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REINRÖHR | Clockwork


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Konrad Reinhardt
Gouvernement | Autres

Revelio

MessageSujet: REINRÖHR | Clockwork   Dim 18 Fév - 18:49

Reinröhr | Clockwork
"À l’attention de la Présidente de l’Assemblée, Frau Madleen von Weber,
Madame la Présidente,
Je me permets de vous écrire afin de vous assurer que nous avons bien reçu les convocations exceptionnelles pour les réunions de la Chambre Haute ainsi que de la Basse Chambre.
Je ne pourrais toutefois répondre présent à ces convocations. Si la capture de Gellert Grindelwald est une source de soulagement depuis longtemps attendue, elle plonge toutefois les habitants sous ma responsabilité dans une situation trouble.
Au vue des effectifs, bien qu’impossible à estimer réellement, des partisans du mage noir à Nuremberg, il est inenvisageable que je quitte ma ville pour rejoindre Berlin. Nous désirons tous éviter une seconde Nuit Blanche qui viendrait ternir ce coup d’éclat qui nous libère de la menace du mage noir. Je me trouverais donc à Nuremberg durant ces prochains jours, évidemment joignable par hibou ou par poudre de cheminette en cas d’urgence.
Bien entendu dès que la situation se sera apaisée je me rendrai à l’Assemblée afin de perpétuer mon devoir. Jusqu’à ce jour, je renonce au salaire qui aurait pu m’être versé en rétribution de mon absence.
Je vous prie d’accepter, Madame la Présidente, l’expression de mon respect le plus sincère et mes excuses les plus plates pour mon absence,
Burggraf K. Reinhardt.

PS : vous pouvez rendre cette lettre publique."

C’était la lettre que Madleen avait reçu, après les demandes de réunions exceptionnelles de l’Assemblée. Pendant quatre jours Konrad avait ignoré les rassemblements des Parlementaires et était resté à Nuremberg, d’où il avait pu surveiller les différents mouvements de foule et calmer la population inquiète d’un éventuel retour de bâton de la part des fidèles de Gellert. Il avait pu également profiter de ce répit que la condition de Nuremberg lui offrait aux yeux du gouvernement pour relativiser la capture du mage noir. Comme il avait pu le dire à Hilda, Gellert n’était qu’un homme. La bataille qui avait entraîné la capture n’avait, semblait-il, pas creusé d’immense perte au sein de l’armée de Gellert. L’Einsicht finirait par se relever.
Ce serait juste de très bon goût qu’elle se redresse rapidement de cette foutue gueule de bois que cause la défaite – Konrad n’avait rien à gagné si l’Einsicht se délitait et venait à quitter sa ville. Il avait besoin de cette présence, il se servait de cette présence comme alibi, comme excuse, comme d’un joker qu’il pouvait facilement brandir dès qu’il en ressentait la nécessité.
La paix était loin d’être un environnement propice à une prise de pouvoir. Sauf lorsqu’on était la personne qui venait de rétablir cette paix. Ce qui n’était pas le cas de Konrad. Non, ce grand honneur revenait aux américains – toujours eux. Et aux suicidaires d’Heimdall. À leur chef, qui qu’elle soit. Ou qui qu’il soit.
Qui devait bien jubiler, à cette heure.



La première chose que remarqua Konrad, quand il débarqua dans les couloirs trop serrés de l’ancien Tribunal qui accueillait depuis six ans l’Assemblée, était que Magnus Röhr avait l’air particulièrement agacé. Ce qui était son état plus ou moins habituel, il fallait l’avouer, mais Konrad l’aurait imaginé plus enjoué. Röhr n’avait jamais été un admirateur de Gellert et tapait depuis le début du poing sur la table pour prendre des mesures radicales. Alors sa capture devait le réj-
Enfin, depuis le début…
Cette réalité le saisissait, parfois, lorsqu’il croisait son regard mi-agacé, mi-condescendant, et toujours agrémenté d’une certaine dose de froideur toute nordique. Qu’il y avait quelques dizaines d’années ils étaient tous les quatre sur un banc de l’école, à disserter, ricaner et imaginer. Et maintenant, voici où ils en étaient. L’un en prison, l’autre déchue… et Konrad n’était pas assez idiot pour prétendre savoir ce qu’il pouvait se passer dans l’esprit de Magnus en ce moment même. En bon pragmatique, il notait simplement son énervement. Et oubliait bien vite la nostalgie des années estudiantines.

« Herr Reinhardt, vous avez fini par venir ? » Konrad détourna le regard un instant, pour saluer d’un signe de tête un parlementaire qui vint presque se plaquer contre lui, avec l’intention évidente de faire le trajet avec lui jusqu’à la Chambre Basse. « Il paraîtrait que oui, » répondit-il simplement, alors que son interlocuteur bafouilla un petit rire gêné : « Vous étiez à la réunion du Conseil ? » « Je crains de l’avoir raté. » Il craignait… Il avait passé le début de l’après-midi avec sa montre entre les mains, pour prévoir l’instant exact où il pourrait se rendre à Berlin. Saskia s’était proposée pour le remplacer, mais il avait refusé. Mieux valait attendre encore un peu avant de reparaître totalement, morceau par morceau, la Chambre Basse, puis la Haute. « Oh donc vous ne savez pas si quelque ch- » « Non, je ne sais rien que plus que n’importe quel autre Parlementaire, peut-être même moins. » Ils étaient devant la porte de l’Assemblée et Konrad poussa presque son collègue à l’intérieur : « Espérons que cette session nous soit productive, » conclut-il avant de refermer la porte au nez du Parlementaire, sans être entré lui-même dans la pièce étouffante qu’il ne connaissait que trop bien.

La salle dans laquelle siègeait l’Assemblée était circulaire, et comprenait quatre porte. Il emprunta le chemin de droite, afin de se diriger vers le nord. Il n’eut pas à se presser : un peu plus devant lui se dressait une silhouette facilement reconnaissable : « Herr Röhr, » lâcha-t-il simplement, pour l’interpeller afin de le rejoindre. « J’espère que mon absence n’a pas été trop remarquée au Conseil. » Il ne souriait pas, Konrad, même si l’on pouvait imaginer une pointe d’ironie percer dans sa voix. Une absence au Conseil était toujours remarquée puisqu’elle amputait d’un quart l’effectif. « Mais je ne pouvais pas quitter mon Bourg. Je suis certain que Frau von Weber vous a prévenu. » Il feignit un soupire de soulagement : « Enfin… débarassé de Gellert. Je m’en veux d’avoir raté les réjouissances. » C’était certainement pas à Nuremberg qu’on aurait pu tirer des feux d’artifices. Un discours et un couvre-feu, hop tout le monde au lit.


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Il y a des gens sans orgueil qui se résignent à végéter sous notre domination. Ils préfèrent vivre avilis sous notre botte que mourir glorieusement pour la Liberté...

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Magnus Röhr
Gouvernement | Heimdall

Revelio

MessageSujet: Re: REINRÖHR | Clockwork   Mer 7 Mar - 22:36


Clockwork



La première fois que Magnus Röhr avait lu une missive adressée à la Chambre haute et comptenant le nom de Konrad Reinhardt, c'était peut après la tentative de coup d'État d'Anke Sternberg, en 1921; il s'était alors dit que cela ne présageait, probablement, rien de bon. À l'époque, la missive -présentée fièrement par le susdit Konrad Reinhard- annonçait que celui-ci prendrait dorénavant place au conseil en l'absence de son Landgraf, Casar Drache - que l'on n’avait effectivement pas revue depuis.

Quand, six ans plus tard, une nouvelle missive concernant le burgraf de Nuremberg faisait le tour de la table de la chambre haute. Elle annonçait cette fois, l'absence de Herr Reinhardt au conseil. Et, à nouveau, Magnus Röhr se dit que cela ne présageait rien de bon. Cependant, si en 1921, il avait été surpris par la nouvelle; ce n'était cette fois pas le cas. Quand Till Sternberg lui avait fait passer le parchemin, Magnus n'avait jeté qu'un bref coup d'oeil au contenue de la lettre. Il s'était toute fois arrêtée un instant sur l'élégante signature de Konrad.
Son ancien camarade de classe avait toujours était quelqu'un de très appliqué. Dans l'exercice de l'écriture, d'une part; mais encore davantage, en ce qui concernait l'art d'ennuyer ses pairs. Un art dans lequel -il fallait bien l'avouer- il était rapidement passé maitre; et qu'il n'avait -semblait-il, au vu de ce courrier- jamais cessé d'exercer. Ce constat, bien que peu surprenant, eut le don de l'irriter. Puis, quand la même missive (à quelques mots près) arriva pour la troisième fois consécutive en trois jours, l'agacement -qui s'était transformé la veille en contrariété avait laissé place à un profond agacement.

Ce jour-là, quand Konrad Reinhard fait son apparition dans le hall d'entrée du Parlement, la réunion de la Chambre Haute est terminée depuis moins d'une demi-heure. Magnus est en pleine conversation avec des représentants américains quand il croise le regard du Burgraf de Nuremberg. Déjà de très mauvaise humeur, de par la présence de ses interlocuteurs d'outre-Atlantique, il ne cache absolument pas l'agacement que lui inspire l'arrivée de Reinhardt. A priori, celui-ci avait cru bon de ne répondre qu'à la moitié de ses obligations; et la moitié ou l'on avait le moins besoin de lui, qui plus est. Fantastique.

Mais Magnus s'efforce tout de même de reconnaitre que c'est un progrès. Mieux que rien, comme on dit. Il était temps. Et pourtant, il ne cache pas non plus le très léger sourire qui étire le coin de ses lèvres quand il aperçoit Tanner, qui vient s'emparer du bras de Reihnard. Cela va l'emmerder un peu, tien.  Et en cet instant, tout ce qui peut emmerder ce cher Konrad, est une source de satisfaction pour Magnus. Il aura l'occasion de lui communiquer son propre mécontentement bien assez tôt.

Rehnardt et Tanner disparèssent vers la porte Est. Magnus jette un oeil à sa montre. « Excusez-moi, messieurs, le devoir m'appelle », lance-t-il platement, mais sans sourire, en se retirant à sont tour; profitant de l'imminence de la séance parlementaire, pour échapper à la corvée que représente l'obligation de tenir une conversation polie avec les délégations américaines. En marchant jusqu'à la porte nord, il réajuste cravate et boutons de manchette d'un geste automatique. Il sent la dernière potion qu'il a prise la veille cesser lentement de faire effet, au très léger bourdonnement qui commence a encombrer ses pensées. Le manque de sommeil accumulé au cours des trois derniers jours commence à se faire sentir. Il entend vaguement des pas dans le couloir d'en face et prêsse les siens pour atteindre sa destination. Il n'a pas franchement envie de devoir faire preuve d'une quelconque courtoisie enver qui que ce soit. Il a été assez poli pour le reste de la journée. Il pose la main sur la poignée.
« Her Röhr. »
Trop tard.

Reinhardt. Evidement. Qui d'autre ?

« Her Reinhardt », dit il en se tournant ver le nouveau venu. « J’espère que mon absence n’a pas été trop remarquée au Conseil. Mais je ne pouvais pas quitter mon Bourg. Je suis certain que Frau von Weber vous a prévenu. » « Bien entendu » répond Magnus en observant son ancien camarade. « Ne vous inquiétez pas, Freu Von Webber nous a effectivement informés. J'ai bien des désaccords avec elle, mais je dois reconnaitre qu'elle sait faire correctement son travail. » Elle. Il ajouterait bien que quoi qu'il en soit, on pouvait bien se passer de sa présence, mais, bien malheureusement, ce serait faux; puisque le système de régence de l'Allemagne était fait pour reposer sur quatre dirigent et non trois. Un autre fait bien malheureux, d'ailleurs. Et au vu des circonstances, et malgré le préjudice porté par l'absence de Konrad, Magnus doit se montrer pragmatique: ce n'est pas le moment de se mettre le quatrième membre du conseil à dos.

Il se contente donc d'afficher un visage poli. La suite va venir. Konrad ne serait pas venue aussi loins juste pour s'assurer que son absence avait bien étée justifiée. Magnus ne sait pas encore ce qu'il a derrière la tête, mais il sait qu'il y a quelque chose. Parce qu'en règle général, Konrad à toujours quelque chose derrière la tête. « Enfin… débarassé de Gellert. Je m’en veux d’avoir raté les réjouissances. » Ha, Gellert. Voilà qui résonne comme un vieux souvenir. Ils sont bien peu à l'appeler encore par son prénom, Gellert Grindelwald. « Ah oui ? » dit, il presque innocemment tandis que le souvenir d'un Grindelwald ligote et bâillonné s'impose dans son esprit. « Quand les Américains et Heimdall auront capturé Anke, ce sera peut-être le moment de fêter des retrouvailles ? » Lance-t-il avec un brin de sarcasme. « Comment vont les choses à Nuremberg ? » enchaine-t-il sur le ton de la conversation, comme s'il n'avait pas évoqué leurs vieux amis communs avec tant de trivialité. La vérité c'est que le général d'Heimdall est bien plus avide de connaitre la réponse à cette question, que de se remémorer des souvenirs d'adolescents.

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Cold
Little
Heart.
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