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Cave anguis (ansgar)

Revelio

MessageSujet: Cave anguis (ansgar)   Dim 4 Fév - 18:17


HASSELHOFF ANSGAR
Hors-la-loi & Autres



"All wrapped in one, he was so many sins"

INFORMATIONS
Nom ◆ HASSELHOFF, cette famille noble qui tient son statut du titre de Burggraviat, tandis qu'ils imposent leur présence sur Hannover depuis de nombreux siècles. Une position qui fut menacée par les Röhr, mais qu'ils réussirent à maintenir, à force de négociations. Aujourd'hui, ils ne cessent de chercher les petites parcelles de pouvoir qu'ils ont perdues, les regagnant petit à petit. Et pourtant, lui, il n'y tient pas spécialement à ce pouvoir, il n'en veut plus, le méprise. Il hait cette famille, il hait ses membres, dernier rejeton d'un arbre généalogique qui tenait beaucoup trop à redorer son blason pour lui accorder ne serait qu'un soupçon d'indulgence.
Prénom ◆ ANSGAR, un patronyme sans réelle signification, du moins pour sa génitrice lorsqu'elle lui a donné. Le prénom d'un ancêtre, tout au plus, rien de bien éloquent. Mais lui non plus ne s'y attache pas vraiment, ne le considérant pas spécialement comme important. Il en porte d'autres désormais, au gré des envies, des interlocuteurs, des opportunités. Quelle que soit la manière dont on l'appelle, il surgira, il se reconnaîtra. Mais jamais il n'oubliera ce prénom néanmoins, vestiges du peu d'attention qu'une mère lui aura donné.
Surnom ◆ LE SERPENT. Il se faufile dans l'ombre, venimeux, prêt à sauter à la gorge de n'importe qui pour de l'argent. Il rampe dans les draps qu'il froisse, plantant ses crocs dans les cœurs, sifflant à l'oreille des demoiselles pour gagner leur confiance. Ce sont des infos qu'il veut, qu'il extirpe par ses manipulations, ses beaux sourires. On le trouve toujours là où il doit être, laissant traîner ses oreilles là où il ne faudrait pas. Il est vicieux, il embobine, il distille belles paroles et petites attentions pour ses propres intérêts. Il représente les 7 pêchés originels en un seul corps.
Lieu & date de naissance ◆ C'est le soir du 10 DÉCEMBRE 1902 que le dernier bambin de la famille aura vu le jour, aux portes de l'hiver. On aurait voulu une petite princesse pour clore la famille, une petite gamine aux longs cheveux brillants et soyeux, qui offrirait une bonne alliance maritale. Pas qu'on ne le voulait pas, ça non, mais on aurait espéré mieux, ou autre chose. Et pourtant, c'est bien lui qui a ouvert les yeux en dernier au fief des Hasselhoff, au beau milieu de HANNOVER. Et même s'il n'a pas vu leur mine déconfite à la naissance, peut-être l'aura-t-il ressentie.
Métier ◆ Aucun, officiellement. Mais officieusement, c'est dans la RÉCOLTE ET LA VENTE D'INFORMATIONS qu'il est passé maître. Sans oublier que se salir les mains ne le dérange pas. Le MEURTRE discret et les échanges d'informations rapportent si bien. Qu'un peu de sang le souille, soit, il n'y a que l'argent qui compte. Alors il délie les langues, il fait tinter l'argent au rythme des informations. Souffles volés, murmures interceptées, données arrachées de force, il se fait le commerce de ces précieuses petites choses qui peuvent changer le cours d'une guerre. Et petit à petit, il se construit un empire dans les plus bas fonds des rues les plus sombres. C'est un prince de l'obscurité qui s'est destitué de son empathie, pour y obtenir la puissance et la richesse.
Lieu d'habitation ◆ Il n'en possède plus vraiment depuis qu'il a fui le fief familial, abandonné à lui-même. Au début chien galeux, il a erré dans l'obscurité des rues de son propre bourg, en se servant des ombres pour se dissimuler. Sa piètre famille l'aura cherché, pour sûr, mais le cœur n'y avait pas été. Probablement pour les apparences. Mais après avoir un tantinet dompté la nouvelle vie qu'il menait, c'est dans le bourg de MUNICH qu'il a trouvé sa place, dans les terres du sud. Quant à sa couche, c'est principalement à NUREMBERG qu'elle se trouve, au plus près de ses clients préférés, l'Einsicht. Il loge dans les hôtels, grâce à l'or qu'il amasse par ses agissements, se déplaçant parfois dans d'autres villes du bourg. Les informations ne se trouvent pas toujours sous le bout de son nez, il faut savoir aller les chercher.
Statut de sang ◆ Ironiquement, c'est un SANG PUR qui abreuve ses veines, lui qui se souille de pêchés à chaque nouveau jour qui se lève. Un ichor à l'origine purifié, qu'il salit sans hésitation, pour le peu d'importance qu'il lui accorde. Sa famille en était très fière de cette hémoglobine, lui la rejette presque, peu soucieux du statut qu'il porte. Il s'auto-proclame prince caché sous la crasse, dans les bas-quartiers, il n'a que faire d'un sang pur. À quoi cela lui servirait-il ? Là où il vit, les privilèges n'existent plus ou ne s'exercent pas, le liquide si précieux est de la même couleur pour tous, rouge carmin. Le nom, le sang, l'ascendance, tout ça ne veut plus rien dire.
Classe sociale ◆ HORS-LA-LOI, il ne compte plus vraiment le nombre de crimes, en tout genre, qu'il a déjà commis. Meurtre, vol, torture (bien que ce ne soit pas ce qu'il préfère, c'est parfois nécessaire), trafic d'informations, il n'en est plus vraiment à ses premiers essais. Il n'a moralement pas de réelle limite, bien qu'il ne saurait toucher aux animaux, ainsi qu'aux enfants peut-être. Mais ce ne sont pas ces derniers qui lui offrent le plus d'informations, soyons francs. Quant à la menace qui pèse sur lui, il ne sait même pas si les autorités connaissent son visage, ou même sa réelle identité. Il reste prudent au fond de son trou, mais l'erreur est humaine. Peut-être qu'un jour, il se fera avoir. Mais que ne ferait-il pas pour l'argent ?
État civil ◆ CÉLIBATAIRE, il se glisse à l'intérieur des draps de satin ou même de soie aussi rapidement qu'il n'en sort. Les plaisirs charnels éphémères sont sa petite gourmandise, un autre pêché qui enserre sa méprisable personne. Et quoi de mieux qu'une simple nuit pour goûter au fruit interdit, tandis qu'il en profite pour soutirer des informations dans les couches de ses dames. Une femme satisfaite n'a jamais été plus bavarde, il peut le certifier. Mais il reste malgré tout comme la nuit le vil, insaisissable, sombre et mystérieux. On ne saurait saisir le cœur d'un homme qui ne croit plus à ce genre de sentiments.

Éducation ◆ Ansgar il est né avec une cuillère en argent dans la bouche, tout simplement parce que son géniteur, il était Burggraf. Et il faut avouer que ça l'a bien aidé, puisqu'il a de ce fait, et logiquement, fait ses études à Durmstrang. Ils n'étaient peut-être pas les plus riches les Hasselhoff, et pourtant, ils avaient bien assez pour offrir ces études à leurs enfants. Après tout, comment redorer leur blason si leur descendance n'avait pas ce qu'il y avait de mieux ? Et Ansgar, n'avait pas été l'exception. C'était peut-être le petit dernier, le garçon qui était venu à la place d'une fille tant désirée, et pourtant, il suivait les traces de ses prédécesseurs. Il y est allé dès le primaire à Durmstrang, probablement une manière de ne plus l'avoir dans les pattes. Et il s'y est fait sa place là-bas, il s'y sentait bien mieux, sans le regard presque méprisant de ses parents. Il s'y débrouillait étonnement bien qui plus est. Puis vint le cycle 2, et Ansgar qui ne cessait de briller dans les matières théoriques. Pas qu'il était mauvais en pratique, mais la théorie, c'était plus son truc. Et ses géniteurs, ils se sont finalement intéressés à lui, étonnamment. Mais lui, il voyait à travers leur petit jeu, il voyait bien qu'ils avaient changé de comportement, seulement parce qu'ils avaient vu en lui un nouveau moyen de s'élever, et de retrouver leur statut doré. Alors il a arrêté de faire des efforts. Il était si prêt de la classe étoile, mais il a préféré stagner, juste histoire de faire comprendre à ces soi-disant parents, qu'il n'était pas qu'un objet, que personne ne se servait de lui. Certificat d'aptitude en poche malgré tout, la suite logique aurait dû être le cycle 3. Mais c'est là, brusquement, qu'on lui a coupé les ailes. Autrement dit, c'est là que sa mère a découvert son anomalie, cette particularité qu'il tentait tant bien que mal de cacher. En bonne épouse qu'elle était, elle n'a pas manqué de le faire remarquer à son mari, évidemment. Et c'est là que ses espoirs se sont écroulés. Paniqué que sa précieuse réputation n'en soit touchée, le patriarche a tout bonnement et simplement confiné son dernier rejeton au manoir familial. Personne ne devait apprendre la vérité. Alors Ansgar, il n'aura jamais vu la fin de ses études, qu'il désirait tant. Tout ce qu'il voyait, c'était la déception dans le regard de ses parents.

Opinion politique ◆ La politique, pour l'instant, c'est un terme dont il se fiche bien. Il s'y est intéressé quand il était jeune, évidemment, c'était presque une obligation, une nécessité. Mais il est parti, il a fui cette vie qui ne voulait pas de lui, dans laquelle il ne se sentait pas réellement accepté. Et c'est à ce moment précis que la politique a été relayée au second plan, voir à un plan encore plus éloigné. Le Secret Magique, les jeux de pouvoir des grandes familles, l'Einsicht, toutes ces pseudo-guerres ne l'intéressaient pas. Du moins, elles ne l'intéressaient que lorsqu'elles lui servaient dans son "métier". Mais en réalité, peu de choses l'intéressent Ansgar, à part sa propre personne et l'argent qu'il se fait. Le monde politique peut bien imploser et entraîner autant de conflits que possible, tant qu'il peut continuer à gérer son petit train de vie ainsi que ses affaires, il ne bougera pas le petit doigt. Mais récemment, il se rapproche lentement de l'Einsicht, cette organisation qui semble porter des idéaux qui ne sont pas pour lui déplaire. Il fait partie de ces êtres qui possèdent une anomalie, et qui sont rejetés à cause de cette dernière. Et bien que dans la vie de tous les jours, il n'en subisse plus vraiment les effets, il aimerait que ça change. Il aimerait que cette stupide mentalité, incluant celle de ses parents, ne soit éradiquée à jamais. Et s'il devait donner de sa personne pour ça, s'il devait offrir ses services à cette cause dans l'unique but de construire ce nouveau monde dans lequel on ne le regarderait plus de haut, il le ferait sans hésiter. C'est donc petit à petit, qu'il commence lentement à s'intéresser à ces machinations politiques, à ce jeu dans lequel il aimerait mettre son petit grain de sel. Lui aussi, il veut s'amuser.

Réputation ◆ Sa réputation, elle est dualiste, elle varie en fonction du moment. En réalité, tout dépend de la personne à laquelle vous vous adressez. Ceux qui le connaissent réellement, du moins de ce qu'il veut montrer, diront probablement qu'il n'y a pas de personne plus méprisable que lui. Il se complaît dans l'argent qu'il récolte sur le dos des gens, il séduit les pauvres âmes innocentes en quête d'affection, il chuchote les informations aux oreilles des puissants sans jamais ne choisir de camp, et il tue quand il n'a pas le choix, quand ça l'arrange. Ansgar c'est un pourri, Ansgar c'est une plaie, Ansgar c'est un serpent. Dans les bas-quartiers, sa réputation n'est plus vraiment à faire. On l'évite, on le méprise, on le craint sur les bords parce qu'il est imprévisible, et qu'on ne sait jamais ce qu'il prévoit derrière son sourire mielleux. Il inquiète en réalité, on voudrait qu'il soit le plus loin possible. Un homme qui se vautre autant dans les péchés capitaux, c'est assurément une mauvaise personne. Pourtant, d'un autre point de vue, Ansgar c'est un ange. Il sourit, il est doux, il est attentionné, toujours à l'écoute et si drôle. C'est probablement ce que vous diront les demoiselles, naïves, inconscientes que ce n'est qu'un rôle qu'il endosse pour parvenir à ses fins. Quant aux hommes, ils vous diront qu'Ansgar est une personne des plus serviables, aux conversations agréables et toujours prêt à offrir quelques verres et quelques blagues. Aveuglés eux aussi par les qualités d'acteur de l'Hasselhoff, certains ne voyaient apparemment pas son réel visage. Et pourtant, Ansgar se devait d'être vigilant, parce que la réputation, ça va, ça vient, mais il ne faudrait pas qu'il se fasse prendre à son propre jeu, qu'on le perce à jour.

Particularités ◆ FOURCHELANGUE. C'est en réalité avec les reptiles qu'il parvient le mieux à communiquer. Ils ne sont pas comme la race humaine, comme ces êtres avides de pouvoir, trop soucieux de leur réputation. Ils vivent au jour le jour, n'ayant qu'un but en tête, leur propre survie. Un peu comme Ansgar après tout, tout ce qu'il voulait, c'était survivre dans ce monde qui l'avait rejeté pour cette anomalie. Cette anomalie qu'il voyait plutôt comme une force, dont il n'aimait pas spécialement se vanter, mais dont il était fier. Tout simple parce qu'elle marquait une différence, quelque chose d'unique. Tous les nobles se ressemblent, si tristement, ils poursuivent tous le même but. Ils sont ennuyants, ils sont fades. Lui, il cultive sa différence. Il la cachait au début, parce qu'il savait ce qu'on penserait de lui, il savait qu'on l'exclurait. Mais désormais, il ne la cache plus vraiment, ou seulement pour passer inaperçu. Il veut exister, il veut montrer à tous que la différence n'est pas synonyme de monstruosité. Et un jour il leur fera comprendre, il se le promet.
Ce don inné s'était éteint depuis fort longtemps dans cette lignée, mais à la grande stupeur de ses parents, il renait de ses cendres avec Ansgar. C'est dans l'année de ses 10 ans qu'il a découvert son "anomalie", cette étrange capacité à pouvoir discuter avec les reptiles, en particulier les serpents. Plus précisément lors d'un cours de soins aux créatures magiques. Inconscient de ce qu'il était en train de faire, c'est le regard et les murmures de ses camarades qui l'avaient stoppé. Depuis ce jour-là, il avait tout fait pour cacher ce don, pour ne pas que ça ne se propage plus. Mais tout s'était écroulé lorsque sa mère l'eut appris. Désormais, éloigné de toutes médisances, échappé du nid familial, il parle librement aux créatures. Pas en public, devant une foule entière évidemment. Mais il vit comme il l'entend, don ou pas don. Il s'est d'ailleurs procuré, au moyen d'un marché noir moldu plutôt illégal, un jeune Ophiophagus Hannah, aussi noir que la nuit, qui a grandi, petit à petit, avec lui. Il ne l'a jamais retenu, ni forcé à le suivre, mais lui a expliqué, tout simplement. Et depuis, ils ne se séparent plus. Dissimulée sous d'amples manteaux sombres, la créature est là, elle veille sur son ami, sur celui qui l'a pris sous son aile. En général calé dans l'une de ses manches, enroulé autour de son bras entier, il n'y a que sa tête qui est à l'air libre. Mais le plus souvent, Ansgar le laisse ramper à ses côtés, dans les recoins sombres de rues. Un serpent noir, dans l'obscurité, ça ne se voit pas des masses.


Revelio

MessageSujet: Re: Cave anguis (ansgar)   Dim 4 Fév - 18:18

THEMES

Compétences magiques et baguette : C'est à Durmstrang qu'il s'est fait ses première armes, à commencer au sein du cycle 1. C'est pendant les divers cours de magie instinctive qu'il s'est senti plus à l'aise. Et au fil des semaines, des années mêmes, c'est vers la théorie qu'il s'est plutôt affirmé. Pas qu'il était mauvais en pratique, mais ses capacités semblaient beaucoup plus briller dans tout ce qui émergeait de sa tête, de sa propre réflexion. On ne pouvait pas dire qu'il était un intellectuel pur et dur, cependant, son esprit était largement plus à l'aise que les autres lorsqu'il s'agissait d'user de ruse, de stratégies, de résolutions de problèmes, grâce aux diverses machinations qui germaient dans sa tête. Enfin, rien de bien affolant à cet âge, il n'était qu'au début de sa vie. Mais ce commencement annonçait déjà la couleur.
Le cycle 2 ne fut que le prolongement et l'affirmation de ses forces, mais aussi de ses faiblesses. C'est dans la spécialisation de la Philomagie qu'il s'est épanoui, donc en sortilèges et métamorphoses. L'attaque, la défense, bien qu'il comprît tout à fait leur utilité, il les avait toujours relayées au second plan. En réalité, il avait toujours considéré que la manipulation, l'adresse et l'intelligence pouvaient tout autant le sortir de situations dangereuses. S'il parvenait à pervertir ses ennemis, à les séduire d'une manière ou d'une autre, il n'aurait plus besoin de se battre, et de risquer sa vie. Une philosophie risquée, mais qui savait porter ses fruits. Alors Ansgar, ce n'était pas le dernier en duel, mais ce n'était pas le meilleur non plus, et de loin.
Et c'est principalement à travers ces principes que se comprennent ses compétences actuelles en magie. Toujours à privilégier la ruse, la manipulation par des sortilèges toujours plus fourbes. Pour ensuite se rabattre sur l'affrontement brute si la première solution tombait à l'eau. Et cette deuxième solution, il ne préférait pas y avoir recours, parce qu'il savait pertinemment qu'il en serait peut-être désavantagé. Mais Ansgar, c'était un vrai artisan des esprits, des apparences. C'était une véritable vermine. Et ça se reflétait dans ses sortilèges. Sortilèges qu'il utilisait d'ailleurs bien plus pour faire le mal, que faire le bien. Chacun de ses sorts n'étaient que mensonge, illusion, perfidie. Ce qui l'avait inévitablement poussé à puiser dans la force sombre, dans les maléfices parfois interdits. Et il ne pensait pas aux conséquences. Mais pour tout ça, il n'avait pas pu avoir de meilleure compagne que la baguette qu'il avait à ses côtés. Elle était la complice de ses péchés. Évidemment, ce n'était pas le démon incarné Ansgar, mais il était irrémédiablement attiré par l'Enfer. Et cette baguette, il en était fier. Parce que Ansgar, il se fait peut-être roi des bas-quartiers, mais ce n'est pas pour autant que la luxure ne coule pas dans ses veines. Pour cause, c'est le bois d'ébène blanc qu'il a choisi pour son arme de prédilection, tandis qu'en son cœur réside une plume de Phénix. Assez longue, elle se targue d'une assez bonne souplesse, tandis que son pommeau est entouré d'un corps de serpent.

Les Moldus et le Secret Magique : Cette vaste imposture du Secret Magique, il n'y croit plus Ansgar. À quoi bon se cacher ? À quoi bon brimer une certaine partie de la population au nom de lois, ou de principes qui ne viennent que des esprits étriqués des plus puissants ? Mais sa pensée n'a pas toujours posé de telles questions, elle n'a pas toujours été en contradiction avec ce système. Quand il vivait avec sa famille, il s'y complaisait dans ce dernier, sans vraiment se poser de questions. Il suivait le mouvement, parce qu'on lui répétait que c'était la meilleure chose à faire, il regardait pas plus loin. Mais voilà, il a franchi la barrière désormais, et lui aussi, il se voit propriétaire de ce qu'ils appellent, une "anomalie". Des conneries ouais. Il n'est qu'un être humain comme les autres, et ce n'est pas parce qu'il se voit différent qu'il ne peut plus vivre comme eux. Alors le Secret Magique, il protège peut-être les puissants, les nobles à la réputation dorée, mais les monstrueux et leurs dérivés, que dalle, nada. Et ça, ça ne passe pas, ça lui reste en travers la gorge. Rejeté, mis de côté à cause de sa capacité à entrer en communication avec les reptiles, il n'y croit plus à ce système, à ce gouvernement qui ne sert pas à grand-chose à part à préserver ses propres intérêts. Alors le Secret Magique, désormais, il veut le briser. Que tous soient sur un même pied d'égalité, que les Moldus aussi sachent. Peut-être même se comporteraient-ils mieux que certains nobles, tout propres sur eux. Il n'a jamais fait la différence de toute façon, Ansgar. Les Moldus aussi ont des informations des plus intéressantes, les Moldus aussi on peut les tromper, les Moldus aussi ils ont de l'argent. Alors à quoi bon les séparer à travers ce Secret Magique ? Inutile, ce n'était que se voiler la face encore plus. Et c'est probablement pour ces raisons que l'Einsicht lui fait de plus en plus de l'œil. Parce qu'il en marre d'être regardé de travers quand on apprend sa condition, parce qu'il est éreinté de devoir se cacher pour vivre normalement dans cette société, parce qu'il veut que ses soi-disant parents prennent conscience des capacités brillantes de leur fils, quoi qu'il soit. Alors il veut lutter le Hasselhoff, pour obtenir ce qu'on lui a retiré, pour écraser tous ceux qui se croient supérieurs à lui, et qui ne le sont pas vraiment. Secret Magique ou pas, il vivra sa vie comme il le désire, seulement guidé par sa propre survie.

Casier judiciaire : Un vrai capharnaüm, probablement. Il n'imaginait même pas le nombre de faits divers qui devaient être inscrits sur ce dossier. Le meurtre d'abord, probablement le crime le plus grave qui devait y être répertorié. Et pourtant, ce n'est pas ce qu'il préfère le plus au monde, tuer. Il le fait, parce que c'est nécessaire, parce que ça l'arrange, parce que l'argent coule à flot lorsqu'il fait jaillir l'hémoglobine sacrée de ses victimes. Mais il n'y prend pas spécialement plaisir, enfin, si parfois. Néanmoins, il ne se lèvera jamais un matin avec une cruelle envie d'envoyer une nouvelle âme au purgatoire. C'est ensuite de trafics en tout genre dont il se rend coupable. D'informations premièrement, son pain béni, sa mine d'or privilégiée. Il trahit les secrets du gouvernement, du peuple, des riches, des pauvres, du père, de l'amante, etc… Il ne fait pas de différence, la seule chose qu'il voyait, c'était l'éclat de l'or. Il se fait le marchand des murmures donc, mais pas seulement. D'objets magiques entre autres, d'ingrédients parfois, mais ce n'est pas son milieu de prédilection. Il se fait du beurre là où il peut, voilà tout. Sans oublier qu'on peut largement payer ses services, lorsqu'on sait s'adresser aux bonnes personnes. Torture, enlèvement, disparition, vol, il prend tout. Il n'est pas guidé par l'envie, par la passion, par le risque, seulement par la richesse, le pouvoir et l'opportunité. Bien évidemment, il n'excelle pas dans tous les domaines, certains sont plus à mêmes d'être effectués avec plus d'efficacité. Cependant, il tente de s'améliorer, il ne voudrait pas décevoir ses clients.
Et c'est par tous ces méfaits qu'il s'est fait connaître de la police magique, il n'allait pas y échapper. Lui qui se prend pour le souverain des bas-fonds, accompagné de son fidèle reptile, ils ne passent pas toujours inaperçus. Et c'est dire, il se terre bien souvent dans l'obscurité, ne s'affichant pas à la lumière, tout simplement parce qu'il sait que la prudence reste de mise. Il ne compte pas mourir si jeune. Et pourtant, il n'est lui-même pas sûr à 100% que les autorités connaissent l'entièreté de sa réelle identité. Peut-être connaissent-ils son surnom, forcément, c'est probablement comme ça qu'on le dénonce, puisque que personne, à part une petite poignée ne savent d'où il vient, quel est son vrai nom. Il joue sur les apparences et supprime les dangers avant qu'ils n'ouvrent la bouche. Peut-être connaissent-ils aussi quelques traits physiques, qui les conduiront peut-être bientôt à sa réelle identité. Parce qu'il sait Ansgar, il n'est pas ignorant. Un jour, il y aura une fuite, un jour ils lui tomberont dessus. Et dans l'attente de ce moment-là, il a tout intérêt à être bien préparé.

Noblesse : La noblesse… Pas vraiment un sujet qu'il serait aisé d'aborder avec Ansgar. Et pourtant, elle abreuve ses artères, elle irrigue ses veines cette noblesse. Il est né de sang-pur, le gosse, dans une famille qu'on dit préservée de la souillure, de la vermine. De belles paroles, évidemment. Peut-être n'étaient-ils pas souillés par le sang Moldu, mais ils étaient assurément pervertis par l'envie de pouvoir, par le désir de briller aux yeux de la société. Et c'est en partie à cause de ça, qu'Ansgar a commencé à haïr cette famille, à la détester de tout son être. Eux, les nobles Hasselhoff, ils veulent préserver leur statut, ils veulent qu'on les reconnaisse supérieurs, qu'on s'incline devant eux. Mais Ansgar, c'était une tâche dans le paysage, Ansgar, c'était l'anomalie de cette famille noble et pure. Et c'est pour ça qu'il a préféré renier cette partie de lui, qu'il a préféré vivre parmi ceux qui ne crachaient pas sur ce qu'il était, ou du moins, de manière moins violente. Ses parents étaient l'exemple de la noblesse, certes, mais ils n'ont eu aucun scrupule à négliger leur progéniture pour suivre le mouvement, pour suivre le gouvernement qui mettait à l'écart les êtres doués d'une anomalie quelconque. Alors cette idée de noblesse, pour lui, elle n'avait rien de noble. Ce ne sont que des chiens galeux qui se disputent sans arrêt le même bout de pain, soit le pouvoir, les privilèges et tout ce qui allait avec. Il ne ressent désormais plus que du dégoût pour cette classe sociale, qui naissait avec une cuillère en argent dans la bouche, pour finalement mourir sans avoir bougé le petit doigt. Tant qu'ils sont protégés, ils n'agissent pas, ils ne sont que des êtres méprisants, enfermés dans leurs petits manoirs. Évidemment, il avait été comme eux. Lui aussi avait eu cette cuillère dans la bouche dès sa naissance, mais il avait su la cracher, il avait su s'éloigner de cette comédie ridicule qui ne lui inspirait plus que de la haine, de la rage. Ansgar, il voulait leur faire comprendre, il voulait qu'ils prennent conscience que leur monde n'était qu'un ramassis d'illusions et de mensonges à peine voilés. Et ce monde, cette perfection qu'ils tentent de maintenir en éjectant les divergents, les monstrueux, elle était précaire. Il fallait seulement savoir où frapper, savoir toucher les zones sensibles pour que tout s'écroule. Ce ne serait probablement pas aussi simple que dans l'idée, mais Ansgar il était déterminé. Parce que ça le touchait personnellement, et que servir sa vengeance lui semblait être un bel objectif. Une motivation pour tenter de s'élever encore plus haut qu'eux, pour leur montrer que la différence peut parfois être une force.

Vie amoureuse et sexualité : Deux sujets souvent liés, mais pourtant bien différents pour le Hasselhoff. L'un complexe, l'autre plutôt simple. Le premier, l'amour, le vrai, il ne le connaît pas encore, ne l'a jamais vraiment vécu. Plutôt attiré par les femmes, aucune ne lui a jamais coupé le souffle, aucune ne lui a donné des frissons, et aucune n'a réussi à faire chavirer ce myocarde bien endurci. Peut-être a-t-il déjà ressenti quelques faibles épanchements pour certaines demoiselles, mais rien d'intense, rien de durable. Tout n'était qu'éphémère, tout n'était qu'utopie. Les sentiments doux et chauds, il ne saurait vraiment les décrire, ne les ayant jamais vraiment vécus. Alors il ne cherche pas plus loin que ça, il ne se pose pas de questions quant à l'absence d'un cœur battant à l'unisson avec le sien. Il n'y pense pas vraiment, n'y voyant pas spécialement l'utilité. Dans ses bas-fonds, dans ses magouilles, aimer une sublime créature ne serait pas forcément la meilleure idée. Toutes ces histoires de romantisme lui sont donc complètement inconnues, tandis qu'il n'a jamais vraiment aimé. La femme parfaite n'a pas encore croisé son chemin, et peut-être n'existe-t-elle pas d'ailleurs. Étranger à de tels sentiments, peut-être ne parviendrait-il même pas à les reconnaître le jour où ils viendront s'abattre sur lui. Et pourtant, il n'y serait pas forcément réfractaire. Il n'a jamais repoussé la possibilité, disons seulement qu'il ne peut pas envier ce qu'il n'a jamais ressenti. L'Amour reste donc pour lui un mystère, tandis qu'il préfère se renfermer dans un monde obscur, où la lumière ne perce presque jamais.
Et pourtant, de sublimes créatures, il en a connu. Professionnellement, évidemment. Du moins, en général. Peut-être a-t-il fauté deux ou trois fois, s'échouant dans des draps chauds pour une nuit loin de tout, loin des affaires et du monde extérieur. Mais c'est en général les informations qu'il cherche, qu'il extirpe lorsqu'il se faufile dans le lit des femmes. Mariées (les plus intéressantes d'ailleurs) ou non, blonde, brune ou rousse, riche ou pauvre, il ne fait pas réellement de différences. Seuls comptent les murmures qu'elles lui lâcheront durant la soirée, seuls l'intéressent les secrets qu'elles ne cachent plus, mises à nu. C'est donc principalement pour ses propres intérêts personnels qu'il visite les chaumières, qu'il se fait l'amant insaisissable de ces dames. Mais jamais il ne s'est attaché, jamais il ne s'est décidé à rester. Il file toujours avant l'aube, rassasié des informations qu'il pourrait distiller plus tard. Personne n'a encore réussi à le retenir au chaud, et les relations sans lendemain sont probablement devenues sa spécialité.
Revelio

MessageSujet: Re: Cave anguis (ansgar)   Dim 4 Fév - 18:18

Histoire

Ashes to ashes
"There is no light without shadow."

i - indifference, she kills you with little blows

Des pleurs emplissent la pièce, rien de bien inhabituel pour celle qui met au monde, ce n'est pas la première fois. - C'est un garçon, Madame. On lui dépose le petit être dans les bras, mais le regard qu'elle pose sur lui est indescriptible. Peut-être pourrait-on y lire une once d'amour et de satisfaction, évidemment. Quel genre de femme rejetterait son dernier né, qu'elle a pourtant voulu un jour ? Et pourtant, il y a autre chose dans ses deux iris, une ombre. Elle finit par lever les yeux vers son mari, présent pour elle dans cet instant si important. Et tous les deux s'échangent ce sentiment, ce ressenti que personne d'autre ne peut lire dans leur regard. La déception, tout bonnement. Parce que les Hasselhoff, ils ont déjà assez de garçons, c'était une fille qu'ils voulaient. C'était une petite princesse à marier que voulait le patriarche. C'était une poupée aux longs cheveux à coiffer que la mère voulait. C'était une petite sœur que la fratrie déjà bien masculine voulait, pour avoir une petite demoiselle à protéger. Mais c'est un énième garçon qui est né, c'est un mâle qui terminera cette descendance. Interloqué, le couple ne sait pas vraiment quoi faire, ils sont presque perdus face à cette naissance. Pris de court, ils semblaient persuadés que leur désir le plus cher s'accomplirait, qu'ils auraient donné naissance à leur rêve. Mais on leur avait retiré cette volonté, le destin en avait décidé autrement. Alors ils vont l'aimer cet enfant, évidemment, mais l'aimeront-ils assez ? Pourront-ils lui offrir tout cet amour dont ils regorgeaient dans l'attente d'une petite fille ? De là vient le doute, et il ne cessera jamais de grandir, de germer dans leurs esprits.

Ce petit garçon, ils l'ont élevé comme un digne Hasselhoff, comme un pur héritage de leur sang. Il a d'ailleurs suivi ses aînés à Durmstrang, il était fier. Et pourtant, jamais cette pointe de désenchantement ne les aura quittés. Jamais ils n'auront pu le regarder comme ils avaient regardé leurs autres enfants. Jamais ils ne seront pleinement heureux, jamais ils n'auront de petite dernière, ce bambin si cher à leurs yeux. Ce rêve s'était éteint avec Ansgar, le courage comme envolé avec lui. Ce serait leur dernier, ils ne voulaient plus réessayer. Alors ils ont fait de leur mieux, les parents, mais ça crevait les yeux, ça se sentait. Il ne fallait pas être un maître en la matière pour voir les différences, pour sentir cette pointe de désillusion qui brillait à chaque fois qu'ils posaient leur regard sur lui. Mais le gosse, il a fini par le voir, il a fini par s'en rendre compte tout simplement. Avez-vous déjà ressenti un tel sentiment à votre égard ? Cette impression de ne jamais être à la hauteur, de ne jamais contenter ses géniteurs, quoi que vous fassiez ? Parce que c'est dans cette ambiance que le dernier a grandi, et pourtant, il ne disait rien. Il était si naïf. Il ne voulait que leur approbation, leur regard plus chaleureux sur lui. Alors il a essayé plusieurs moyens d'attirer leur attention. D'abord de la mauvaise manière, celle qui le faisait être un petit démon, mais ce fut une défaite. La situation empirait. Puis il a essayé d'être le fils parfait finalement, et pendant quelques temps il avait cru y voir une amélioration un espoir. Qui fut rapidement balayé, ça n'avait pas fait grand-chose, ils en étaient revenus au même point. Il n'avait plus su quoi faire après ça. Alors qu'il voulait seulement voir cet éclat d'affection sans borne qu'il apercevait de temps en temps dans le regard des autres. Il voulait juste se sentir aimé. Il l'était, il le savait au fond, mais il ne l'était pas assez. Et ça faisait mal, de se développer dans l'idée de ne pas se faire apprécier à sa juste valeur, d'être une tâche dans le paysage. Mais c'est ce qu'il discernait à travers leurs mots, à travers leurs gestes. De n'être qu'un second choix, un dépit, un échec.

~

- Tu sais, j'y repense parfois. Un regard interrogateur de son mari, tandis qu'il tourne son visage vers celui de sa femme, seulement éclairé de la lueur de la cheminée. - Si notre dernier enfant avait été une fille. Si nous avions eu une petite poupée. L'homme soupire, et perd lui aussi son regard dans les flammes ardentes, dansant au gré de la chaleur. - Sais-tu comment nous l'aurions appelée ? Elle sourit la mère. Bien sûr qu'elle le sait, elle y avait déjà réfléchi longuement pendant sa grossesse. Comme si elle avait été prête toute sa vie à accueillir à son sein une petite. - Alena. Une petite Alena. Tu ne trouves pas que ça sonne bien ? Il sourit à son tour, il lui plaisait, à lui aussi. - Alena… Oui, nous l'aurions probablement appelée ainsi. Des perles infimes naissent au coin des yeux de la femme, perdue dans la contemplation de l'âtre face à elle. Elle s'imaginait sa vie si on lui avait donné une fille. Elle aurait été si différente, oh oui. - Je lui aurais appris à se coiffer, à s'habiller comme une vraie Demoiselle. Je lui aurais expliqué ce que c'était d'être une femme dans notre société, au sein de la noblesse dorée dont nous faisons partie. Son mari lui caresse la joue, ému à son tour de voir celle qu'il avait épousé dans cet état. Il savait qu'elle aurait préféré une fille elle aussi, mais il ne s'imaginait pas qu'elle en souffrait autant. Après tout, elle avait eu un enfant, malgré la différence de sexe. - Je l'aurais prise sur mes épaules, elle rirait de son petit rire cristallin. Elle viendrait se plaindre de ses frères, mais elle les aurait aimés comme des figures sur qui compter. La mère déglutit, envieuse de cette vie qu'ils n'auront jamais. Elle se retourne finalement vers son mari, une expression aimante, mais triste sur le visage. - Notre vie en aurait été transformée, n'est-ce pas ? Par cette fille que nous n'aurons jamais. Il soupire de chagrin à son tour, et plonge son regard dans celui de son aimée. - C'est certain… Mais ne sois pas triste, je t'en prie. Notre fils n'y est pour rien, il n'a pas à subir cela. Elle hoche la tête lentement, puis prend une grande inspiration.

Mais tous deux sont ignorants, aveugles. Ils n'ont pas vu ce fils en question, dans l'ombre du seuil de la pièce. Et il a tout entendu, les poings serrés, les dents déchirant sa lèvre inférieure, tandis qu'il la mordait de fureur. Il court le gamin, jusqu'à sa chambre, le seul endroit où il peut être seul, sans que personne ne vienne le déranger. Il verrouille la porte, et se jette avec rage dans ce grand lit qui est sien. Les mains crispées sur sa couette, il veut exploser. Ce qu'il vient d'entendre, ça lui creuse un énorme trou dans la poitrine. Il le sait pourtant, l'a toujours su, mais désormais, c'était dit. Il avait enregistré chaque mot qui était sorti de leur bouche, et il s'en souviendrait longtemps. Frappant son coussin avec fureur, plusieurs fois, il finit par sentir un liquide chaud rouler sur ses joues, pour finalement s'écraser sur le tissu. Il pleure le fils, il a mal. Il n'avait jamais été aussi fulminant. Il ne comprenait pas ce qu'il avait fait, ce qu'il avait de moins. Et pourtant c'était clair comme de l'eau de roche, il n'était pas celui qu'ils désiraient. Alors il s'écroule dans ces draps, qu'il voudrait brûler, qu'il voudrait leur envoyer valser au visage, en leur criant que leur fille les méritait peut-être mieux que lui. Mais il n'en fait rien, il ne peut pas faire taire les perles salées qui humidifient ses joues. Et il finit par s'endormir, roulé en boule, serrant le coussin de toutes ses forces. La colère, le chagrin, ils l'avaient rongé, ils l'avaient épuisé. Mais demain, il devrait jouer, il devrait faire mine de rien. Mais il avait bien compris, quoi qu'il fasse, il ne pourrait rien y changer. Alors il leur montrerait un beau jour, il leur montrerait que leur petit dernier pouvait réussir, bien mieux que n'importe qu'elle autre petite princesse. Et ils s'en mordront les doigts, il y compte bien.


ii - there is a little difference between one man and another
but it's this difference that is everything

- Si vous ne vous calmez pas tout de suite, je vous renvoie sans attendre de cette salle, et vous n'aurez plus rien à voir, c'est compris ? Le silence tombe enfin comme une massue, tandis que tous les élèves semblent désormais dociles. Les bras croisés, l'adulte soupire finalement, plus qu'heureux d'avoir enfin réussi à se faire respecter. - Bien. Il hoche la tête, puis entame un geste de sa baguette, maestro précis et minutieux. Sous l'impulsion magique imperceptible, quelques bocaux recouverts de tissu s'élèvent, pour venir se poser juste devant lui, dans une danse sublime et captivante. Un sourire aux lèvres, il observe les regards envieux des élèves, qui ne perdent pas une miette du spectacle. Il profite de l'instant, satisfait, puis reprend la parole d'un air tranquille. - Avez-vous constitué vos binômes ? Les têtes remuent de haut en bas, tandis que les gamins se rassemblent, foule mouvante mais disciplinée. - Écoutez attentivement ce que je vais vous dire, c'est très important. Tous sont pendus à ses lèvres, dans une écoute presque religieuse. - Les spécimens qui se trouvent actuellement ici… Un geste désignant les mystérieux bocaux. … ont une durée de vie très raccourcie, une heure environ. Il est donc hors de question que nous perdions du temps, suis-je bien clair ? Un nouveau hochement de tête collectif. - Dans ce court laps de temps, je vous apprendrais tout ce que j'ai à vous apprendre sur cette créature, néanmoins j'attends de vous un comportement irréprochable. Un regard périphérique et ferme, puis il continue son laïus, général motivant ses hommes. - Alors j'espère que vous êtes prêts… Voici le Serpencendre ! D'un second geste aussi vif que magistral, il fait s'envoler les tissus dissimulant les créatures, que tous découvrent avec un "ooohh" d'étonnement. Ansgar aussi avait écarquillé les yeux, bouche bée, n'en ayant encore jamais vu de sa vie entière. Et pourtant, il est comme happé par la beauté du reptile, séduit par ses courbes comme pourrait l'être un homme devant une femme. Mais rien de charnel là-dedans, c'était plus comme un écho au fin fond de son âme, un appel encore sourd de l'inconnu que représentait l'être face à lui. Un appel auquel il répondrait bien des années après.

Comme prévu, le silence qui règne en maître dans la pièce n'est brisé que par quelques chuchotements, que le professeur ne relève même pas. Il se contente d'expliquer de long en large les généralités concernant les créatures, puis il répartit les spécimens entre les différents binômes. Des partages avaient dû être faits, mais dans l'ensemble, tous avaient pu s'approcher de ce reptile à l'allure étrange, et si fascinante. Ansgar, les yeux rivés sur la créature qui trônait sur sa table, l'admirait avec un certain attrait, captivé. Il n'écoutait d'ailleurs plus vraiment les exclamations émerveillées de ses camarades, il les trouvait fatigants. Il n'avait d'yeux que pour le reptile, enfermé dans ce petit espace contigu, replié sur lui-même. Il ne pouvait percevoir ce que ressentait la créature, et pourtant, il sentait comme une pointe de tristesse à l'idée de la voir ici, exposée aux regards indiscrets et stupides des autres élèves. La tête inclinée, posée sur ses deux bras croisés, eux-mêmes disposés sur la table devant lui, il repense aux mots de leur professeur de soin aux créatures magiques. Lentement, dans un geste calme, il pose son doigt sur la prison de verre de la créature. - Une heure hein, ça doit pas être drôle… Un silence, et la tête de la créature qui se lève, se positionnant face au gamin qui venait de parler. Gamin qui écarquille les yeux, pas vraiment conscient de ce qui se passait. Il ne savait pas que le serpent l'écoutait, mieux encore, le comprenait. - J'espère que ces idiots ne t'agacent pas. Ils ne comprennent sûrement pas ce que tu dois ressentir. Qui le pourrait de toute façon ? Le serpent se redresse, agitant sa tête de droite à gauche. Stupéfait, Ansgar se redresse, secouant la tête à son tour, comme pour essayer de se réveiller d'un songe. Il croirait presque que le serpent réagissait à ses propres mots, mais ce n'est probablement qu'une illusion, une coïncidence. Il ne voyait d'ailleurs pas le regard des élèves qui l'entouraient, leurs regards inquiets, leurs murmures médisants. Il n'apercevait pas non plus le traître qui s'était précipité sur le professeur pour lui raconter la nouvelle du jour. Non, il continuait sa petite expérience, histoire de confirmer les doutes qui s'enracinaient en lui. Aux dernières nouvelles, il ne se savait pas fou. Mais personne n'y croirait, personne ne voudrait porter un quelconque crédit à ses dires. - Tu veux que… Je t'aide à sortir ? Comme en réponse à sa question, le reptile longiligne se redresse toujours plus, faisant claquer l'air de sa langue, faisant résonner les sifflements dans sa cage transparente. Et de ce sifflement, c'est un oui qu'il comprend, qu'il entend clairement. Il déglutit, prenant vite conscience qu'il se trouvait être en train de converser avec un serpent, que ce dernier lui répondait. Mais il n'arrivait pas vraiment à en être convaincu. Comment une telle chose pouvait être possible ? La confusion se distillait dans son esprit, tandis qu'il entendait encore les sifflements reptiliens, douce symphonie à son oreille. Cependant, il n'en attend pas moins pour se lever de sa chaise, s'apprêtant à ouvrir le bocal. Mais c'est une poigne bien trop sévère qui se referme sur son bras, bien avant qu'il ait pu faire quoi que ce soit. Stoppé dans son élan, il lève la tête, pour découvrir le regard dur du professeur qui lui, a tout compris. Ce n'est que maintenant que le gamin remarque le cercle qui s'est créé autour de lui, qu'il croise les regards gênés, distants des autres. - Mon garçon, une discussion va devoir s'imposer. Avec tes parents également, il en va de soi. Ansgar ne comprend pas, mais il ne voit aucune sympathie dans les iris de son interlocuteur. Et pour une raison qu'il ignorait encore, la mention de ses géniteurs ne le rassure pas non plus. Ce n'était que le début de sa lente descente dans l'obscurité.

~

- Je ne veux pas que tu sortes, tu m'entends ? Les invités ne devront pas tarder à arriver et il est hors de question qu'ils te voient. Nous avons déjà assez honte d'héberger un fils possédant une telle anomalie, je ne veux pas que notre réputation si durement gagnée s'écroule au cours de cette réception. Si je vois un seul de tes cheveux se balader dans le grand salon, je t'enferme ici par mes propres moyens, je me suis bien fait comprendre ? Ansgar hoche la tête, les yeux baissés. Il savait très bien que ce n'était pas des paroles en l'air. Ce n'est pas comme s'il avait le choix de toute façon. Son père ne l'avait plus jamais regardé de la même manière, depuis cette fameuse discussion avec le professeur de Durmstrang. Il avait vu la honte s'emparer ce géniteur, qui avait tant lutté pour garder les quelques gouttes de pouvoir qui lui avaient été versées. Avoir un rejeton défaillant compromettait grandement ses plans, et il n'avait aucune envie de tout perdre. Pire que la déception d'avoir un garçon, elle s'était amplifiée, pour se transformer en un dégoût plus sombre, plus violent, celui d'avoir donné naissance à un enfant anormal. Il quitte alors la pièce, avec un dernier regard hautain pour le dernier fruit de son union. Il n'avait plus rien à lui dire, maintenant comme pour toujours finalement. Mais la mère est là, elle caresse sa joue, comme pour apaiser la blessure ouverte qui se creusait petit à petit dans le cœur du garçon. Dans les deux pupilles de sa mère, ce n'était pas du dégoût qu'il lisait, ni de la honte. Elle tentait de le réconforter, mais il n'était pas dupe, ni aveugle. Elle, c'était le chagrin qui la saisissait, le regret peut-être. Probablement toujours lié à ce désir de petite fille, qui aurait été si parfaite à leurs yeux. Ni anormale, ni honteuse, ni décevante. - Je viendrais te chercher, quand ce sera fini, d'accord ? Mais écoute ton père, tu sais comment il est. Le gamin tente un sourire, piteux, mais il fait de son mieux. Elle dépose un baiser sur son front, puis se faufile à la suite de son mari, laissant seul ce fils blessé. Ne serait-il jamais à la hauteur de leurs espérances ? Ne l'aimeront-ils jamais ? Il le craignait. Depuis la découverte de ce don, l'ambiance au manoir se voyait glaciale, muette. Jamais plus son père ne l'avait autorisé à sortir, seulement pour les cas de nécessité, comme ses études. Mais rien d'autre. Il était devenu un paria dans cette famille, une ignominie, une erreur. Et ça le détruisait, petit à petit. Le patriarche, bien trop attaché à son statut, ne se rendait pas compte qu'il plongeait son fils dans une haine violente, dans une rage abyssale. Le rejeté, l'exclu, le réprouvé. Seule sa mère lui accordait parfois des regards doux, des gestes affectifs. Mais rien qui n'avait pu apaiser la plaie béante qui le transperçait. On le repoussait pour ce don qu'il n'avait jamais demandé, on le reniait pour cette différence qui effrayait. Pourtant, lui n'y était pour rien, personne ne voulait le comprendre. Alors ce soir, il restera dans sa chambre, ce soir, il obéira encore une fois. Mais ce sera la dernière fois. Parce qu'Ansgar il était accablé d'être dédaigné, éreinté de devoir courber l'échine devant une famille qui n'avait jamais su l'accepter à sa juste valeur. Ils le regretteront, il le sait. Ils regretteront d'avoir animé la colère qui brulait en lui, ils regretteront d'avoir nourri le feu qui le rongeait, feu qui viendra bientôt tout dévorer sur son passage.


iii - throw me to the wolves
and i will return leading the pack

Replié sur lui-même, le gamin était miséreux, famélique et minable. Personne ne faisait attention à lui ici, dans les profondeurs les plus obscures des bas-quartiers. Il n'était qu'un être sans importance, blotti dans un coin sale de la rue. Ses vêtements n'étaient plus que des loques, son ventre se tordait de faim, et la seule chose qui pénétrait son système était de l'eau, qu'il parvenait à accumuler de la pluie. Il ne compte plus les fois où la Mort s'est présentée à lui, et avec laquelle il a discuté avant de résister et s'enfuir. Il ne différait en réalité pas vraiment des déchets qui parsemaient les alentours. Faible et chétif, jamais il n'aurait cru tomber aussi bas. Il n'était qu'un moins que rien, incapable de survivre seul, incapable d'assumer ses propres choix. Et pourtant, il y a encore plusieurs jours, c'était la tête haute, le menton relevé qu'il fuyait la demeure familiale, n'emportant avec lui que des vivres et des souvenirs bien ancrés, plus mauvais que bons. Il avait pensé trouver sa place ailleurs, lui qui ne se sentait pas accepté au sein de sa propre famille, il avait espéré en trouver une nouvelle. Mais il s'est évidemment trompé, il avait été bien trop naïf Ansgar. Parce qu'il n'arrivait à rien dans l'état où il était, il était pitoyable. Dans le monde d'en bas, dans la jungle, il redevenait un être sans défense. Il ne connaissait rien des règles des bas-quartiers, et ici-bas, c'était lui la proie. Mais Ansgar n'en était même plus une désormais. Après s'être fait voler tout ce qu'il avait de plus ou moins précieux, après s'être fait malmené autant de fois que possible, même les chiens galeux l'ignoraient. Il faisait presque partie du décor le gamin miteux. Et pourtant, enfoui sous une épaisse couche de désespoir, persistait une flamme, celle de la survie. Celle de l'envie de se battre pour ce qu'il était, et de montrer à tous qu'il n'était pas un échec, une anomalie.

Alors petit à petit, il s'est mis à mendier, demandant repas ou gîte contre service. L'activité n'était pas reluisante, mais elle lui permettait au moins de ne pas faire partie de ces cadavres oubliés au fond d'une rue. Parfois même on prenait pitié de son air lamentable, et on lui donnait la pitance gratuitement, histoire de faire une bonne action. Mais finalement, il avait appris à reconnaître les lieux accueillants des hostiles, il avait su discerner les airs aimables des inhospitaliers. Il s'était fait des repères, avait appris à se comporter pour avoir plus de succès. Enfin, ça n'empêchait pas qu'il subissait encore les brimades de certains voyous, mais il s'en sortait déjà mieux qu'avant. Et progressivement, il a fini par comprendre les règles du jeu, pour les appliquer lui-même, à sa sauce. Il observait les escrocs, il apprenait des malfaiteurs, il imitait les bandits. Et à force d'analyser les chiens galeux, de les scruter dans les ombres, il en est devenu un lui-même. Il a appris à voler, minutieusement, efficacement, discrètement. Il était insaisissable. Il a expérimenté la manipulation, le mensonge, et il s'est retrouvé comme un poisson dans l'eau. Et il a finalement trouvé sa voie, dans les secrets. Il se complaisait dans l'écoute des murmures qu'on lui faisait, petit oisillon aux fenêtres, dans les couches, dans les pubs. L'arnaqueur qu'il était distribuait ses infos, ses sourires, là où bon lui semblait. Toujours pour servir ses intérêts, toujours là où se trouvait l'avantage. Prêt à trahir n'importe qui pour sa propre couenne, il n'était plus qu'un vil être sans foi ni loi. Son cœur n'était plus que pierre, son âme n'était plus qu'ombre. Les bas-fonds l'avaient adopté, et quelques années plus tard, il s'y sentait comme chez lui. Mieux encore, il voulait asseoir son règne parmi les ombres, parmi les pauvres, parmi ceux qui n'ont rien, mais qui auront bientôt tout. Parce qu'Ansgar, il représentait ce tout, et pourtant, il n'était rien.

~

- Je pense que vous faites erreur, Monsieur. Je vous assure que je suis tout à fait innocent. Mais peut-être que si vous me laissez expliquer… Un coup, puissant, brutal, venu de nulle part. Il l'avait senti Ansgar, et bien comme il faut. Jouant de sa mâchoire, il tentait d'ailleurs d'examiner les dégâts. Son visage lui était précieux, ça lui servait de gagne-pain voyons. - Je ne veux pas entendre tes sornettes. Tout ce que tu craches, c'est des mensonges. L'homme se lève, et se retourne. Il sourit, Ansgar, parce qu'il n'avait pas tort. Pourtant, il ne le lui dirait pas, il tenait bien trop à sa vie. - Bien, j'imagine que l'information que je détiens ne vous intéresse pas. Celle qui concernant l'identité du réel voleur, un traître. L'interlocuteur se retourne, une grimace sur le visage, tandis qu'il lance un regard menaçant sur son "prisonnier". - Tu mens, TU as volé, tu le sais très bien. Il hausse les épaules l'escroc, l'air innocent, blasé. - Et si je vous dis que j'ai des preuves ? L'autre plisse les yeux, suspicieux. Il n'y croyait pas, et pourtant, il allait lui donner une dernière chance. Une infime. - J'espère qu'elles sont parlantes, sinon ton vol sera ton dernier regret. Angsar roule des yeux intérieurement, se retenant de ricaner des menaces qu'il entend. Il ne les compte même plus, c'était peut-être bien les troisièmes de la semaine, ça devenait redondant. Mais il se gardait bien de dire ou montrer quoi que ce soit, les gorilles derrière n'avaient pas l'air de plaisanter. - Dans ma poche gauche. Il ne pouvait pas le faire lui-même, ses mains n'étaient pas libres. L'homme s'approche et se saisit, sans douceur, de l'objet en question. Une lettre plus précisément, décachetée. Ansgar observait son interlocuteur, un sourire séraphique sur le visage. Il avançait ses pions, lentement. Et c'est avec un plaisir excellemment contenu qu'il regarde le visage de l'autre se décomposer. - Qu'est-ce que… Ansgar restait de marbre. Avec rage, il froisse le papier le jetant plus loin. - C'est impossible ! Je n'y crois pas. Il fait les cents pas, telle une bête enragée. - Appelez-le, vous verrez. Je lui ai volé son courrier. De cela, je me rends coupable. Je croyais avoir remarqué que quelque chose se tramait. Il lève les mains en l'air, penaud. La manipulation était en marche, les rouages se plaçaient lentement. - Bien, faites venir Finn. Les minutes passent, et ce fameux Finn pointe le bout de son nez. Instantanément, c'est sur Ansgar qu'il pointe son doigt accusateur, le rouge aux joues. - Toi, tu m'as volé du courrier, espèce d'enflure ! L'accusé ne prend pas la peine d'écouter, il se contente seulement de se tourner vers celui qui se trouvait être le patron. Ce dernier se tourne vers le nouveau venu. - Es-tu sûr qu'il t'a volé ? Cette lettre par exemple ? Le plus jeune la regarde, fronçant les sourcils. - Je ne sais pas, je n'ai pas eu le temps de voir, mais je suis sûr et certain de l'avoir vu s'enfuir avec mon courrier. Ce qui m'a semblé totalement stupide d'ailleurs. Le patron soupire, tentant au mieux de garder son calme. - Bien, veux-tu te rendre dans la salle d'à côté, les gardes vont t'accompagner. L'autre panique, inquiet. Il ne comprend probablement pas ce qu'il se passe, et pourtant, Angsar s'amuse comme un petit fou. Son plan commence lentement à se mettre en marche. Les trois sortent, pour laisser l'homme en tête à tête avec Ansgar. - Ne va pas croire que tu es libre. Nous allons rendre à visite à cet homme, celui qui a écrit la lettre. Il pourra sûrement nous en dire plus, n'est-ce pas ? Une question rhétorique, qui ne laisse aucune place pour une réponse.

Et tous deux se rendent à destination. Les pions avançaient, le jeu était pleinement lancé. Arrivé à bon port, c'est un coup violent qui s'écrase contre la porte. Cette dernière s'ouvre lentement, faisant apparaître un homme, nerveux qui bégaye presque. - O-oui ? Le compagnon d'Ansgar n'attend pas plus, s'engage dans la maison à coup d'épaule. Attrapant l'inconnu par le col, il l'emmène au salon, et le jette presque avec violence sur son sofa. Ansgar referme la porte derrière lui, les suivant sagement. Heureusement pour lui, l'inconnu ne le reconnaissait pas. Au mieux, il ne parlerait pas, pour ne pas se trahir. - Reconnaissez-vous ceci ? L'homme assis pâlit à la vue de la lettre froissée, et de son enveloppe. Puis il hoche la tête. - Bien, je vais être bref. Avez-vous payé un homme pour me voler des marchandises précieuses ? Le silence se fait, un silence de mort, pesant. Ansgar croise les bras, patient, légèrement nerveux. - Ne me faites pas attendre, et ne me mentez pas. J'ai trouvé l'homme, il a avoué. Petit coup de bluff qui étonne Ansgar, mais il applaudit le geste. L'homme aussi blanc qu'un fantôme déglutit alors, et baisse la tête. Il savait que c'était la fin pour lui. - Je… Oui c'est vrai. L'homme tenant la lettre ferme les yeux, soupirant profondément. - Qui était-ce ? À quoi ressemblait-il ? Avait-il un nom ? Angsar sentait la pression monter, tout se jouait à cet instant. - Eh bien… Je n'ai jamais vu son visage, mais il m'a donné son nom, pour que je lui envoie cette lettre. Nous devions feindre une transaction. Mais… il m'avait dit qu'il n'y aurait pas de problèmes, qu'il travaillait là-bas… Je… L'autre perdait patience, tremblant de colère. - SON NOM ! L'inconnu cesse un instant de respirer, puis il répond avec tout le désespoir du monde dans sa voix. - Celui qui est écrit en bas, Finn Kedge. La sentence tombe, Ansgar sourit. Il était sauvé, son plan avait fonctionné à la perfection. La suite n'est qu'un rapide paysage violent. À commencer par la mort de l'homme du sofa, qui s'était en réalité fait voler la marchandise qu'il avait lui-même fait voler. Étonnant. Puis vint celle du "traître". Et finalement, c'est Ansgar qu'on libère, s'excusant, le remerciant même pour son aide. Ansgar sourit, réponds que ce n'est rien. Et pourtant, c'est lui qui devrait partir pour le royaume des morts à cet instant. C'est lui qui avait rencontré l'inconnu du sofa, c'est lui qui avait donné un faux nom, celui d'une cible qu'il avait parfaitement choisie. Et c'est finalement lui qui avait volé à la fois le courrier, mais aussi les marchandises, qu'il allait revendre au plus vite. Chaque petit rouage avait été bien huilé, pour faire marcher ce grand mécanisme menant à la mort d'un innocent. Il s'en fichait Ansgar, son profit prenait bien trop de place pour qu'il puisse regretter quoi que ce soit. Il avait gagné, et encore une fois, il avait échappé à la Faucheuse. Échec et mat.


Revelio

MessageSujet: Re: Cave anguis (ansgar)   Dim 4 Fév - 18:18

HRP
Personnage : Inventé Face claim : Taron Egerton Pseudo : Cha' Âge : 19 yo Où avez-vous connu le forum : Sur le projet Bazzart, par des murmures à mon oreille... Comment décririez-vous votre rythme RP : Je dirais variable en fonction des semaines à la fac, certaines sont légères et me laissent plus de temps pour rp, d'autres me donnent envie d'habiter à vie dans mon lit rip Commentaire : Le fo est vraiment super, ça fait plaisir à voir ! Vous avez vraiment bien taffé, même si c'est pas fini, bravo :feels:



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Revelio

MessageSujet: Re: Cave anguis (ansgar)   Dim 4 Fév - 18:31

stp stp stp Je suis contente de te voir ici !
Bon courage pour la fichette, t'as du boulot hop hop hop slurp1
Revelio

MessageSujet: Re: Cave anguis (ansgar)   Dim 4 Fév - 18:36

Que de beauté et que de bons choix. wink2 Et ce gif d'en-tête, je n'en puis plus. mdr

Officiellement bienvenue parmi nous, beau noble hors-la-loi. J'ai hâte d'en savoir plus sur les circonstances de l'abandon familial. gah Que diable s'est-il passé. gah

N'hésite surtout pas à contacter un membre du staff s'il te vient une question, un doute ou une proposition. N'hésite pas non plus à flooder et à participer aux débats beta. kr

- ♦ -

Ridicule they won't allow Quench abuse and let love flower Rip the cage out of your chest Let the chaos rule the rest
Revelio

MessageSujet: Re: Cave anguis (ansgar)   Dim 4 Fév - 18:42

@Demelza Rosenbach, je suis tout autant contente de te voir ici smug Et merciii :feels: kr

@Hilda Jörgen, merci beaucoup à toi kyah Je dois avouer qu'en choisissant le gifs je me suis un peu perdue plus que je n'aurais du huhu Et je laisse le suspens pour le moment, mais vous saurez tout très bientôt style Et j'y penserais, encore merci kr



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Revelio

MessageSujet: Re: Cave anguis (ansgar)   Lun 5 Fév - 19:38

Bienvenue par ici !

Hasselhoff, je plussoie, jpp de ce nom xD. Et ce choix d'avatar, je ne peux qu'admirer ! Ce "métier" également promet de sacrées situations, haha.

Bonne chance pour le reste de ta fiche. hehe
Revelio

MessageSujet: Re: Cave anguis (ansgar)   Mar 6 Fév - 13:46

omg, ce choix d'avatar ! plz (je l'adore depuis que je le vois regarder les autres comme ça: :feels:) What a Face
bienvenue parmi nous et bonne chance pour l'écriture de ta fiche ! heart
hâte de voir ce que tu vas faire, c'est cool de voir des petits nobles venir dans les bas-quartiers. smug

- ♦ -



― pétales d'émeraude, chant d'augurey. ―

Revelio

MessageSujet: Re: Cave anguis (ansgar)   Mar 6 Fév - 22:22

@Natalia Winkler, j'me suis tout de suite dit que le nom c'était pour moi style Et merci beaucoup à toi plz

@Ariel J. Jadefluff, je te comprends tellement gah et c'est vrai, faut bien un peu de nobles qui se salissent les mains, sinon c'est moins drôle hehe En tout cas merci à toi heart
Revelio

MessageSujet: Re: Cave anguis (ansgar)   Jeu 8 Fév - 19:06

Comme Hilda, j'ai fort hâte de voir ce qui est arrivé à ce charmant jeune homme et les circonstances de l'abandon familial, huhu. En tous cas voilà qui promet d'être mouvementé ! Bienvenue et bon courage pour la rédaction ananas

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Konrad Reinhardt
Gouvernement | Autres

Revelio

MessageSujet: Re: Cave anguis (ansgar)   Ven 16 Fév - 22:36

REVE T'OUVRE SES PORTES
OMG pauvre bibou pleure pleure Non mais c'est quoi ces parents ? Jpp mdr la mère qui part dans son trip en rêvant de sa fille, j'étais refaite Arrow Je comprends pourquoi il s'est cassé fire fire Et puis team #teambisouEinsicht tmtc  swag Et comme je t'ai déjà dit, la dernière scène de l'histoire  hiii  hiii J'adore kr

Allez, file courir avec ton copain le snake hoho (même si lui ne peut pas courir) et ta belle couleur, va nous révélez tous les secrets d'Allemagne DUN DUN DUUUN  bas  bas  bas  bas  bas



Félicitations, tu es validé(e) ! Avant de te ruer dans la zone rp cependant, une petite chose s'impose, le recensement. Merci de bien vouloir passer dans ce sujet afin que nous puissions t'ajouter à toutes les listes nécessaires. Si tu fais partie d'un ou de plusieurs Sous-Groupes va finaliser ton inscription en postant dans leur sujet, et commencer à t'intégrer auprès de tes pairs. Une fois cela fait, nous te conseillons d'ouvrir une fiche de liens afin d'augmenter ton carnet d'adresse. C'est aussi un moyen idéal de trouver des partenaires RP !
Nous te conseillons d'ailleurs, avant de commencer à rp, de bien prendre soin de vérifier la période de jeu en cours afin de bien savoir comment dater tes sujets.

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Il y a des gens sans orgueil qui se résignent à végéter sous notre domination. Ils préfèrent vivre avilis sous notre botte que mourir glorieusement pour la Liberté...



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Cave anguis (ansgar)

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