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all that time never truly seeing † cresus

Revelio

MessageSujet: all that time never truly seeing † cresus   Mar 13 Fév - 3:35

AUGUST & CRESCENTIA
Jeden Tag war ich nur für mich da Jedes Jahr lief ich nur im Kreis All die Zeit war die Welt ein Spielplatz für das Kind in mir
 “ Tu verras, ça se passera bien, ” lui a dit son père entre deux, “ Ne me fait pas honte. ” un peu bourrus. Il lui a présenté Herr Sáenz la semaine dernière lors d'un dîner. Pour la première fois elle croit avoir vu son père un peu fier d'elle quand il l'a introduite à son cher ami. On veut en faire une future maitresse des runes, lui a-t-il dit avec un sourire comme s'il avait confiance en sa réussite. Ceci dit, Crescentia sait déjà que le but n'est certainement pas qu'elle se fasse agréger par le Collegium et finisse par travailler pour le gouvernement. Il ne s'agit pas de nourrir une passion née de rien, née de l'ennuie, de la simple soif d'apprendre, pour rien non plus. Il s'agit d'Heimdall. Avec son père il s'agit toujours d'Heimdall. Peut-être qu'il a compris que sa femme contrôlait tout le reste et que c'était le seul endroit où il a un semblant de pouvoir. Ou il importe. Il lui a présenté Herr Sáenz et c'était un peu gênant et intimidant, mais ça s'est bien passé Crescentia imagine, elle n'a pas fait honte, en un dîner où on ne l'a de toute façon pas beaucoup fait parler, et une semaine plus tard elle lui rend visite à son atelier. Il a eu beaucoup d'apprentis Herr Sáenz c'est un seigneur de son domaine, un maître des runes renommé il a accepté de la prendre elle sous son aile. Elle en serait vraiment fière si elle ne le devait pas qu'à l'amitié avec son père, mais Crescentia a aussi suffisamment confiance en elle pour savoir qu'il ne regrettera pas de l'avoir prise en charge. Malgré tout, elle est un peu nerveuse en se présentant à sa porte, arrachant ses longs doigts à l'un de ses gants en peau de dragon pour attraper le heurtoir. Les nerfs sont mélangés à un peu d'excitation, de hâte, après son troisième cycle à Durmstrang, on pourrait penser que se lancer dans de nouvelles études — quoique l'apprentissage soit censé être plus pratique que toute éducation offerte à Durmstrang, — l'ennuie un peu et c'est vrai qu'une part d'elle aimerait mieux simplement se lancer dans la vie active, mais elle a toujours aimé apprendre. Et les runes suscitent en elle un appétit insatiable. Et puis, petit bonus supplémentaire, la date de son mariage ayant été repoussée à la fin de ses études et cette formation comptant comme études, elle s'est vue octroyer trois ans de répit supplémentaires dont elle est loin de se plaindre.

Ah Fraülein Seyfried, entrez je vous en prie. ” Il est plutôt gentil Herr Sáenz surtout pour quelqu'un de son statut, et pas trop décrépit contrairement à d'autres membres du Collegium. Ils traversent en silence un couloir bien éclairé, le regard de Crescentia traînant sur les tableaux accrochés aux murs jusqu'à ce qu'elle s'arrête complètement une fois sur le pas de la porte de l'atelier à proprement parler. C'est grand et propre et plein à craquer et mal rangé tout à la fois. Il y a des runes tracées un peu partout et un bon millier de bouquins. C'est parfait. Ses yeux dévorent chaque recoin de la pièce et puis… Quelque chose qui n'a rien à faire là. “ Et voici Herr Häring, un de mes autres apprentis, je ne sais pas si vous- —” Il y a lui, jeune homme penché au-dessus d'un gros volume un air — elle soupçonne, faussement — ennuyé peint sur ses traits. Leur maître doit comprendre l'expression sur son visage à elle, puisqu'il s'interrompt tout seul. August quand à lui relève à peine les yeux vers elle. “ August. ” sa voix tombe à plat malgré le petit sourire qui étire ses lèvres, poli. C'était censé être sa session. “ Nous nous connaissons oui. ” Mélange d'euphémisme et de mensonge. Ils sont promis l'un à l'autre, ils se connaissent à peine. “ Ah très bien. J'ai parfois plus d'un jeunot avec moi, vous vous croiserez certainement peut-être August pourra vous aider un peu. ” Elle doit se faire violence pour ne pas renifler de mépris. Ils ne se connaissent qu'à peine et leur différence d'âge implique qu'ils n'ont jamais eu de cours ensemble, mais précisément quand bien même auraient-ils eu le même âge ç'aurait été le cas aussi : elle a fait sa scolarité en classe étoile et pas lui. Pour elle, ça veut tout dire. En réalité, elle est même surprise de le trouver ici, se demande combien on a offert à Herr Sáenz pour qu'il prenne un étudiant moyen comme lui sous son aile. Ça n'explique toutefois pas l'intérêt de quelqu'un comme August pour les runes, ceci dit elle n'est pas trop sûre de savoir ce qu'est quelqu'un comme August. “ Merveilleux. ” Elle s'essaye à un ton plus enjoué, un sourire un peu plus grand.

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August Häring
Gouvernement | Einsicht

Revelio

MessageSujet: Re: all that time never truly seeing † cresus   Ven 16 Fév - 0:02

CRESCENTIA & AUGUST
and also because - oh, my darling, my darling, forgive me; i’m going to cause you quite a lot of pain.
Aujourd'hui marque l'arrivée de mon second apprenti, Herr Häring, ” lui annonce Herr Sáenz tout de go quand il arrive ce matin-là et inutile de dire qu'August passe le reste de la journée avec le nez froncé, comme si on l'avait forcé à mordre dans un citron entier. Il faut dire qu'il aime bien avoir l'attention de son tuteur et du maître des runes pour lui tout seul, comme c'est le cas depuis quelques mois maintenant. Déjà parce qu'il trouve qu'Herr Sáenz est quelqu'un de talentueux et d'intéressant, ensuite par qu'il n'apprécie véritablement pas partager quoique ce soit avec quiconque. “ Sans doute la connaissez-vous, à vrai dire, ” admet le maître runiste alors qu'ils déjeunent dans un café de Berlin. August n'aime pas Berlin. Trop de monde, trop de moldus aussi, surtout que Sáenz insiste toujours pour qu'ils passent de l'autre côté de la barrière pour déjeuner ou se promener: il préfère, semble-t-il, le monde sans magique au reste. August peut bien lui pardonner au moins ce tort-là, il imagine. “ Elle est du même rang que vous. ” Même après plusieurs années passées en Allemagne, le système de la noblesse allemande semble encore parfois lui échapper mais August peut aussi lui pardonner, parfois, son nonconformisme et la familiarité avec laquelle il le traite par moments. “ Et de votre Land, il me semble. Seyfriend, Crescentia. Son père est un bon ami et un homme intéressant, si vous voulez mon avis. Et je n'ai entendu que des bonnes choses de sa fille. Vous la connaissez? ” August s'est arrêté de manger — état de fait plutôt rare — pour l'écouter et l'observer et se reconcentre bien vite sur son assiette. “ J'ai entendu parler d'elle.

Ainsi n'est-il pas surpris quand une cloche résonne dans l'atelier berlinois de son maître et que celui-ci se précipite presque vers la porte d'entrée pour aller l'ouvrir à Crescentia. Il la connait, plutôt de loin, préférablement de loin. Ils sont promis l'un à l'autre depuis plus d'une dizaine d'années mais ils ne sont jamais adressés la parole, pas vraiment, depuis ce jour où ils étaient enfants et ont été faits se rencontrer pour la première fois. August se souvient avoir pensé qu'elle était jolie, et elle l'est encore plus quand elle entre dans la pièce. Elle a les mêmes cheveux roux que Johannes, et les mêmes yeux clairs qui explorent avidement la pièce et s'assombrissent un peu en tombant sur lui. Il relève le regard juste le temps de lui adresser une oeillade ennuyée avant de retourner à sa traduction d'un ouvrage d'Abdul al-Hazred avec son arabe maladroit. Il n'en parle pas un mot, contrairement à Sáenz, mais ça fait depuis qu'il est entré dans son apprentissage — dont il sortira bientôt, dans quelques mois en fait — que celui-ci le force à le pratiquer activement. Autant dire que c'est un véritable casse-tête pour lui, même si il aime véritablement ça. “ Et voici Herr Häring, un de mes autres apprentis, je ne sais pas si vous- August. ” À ça, August relève les yeux vers elle, rapidement, pour surprendre un sourire sur son visage. Sa bouche reste plissée. “ Nous nous connaissons oui. ” Il renifle en retournant à son ouvrage, sans rien rajouter.

Si Herr Sáenz est surpris, il fait de son mieux pour ne pas le montrer: au contraire, il semblerait presque enthousiaste à l'idée que ses deux apprentis se connaissent. August se fait la réflexion, pour la vingtième fois depuis ce matin, qu'il aurait préféré que ce soit n'importe qui plutôt qu'elle. Il se demande bien ce que vont dire leurs parents en l'apprenant. “ Ah très bien. J'ai parfois plus d'un jeunot avec moi, vous vous croiserez certainement peut-être August pourra vous aider un peu. ” Il serre les dents malgré lui, August n'a pas de patience pour son propre frère alors autant dire qu'il n'a envie de vouer aucune minute de son temps à sa future femme, surtout pour lui apprendre les runes. Il sait qu'elle est bonne élève, elle se débrouillera tout seul. Lui a beaucoup de choses dans son assiette, écouter sa mère radoter à propos de Bremen et de l'importance de son statue d'héritier lui bouffant le reste des neurones qui ne se font pas griller petit à petit par son apprentissage chez Sáenz. “ Merveilleux. ” Elle est une plutôt mauvaise menteuse, August trouve. “ Nous sommes fiancés, ” finit par lâcher August du bout des lèvres alors que Sáenz et Crescentia se mettent en mouvement, l'une pour se délaisser de son manteau et l'autre pour débarrasser un bureau et lui faire de la place. Il remarque avec désapprobation que c'est le bureau en face du sien. Elle va le distraire, avec ses cheveux roux. “ Depuis des années. Vous recevrez peut-être une lettre d'un de nos parents vous enjoignant d'être notre... ” Il relève les yeux vers Crescentia. “ Chaperon. ” Le mot semble le dégoûter un peu, et complètement prendre Sáenz au dépourvu.

Et puis il se met un rire, un rire qui l'agite toute entier et découvre des dents abîmées par l'abus de tabac à mâcher. “ Et bien à la bonne heure! Je compte bien à ce que vous étudiez et appreniez auprès de moi et rien d'autre. August, vous serez assez aimable pour lui faire de la place? Merci, ” ajoute-t-il quand son élève se lève après un temps de battement pour s'exécuter. “ C'est plutôt chanceux que vous vous connaissiez déjà et que vous soyez promis l'un à l'autre, parce que vous allez passer beaucoup de temps ensemble. En toute innocence, bien sûr! August m'accompagne et m'assiste durant l'exécution de mes contrats, et m'aide avec la très ennuyeuse et laborieuse paperasse du Collegium — vous verrez, on fait difficilement plus barbant, ” fait-il en s'adressant à Crescentia. “ En ce moment, je lui fais pratiquer son arabe, plutôt indispensable vu son champ d'expertise et d'intérêt même si il s'est beaucoup amélioré depuis son arrivé, n'est-ce pas mon garçon?Ja.Votre père m'a dit les meilleures choses à votre propos, et je crois que vous m'avez apporté un exemplaire de votre travail de fin d'année de Durmstrang? J'en ai entendu que de bonnes choses et il me tarde de lire, ” fait Sáenz d'un air gourmand et impatient, alors qu'August ne peut pas s'empêcher de renifler un peu dans son coin en comprenant qu'elle a été pistonnée pour accéder à cet apprentissage — plutôt ironique et hypocrite de sa part, qui a profité du népotisme pendant toute sa scolarité jusqu'à maintenant.

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VICIOUS
Something about him was decidedly wrong. He was like one of those pictures full of small errors, the kind you could only pick out by searching the image from every angle, and even then, a few always slipped by. On the surface, he seemed perfectly normal, but now and then you would catch a crack, a sideways glance, a moment when his face and his words, his look and his meaning, would not line up. It was like watching two people, one hiding in the other’s skin. And their skin was always too dry, on the verge of cracking and showing the color of the thing beneath.
Revelio

MessageSujet: Re: all that time never truly seeing † cresus   Mar 27 Fév - 23:25

Crescentia n’a jamais été une très bonne menteuse et elle pense que sa tentative d’enthousiasme tombe un peu à plat et ne dupe véritablement personne mais, peu importe, pas besoin d’être sincère pour être polie, pas besoin de s’aimer pour se marier et pas besoin de se parler pour étudier ensemble. Elle doute qu’il accepte de l’aider et elle ne le lui demandera jamais, elle ne sourit que pour le bénéfice de leur tuteur. La discussion est, il lui semble, close, aussi elle se déleste déjà de son manteau avec un petit sourire, l’excitation a été légèrement étouffée dans l’œuf par la simple présence de son fiancé, mais il n’empêche qu’elle est là et que Herr Sáenz va lui enseigner son savoir, c’est tout ce qui importe. August, qui n'est pas bien plus qu'un inconnu, ne lui gâchera pas ça. “ Nous sommes fiancés, ” le sourire de Crescentia se fige sur ses lèvres alors que son regard se pose de nouveau sur lui, ses doigts furieusement crispés sur la fourrure de son manteau. Ce n’est définitivement pas un secret, mais elle ne voit pas exactement en quoi c’est pertinent à leur présence ici et leur apprentissage commun. Herr Sáenz va les traiter différemment maintenant, elle le sait et s’il n’était pas un homme si gradé et talentueux et tout simplement important, rageuse, elle tournerait déjà les talons pour se trouver un autre maître des runes. Sauf que son tuteur est irremplaçable, et puis reste un détail plutôt crucial : c’est son père qui l’a choisi et son choix n’est pas exactement négociable. “ Depuis des années. Vous recevrez peut-être une lettre d'un de nos parents vous enjoignant d'être notre... ” Son regard se glace un peu quand elle croise celui qu’August relève vers elle et elle se détourne aussitôt pour accrocher son manteau à un des crochets prévus à cet effet sur le mur derrière le bureau que leur mentor débarrasse visiblement pour elle. “ Chaperon. ” Le dégoût qui irradie de ce simple mot n’échappe pas à Crescentia, mais elle préfère en sourire un peu qu’en grimacer, au moins amusée que son fiancé semble déplorer cette union autant qu’elle. En un sens c’est idiot, ils ne se connaissent pas vraiment, définitivement pas assez pour se détester, sauf qu’il y a les rumeurs sur August et il est de toute façon évident que s’ils n’étaient pas promis l’un à l’autre, ils ne s’adresseraient même pas la parole. Ils n’ont absolument rien d’autre en commun que la décision prise par leurs parents. Herr Sáenz aussi trouve ça drôle, vu le rire qui l’agite tout entier et a le mérite de faire se retourner vers lui une Crescentia un peu surprise. “ Et bien à la bonne heure! Je compte bien à ce que vous étudiez et appreniez auprès de moi et rien d'autre. ” Elle en roulerait presque des yeux si elle ne le respectait pas tant ; pour ça, aucun risque, il a eu plutôt raison de rire même s’il ne le réalise pas, l’idée qu’ils aient besoin de chaperon est d’un ridicule sans nom. “ August, vous serez assez aimable pour lui faire de la place? Merci, ” Cress note le moment d’hésitation marqué par August, lui aussi ne doit pas trop aimer partager son tuteur ; tant mieux, elle n’aime pas vraiment être la seule misérable du lot.

C'est plutôt chanceux que vous vous connaissiez déjà et que vous soyez promis l'un à l'autre, parce que vous allez passer beaucoup de temps ensemble. En toute innocence, bien sûr! August m'accompagne et m'assiste durant l'exécution de mes contrats, et m'aide avec la très ennuyeuse et laborieuse paperasse du Collegium — vous verrez, on fait difficilement plus barbant, ” Elle hoche poliment la tête, même si par expérience elle sait que ce que beaucoup trouvent barbant elle a tendance à trouver passionant. “ En ce moment, je lui fais pratiquer son arabe, plutôt indispensable vu son champ d'expertise et d'intérêt même si il s'est beaucoup amélioré depuis son arrivé, n'est-ce pas mon garçon?Ja.” Elle doit retenir un rire rien qu’à imaginer August essayer de parler arabe, mais elle se contente de pincer des lèvres et de hocher la tête par intermittence pour montrer son intérêt. “ Votre père m'a dit les meilleures choses à votre propos, et je crois que vous m'avez apporté un exemplaire de votre travail de fin d'année de Durmstrang? J'en ai entendu que de bonnes choses et il me tarde de lire, ” Sáenz a l’air très sincère dans son impatience, et elle rosit presque un peu de plaisir, un sourire un peu plus franc étirant doucement ses lèvres alors qu’elle dépose son sac sur le bureau libéré pour elle et se met déjà à chercher une copie de sa thèse. Sa majeure de troisième cycle ayant été les potions la partie de sa présentation finale sur les runes était plutôt limitée, malgré son engouement très poussé pour la discipline, passion secrète qu’elle voulait un peu garder pour elle à l’époque, mais elle espère qu’il ne sera pas trop déçu. “ Ena aqara'u shwaya ‘aarabi, ” son accent est extrêmement maladroit, mais quand elle relève les yeux vers son maître en lui tendant sa thèse celui-ci semble ravi, frappant une fois dans ses mains avant de récupérer le document et lui offrant un sourire radieux avant de prendre August à témoin. “ Voyez vous ça ! Vous vous complétez déjà ! Elle peut lire l’arabe ! ” Cress a dit un peu, mais il ne semble pas en faire grand cas, s’éloignant plutôt déjà vers son bureau avec son travail de trois ans dans les mains. “ August, voulez vous bien montrer à Fraulein Seyfried je vous en prie appelez moi Crescentia, ” — Crescentia, reprend-il avec un autre grand sourire, ce sur quoi vous travaillez pendant que je vais nous chercher un peu de thé en cuisine ? ” Il n’attend pas vraiment de réponse et August n’a semble-t-il pas vraiment le choix car déjà leur “chaperon” faillit à sa tâche et sort de la pièce en emportant la thèse de Crescentia avec lui. La jeune sorcière s’installe d’office sur le siège qui fait face à son bureau, s’attendant de toute façon à ce qu’August ne s’exécute pas. “ Je ne savais pas que les runes t’intéressaient, ” ni quoi que ce soit d’autre d’intellectuel, mais elle s’abstient de donner dans les détails, doutant que l’on apprécie beaucoup qu’elle insulte son fiancé sans y avoir été provoquée. Pourtant ça la démange, l’envie de lui demander combien les Häring ont payé pour qu’il ait un si bon professeur avec un talent qu’elle imagine déjà plus que médiocre, et en toute honnêteté sûrement lui poserait-elle la question si seulement elle-même n’était pas un peu là grâce à son père — sauf qu’elle, elle mérite sa place népotisme ou pas. “ Il n'y a pas assez à faire à gérer un bourg ? ” demande-t-elle plutôt, cachant sa moquerie et sa désapprobation derrière une innocence feinte, à peine plus convaincante que son enthousiasme à l’idée de partager quoi que ce soit avec lui.

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August Häring
Gouvernement | Einsicht

Revelio

MessageSujet: Re: all that time never truly seeing † cresus   Dim 11 Mar - 14:40

August n'aime pas beaucoup Crescentia, même si il ne se rappelle pas très bien pourquoi. Peut-être que c'est juste à cause de ce qu'elle représente, cage et punition tout à la fois, et parce qu'elle n'a rien d'intéressant à ses yeux, petit morveuse pâlotte qu'on lui a présenté il y a des années en lui annonçant qu'elle serait sa femme une fois ses études finies. Il se demande si son apprentissage auprès de Sáenz est considéré comme une suite à ses études, si c'est un délai pour elle avant de devoir l'épouser. Il ne sait pas si il apprécie l'idée que sa future femme travaille et pire, encore, travaille dans le même domaine que lui. Il finit de ranger un peu son bureau, s'approche de celui désigné par leur maître pour l'éclaircir un peu des nombreux ouvrages dessus afin que Crescentia puisse s'y installer. C'est plus fort que lui, il jette un regard en coin à la thèse que tend Crescentia à Sáenz, mais ne parvient pas à en déchiffrer le titre à temps. “ Ena aqara'u shwaya ‘aarabi. ” August cligne bêtement des yeux une fois ou deux avant de froncer les sourcils, encore plus en voyant l'air ravi de son maître. Il se force à se détendre quand celui-ci se tourne vers lui. “ Voyez vous ça ! Vous vous complétez déjà ! Elle peut lire l’arabe ! ” Les yeux d'August retombent sur Crescentia, un peu agacé. “ Fantastique, ” lâche-t-il entre deux rangées de dents serrées, un peu vexé. Lui aussi il peut lire l'arabe. Et l'écrire. Un peu. En revanche il est bien incapable de le parler, et entendre Crescentia le faire l'énerve.

August, voulez vous bien montrer à Fraulein Seyfried — Je vous en prie appelez moi Crescentia, Crescentia, Je vous en prie, appelez moi Crescentia répèterait malicieusement August avec une voix de crécelle si il avait encore douze ans, “ ce sur quoi vous travaillez pendant que je vais nous chercher un peu de thé en cuisine ? ” La conception de chaperon ne doit pas être la même en Amérique latine parce que Sáenz les abandonne sans un regard en arrière, alors qu'August se force à masquer sa moue ennuyée tandis qu'il retourne vers son bureau, sans regarder Crescentia. Il n'a pas trop le choix, ceci dit. “ Je ne savais pas que les runes t’intéressaient. ” Les mouvements d'August s'arrêtent, mains suspendues au-dessus du livre qu'il traduit actuellement, pendant une seconde, avant de reprendre ce qu'elles étaient en train de faire en le refermant sèchement. “ Il n'y a pas assez à faire à gérer un bourg ? ” Il se force à ne pas lever les yeux au ciel. “ Ça m'intéresse suffisamment pour que je n'ai pas eu à être pistonné par mon père pour être là. ” Ses yeux noirs se relèvent vers Crescentia, il n'a pas besoin d'essayer de masquer son mélange de mépris et de désapprobation. Un peu hypocrite de sa part, vu que la totalité de sa scolarité à Durmstrang a été payée au prix fort par sa famille, et qu'il n'a pas touché à la plupart des devoirs qu'il a rendu pendant cette période. Mais il sait une chose: c'est que sa place auprès de Sáenz en revanche, il l'a méritée, il a même dû supplier l'homme d'accepter sous son aile le fils de Vladek le renégat. Et il sait qu'il est plus que satisfait de son travail. Voilà pourquoi il est si vexé de voir quelqu'un d'autre piétiner ses plates-bandes.

Il lui tend le livre sur lequel il est en train de travailler, un ouvrage plutôt sombre et franchement déplaisant portant le titre Kitab al-Azif et lui montre vaguement sa traduction en allemand qu'il est en train de faire sur un autre parchemin. “ Voilà. ” Très constructif, comme toujours. “ Si tu t'inquiètes tant du sort de Bremen, tu pourras m'accompagner à l'Assemblée si tu veux. ” Il doute qu'elle en ait envie. “ Quand nous serons mariés. ” Il pince des lèvres, cette perspective ne lui plaisant pas du tout, mais il faut bien que ça arrive à un moment ou à un autre et au final, peut-être vaut mieux que ce soit avec une autre runiste. “ J'ignorais que tu comptais être autre chose que ma femme. Ou essaies-tu simplement de retarder nos noces?

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VICIOUS
Something about him was decidedly wrong. He was like one of those pictures full of small errors, the kind you could only pick out by searching the image from every angle, and even then, a few always slipped by. On the surface, he seemed perfectly normal, but now and then you would catch a crack, a sideways glance, a moment when his face and his words, his look and his meaning, would not line up. It was like watching two people, one hiding in the other’s skin. And their skin was always too dry, on the verge of cracking and showing the color of the thing beneath.
Revelio

MessageSujet: Re: all that time never truly seeing † cresus   Dim 11 Mar - 19:04

C'est la première fois que Crescentia est seule avec son fiancé, non qu'elle ne prenne le temps de le noter puisque ça n'a aucune espèce d'importance. En cet instant August n'est qu'une épine dans son pied, qu'elle s'amuse à déstabiliser un peu, souriant quand ses mains s'arrêtent dans les airs l'espace d'un moment. “ Ça m'intéresse suffisamment pour que je n'ai pas eu à être pistonné par mon père pour être là. ” Les yeux de Crescentia se plissent alors que son visage prend une couleur brusquement assortie à celle de ses cheveux. Ils ne se connaissent pas et c'est probablement rien de plus que de la chance, mais il semble savoir précisément où appuyer pour la toucher, la vexer et la rendre furieuse tout à la fois. C'est odieux parce qu'elle ne doute pas un instant que lui-même doit à sa famille et ses coffres remplis sa réussite (relative) à Durmstrang et elle doute encore malgré son affirmation du contraire qu'il n'ait pas eu besoin d'aide pour entrer dans les bonnes grâces de Sáenz. Il est mal placé pour lui reprocher quoi que ce soit donc et elle se le répète pour tenter, en vain, de calmer ses nerfs. Sauf, que ça l'agace profondément, parce que c'est bien la dernière chose qu'elle voulait, être pistonnée pour quoi que ce soit, alors qu'elle n'en a pas besoin, alors qu'elle mérite parfaitement sa place ici comme elle a mérité sa place en troisième cycle et en classe étoile avant ça.  “ Ça doit être un changement agréable pour toi. ”  marmonne-t-elle, mauvaise. L’aide de son père, elle ne l'a même pas demandée et elle la hait quand elle ne sert qu'à faire de l'ombre à son mérite. Elle ne sait pas si elle aurait eu Sáenz, après tout, elle n'est pas voyante, mais elle aurait eu un excellent tuteur si elle s'en était cherché un seul, et Sáenz le verra lui-même quand il lira sa thèse et mieux encore la verra travailler. August aussi le verra — non que son opinion lui importe le moins du monde — quand elle deviendra la préférée de leur maître.

Ses joues sont encore rouges quand il lui tend un livre, Kitab al-Azif, et désigne vaguement un tas de parchemins qui semble en être la traduction. “ Voilà. ” Crescentia doute que ce soit exactement ce que Herr Sáenz avait en tête quand il lui a demandé de lui montrer sur quoi il travaille, mais elle n'a aucune intention d'en demander plus d'August. À l'avenir plus leurs interactions — exceptés ses sourires victorieux chaque fois qu'elle le battra (ce n'est pas une compétition, mais elle trouvera le moyen de rendre leur formation comme telle) — seront limitées et mieux elle se portera. “ Si tu t'inquiètes tant du sort de Bremen, tu pourras m'accompagner à l'Assemblée si tu veux. ” Elle cligne des yeux, reste de marbre. Sa mère aimerait ça, elle aimerait qu'elle prenne officieusement les rênes un jours, du mariage donc du bourg, Crescentia a étudié sa politique brêmoise pour lui faire plaisir, mais elle ne sait pas vraiment si elle aimerait ça. Ou plutôt : elle sait qu'elle n'a rien envie de faire avec lui.

Elle ne s'était même pas rendue compte qu'elle l'avait tutoyé (comme quand ils se sont rencontrés, quand elle était petite) jusqu'à ce qu'il le lui rende et qu'elle réalise qu'elle n'aime pas le simulacre de familiarité. “ Quand nous serons mariés. ” Elle pince des lèvres, mais sourit presque quand elle voit qu'il en fait de même, à croire que la perspective de leur mariage les réjouit autant l'un que l'autre. “ J'ignorais que tu comptais être autre chose que ma femme. Ou essaies-tu simplement de retarder nos noces? ” À en croire la tête qu'il fait quand il en parle, elle doute qu'il se plaigne beaucoup du petit retard que leurs noces vont effectivement prendre à cause d'(grâce à) elle. Ce n'était pas son but premier — en réalité son père a même fait le choix de la pousser vers les runes de manière professionnelle lui-même — mais c'est certainement un gros avantage et elle n'aurait absolument aucun mal à le lui dire en face. Après tout, personne ne s'attend à ce qu'elle se réjouisse vraiment de leur mariage, ou alors seulement de la position politique que ça lui offre, benjamine qui épouse l'héritier d'une autre Maison. C'est plutôt chanceux pour elle comme arrangement, mais Crescentia comprend aujourd'hui ce qu'elle ne savait pas à l'époque, que tout ça a été payé au prix de son frère et elle ne peut pas s'en réjouir. “ Je peine à croire que quelques mois de liberté supplémentaire sauraient te déranger. ” répond-elle simplement avant de détourner le regard l’air indifférente, faisant mine d’inspecter ce que Herr Sáenz a laissé sur son bureau. Il devrait accompagner sa mère à l’Assemblée lui, pour se former à la régence d’un bourg, peut-être n’est elle pas la seule à fuir quelque chose. “ Sans vouloir te décevoir pour ma part j’aspire à plus qu’être « femme de ». ” Sans compter qu’il n’y a, selon elle, pas grande fierté à être sa femme à lui en particulier. Elle roule des yeux et lui offre un petit (faux) sourire. “ Je pense qu’il y’a beaucoup de choses que tu ignores de moi. ”  Et inversement. Et dans les deux cas, Crescentia n’est pas pressée le moins du monde de remédier à la chose, le haussement d’épaule avec lequel elle ponctue la chose (et pour lequel sa mère la rabrouerait sans aucun doute) le montre bien.

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August Häring
Gouvernement | Einsicht

Revelio

MessageSujet: Re: all that time never truly seeing † cresus   Jeu 26 Avr - 23:26

Je peine à croire que quelques mois de liberté supplémentaire sauraient te déranger. ” August hausse une épaule, mouvement qui ne l'engage en rien, meêms i il imagine que tout parle pour lui: sa distance et le mépris qui brûle dans le fond de ses yeux et l'acidité sur le bout de sa langue. Et qui aimerait être enchaîné à une petite gamine arrogante et trop fière pour son propre bien? Qui aimerait être enchaîné tout court? Le concept de mariage est étrange pour August. Le concept d'amour aussi. Il n'arrive tout simplement pas à l'imaginer — des fois il regarde son père avec un air pensif, en s'imaginant appartenir à quelqu'un, du moins officiellement. Avoir des enfants. Les voir grandir. Vouloir les protéger, les éduquer, s'occuper d'eux.
Et avec elle surtout. Cette jeune femme insignifiante et agaçante qui le regarde comme si il l'était tout autant. En cet instant précis, ceci dit, elle ne le regarde pas; examine la pièce, l'ignore sciemment, et August ne se dérange pas pour garder ses yeux sombres virés sur elle, marquer dans sa mémoire le moindre détail qu'ils sont capables de capter, la mèche de cheveux roux qui boucle un peu dans sa nuque et la peau un peu rose sous ses pommettes. “ Sans vouloir te décevoir pour ma part j’aspire à plus qu’être « femme de ». ” Elle lui offre un sourire, alors qu'August sent quelque chose s'enclencher en lui, un nerf se détendre, sa bouche se plisser dans quelque chose qui est un mélange de grimace et de sourire. “ Je pense qu’il y’a beaucoup de choses que tu ignores de moi. Et beaucoup de choses qui ne m'intéressent pas, ” rétorque-t-il en détournant les yeux, son observation avortée par manque d'intérêt.

Qu'est-ce qui l'intéresse chez elle? August se creuse la tête en contournant la table et faisant mine de ranger quelques ouvrages, lui faire de la place de l'autre côté de son bureau, ses gestes automatiques et méticuleux. Il s'énerve déjà pour rien et il le sait, il aimerait que Sáenz revienne avec le thé ou mieux qu'il revienne et dise à Crescentia que malheureusement c'était une erreur et qu'elle doit partir. August n'aime pas partager. Il aimerait... son torse lui fait mal. Il aimerait pouvoir jouer de la musique, ses doigts le brûlent tant il a envie, besoin de jouer au violon. Son instrument repose sagement dans son étui dans sa chambre, à Bremen. Il pince des lèvres, la seule marque de frustration sur son visage cireux.
Il semble respirer enfin quand Sáenz revient avec le thé et son babillage trop heureux pour être sincère. Il l'est pourtant — heureux, ravi, joyeux, à l'idée d'avoir ses deux petits apprentis et assistants pour l'aider dans tous ses rêves les plus fous. August aime bien entendre Sáenz donner à Crescentia des travaux durs qui la font bosser pendant des heures et des heures en silence, il aime bien apprendre à quoi ressemble la frustration sur son visage: son nez si proche du papier, ses doigts serrés sur sa plume, ses sourcils froncés. Les jours passent et les semaines et ils échangent à peine quelques mots, même après que leurs parents aient appris leur situation et aient tenté de les faire abandonner, l'une puis l'autre, leurs envies d'études; finalement Sáenz s'est officiellement engagé comme chaperon et tout le monde a abandonné l'affaire.

Même leur tuteur ne semble plus avoir l'espoir de les voir échanger, parler, s'entraider. Tout semble devenir une compétition. August aime penser qu'il gagne, mais Crescentia a toujours le sourire suffisant de celle qui pense qu'elle gagne, et il déteste ça.
Il ne l'apprécie pas. Elle est véritablement arrogante et fière et brillante et curieuse. Son visage s'ouvre comme un livre qui tombe sur sa tranche quand Sáenz parle de ses voyages à l'étranger, il y a des étoiles dans ses yeux quand il parle des jungles et des déserts, elle est pendue à ses lèvres à chaque fois et ça rend toujours August... il ne sait pas exactement le mot pour ce qu'il ressent quand il la voit comme ça. Un peu mal à l'aise. Un peu autre chose.

Ça fait quelques semaines et il fait froid, à Berlin. August a faim. Il a souvent faim, mais il doit finir cette énième traduction. Crescentia s'est révélée être excellente en arabe, et Sáenz l'a vite exemptée de suer sang et eau sur cette langue; August, quant à lui, a l'impression de ne lire et de ne travailler que sur ça. Il a l'impression de voir flou quand il rentre le soir, et de parler arabe dans son sommeil ou même le matin quand il n'est pas tout à fait réveiller et qu'il descend manger son petit-déjeuner dans la cuisine de Martha — celle-ci a toujours la discrétion de ne pas commenter, même si elle lui adresse parfois des regards étranges.
Des fois, August a juste envie d'abandonner. Comme ce soir. Sáenz n'est pas là, à quelque rendez-vous qui avait l'air important, mais il leur a quand même demandé de travailler jusqu'à la consommation totale de la bougie qui trône entre leurs deux bureaux. Il n'est pas question de tricher, ils sont tous les deux trop fiers pour ça. Mais ça n'empêche pas August de se relever de sa chaise avec un soupir pour aller ouvrir la fenêtre, tout en s'emparant de cigarettes et briquet, le tout dans un mouvement brusque et rapide et presque trop intense qui lui donne l'impression d'être entièrement vide quand il est de nouveau immobile appuyé contre le petit balcon de la fenêtre.

Il ferme les yeux. Le mélange de l'odeur âcre de la cigarette et du vent glacial lui fait un bien fou. Il a l'impression d'étouffer dans cette petite pièce, Sáenz met toujours beaucoup trop de chauffage, allume même des feux en pleine journée comme si la moitié de son trésor n'était pas fait de papier. August ne porte plus qu'une chemise blanche et même à travers le fin morceau de tissu, il parvient à transpirer comme pas possible. C'est peut-être aussi dû au fait que sa rune lui fait particulièrement mal depuis quelques jours, allume sous sa peau des feux impossibles.
C'est peut-être pour ça qu'il tourne la tête pour regarder par-dessus son épaule, en direction de Crescentia. Elle le regarde aussi et fait mine de se reconcentrer sur son travail, mais il a attrapé son regard et la dévisage jusqu'à ce qu'elle relève les yeux. Laissant échapper une bouffée de fumée, il tend la main pour lui montrer la boîte métallique contenant ses cigarettes. “ T'en veux une? ” propose-t-il, comme si c'était tout à fait naturel, après des heures, des jours, des semaines de silence.

- ♦ -

VICIOUS
Something about him was decidedly wrong. He was like one of those pictures full of small errors, the kind you could only pick out by searching the image from every angle, and even then, a few always slipped by. On the surface, he seemed perfectly normal, but now and then you would catch a crack, a sideways glance, a moment when his face and his words, his look and his meaning, would not line up. It was like watching two people, one hiding in the other’s skin. And their skin was always too dry, on the verge of cracking and showing the color of the thing beneath.



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all that time never truly seeing † cresus

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