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blitzkrieg (anke)

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Revelio

MessageSujet: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 9:54


STERNBERG ANKE
Hors-la-Loi & Einsicht



« this is how a republic dies… with thunderous applause »

INFORMATIONS
Nom ◆ STERNBERG. Peut-être la seule qui compte vraiment dans cette famille qu’elle a désormais maudit aux tréfonds de leurs chairs, sans aucun remord.
Prénom ◆ ANKE, un prénom qui a dû être hurlé avec désespoir par ses frère et sœur lorsqu’ils ont découvert son méfait le plus sombre. Un prénom qui apportait son lot de fiertés et d’incertitudes à ses parents, Alfons et Ruth.
Surnom ◆ Ceux qu’elle a, elle les entend peu, à part peut-être le « Cardinale », qui est la seule façon de s’adresser à elle correctement. Rares sont ceux qui l’affublent de son prénom en public, conservant les marques de déférence pour la façade, et retrouvant peut-être un peu de liberté dans l’appellation une fois en privé. Dans son dos, certes, on la qualifie parfois d’« Enragée », de « Mme Grindelwald », au vu de sa fidélité sans borne à son ancien protégé devenu mentor et compagnon de crimes, de « Furie ». Des journaux, Le Chaudron Berlinois l’a aussi nommée une fois « La Sinistre Anke Sternberg », en racontant que les enfants du Land de Berlin avaient désormais peur de l’ombre même de celle qui avait été leur Landgrafin. Elle y prête peu d’attention, elle a d’autres chats à fouetter. Quand elle était jeune, Anke était "Anna", un surnom doux, infantilisant, plus simple à prononcer que son prénom réel, plus facile pour les petits de la fratrie. Plus jamais on ne l'appellera comme ça.
Lieu & date de naissance ◆ Née en 1881, c’est à Berlin qu’elle a ouvert les yeux, dans la demeure familiale. Elle était la première et, parfois, elle se dit qu’elle aurait dû être la seule.
Nationalité ◆ Quelle question ! Dame Sternberg est Allemande pure souche, qui se tient informée de tout ce qui touche à sa patrie, tant dans le monde sorcier que dans le monde moldu. Il faut bien, si on veut rompre le Secret magique au bon moment.
Métier ◆ Autrefois, elle circulait dans les hautes sphères : Landgräfin de Berlin, siégeant à la Chambre Haute comme il seyait à son rang. Désormais, c’est à peine si elle peut mettre le nez dehors, supposément traquée et guettée par ces chiens d’Heimdall. Elle trône au sein de l’Einsicht, Cardinale de la Bienfaitrice, bras droit de Grindelwald, restée en Allemagne lorsqu’il est parti de par le monde, mais sent son emprise s’amenuiser à mesure qu’on lui rapporte des nouvelles inquiétantes.
Lieu d’habitation ◆ NUREMBERG, au centre du Land de Munich. Chez ce fieffé connard de Konrad. Oui, elle a encore un peu en travers de la gorge l’échec du coup d’État, sa déchéance à elle, sans la sienne à lui alors que c’est quand même ce brave Reinhardt qui a éveillé la fibre révolutionnaire en elle… et l’a plus ou moins abandonnée à son triste sort aussitôt le coup d’État contré par ce maudit -ah! c’est le cas de le dire- Till.
Statut de sang ◆ MÊLÉ, et fière de l’être, si on omet simplement la figure maternelle qui n’a absolument rien de positif à ses yeux.
Classe sociale ◆ HORS-LA-LOI, mais se prétend encore Noble.
État civil ◆ CÉLIBATAIRE. Ne se mariera jamais, n'aura pas d'enfant, et vous salue bien bas (en vous montrant son cul, sauf votre respect  stp ). Se permet de prendre un amant quand ça la chante, sans se soucier d'avoir à gérer une grossesse accidentelle.
Sous-groupes ◆ Famille Sternberg/Land de Berlin (HÉLAS, TROIS FOIS HÉLAS) ; Einsicht - Bienfaitrice (BEN TIENS) ; Anciens de Durmstrang (CLASSE ETOILE, LA CLASSE). Et Heimdall, pour bien les espionner (COMMENT ÇA, « NON » ?
*yeux de chat potté*)

Éducation ◆ C’est à Durmstrang qu’elle a fait ses classes, à Durmstrang qu’elle a créé une petite cour autour d’elle, où elle asseyait son emprise, entre rivalités et faux-semblants. Elle n’était pas particulièrement travailleuse, non, cette valeur n’a jamais été une des siennes, sauf peut-être lorsque le sujet l’intéressait. Ainsi, elle a été dans la classe étoile, mais cela relevait plus d’une utilisation intelligente de sa fortune personnelle pour payer les esprits aiguisés de ses camarades, et les pousser à œuvrer pour elle. C’est là, entre les murs froids de cette école magique exigeante que Anke a surtout appris à motiver ses troupes pour faire ce que bon lui semblait.
Les cours où elle était la plus appliquée sont peut-être ceux qui lui ont servi par la suite : elle avait pris l’option Runes, d’abord par curiosité, puis a poursuivi par envie et désir d’apprendre (chose qu’elle n’aurait jamais cru expériencer) ; le cours de Duel est devenu sa majeure dès le cycle 2, comme si elle s’était préparée à une action en force depuis ses 13 ans.
Après le renvoi de Gellert, autant dire qu’elle a jugé qu’il valait mieux qu’elle se recadre en vitesse, avant qu’on ne commence à regarder dans ses propres magouilles à elle. Elle a mis trois ans pour achever son cycle 3 à Durmstrang, un exploit rarement égalé, et quand elle y repense, c’est peut-être le seul moment de sa scolarité où elle a vraiment dû travailler avec acharnement pour ne pas y perdre trop de temps.

Opinion politique ◆ Si vous lui demandez ce qu’elle pense de l’organisation gouvernementale allemande, elle n’y trouvera rien à redire, peut-être parce qu’elle en a elle-même fait partie, il y a désormais tant d’années qu’elle a l’impression que c’était une autre vie. Si vous lui demandez ce qu’elle pense du nouveau Landgraf de Berlin, elle vous sourira avec un de ses rictus glaçants et méprisants, et affirmera qu’elle rêve d’un jour où cet incapable sera mis au fond d’une geôle insalubre. Enfin, pour ce qui est du Secret magique, il n’y a qu’une solution à ses yeux : l’anéantir, purement et simplement, pour enfin asseoir définitivement la supériorité des Sorciers et de leurs Alliés sur les Moldus.

Réputation ◆ Excellente voyons ! Vous trouvez à y redire, vous ? Paria au sein des grands de ce monde, dès lors que son implication dans un coup d’État a été révélée par son cadet ; sinistre figure d’une famille endeuillée et meurtrie dans sa chair ; lieutenant fidèle d’un Mage Noir ; runiste exclue du Collegium aussitôt ses agissements politiques révélés ; corps tatoué et yeux de braise, Cardinale régnant en partie par la Terreur au sein de sa branche. Elle a connu meilleures situation, stabilité, certitude ; pour l’heure, lionne encagée, elle fulmine et craint pour sa couronne depuis la chute de l’emprisonnement de son vieil ami et guide.

Particularités ◆ Si elle a étudié les runes, c’était d’abord pour leur impact magique, la puissance qu’elles pouvaient conférer à tel ou tel sort, combinées. Avec les années et l’accumulation de connaissances, l’ouverture à la magie noire de plus en plus poussée, Anke a fini par gagner en maturité : les runes ont bientôt orné son corps en motifs complexes, imbriqués, inextricables. Avec ses tatouages à l’encre magique, allant contre le tabou des modifications physiques, Anke assure sa protection par son épiderme même, et qu’importe les qu’en-dira-t-on. Son dos, son ventre et l’intérieur de ses bras sont noircis par les tatouages mouvants. Elle n’a pas poussé l’impudeur à se tatouer les avant-bras, le haut du buste et la nuque, ce qui lui a permis, lors des premières années d’expérimentation encrée, de garder ce petit secret, qui l’aura probablement marquée comme l’infiltrée et la comploteuse qu’elle deviendrait.




HRP
Pseudo : LA FAIBLESSE (Arté). Âge : VIEILLE (26). Personnage : PV. PV parfait, d'ailleurs  wink2 . Face claim : Anna Mouglalis. Credits : sollstar (tumblr). Où avez-vous connu le forum : On m'a tapiné À OUTRANCE (et ça a marché). Avez-vous des multicomptes : Oh là, surtout pas  gah . Comment décririez-vous votre rythme RP : Chaotique, dépendra de si j'ai 70 copies d'élèves à corriger, mon projet de thèse à faire, ou si c'est une semaine cool. Commentaire : Vu ce que vous avez fait, il aurait été déraisonnable de résister à tant de perfection  russe  J'espère que vous avez HONTE  style  stare .

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MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 9:54

THEMES

Vie quotidienne : Avant elle se levait tôt, elle lisait les dossiers qu’on avait posé sur son bureau, elle discutait de cela avec les tableaux animés du petit salon de la demeure des Sternberg, histoire d’avoir des avis différents, avant de s’entretenir avec son Helfer. La routine s’était installée rapidement dès lors qu’elle était devenue Landgräfin : auparavant, elle lisait ces mêmes dossiers, mais en discutait avec son père, dont elle était devenue l’Helfer dès qu’elle était sortie de Durmstrang. Elle aurait aimé en parler avec quelqu’un de sa fratrie, mais elle n’en était peut-être pas assez proche d’eux et désigna Desmond Wagner, un respectable coordinateur de la Brigade des Mœurs, un homme digne de confiance, un homme issu d’une famille anciennement noble,  désargentée depuis, comme son Helfer. Dès lors qu’elle l’avait désigné comme son assistant, les rumeurs allèrent bon train dans la Bonne société, certains supposant qu’elle prévoyait d’épouser l’homme qu’elle connaissait depuis longtemps. La journée débutait ainsi avec des échanges avec Wagner, puis la présence à la Chambre Haute, avec bien entendu la participation aux débats, en montant à la tribune parfois, les messes basses dans les couloirs de l’Assemblée, la gestion du Land sous sa responsabilité, et des nuits courtes, trop courtes peut-être.
Maintenant, Anke se lève toujours tôt, dort toujours peu, mais n’a plus à se présenter à l’Assemblée et à monter à la tribune. Elle surveille ses sbires, recrute tout en restant dans son antre, scrute les âmes comme elle le peut, voit par les yeux de ses disciples, planifie, complote, réfléchit. Tourne en rond dans les quartiers de l’Einsicht, loin des yeux de la Justice. Enrage et perd patience alors que sa vengeance n’est toujours pas achevée, pas tant que Till a la mainmise sur son Land. Pas tant que Gellert est dans les mains de ce ramassis de fumiers d’amagiques.

Liens familiaux : Chez les Sternberg, il y a un avant et un après. La date fatidique, celle qui fait exploser les relations et creuse un gouffre immense et secret au sein de cette famille autrefois unie, c’est 1921, la tentative de coup d’Etat, l’échec, et les conséquences directes pour les Sternberg.

Avant 1921. Désireuse de connaître autre chose que le manoir des Sternberg et les salles de réception d’autres familles, Anke était pressée d’aller à Durmstrang, notamment parce qu’on lui en avait vanté les mérites. Aînée de la famille, elle a tant et si bien fait que ses parents l’y ont envoyée dès le premier cycle, à ses huit ans. Elle avait déjà eu des rudiments d’instruction, aussi elle put aisément suivre les leçons. Cela fit qu’elle fut rarement à la maison lors des premières années de ses frères et sœurs : elle vit Till un an à peine avant de prendre son envol scolaire ; revint à la maison pour la naissance d’Angelina (elle avait alors 10 ans et venait d’obtenir sa première baguette -qu’on lui interdit de brandir en présence du nourrisson) ; et resta à l’Institut lorsque les jumeaux naquirent, puisqu’elle était déjà dans le deuxième cycle et qu’elle n’avait plus vraiment d’intérêt pour les bébés incapables de faire de la magie. Ce faisant, les liens furent assez distendus avec sa fratrie, malgré le respect mutuel qu’ils se vouaient tous, et les quelques événements funestes qui les rapprochèrent et les soudèrent en partie. La mort de leur mère en 1918 déjà, à cause d’une maladie moldue qui ne leur avait absolument rien fait -leur moldue de mère, elle, succombe sans qu'ils puissent y faire grand chose, sans qu'Anke ne veuille y faire quelque chose, même. Elle s'en mord les doigts l'année suivante, quelques mois à peine après, face à la mort de leur père en 1919, exactement un siècle après la mort du dernier Landgraf Lauterbach -un signe du futur déclin ? à voir. On dit qu'un conjoint survit souvent difficilement après le décès de son épouse, et alors qu'Alfons était dans la fleur de l'âge, une figure montante de l'Assemblée, il périclite et décline brutalement jusqu'à en perdre la vie. C'est qu'il l'aimait éperdument, sa Ruth, et que son départ précoce l'a littéralement achevé. Lorsqu’Anke devient Landgräfin, à trente-huit ans déjà, elle pense déjà moins aux intérêts de sa famille qu’à ceux de Gellert Grindelwald. Le divorce au sein de la fratrie n’est consommé une bonne fois pour toutes que lorsque Till la trahit en faisant échouer le coup d’État de Nuremberg. Le petit frère qu’elle considérait avec une bienveillance ténue et un mépris involontaire devient l’instrument de sa chute.

Till.
La déception brutale, le choc.

Mais… si Till la trahit, qu’est-ce qui empêche les autres de faire de même ?  De faire ça à Anke, leur sœur aînée, leur Landgräfin, leur cheffe de famille ? La fureur l’aveugle, la stupeur l’étouffe, l’horreur d’être vendue par un gamin à qui elle faisait sottement confiance, sans savoir comment il l’a appris, ni savoir pourquoi il ne l’a pas soutenue comme il le faisait naturellement, tout cela se mêle et la pousse à commettre l’irréparable. Une fois le Parlement de Nuremberg brûlé jusqu’à la dernière tenture, jusqu’au dernier lambeau de bois, la Cardinale transplane.
Elle n’a plus de famille désormais. Ils n’en auront plus non plus.

Après 1921. Il y a des matins où parfois elle se réveille en se demandant si tout ceci valait vraiment le coup. Ce sont généralement des matins qui suivent des nuits trop courtes pour être vraiment reposantes, des matins où elle ouvre les yeux et se demande si elle aurait vécu différemment -certainement. Et puis l’eau fraiche qu’elle passe sur son visage lui rappelle qu’ils l’ont mérité. Peut-être pas Sara et Anton, elle peut convenir que les enfants étaient innocents. Peut-être qu’ils auraient pu rester en vie. Mais dans ce cas-là, comment punir Till suffisamment ? Comment les punir tous ?
Non. Ils l’ont mérité. À ne pas la soutenir dans un moment aussi critique, ce sont eux qui ont provoqué la scission interne, le schisme entre deux conceptions du devoir familial. Et dès lors qu’il n’y avait plus de devoir familial, plus d’allégeance naturelle, la décision avait été évidente. Les Sternberg s’éteindraient avec leur génération, et l’histoire retiendrait plus l’action dévastatrice et provocatrice du cadet que la réaction juste et réfléchie de l’aînée. Tout ça pour obtenir le pouvoir, tout ça pour renverser la Landgräfin et prendre le contrôle du Land de Berlin.

Elle s’aveugle depuis toutes ces années, sans le vouloir vraiment, mais n’ayant pas d’autre choix pour rester saine d’esprit. Certes, ceux qui la connaissent vraiment -et ils sont rares- considèrent déjà qu’elle a perdu la raison, à cause du traumatisme du choix de Till, à cause de ses tatouages, à cause des runes, à cause de n’importe quoi. La passion du pouvoir, l’obstination de la magie noire, la volonté de la conquête, tout son parcours aurait presque préparé cette chute politique et psychologique.
Plus de contact avec les siens, les Sternberg de Berlin. Anke se croit dans son bon droit, mais n’a jamais osé se vanter là-dessus par une missive à sa fratrie. Plus personne pour l’appeler « Anna » avec affection, avec espoir. Plus personne pour se souvenir avec elle des rires et des repas en famille, lors de leur jeunesse. Plus personne pour reconnaître qu’elle a raison. Peut-être si elle se fait attraper un jour, peut-être qu’à son procès -s’ils lui en accordent un- elle s’autorisera à proférer ce genre d’affirmation à double-tranchant.

Compétences magiques et baguette : Deux achats, un vol : tout ceci amène les possessions à trois baguettes.
La première qu’elle a eu, lorsqu’on a jugé qu’elle était prête à s’entraîner avec un outil, était une création de Gregorovitch déjà, mais pas parmi les plus complexes. Bois de Merisier, Crin de Licorne, une baguette bien droite, souple, avec un pommeau teinté en vert forêt. Quelque chose comme 24 ou 25 centimètres, peut-être, elle ne sait plus. Pour une adolescente, c’était une bonne baguette, un apprentissage aisé, des débuts plutôt réussis. Mais plus les années passaient, et moins la baguette correspondait à ses orientations.
Elle a eu dix-sept ans, et pour célébrer le fait qu’elle avait réussi son cycle 2 et terminé avec les honneurs sa dernière année dans la classe Etoile, ses parents l’emmenèrent de nouveau chez Gregorovitch : rien n’était trop beau pour leur brillante fille, rien n’était trop cher pour leur héritière. Celle qui s’était spécialisée en Combat choisit alors une deuxième baguette faite pour le duel, pour l’attaque, pour la conquête du pouvoir : du bois de Palissade des Indes, 125m pour à peine 26,3 centimètres, et en son cœur des cheveux de Sphinx, 500m « seulement » avait plaisanté Alfons Sternberg, dans un des rares moments où il se déridait. Cette baguette, Anke l’a toujours : elle symbolise à la fois la fierté des Sternberg pour leur aînée, mais aussi leur inconscience. Ils mirent ainsi entre les mains de la future Landgräfin un outil dont ils n’avaient évalué ni la portée, ni les risques.
Quant à la baguette volée, elle remonte à un épisode de 1922, quelques mois à peine après le coup d’État raté. Forte de son aura magique, celle qui avait mis le feu à l’Assemblée de Nuremberg, déambulait presque à visage découvert dans une ruelle mal famée de la ville magique, lorsqu’un imbécile -rendu presque fou par la faim- la menace de sa baguette pour lui dérober l’argent et les bijoux qu’elle avait sur elle. Au lieu d’argent, c’est un duel qu’il gagna, puisqu’elle dégaina sa baguette et lui flanqua une dérouillée qui le laissa sur le carreau et sans baguette. Celle-ci, en Noyer avec un ventricule de dragon, est rigide mais s’est pliée à la volonté de la Paria. Anke ne l’utilise que lorsqu’elle veut réaliser des actions qui ne sont pas légales, et la baguette s’use contre la volonté dévastatrice de sa nouvelle propriétaire. (Vol jamais attribué à elle, ce qui lui permettra de nier toute implication si l’on utilise un sort de remontée mémorielle -Priori Incantatum ).

Casier judiciaire : Un casier ? Pour une femme si innocente ? Incapable de faire du mal à une mouche ? Incapable de brûler le Parlement de Nuremberg, seule ? Incapable de tuer à l’arme blanche ses nièce et neveu d’à peine quatre ans ? Voyons, vous parlez d’Anke Sternberg, plus blanche qu’un agneau sorti du ventre de sa mère.

Le pire dans tout ça, c’est qu’elle avait quand même réussi à éviter les ennuis pendant des années, et aussi parce que Gellert avait tout pris pour lui à Durmstrang. Elle aurait pu s’en sortir peut-être, si elle avait trouvé quelqu’un à jeter dans les bras de la Justice.

Vie amoureuse et sexualité : Les rumeurs sur Berlin se vérifient avec Anke, bien que cela ne soit pas connu du grand public. En bonne Berlinoise, Anke est assez ouverte d’esprit vis-à-vis de la sexualité. Si elle aime principalement les hommes, elle a eu une histoire de quatre années avec une femme -et quelle femme !, histoire qui a malheureusement pris fin assez brutalement, même si Anke considère en y repensant que la routine s’était installée et avait entraîné dans son sillon une forme de lassitude.
Désormais, Anke partage sa couche avec un homme qui a su gagner une partie de sa confiance -elle ne se fiera jamais vraiment à un inconnu, qui plus est un étranger, et Walter reste quand même un étranger. Néanmoins cela n’empêche pas quelques paroles divulguées sur l’oreiller, un privilège qu’elle octroie sans en faire la publicité pour autant. Elle ignore bien sûr que le Walter Davis qu’elle côtoie est une création de son salaud de cadet, qui en a fait l’homme parfait pour cette sœur dont il voulait se venger. Et ce qu’elle ignore risque bel et bien de lui jouer de très mauvais tours, jusqu’à sa possible capture finale.

État de santé : Impeccable, c’est ce qu’elle s’efforce de croire. Pourtant elle sait, elle sent que l’encre magique utilisée pour tracer les tatouages runiques s’est infiltrée profondément dans son organisme et aura, à terme peut-être, un effet néfaste sur ses réflexes. Parfois, une rune se déplace et lui brûle l’épiderme : souvent cela se produit lorsqu’elle a un peu trop tiré sur ses réserves d’énergie et qu’elle a peu dormi. Dans ces moments-là, l’irascibilité de la Cardinale devient légende et les couloirs des quartiers de l’Einsicht se font soudainement très silencieux et très vides.

Ce qui est moins facile à deviner, c’est qu’Anke a donné du sien pour maudire perpétuellement ceux de son sang, frères et sœurs, et les rendre définitivement stériles. Plus d’héritiers pour la lignée, ni pour eux, ni même pour elle, puisque c’est ses propres ovaires qu’elle a brûlé pour compléter le maléfice infâme qu’elle destinait à ceux qui l’avaient si profondément meurtrie en la trahissant avant tous, faisant passer le Gouvernement établi au dessus de la famille Sternberg. Les cicatrices ont disparu très vite, magie et régénération sorcière obligent, mais il y a un vide, chez elle, que ne connaît que celui qui l’a opérée -sans anesthésie dans une pièce magiquement insonorisée, parce qu’elle refusait de le laisser agir sans surveillance. Au moins, le point positif de tout cela, songe-t-elle à chaque pleine lune, c’est qu’elle n’a plus à se soucier de ses règles.


BONUS À LA CON (CHAMP LIBRE)

« Elle est énervée, là.
- Non, tu crois ?
- Elle vient juste de faire valdinguer son bureau, t’as entendu, non ? Donc oui, je crois qu’elle est énervée. Et le mieux à faire, tout de suite, maintenant, c’est de faire demi-tour, de repartir discrètement, et de revenir plus tard, quand elle sera calmée. De toute façon, c’était pas urgent.
- Mais—
- C’était pas urgent. Allez viens. »

◆ ◆ ◆ ◆ ◆ ◆

Le Chaudron Berlinois, 12 mai 1919, « Au revoir, Herr Sternberg »
« C’est avec émotion qu’un dernier hommage a été rendu au Landgraf avant que son corps rejoigne celui de sa défunte épouse dans le caveau familial. Toute la bonne société berlinoise était réunie pour saluer celui qui avait maintenu le Land en place pendant toute la durée de la Grande Guerre. La tenacité et le courage affiché par le Landgraf Alfons avaient inspiré de nombreux sorciers, nobles ou roturiers, à rejoindre les troupes allemandes pour combattre sur les deux fronts. »

Le Chaudron Berlinois, 14 mai 1919, « Les débuts de la Landgräfin »
« Elle était apparue publiquement à l’hommage donné pour son père, encadrée par son frère cadet et sa seule sœur. La nouvelle Landgräfin avait su mettre les mots sur un deuil profond et avait prononcé un éloge qui restera dans les mémoires. […] Âgée de 38 ans, sortie de la classe étoile de Durmstrang avec les honneurs depuis déjà vingt ans, Anke Sternberg a passé ses années de sortie de l’Institut à seconder son père dans la gestion du Land. […] Célibataire, elle est à présent le meilleur parti du Land, mais ne semble pas intéressée par le mariage, malgré son âge déjà avancé. »

◆ ◆ ◆ ◆ ◆ ◆

« Qu’est-ce que t’en as pensé, de ce qu’elle disait, Sternberg ?
- Son argumentaire sur les taxes des Lander était pertinent. Elle a tendance à considérer que Berlin est le centre de l’Allemagne, mais qui pourrait le lui reprocher, vu qu’elle en vient ?
- Mmh… Je veux bien qu’on baisse les taxes générales, mais il faut bien relever l’économie du pays à un moment, la Grande Guerre a fait des dégâts. Les nobles doivent payer, à un moment.
- Oui mais, mets-toi à sa place, à leur place. C’est vrai qu’on ne peut pas éreinter des finances déjà exsangues pour tenter de maintenir le gouvernement en place. Il s’agit de prendre ses responsabilités, nous compris.
- Je suis curieux de savoir jusqu’où elle ira, à la tribune, cette femme.
- Oh, là dessus, je me dis qu’elle réussira à avoir les suffrages, vu sa prestance.
- Hé mais, t’es amoureux ?
- D’une noble ? Loin de moi l’idée ! »

◆ ◆ ◆ ◆ ◆ ◆

Elle fume, beaucoup. Des Red Cat, essentiellement, quand elle arrive à mettre la main dessus, via la contrebande. Ces cigarettes sorcières très pimentées, épicées, au goût qui arrache la gorge, lui permettent de rester plus facilement éveillée alors que la nuit tombe. Ses cheveux étaient naturellement raides : « étaient » parce qu’on dirait bien que les runes qui ne devaient qu’orner sa peau ont provoqué quelques changements capillaires. Ça ou bien l’absence des ovaires. Elle abhorre le Quidditch, qui est un sport pour les cons : elle en est convaincue depuis ses neuf ans, et elle le clame haut et fort à chaque fois qu’on lui demande si elle veut parier sur les résultats du match à venir. Elle dort avec sa chevalière au doigt, sa baguette dans sa main. Autant dire que ce serait une très mauvaise idée de tenter de l’interpeller de nuit, car les agents seraient reçus avec les honneurs et une fureur dévastatrice.

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MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 9:55

Histoire

1885 - 4 ans - Berlin
Vorspiel
(ambiance)

« Non Anna, tu n’auras pas de chocolat. Ça ne sert à rien de froncer les sourcils, tu ne me fais pas peur, jeune fille. » La gamine serre les poings, continue de toiser sa mère avec détermination. Si, elle aura du chocolat, parce qu’elle en veut. Elle en aura, dût-elle passer une heure entière à fixer sa mère jusqu’à ce que cette dernière cède face à la ténacité de sa fille unique. Mais la génitrice tient bon, digne et noble. Ruth Sternberg est une moldue, mariée à un sorcier, comme cela arrive parfois en Allemagne. Une mésalliance, aux yeux de beaucoup du monde magique, qui y ont surtout vu un moyen pour Alfons Sternberg de mettre la main sur une sacrée fortune. La réalité ? Le sorcier n'a pas réussi à détacher ses yeux de la moldue lorsqu'il l'a aperçue et il a fini par laisser de côté ses dossiers pour lui faire la cour. De vrais sentiments, un vrai mariage d'amour, dans une famille qui idolâtre les nés-moldus, et une union ainsi inhabituelle mais belle. Ruth n'a jamais rien su de l'ampleur du monde magique, sait simplement que son mari a un poste à responsabilité, et que ses enfants ont de grandes chances de tenir de leur père. Ruth, ainsi, n'a que très peu de connaissances sur l'enfance magique, et a face à elle une demoiselle de 4 ans, sa première fille, le seul enfant de sang-mêlé qu'elle a jamais côtoyé. Loin d'elle la croyance que l'enfance est le moment des premières manifestations magiques. Elle est une moldue, une mère sévère, qui ne voit pas la boite en ferraille trembler derrière elle, sur l’étagère, tandis qu’elle a ancré ses prunelles dans celles de sa première née. « Je te le répète, Anke, tu ne m’impressionnes pas, et tu n’impressionneras pas plus Papa si je lui demande de venir. »
La menace ne fait qu’attiser la détermination de la petite à obtenir son dû. Elle est persuadée d’être dans son bon droit, ne comprenant en rien les arguments hygiénistes de sa mère. Le chocolat, tout ce qu’elle sait, c’est que c’est bon, sucré, que ça fond sur les doigts, et que quand elle en mange, elle est contente. Alors elle en veut. Les sourcils se froncent encore plus, et les claquements métalliques s’intensifient, jusqu’à ce que la boîte en ferraille convoitée se mette à voler violemment d’un bout à l’autre de la pièce, heurtant l’arrière du crâne maternel.
« Fort bien, jeune fille. », murmure gravement la figure d’autorité, d’un ton qui ne laisse rien présager de bon.



Punie. Elle. Est. Punie. Et pour quoi ? Pour avoir fait voler une boîte en ferraille dans une direction non contrôlée. Anke est assise sur son lit, les mains jointes, et elle fusille du regard le tapis magique au sol, sans vraiment y voir les figures animales qui s’y baladent d’un motif à l’autre.
C’est injuste, elle en est persuadée. Les poings serrés, les sourcils froncés, Anke est muette et pétrifiée de rage. Maman l’a enfermée dans sa chambre dans un claquement sec de la porte. Maman n'a pas compris. Anke est sûre et certaine que la réaction aurait été autre si Papa avait été là. Mais il n'y a que Maman, Maman et son incompréhension, Maman et sa punition. Une sévérité qui la marquera au fer rouge de l’enfance, et qu’elle conservera dans son attitude face à ses troupes.

Anke a quatre ans. Comme tout enfant de quatre ans qui ne comprend pas son châtiment, elle attend et boude. Sa fureur n’a d’égale que celle de sa mère, exaspérée face aux caprices de sa fille, à tel point que Ruth ne s’est pas rendue compte que c’était la première manifestation magique chez l’enfant.



Anke attend, encore, sur son lit. Une voix étouffée de l’autre côté de la porte lui annonce qu’on va venir la déranger dans sa propre chambre, où on l’a confinée. Ou peut-être vient-on la libérer ?
La porte s’ouvre sur Alfons, de retour de Nuremberg, où il avait transplané pour la journée. Il est éreinté, il a passé des heures à argumenter avec des collègues du Gouvernement, mais ce que lui a raconté son épouse à son retour a attisé sa curiosité.

« Alors comme ça, tu fais voler des choses maintenant, quand tu n’as pas ce que tu veux ? », demande-t-il de sa voix grave qui fait trembler les murs quand il hurle. Anke le fixe sans comprendre. C’est dire que toute à son caprice, elle n’a pas vraiment pris conscience de son nouveau talent. La chocogrenouille qui sort de la poche de son père révèle la fierté paternelle et l’enfant se déride enfin. « Ma digne héritière… », commente le Landgraf, assuré d’avoir une descendante digne de lui.


1er octobre 1889 - 8 ans - Durmstrang
Willkommen auf dem Spielplatz

Elle l’a demandé, elle l’a obtenu. Dans un sens, ça allait faciliter la vie de sa mère, ayant récemment accouché d’un petit garçon, Till, le cadet, le microbe, le méprisé, le second en tout, notamment l’affection de leurs parents. Anke se fiche de Till, a joué avec lui un peu, s’est étonnée quand il s’est mis à crier parce qu’elle lui tirait l’oreille et lui enfonçait son doigt trop profond dans le nombril, mais elle n’y prête pas vraiment attention. Non, ce qui est important, c’est qu’elle fasse bien ses bagages pour aller à l’Ecole. Pas n’importe quelle école avec une minuscule, non non, l’École, avec un grand É, celle où elle va passer tant d’années, celle dont on lui a dit le plus grand bien (et quand je dis « on », c’est son père, bien entendu). Durmstrang l’attend, et c’est avec empressement qu’elle plie le foulard de sa grand-mère paternelle et le pose dans sa malle. C’est son père, le sorcier du couple parental, qui clôt la malle d’un coup de baguette élégant, et qui l’accompagne par divers moyens de transports jusqu’aux grandes portes de l’Institut.

Il y a d’autres enfants : certains qu’elle connaît déjà, du même Land qu’elle ; d’autres qui doivent venir des autres Lander, voire peut-être d’autres pays -elle n’en sait rien, tiens, de qui peut aller à Durmstrang, elle n’a pas demandé à son père -trop occupé pour répondre aux myriades de questions de son avide de fille. Elle reste au dessus de la mêlée, pour l’heure, regarde la liste des noms, commence à les mémoriser, et à essayer de deviner qui peut bien être qui. Les grandes familles, elle les connaît déjà de nom : une nécessité selon son Landgraf de père. Au moins, elle sait avec qui ne pas fricoter, et qui mépriser de toute sa hauteur (car elle est déjà bien grande pour son âge, et assez fine, ce qui lui vaudra le surnom de « Brindille » jusqu’à ce qu’elle se venge de l’impudent à 10 ans à peine).



Il lui faut à peine un mois pour réussir à se constituer une petite cour. Est-ce sa voix envoutante qui captive les foules ? Ou bien sa capacité à raconter des histoires d’une autre époque, d’une autre guerre, qui déjà leur semble si loin, eux qui n’étaient pas encore nés ? Ou bien encore, cette aisance avec laquelle elle donne l’impression à tout et un chacun de s’intéresser à eux, à ce qu’ils peuvent vouloir lui raconter, lui confier. Future Landgräfin, elle sait qu’elle a un statut à affirmer, une stature à conserver, une influence à étendre. En cela, elle entre rapidement en concurrence avec le fils Rohr, qui se dit grand mais ne lui paraît pas brillant du tout. En cela aussi, elle prend sous son aile un nouveau venu, arrivé après tous les autres fortunés. Gellert Grindelwald, fils de rien ; Gellert Grindelwald, aux cheveux d’un blond presque doré, peut-être le seul qui n’a pas peur d’elle, le seul qui ne baisse pas les yeux lorsqu’elle soutient son regard. Le seul, peut-être, capable de la comprendre, qui sait ?


18 décembre 1890 - 9 ans - Durmstrang
Quidditch ist eine Idiotenfalle.

Quand elle avait neuf ans, Anke rédigea le premier et seul ouvrage de toute sa carrière d’autrice. Le titre ? Le Quidditch : un sport pour les cons. Une encyclopédie par A. Sternberg & G. Grindelwald. À vrai dire, elle n’a jamais rien écrit de sa main : la flemme, ainsi que la pensée qui allait plus vite que la main eurent tôt fait de l’en dissuader. Une plume à papote, obtenue après avoir tanné son père, se chargea ainsi de prendre en notes toutes les raisons qui faisaient du Quidditch un sport pour les imbéciles à partir du troisième mois de sa deuxième année à Durmstrang. Elle avait mis quelques mois à cerner le nouveau venu, Gellert, mais il semblait valoir le coup d’être associé à pareille entreprise, et ce projet fut peut-être le ciment innocent et insouciant de leur longue et durable amitié.

Ces notes sont encore quelque part dans le fatras de papiers qui jonchent le bureau de la Cardinale, ou peut-être bien dans le compartiment secret d’un de ses tiroirs. Elle n’a pas le temps de le chercher, et encore moins celui de le relire, mais elle sait qu’il est là, quelque part, vestige de ces jeunes années où la quête du pouvoir n’était encore qu’une vaste rigolade et où comptait surtout le mépris des autres et de ce qu’ils aimaient.


1897/1901 - 16/20 ans - Durmstrang
Tragödie

L’année est bien entamée, ils ont bientôt fini ce second cycle, tout va bien, tout va très très bien, et c’est en cachette qu’ils ont commencé à s’intéresser aux méandres de la magie noire. Eux, c’est-à-dire Gellert, mais aussi ce péteux de Magnus, et l’autre tocard de Konrad. Anke n’est pas fanatique de cette association, mais ce qui plaît à Gellert lui plaît aussi, par extension. Ou en tout cas, elle feint de ne pas en prendre ombrage. Pas la peine de perdre du temps à des mésententes aussi grossières et inutiles. Et puis ça ferait trop plaisir à ces deux gros balourds -pas trop bêtes, certes, elle n’est pas aveugle au point de ne pas leur concéder une once d’intelligence- qu’elle ne soit pas de la partie.

Le problème, c’est que lorsque l’École s’intéresse à des agissements instables et dangereux au sein de ses murs, c’est sur Grindelwald, fils de rien, que les responsables tombent. Gellert qui a voulu pousser toujours plus loin. Gellert qui a approfondi certains points sans qu’elle y participe toujours. Gellert qu’elle ne peut plus protéger de son aura nobiliaire. Le chaos s’ensuit, déjà parce qu’il refuse de se laisser escorter hors des murs de l’Institut sans résistance. L’histoire retiendra qu’il a attaqué et presque tué des étudiants de l’école tandis que la direction cherchait à le raisonner. Anke, elle, se souviendra surtout que les seuls étudiants qui ont été blessés étaient des imbéciles qui ont voulu l’empêcher d’échapper à l’emprise des agents de l’école, qu’ils l’ont presque mérité. Appréhendé, la direction l’interroge : il ne dira mot, loyal jusqu’à être puni, seul.

« Tu m’écris. », elle exige alors qu’ils se disent au revoir pour ils ne savent combien de temps. Ce n’est pas une demande, ce n’est pas une question : c’est un ordre. C’est elle, la noble, dans l’histoire, sa patronne dans ce lien de clientélisme qui est devenu bien plus au fil des années. C’est elle qui donne ses instructions. « Tu m’écris, t’as pas le choix. », qu’elle répète, histoire de bien le lui faire rentrer dans le crâne. Elle est dure, mais c’est pour ne pas lui montrer qu’elle est peinée qu’il s’en aille, peinée et peut-être un peu coupable. « Mets pas mon nom sur tes lettres, ni le tien. Je saurai que c’est toi. », elle promet. Il comprend : les Sternberg pourraient s’inquiéter des fréquentations de leur fille aînée, qu’ils comptent marier aussi haut que possible.



Sans Gellert, elle se concentre et puise dans l’exemple de son ami la force pour travailler avec acharnement, tout en restant dans les clous. Magnus reste toujours l’homme à abattre, même s’il ne vise pas la classe étoile. Konrad, compère dans l’excellence, ne cesse d’être méprisé, mais représente une figure familière dans ce paysage dévasté après le départ de Grindelwald. Curieusement, elle s’en rapproche, sans pour autant s’adoucir à son égard. Le cycle 2 prend fin, elle poursuit dans le supérieur, avec un seul but, devenir la duelliste la plus efficace d’Allemagne, en combinant sortilèges d’attaque et runes de puissance.

Ce n’est que lorsqu’elle achève sa formation, à vingt ans, qu’elle retrouve enfin Gellert. Nous sommes dans les tous derniers mois de 1900, elle est prête à mentir à ses parents sur ses voyages pour dissimuler qu’elle a renoué avec son vieil ami. Un pincement de jalousie lui serre le cœur lorsqu’elle rencontre Albus Dumbledore, un Anglais qui semble partager leurs idéaux de puissance, de domination sur les Moldus. Mais le nouvel ami de Gellert se révèle être un couard total, incapable de séparer ses affects de son ambition. Le choix est aisé, naturel, évident : Gellert passera avant tout, désormais, et elle fera ce qu’il faut pour s’en assurer.


1907 - 26 ans - Berlin
Stolz des Vaters

On ne la mariera pas. À vingt-six ans, elle s’en est fait la promesse : elle ne sera pas donnée comme du bétail à un homme, et surtout, jamais, ô grand jamais, elle n’épousera un pécore d’un rang inférieur au sien. Ceci étant, les seuls qui pourraient lui convenir sont des héritiers de Landgrafen : autant dire que ça n’augure rien de bon, et que les places sont chères et rares. Ça l’arrange, évidemment. Les parents n’insistent pas, la puissance magique de leur aînée et les souvenirs de ses colères juvéniles leur ont fait passer l’envie. Peut-être n’auraient-ils pas dû lui offrir cette seconde baguette pour son diplôme de fin de cycle.

Alfons en prend son parti : soit, son héritière n’épousera que celui dont elle voudra bien, et qu’elle choisira. En attendant, il s’agirait quand même d’assurer la relève, à défaut d’assurer la descendance et la perpétuation du nom. Alors il révoque un de ses cousins qui était son Helfer, et il désigne sa fille de 26 ans pour être son assistante à l’Assemblée. Il faut bien la former, affirmera-t-il à quiconque argue qu’elle est trop jeune, trop sensible, trop inexpérimentée. La voix grave de la fille fait écho à celle de son père, et l’éloquence s’ajoute au charisme naturel dont elle dispose. Elle charme et persuade, travaille ses dossiers, vit le jour pour son père, dont elle fait la fierté, lancée dans une compétition inconsciente avec le reste de sa fratrie, dans la quête de l’amour paternel, puisque seul lui détient un réel pouvoir sur le monde.


Dans l’ombre, la nuit, elle réjouit un autre mentor, bien plus sinistre et bien moins apprécié des organes de presse. Gellert a fait un bond dans la maîtrise de la magie et, de protégé, il est devenu son mentor, tandis qu’il lui transmet tout ce qu’il sait, tout ce qu’il a compris, tout ce qu’il maîtrise. Ils passent des nuits entières à débattre sur l’orientation à donner à l’Einsicht. L’osmose entre leurs âmes ne dépasse néanmoins pas le stade amical. S’ils sont des âmes sœurs, c’est sur un plan strictement platonique ; ils trouvent un reflet chez l’autre, une compréhension, une appétence mutuelle, dirigée vers le même but. Certains ne comprendront pas, penseront qu’il y a autre chose qu’une amitié aussi fusionnelle, aussi complète. Les deux s’en moquent et poursuivent leurs expérimentations ensemble, en précisant chaque nuit un peu plus leurs plans. La Grande Guerre est un jalon important, avec l’alliance de 1915 et la rencontre bouleversante avec Hilda Jörgen. Il en viendra d’autres.


Mai 1919 - 38 ans - Berlin/Nuremberg.
Ohne zu schleppen

Son père est mort et elle rit aux éclats, dans la grande demeure de Berlin. Le cadavre gît à peine en terre, et déjà les couloirs sont envahis de secousses graves et chaudes. Elle s’esclaffe, peine à reprendre son souffle, s’engouffre encore dans un fou rire qui la laisserait presque étouffée. La Landgräfin de Berlin semble avoir perdu la tête et les elfes de maison s’observent, terrorisés, craignant pour leur tête et leur santé.

Anke reprend enfin son souffle, inspire longuement, puis repose son regard sur la première page du Chaudron Berlinois, avant de repartir de plus belle dans son hilarité la plus totale. On frappe deux coups et on annonce : « Herr Wagner, Landgräfin. -  Qu’il entre, oui. - Desmond, lis ça ! » et la voilà qui tend un index impérieux sur l’exemplaire posé devant elle. « Je suis au désespoir de t’annoncer qu’il semblerait que nous soyons fiancés. », réussit-elle à dire d’une traite, avant d’avoir les coins des lèvres qui s’arquent et d’en venir à pleurer de rire face à une telle absurdité.
Très vite, ils sont deux à trouver cette situation désopilante et à laisser libre cours à leur amusement.

Cardinale de l’Einsicht, désormais Landgräfin de Berlin, elle choisit Wagner comme Helfer pour de nombreuses raisons, officielles ou officieuses, parmi lesquelles : le fait qu’il lui doive tout dans son ascension, sa fidélité à l’Einsicht, la carrière irréprochable qu’il semble avoir, et ainsi de suite. Wagner est un protégé, comme Grindelwald l’a été, à cela près qu’elle s’est docilement laissée dépasser par Gellert, mais qu’elle ne laissera jamais Wagner lui couper l’herbe sous le pied. Wagner est un pion, mais aussi un ami ; un type qui la connaît depuis qu’ils sont enfants, mais qui lui a finalement juré allégeance, sans toutefois cacher ses motivations personnelles ; un ambitieux qui sait se tenir ; un déchu voulant revenir en grâce ; un prétendant éconduit, mais maintenu dans le cercle des proches. C’est peut-être aussi pour cela qu’elle veut bien s’y fier, mais sous conditions.


6 mars 1921 - 40 ans - Nuremberg
« Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen »*
(ambiance)


*Les flammes de l'enfer me dévorent le cœur.

Tout devait bien se passer. Tout était réglé comme du papier à musique, tout s’imbriquait parfaitement. Certes, c’était un plan concocté avec ce péquenaud de Konrad, mais Konrad voulait s’élever plus haut que sa stature -et Anke n’allait certainement pas le lui reprocher, compréhensive et presque magnanime. Il y a eu une fuite, évidemment. Et pas une toute petite qui ne se repère même pas, non.
Une énorme qui leur a coûté l’opération, menée pourtant de main de maître.

Cette énorme bourde, c’était de compter sur la loyauté fraternelle de cet enfoiré de Till.

Elle s’est jurée de le lui faire payer. Elle ne savait pas, en arrivant dans le Parlement, que c’était ce petit merdeux qui était intervenu. Elle a cru à une farce, à un piège de Konrad -ça lui aurait bien ressemblé, à ce fumier. Elle n’est pas encore totalement certaine que les informations dont elle dispose sont bien les bonnes. Mais dans le doute, elle a agi, évidemment. Parce qu’on ne la trahit pas impunément, et être de son sang n’est point une circonstance atténuante, bien au contraire.

Le sang des Parlementaires n’a pas coulé, non. Cäsar Drache est resté vivant, et avec lui un paquet de parlementaires qui auraient dû y passer, au nom du renouvellement des Élites et de l’avênement d’un ordre nouveau.
Mais celui d’enfants que l’opinion qualifiera d’innocents, si. Et avec, tout espoir de bonheur chez ce traître de la pire engeance qu’était ce frère méprisé, auquel elle avait été si longtemps indifférente. Le sang d’enfants et les ruines du Parlement de Nuremberg.

Un maigre butin pour une soirée qui promettait tant.


27 janvier 1927 - 45 ans - Nuremberg
Scheisse.
(ambiance)

Il est vingt-et-une heures, le 27 janvier 1927. Un homme, tremblant soit de peur face à la sombre Dame, soit d’épuisement depuis les minutes qui ont précédé son récit, achève de transmettre l’information à celle qu’il n’a pas du tout envie d’appeler « Mme Grindelwald » à l’instant.
La Cardinale lève des yeux d’une noirceur à plomber l’âme de qui les croise, vers le Bienfaiteur essoufflé qui lui apporte une bien funeste nouvelle. « Répète un peu ? », tranche la voix glaciale de Sternberg, qui veut des explications, le temps qu’elle trouve une solution. Elle se lève de son siège en cuir qui crisse tandis que la pression du corps le quitte. Un coup d’œil à la chevalière à son auriculaire gauche. L’œil dans le chaton se ferme un instant tandis qu’elle cherche un Bienfaiteur envoyé en observateur pour cette opération de massacre. Des bribes, celui qu’elle a trouvé est en fuite et n’ose transplaner -il a perdu sa baguette, cet incapable-, court comme il peut, ayant détalé sans demander son reste. Ce merdeux va y passer. songe-t-elle en reprenant sa vision normale et en dardant ses prunelles assassines sur le messager.
« Et la Première ? », qu’elle interroge calmement tandis que le tonnerre de sa voix charrie des glaçons. L’autre balbutie une réponse insuffisante, qu’elle interrompt d’une main levée vers lui, et elle le renvoie d’un revers furieux de ladite main, la baguette de Duelliste serrée fermement par des doigts aux jointures blanchies.

La porte se ferme violemment et Anke s’appuie un instant sur son bureau, tentant tant bien que mal de contenir la rage qui lui enserre le palpitant. « Quelle petite pute ! », gronde-t-elle enfin, les mâchoires serrées et les tatouages runiques qui s’agitent sur son épiderme. Le glas sonne, l’Einsicht vit de bien sombres heures et il va falloir sévir une bonne fois pour toutes, vis-à-vis de celle qu’elle a pourtant mis en garde de nombreuses fois sur les ennuis qu’allaient leur attirer les massacres à outrance

Tout ça pour ne surtout pas se laisser aller à se demander si elle n’aurait pas sa part de responsabilité dans un tel désastre.

- ♦ -

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MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 10:13

Ma douce wink2  sache que (tu sais déjà) Anna Mouglalis, ça m'emoustille fort. eyebrow
Bonne fiche. write
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MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 10:28

Eh mais bien l'bonjour Mademoiselle russe
Vous êtes fort charmante, vouzôssi style
Et merci plz kyah

- ♦ -

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MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 10:45

LA CARDINALE. gah kr
ce choix de PV est extra et je plussoie également totalement ce choix d'avatar. eyebrow
l'heimdall n'a qu'à bien se tenir. style
welcome & bonne chance pour ta fiche ! hiii

- ♦ -



― pétales d'émeraude, chant d'augurey. ―

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MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 11:20

ANNA. kr TOI. kyah ANKE ET TOI. rip

Ce PV te va à ravir, et tu l'habites de telle façon que mon inner!Hilda veut déjà te chercher des noises. smug Hâte de voir ce que tu prépares de plus. Je n'en peux déjà plus d'attendre.

À très vite, et n'hésite pas à ME contacter pour des questions. Les autres ne sont pas dignes de confiance. russe On reste entre nous. russe

Et bienvenue. hoho

- ♦ -

Ridicule they won't allow Quench abuse and let love flower Rip the cage out of your chest Let the chaos rule the rest

Konrad Reinhardt

Konrad Reinhardt
Gouvernement | Autres

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MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 11:41

Hello you russe et bienvenue parmi nous smug smug
On m'a beaucoup parlé de toi, j'ai hâte de te voir jouer ce perso, ça a l'air de promettre wink2 wink2 Déjà les informations voilà voilà quoi :trigger: la gestion d'Anke est présente là :trigger: le swag est présent là :trigger: l'ambition et la rage on la sent
ON LA SEEEEEENT fire fire fire

Vivement qu'on puisse se détester, se mépriser, se cracher dessus et comploter des trucs ensemble mwe mwe À très vite x3 (et pour les questions, n'hésite pas, tu peux pas faire confiance à Hilda non plus de toute manière Arrow )

- ♦ -

Il y a des gens sans orgueil qui se résignent à végéter sous notre domination. Ils préfèrent vivre avilis sous notre botte que mourir glorieusement pour la Liberté...
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MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 13:07

Citation :
SOUS-GROUPES ◆ Famille Sternberg/Land de Berlin (HÉLAS, TROIS FOIS HÉLAS) ; Einsicht - Bienfaitrice (BEN TIENS) ; Anciens de Durmstrang (CLASSE ETOILE, LA CLASSE). Et Heimdall, pour bien les espionner (COMMENT ÇA, « NON » ?
*yeux de chat potté*)

Grandiose. Merci pour ce moment.
Voila, c'est tout pour moi (on se rappellera toujours de ma constructivité). boogeystare

Bienvenue parmi nous ! T'es pas mal bonne, dis donc. russe
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MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 15:17

Olala.
J'ai comme une envie soudaine de changer de branche, pour une beauté pareille. Mais je vais me retenir. hehe
Bienvenue, chère Cardinale. Que votre règne soit long, pour le Plus Grand Bien ! x3

- ♦ -

If you're not angry, you're not paying attention.
Sometimes, the world doesn't need a hero. Sometimes, what it needs is a monster.
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MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 15:47

Ariel, merci mon chaton ! T’es sûr que t’es pro-Heimdall, finalement ? Non parce que j’ai une recette de Paon rôti, c’est succulent, il paraît hehe
Hilda BEAUTÉ FATALE, MON CŒUR SAIGNE DE NE PLUS ÊTRE DANS TES BRAS gah gah russe facepalm Languis-toi, j’arrive bientôt, je me presse comme un citron pour en finir au plus vite avec ces formalités. Déjà que tu m’as volé toutes les autres beautés de l’Einsicht, j’suis trop deg’. Je TE contacterai, j’ai déjà une ligne directe ô ma douce. Attends-toi à avoir des questions à la con en continu, hein, tu m’connais stare kyah
Konrad TOI, DÉJÀ, PAS BONJOUR mmh Ta fiche m’a mis une boule dans le ventre et la pression, et puis ce perso, MY MY MY, j’peux dire pareil de toi hiii On va s’aimer (non), on va se faire des bisous (toujours pas), des câlins (pour s’étrangler, maybe), et comploter (OH QUE OUI). On va s’mettre bien, quoi. (je te MPrai pour des questions de PASSÉ COMMUN, mais à part ça, comprends que ma loyauté va à la Rouquine stache )
Maja MAIS POURQUOI T’ES PAS DANS LA BIENFAITRICEUUUUH gah T’es pas mal bonne aussi, madâme. J’espère que la suite te plaira autant plz
Silke CHANGE, CHANGE, histoire qu’on soit des canons de beauté aussi dans la Bienfaitrice style J’ai vaguement l’impression que cet encouragement sur mon règne long, venant d’une dhampir assassin, est PEUT-ÊTRE BIEN du fake, mais bon, on va dire que j’te fais à peu près confiance. À PEU PRÈS, hein pig .

- ♦ -

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MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 16:26

Bienvenue sur Reve !

Rholala la beauté de ce personnage déjà en pv mais joué c'est encore plus terrible ! Je meurs. dcd

C'est un choix de folie que tu as fait et je pense que je risque de stalker tes faits et gestes derrière mon écran parce que j'adore ce personnage. J'espère que ça ne te fait pas peur. mdr

Bon courage pour le reste et attends toi à me voir débarquer plus tard sur ta fiche de liens !
Revelio

MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 17:02

Bonjour je me répands dans ma bave, voilà. Ce PV est fabuleux, ce changement de faceclaim incroyable, et ta plume promet déjà beaucoup dis-je comme si "on" ne m'en avait pas déjà chanté nombre de louanges. T'es bonne uesh

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MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 22:47

Natalia Merci bien Natalia, suis bien tout ça, ça me fera plaisir 8D J’suis pas effrayée par la publicité gah
Paul /lui tend une serpillière : « essuie » bas Ton Paul est pas mal du tout et j’rougis de tout ces compliments (qui a parlé de moi ? MAINTENANT J’AI LA PRESSION) Merci encore pour l’accueil, t’es un peu vieux, mais t’es pas mal du tout aussi huhu

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MessageSujet: Re: blitzkrieg (anke)   blitzkrieg (anke) EmptySam 10 Fév - 22:55

Azy on peut toujours s'arranger russe Je suis vieux mais vaillant russe blame egon always

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