licorne Argentée, la maison close déjà présente à Berlin. gna Tu en trouveras la description à Vivejoie, le quartier des plaisirs de la capitale. slurp2

Bon courage pour la suite de la fiche, n'hésite pas à contacter le clébard ou un membre du staff si tu as des questions. Nous sommes à ton humble service.

See you soon, dans la moiteur de tes rêves. intense

- ♦ -

Ridicule they won't allow Quench abuse and let love flower Rip the cage out of your chest Let the chaos rule the rest

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Konrad Reinhardt
Gouvernement | Autres

Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Dim 4 Fév - 15:48

stp stp stp Une quart vélane comme c'est gngngngn sweet
Bienvenuuuuue et raviie de te voir ici wink2
On va prendre tout soin de toi et de ta (belle) Romy comhere comhere

Les infos sont huhu slurp1 slurp1 j'ai hâte d'en savoir plus sur la madame kr kr Et si tu as la moindre question, n'hésite surtout pas à venir nous demander fun fun

Bon courage pour la suuuite stache

- ♦ -

Il y a des gens sans orgueil qui se résignent à végéter sous notre domination. Ils préfèrent vivre avilis sous notre botte que mourir glorieusement pour la Liberté...
Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Dim 4 Fév - 17:52

Meurci beaucouuup ! stp stp stp

@Hilda Jörgen a écrit:
Déleste-toi donc de ce vieux fiancé crevé sur le bord de la route comme le sale clébard qu'il est et rejoint les courbes généreuses de la Monstrueuse.
Tant de rage dans une seule phrase je  shok

@Hilda Jörgen a écrit:
Je me permets juste de te faire la pub de la Licorne Argentée, la maison close déjà présente à Berlin.
Je m'empresse de changer le nom du bordel de la gueuse, je ne savais pas qu'il y en avait déjà un ! huhu



Invité
Invité

Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Lun 5 Fév - 19:44

Je ne peux qu'a-do-rer le choix de prénom, je suis inlove de "Romy"/"Romi". Et pardonne la référence mais le super nom qui m'a fait pensé à :


Bref, tout ça pour dire bienvenue et que j'aime beaucoup te choix ! Bon courage pour le reste de ta fiche, hâte d'en voir plus. bigeyes
Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Mar 6 Fév - 13:34

ditaaaa. hinhin amour kr
et en plus ce métier, en tant que quart-vélane, à berlin...
faut que l'on se rencontre et qu'on trouve un lien ! x3
bienvenue parmi nous et bonne chance pour l'écriture de
ta fiche de présentation !
sweet

- ♦ -



― pétales d'émeraude, chant d'augurey. ―

Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Jeu 8 Fév - 19:19

Toi, moi, lien, pas négociable sisi
Sérieusement, ce faceclaim, ce... ce tout. Je suis en amour. En extase. Faisons des bébés. (Des bébés rp, s'entend.)

- ♦ -


Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Dim 11 Fév - 20:08

Merci beaucouuuuuup sweet sweet sweet
J'ai hâte de développer des liens avec vouuuus :feels: :feels:



Invité
Invité

Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Dim 11 Fév - 23:18

Ca en fait une ribambelle de personnages intéressants ! :feels: bienvenue ici, et bonne chance pour la suite plz
Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Lun 12 Fév - 0:20

Djeez. Si tu savais comme j'aime Dita.
J'applaudis le choix de tête. Vraiment.
Bon courage pour ta fiche ! eyebrow

- ♦ -

The devil's going to set me free
I've busted bones, broken stones, looked the devil in the eye. I hope he's going to break these chains ▬ kaleo & bat'phanie ©

avatar

Magnus Röhr
Gouvernement | Heimdall

Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Sam 17 Fév - 21:18

Helloo kr

Est-ce que tu as besoin d'un peu plus de temps pour finir tout ça ? plz

- ♦ -

Cold
Little
Heart.
Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Dim 18 Fév - 20:07

Pouloulou oui je crois ! Je suis en train de finir ma fiche mais si je pouvais avoir un p'tit délai ce serait parfait kr kr kr

- ♦ -

Once I ran to you Now I run from you This tainted love you've given I'll give you all a boy could give you Take my tears and that's not nearly all Tainted love

avatar

Magnus Röhr
Gouvernement | Heimdall

Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   Dim 18 Fév - 21:26

Pas de soucis, je te rajoute ça smug kr

- ♦ -

Cold
Little
Heart.



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Revelio

MessageSujet: Re: I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)   

I’m a nightmare dressed as a daydream (Romy)

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