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les pots cassés (ankonus)

Revelio

MessageSujet: les pots cassés (ankonus)   Ven 16 Fév - 0:18

1897 - les pots cassés

(ambiance)

Les gradins grouillent de cons, c’est ce que s’est dit Anke en arrivant là-haut, flanquée de Magnus et de Konrad. Un match a lieu cet après-midi et les joueurs profitent du fait que les jours commencent à rallonger. Ça doit faire à peine une semaine que Gellert a été mis à la porte de Durmstrang et les choses ont repris comme si de rien n’était, à la différence près que le gardien habituel de l’équipe A est remplacé pour ce match : il a eu la bêtise de tenter d’appréhender le paria pour bien se faire voir des autorités, mal lui en a pris puisqu’il est bon pour vomir tout son saoul encore un mois.

Installés dans un coin des gradins, ils ont leur petite cour de flatteurs dans les environs, même si on les laisse relativement tranquilles, comme si on craignait qu’ils ne fassent payer à quiconque la sortie forcée du dernier membre de leur quatuor, qui semble désormais bien mal assorti et sacrément bancal. Comme à leur habitude, Anke et Konrad se sont placés de façon à pouvoir poser un jeu d’échecs sorciers entre eux, sur le banc, et depuis que les pièces ont commencé à bouger, ils ne prêtent plus aucune attention à ce qu’il se passe autour. Si bien que Magnus, qui lui est 1) un amateur de Quidditch donc 2) un abruti aux yeux de Sternberg, est assez aimable pour les renseigner sur les éventuelles menaces qui leur foncent dessus, à savoir : « Cognard. » Les deux joueurs d’échecs se baissent, le temps d’éviter la balle enragée et lancée à pleine vitesse, puis reviennent à leur partie qui s’égrène à un rythme endiablé tant ils débitent les positions les unes après les autres sans prendre le temps de souffler.

Anke tique, pourtant, et commente : « T’es vraiment qu’un sale connard, Reinhardt. » tout en dégageant du plateau des bouts de pièce qu’il vient de lui saccager. « Mmmmmh. Tour en B4. », soupire-t-elle, tout en sachant qu’elle ne va probablement pas gagner cette partie -trop d’erreurs, trop de précipitations, à cause de sa manie de se faire des parties en un éclair.
Parlant d’éclair, un reflet doré passe dans son champ de vision, fugace et trop rapide pour qu’elle comprenne ce qu’il va lui — « Schwein ! » jure-t-elle alors qu’une silhouette lui rentre limite dedans. Le choc est rude, l’attrapeur n’a pas redressé assez vite alors qu’il plongeait pour récupérer le Vif d’Or avant son adversaire et le voilà qui a, du bout de son balai, frappé le plateau de jeu et projeté Anke une rangée de banc plus bas. Elle se relève, furieuse, la baguette déjà sortie vers l'enfoiré puis se ravise -on pourrait l’accuser de tricherie. Autant trouver un responsable à la situation. La voilà donc qui se retourne vers Magnus et l’invective, agressive : « C’est ton boulot de prévenir maintenant que— » Maintenant que Gellert Grindelwald ne fait plus partie de l’aventure, elle devrait dire, mais les mots meurent avant qu’elle ne les prononce. Elle se renfrogne, la baguette toujours pointée sur Röhr, comme on tendrait un index accusateur dans le monde moldu : « Ramasse. », ordonne-t-elle, impérieuse, en indiquant de l’extrémité de sa baguette les pièces qui gisent (et paraîtraient gémir) au sol. Orgueil contre orgueil, maintenant qu’il n’y a plus personne pour les canaliser et les forcer à faire des efforts.

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Magnus Röhr
Gouvernement | Heimdall

Revelio

MessageSujet: Re: les pots cassés (ankonus)   Ven 23 Fév - 18:27

les pots cassés
Mars 1897 ◆ Autrefois ils étaient quatre à régner sur la promotion 1881 de l'institut Durmstrang, ainsi que sur une grande partie du reste de l'école, il fallait le reconnaitre. Et aujourd'hui ils n'étaient plus que trois.

Vues de l'extérieur, hormis la disparition de Gellert Grindelwald, peu de choses avaient changé. De l'intérieur du petit groupe, en revanche, il semblait à Magnus que tout était bien différent. À commencer par ses relations avec Konrad et Anke. Toute fois, cela ne les empêchait en rien d'avoir leurs petits quartiers habituels dans les gradins du terrain de Qidditch; et c'était bien le principal. L'hiver allait bientôt tirer sa révérence. Et, les longues nuits nordiques de Durmstrang touchaient à leur fin; à l'instar des années d'études de Magnus. L'héritier du Land d'Hambourg n'avait aucunement envie d'un troisième cycle à l'institut; il laissait volontiers cela à Sternberge et Reinhardt. Lui, le monde l'attendait au-dehors depuis déjà assez longtemps. Aussi, pour marquer son départ imminent -et probablement poussé par une légère mélancolie qu'il n'avouerait jamais-, avait-il décidé se suivre assidument cette dernière saison de Quidditch à l'école.

Assis, comme à son habitude, sur le banc au-dessus de ses deux camarades, qui, comme à l'heure habitude, jouent une partie d'échecs, qui, toujours comme à d'habitude, semble particulière agressive; Magnus observe attentivement ce qu'il se passe sur le terrain. C'est part égard pour eux qu'il les avertit d'un premier cognard, lancé par une batteuse de l'équipe B. L'équipe A prend un troisième but en seulement dix minutes. Ce gardien de remplacement n'est vraiment pas au niveau. C'est bien fait pour eux. Belinski, le titulaire du poste, actuellement cloué à l'infirmerie, regrettera d'autant plus d'avoir voulu faire barrage à Gellert la semaine précédente. L'équipe A encaisse un quatrième but. Leur attrapeur et capitaine est hors de lui, il a l'air à deux doigts de s'en prendre à son gardien. Il n'a pas vu son adversaire plonger sur le vif d'or qui fonce droit sur le gradin occupé par les leader de la promotion 81. « Attention au vif d'or...» annonce Magnus qui se délecte du spectacle. Au même moment Anke insulte son propre adversaire, elle ne l'a pas entendu. Tant pis pour elle. Il se décale d'un bon mettre sur le banc, par précaution. L'instant d'après, l'attrapeur de l'équipe B fait voler le jeu dans un concert d'injures.

Anke se relève, l'air plus vexé qu'un hippogriffe qu'on aurait pas salué proprement. Magnus ricane.[color:6786= #8A0829] « C’est ton boulot de prévenir maintenant que— » elle ne finit même pas sa phrase. C'est sans nul doute sur elle que le départ de Gellert a eu le plus d'effet. En une semaine Anke bien changée. Ce n'est pas comme si elle était déprimée, évidemment. Elle est cependant plus irritable et plus hargneuse que d'ordinaire -en admettant que cela soit possible. En somme, elle est encore plus insupportable qu'elle ne l'est à l'origine. C'est surement en cela que Gellert manque le plus à Magnus, d'ailleurs. Au moins quand il était là, Anke savait se tenir.

Il hausse les épaules. « J'ai prévenu. Tu n'as simplement pas écouté », dit-il en reportant son attention sur le jeu, ignorant ses remontrances. Mais le répit n'est que de courte durée; déjà, Anke revient à la charge. « Ramasse. » Il relève les yeux vers elle. Effectivement, c'est qu'elle a l'air sérieuse la Sternberg. Elle a même sorti sa baguette, dis donc. « Ne commence pas, Anke », il avertit d'une voix calme. Pour toute réponse, elle fait un geste vers les pièces, toujours en train de se tordre de douleur sur le sol. Il y a un moment de flottement durant lequel les deux égos se jaugent respectivement. Si Gellert était là, il aurait probablement déjà calmé les esprits; et l'ensemble du jeu serait à nouveau à sa place. Si Gellert était là.

Sans trop se presser, Magnus sort sa baguette de sa veste. Plusieurs regards commencent à se tourner vers eux. Il l'agite et le plateau reprend sa place sur le banc, en face de Konrad. Un deuxième coup de baguette et ce sont les pièces, cette fois, qui s'élèvent.
Mais après tout, Gellert n'est pas là.
Et Magnus ne peut décemment pas laisser Anke croire, qu'elle a une quelconque autorité sur lui. Ce ne serait pas correct.
« Tu sais Anke... tu devrais essayer de demander plus gentiment la prochaine fois », lance-t-il avec un rictus. « Oppugno. » La formule est accompagnée d'un geste sec dans la direction de Sternberg. Alors, instantanément, les seize pièces du jeu suivent le mouvement et foncent vers elle.

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Cold
Little
Heart.

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Konrad Reinhardt
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Revelio

MessageSujet: Re: les pots cassés (ankonus)   Mar 27 Fév - 15:28

les pots cassés
Mars 1897 ◆ Le renvoi de Gellert avait un avantage ; celui de permettre à Konrad de davantage gagner aux échecs. Leur camarade avait été un adversaire particulièrement difficile à battre, avec une manie prononcée pour les coups de jarnac. En trois ans d’étude à ses côtés, Konrad n’avait plus compté le nombre de partie où son roi s’était fait décapité sans cérémonie à cause d’un coup fourré. Il l’avait même assez longtemps soupçonné de tricher – comment, il ne le savait pas, mais c’était Gellert et il avait appris à ne pas le sous-estimer. Maintenant qu’il avait empaqueté ses valises pour rendre visite aux rosbeefs, il ne restait plus à Konrad qu’Anke comme adversaire valable. Et si Anke se débrouillait bien, lorsqu’elle était énervée, c’était une autre affaire.
Et énerver Anke était un sport à part entière que Konrad maîtrisait à merveille.
Déjà, il ne lui proposait que des parties s’approchant du blitz, et qui ne leur accordaient donc pas plus de dix secondes de réflexion chacun par coup. Là où il avait davantage de chance de gagner que durant une partie classique.
Konrad n’aimait pas perdre lorsqu’il pouvait se donner les chances de vaincre.
Là, il était d’excellente humeur : il la voyait manœuvrer ses pièces maîtresses de façon trop offensive. Dans deux coups il lui prenait sa tour, dans quatre elle devra bouger sa dame. Puis échec. Échec. Et finalement échec et mat. Son cavalier destiné à porter le coup fatal était déjà en train d’affuter son épée contre le bord du plateau.
Konrad lança un regard sombre à sa pièce, pour la pousser à plus de discrétion – c’était l’ennui de jouer avec des pièces qui ne lui appartenaient pas, elles avaient une tendance à la nonchalance et manquaient de stratégie individuelle. Il se souvenait d’avoir déjà perdu contre Anke parce que son fou avait décidé de commenter à haute voix sa stratégie de défense. Imbéciles de pièces. Le cavalier pourtant rengaina bien vite son épée, peu désireux d’être envoyé au casse-pipe par mesure de rétorsion.

« Cognard. » Il se baissa, machinalement, suivant avec confiance les indications de Magnus pour éviter de se faire décapiter par une balle volante. Parfois, en plus de les prévenir, Magnus commentait la partie de Quidditch en cours ; là il n’avait pas besoin de faire des commentaires, les huées des autres élèves indiquaient assez bien vers quelle équipe le match penchait. Konrad eut un petit sourire, en recoiffant doucement sa reine qui venait d’assassiner un pion, en pensant à Belinski qui était encore cloué à sa bassine. Au dernière nouvelle, il avait cessé de vomir de la bile et commençait à cracher de l’encre : un cas d’école. Gellert n’avait pas été d’humeur magnanime ce jour là. Konrad avait bien ri. « T’es vraiment qu’un sale connard, Reinhardt. » « La flatterie ne sauvera pas ton roi Sternberg. » « Tour en B4. » Il sourit en regardant la pièce glisser fermement vers la case indiquée par sa maîtresse. Il regarda sa dame, qui frétillait déjà, la masse d’arme brandie. « Reine en B- » Les mots n’eurent pas même le temps de sortir de sa bouche, il dû presque faire un bond en arrière pour éviter la collision avec l’attrapeur qui donnait vraiment de sa personne pour attraper ce foutu vif.
Il s’en tira bien mieux qu’Anke, qui fut presque projetée un cran de gradins en dessous. Et bien mieux que le plateau qui vola allègrement, emportant avec lui les pièces qui hurlaient à l’apocalypse – il aperçut pourtant, dans les airs, sa Reine assener un coup mortel à la Tour d’Anke : la fin du monde ne l’arrêterait pas celle-là.
Il espérait juste que les pièces voudront bien rejouer avec eux après cet incident.

Il n’eut pas le temps non plus de correctement se remettre sur son séant et de déclarer, avec toute la bonne foi du monde évidemment, que la partie pouvait être considérée comme une victoire de sa part qu’Anke s’était redressée, remontée comme une montre suisse : « C’est ton boulot de prévenir maintenant que – » Konrad haussa les sourcils : oui, le départ de Gellert avait eu du bon, pour les parties d’échecs mais pour le reste… La semaine passée n’avait pas été une sinécure.
Surtout pour Anke.
« J'ai prévenu. Tu n'as simplement pas écouté. » Magnus, lui, restait imperturbable. Il aurait certainement eu la même tête si on lui avait annoncé la mort de son père, au lieu de l’exclusion de Gellert. Quoi que non, la mort de son père l’aurait sans doute davantage ravi. Déjà, il se détournait de la Sternberg pour continuer de scruter le déroulé du jeu, comme si sa simple remarque servirait à tout désamorcer. Hélas, et Konrad le savait avant même la pointe d’Anke, c’était Gellert qui avait toujours servi de tampon, et ça avait toujours été lui qui désamorçait les conflits. Magnus et Anke avaient le bon goût de se jeter de l’huile à la figure pour voir qui brûlerait le plus vite. Du moment que lui-même ne prenait pas de coup… « Ramasse. »
Oh. Oh. Oh. Il regarda la pointe de la baguette d’Anke, dirigée vers Magnus. Puis le regard de Magnus. Puis les pièces sur le sol – nota que son fou avait réussi à se relever et était en train de poignarder de tout son soûl le roi d’Anke, en toute impunité évidemment. Puis de nouveau le regard d’Anke. Une remarque fort philosophique lui vint à l’esprit à propos de la mesure en toute chose et d’Aristote, mais il préféra la garder pour lui-même, alors que Magnus faisait montre de beaucoup de calme. « Ne commence pas, Anke. »
S’ensuivit un long silence, percé simplement par l’agonie des pièces, celle – encore plus violente, du roi blanc qui continuait de se faire planter comme un César en fin de vie, et le cri des joueurs qui volaient comme des bienheureux sur leur balai. Le crétin n’avait pas réussi à choper le vif d’or visiblement ; percuter la Sternberg avait sans doute ralenti sa course. Konrad se remit bien correctement à sa place, silencieux lui aussi, les yeux brillants et le rictus mal dissimulé, pressé de voir lequel des deux craqueraient en premier. Non pas pour céder à l’autre, ça semblait impossible, mais plutôt lequel lancera son sort d’attaque en premier.
Parier était un plaisir, mais qui se devait d’être collectif. Seul, ça perdait de sa saveur. La cote était toutefois dans son esprit en faveur de Magnus. Il pouvait presque le sentir bouillir derrière son apparence détachée.

Il ne manqua pas de l’observer lorsqu’il sortit sa baguette – mais en lieu et place d’un sort, le Röhr le Grand (comme il aimait l’appeler parfois)… ramassa le putain de plateau qui vient choir juste devant lui.
Oh ? Un peu décevant, il fallait bien l’admettre, mais intéressant.
Peut-être que le renvoi de Gellert avait eu en réalité un impact sur Magnus.
Peut-être que le Röhr était devenu davantage sensible aux demandes de ses camarades.
Peut-être était-il tombé, par hasard, sur une définition du mot modestie dans un dictionnaire.
Peut-être accepterait-il plus facilement certaine requête, à présent.

Très rapidement Konrad se mit à énumérer dans sa tête quelques petites choses qu’il souhaitait demander à son ami. Notamment sa stratégie pour un sort de duel qui échappait totalement à Konrad alors que Magnus semblait l’exécuter comme si ce n’était rien de plus qu’un sortilège d’attraction.
Mais avant d’avoir pu atteindre la fin de sa liste, évidemment, Magnus se départit de son flegme pour jouer du côté du sarcasme. Et les pièces, plutôt que d’atterrir sur le plateau, foncèrent comme des flèches vers Anke. Dans les airs, son fou et sa dame se tenaient enfin tranquille.
Il leva à son tour sa baguette, qui n’était jamais bien loin – pas assez rapidement pour épargner le déluge à Anke, mais suffisamment rapidement pour faire voler jusqu’à lui un paquet de friandise que dégustait un élève un peu plus en contrebas. Il plongea ses doigts dans le sachet sucré pour en tirer un serpent de gélatine qui se tortilla pour essayer de lui échapper. Alors qu’il l’avalait sans trop de remord (même si la bestiole continuait de se tortiller dans son œsophage, ce qui était une sensation particulièrement étrange), il eut un petit éclat de rire narquois, comme à son habitude : « Très bien Monsieur Röhr, mais un peu plus de fluidité dans le mouvement, vous n’êtes pas à l’armée, que diable ! » Son imitation du prof de duel était une de ses spécialités. Il tapa dans ses mains : « Bon, sinon assez ri. Evitez de faire flamber le stade. Ou sinon nous aussi on va devoir passer de longues vacances chez les anglais. » Il faisait le rabat-joie, évidemment. Mais il en fallait bien un. Konrad voulait éviter deux choses : l’une qu’un prof les chope en train de se battre et fasse un scandale. Konrad n’aimait pas avoir affaire trop violemment avec l’autorité scolaire. La deuxième était que les deux s’échauffent trop : Konrad aimait les duels tant qu’il était en sécurité, pas lorsqu’il se trouvait au beau milieu. Anke et Magnus étaient des duellistes mille fois meilleurs que lui, et il n’avait guère envie de se prendre un mauvais coup. Inutile de le dire ainsi cependant, calmer leurs ardeurs avec un air blasé et une petite imitation professorale pouvait suffir. « Après, si c’est ça que vous voulez, retrouver Gellert le plus tôt possible, continuez. Je ne fais qu’observer. Un bonbon Anke ? Celui là t’irait bien au teint. » Il lui sortit une grenouille à la menthe pour la jeter dans la direction de la Sternberg.

- ♦ -

Il y a des gens sans orgueil qui se résignent à végéter sous notre domination. Ils préfèrent vivre avilis sous notre botte que mourir glorieusement pour la Liberté...
Revelio

MessageSujet: Re: les pots cassés (ankonus)   Dim 4 Mar - 12:08

1897 - les pots cassés

(ambiance)

Elle aurait dû s’en douter. Allez savoir pourquoi, elle avait peut-être oublié un instant l’orgueil démesuré du fils Röhr -aussi énorme que celui de la fille Sternberg, certes- et s’était dit qu’il accepterait de reconnaître sa responsabilité et sa très grande faute. Lorsqu’il s’avère malheureusement que Magnus n’est toujours qu’un pauvre connard attaché à sa petite fierté et à sa petite image de chef, les pièces volent déjà vers Anke qui profite d’avoir déjà sa baguette sortie pour créer avec un bouclier avec un « Protego ! » sèchement invoqué. Les pièces d’échec se fracassent dessus en geignant qu’on les maltraite et tombent au sol, réduites en bouillie. Autour d’Anke, les personnes se sont écartées -sage décision- et la future Landgräfin toise Magnus avec tout le mépris qu’elle peut. « C’est tout ? », l’interroge-t-elle en prenant définitivement une position de duelliste, en scrutant le moindre geste de son adversaire. L’atmosphère, désormais électrique dans cette partie des gradins, en encourage certains à se diriger plus vite que prévu vers les escaliers, et tant pis pour le match. Un coup d’œil sur le côté lui indique que Konrad n’est pas impressionné par la scène -après tout, à force, il y est habitué, le petit Burggraf- et s’est installé comme pour assister confortablement au spectacle, en se gavant de friandises. Et tant qu’il y est, vu qu’il profite d’être en dehors de cette guéguerre constante entre héritiers de Lander, il se met à imiter leur bien-aimé (non) Lagransky, de son petit nom Ustin Rostislavovich Lagransky, professeur de Duel à Durmstrang et responsable des cours de Duel de toutes les classes Étoile, parce qu’il est dit-il le seul à être assez performant pour leur enseigner le combat convenablement. Autant dire que Lagransky est à peu près aussi apprécié de ses collègues que Silverstein l’est de ses souffre-douleurs. Un rictus étire le coin des lèvres d’Anke, qui ricane tandis qu’il se moque de Magnus. Elle a toujours les yeux plantés sur son rival éternel pour autant, manquerait plus qu’il en profite pour lui renvoyer une saloperie.

La grenouille à la menthe suit le même chemin que les pièces d’échec au sol, puisqu’Anke n’esquisse aucun geste pour la rattraper au vol. Elle a peut-être perdu l’appétit, depuis que Gellert a été expulsé de Durmstrang. Ça, ou bien elle n’en avait déjà pas beaucoup cette année ? On ne l’appelle plus « Brindille » dans son dos depuis qu’elle a flanqué une dérouillée à 10 ans à un impudent, mais elle reste encore cette silhouette longiligne, sans vraiment beaucoup de formes. Qu’importe, ses muscles sont toutefois souples et réactifs, et sa taille lui donne une bonne allonge lorsqu’il s’agit de lancer des sorts ou d’en éviter. Magnus dans le champ de vision, elle raille le troisième : « Allons, Konrad : t’as peur que l’argent de Papa ne te suffise pas pour échapper à une punition ? Pauvre chaton. » Il faut qu’elle trouve quoi envoyer à ce bâtard d’Hambourg, elle n’avait pas vraiment prévu de se battre, mais le simple fait qu’il l’ait attaquée lui donne toute latitude pour répliquer. Et bien qu’elle ait très envie de lui envoyer un maléfice cuisant à la face, pour lui faire passer l’envie de jouer au plus con, elle hésite encore.
D’aucuns pourraient prendre cet immobilisme pour du pacifisme. Ou de la couardise. Pourtant la baguette levée n’indique bien qu’une chose : qu’elle attend le bon moment. « Mais très bien, très bien… On évitera l’incendie. Furunculus ! » lance-t-elle soudainement vers son adversaire. Il ne sera pas dit qu’Anke Sternberg a laissé Magnus Röhr s’en tirer aussi facilement.

Oui, vraiment, si Gellert avait été là, tout aurait probablement été différent, plus paisible et beaucoup moins agité dans le haut de ces gradins, où il n’y avait désormais plus aucun attrait pour le match qui continuait de se disputer, à la suite de l’échec de l’attrapeur maladroit pour attraper le Vif d’Or, qui s’était éclipsé au loin. Et tant que le match durerait, peut-être que leur duel passerait inaperçu, quoiqu’elle ne s’en souciait pas vraiment.

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