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(Leopold) Try to forgive, teach me to live

Revelio

MessageSujet: (Leopold) Try to forgive, teach me to live   (Leopold) Try to forgive, teach me to live EmptyJeu 22 Fév - 17:15


LEOPOLD APPLEWHITE
Étrangers & Autres



« Those who don't try never look foolish »

INFORMATIONS
Nom ◆ APPLEWHITE. Un faux nom, sans passé, sans histoire, sans ascendant. Un nom qu'il a inventé dès qu'il a commencé à se faire connaitre, pour se débarrasser de l'héritage Goldwin et Deauclerc. Pour ne dépendre que de lui seul.
Prénom ◆ LEOPOLD. Ne demandez pas d'où vient cette assonance germanique, le premier concerné n'en a pas la moindre idée. Un prénom pompeux que l'on doit à ses grands-parents.
Surnom ◆ DR LOVE pour ceux qui l'ont connu au début de son succès. Mais c'est sous son seul prénom qu'on le connait principalement. LEOPOLD, et seulement Leopold. Quel autre Leopold saurait lui voler la vedette ?
Lieu & date de naissance ◆ 8 DÉCEMBRE 1982 À BOSTON, dans la demeure familiale. Les nouveaux riches ont tendance à imiter les rituels des plus hautes classes.
Nationalité ◆ AMÉRICAIN. C'est la seule bonne chose que lui a laissé son lâche de père. Leopold est fier de ses racines, fier de son pays et de ce qu'il a apporté à la famille. Pourtant, ce patriotisme excessif est là aussi une histoire de faux semblant, car un sang français, celui des Deauclerc, coule également dans ses veines. Mais qui ferait confiance à un satané Français de ce côté de l'Atlantique ?
Métier ◆ JOURNALISTE. Bon nombre d'Américains ont d'abord connu Leopold sous le pseudonyme de Dr Love, quand il animait les courriers du coeur sur les ondes et qu'il se targuait d'être le seul homme des Etats-Unis capable d'apporter autant de bonheur. Il s'est rapidement construit un empire basé sur les affiches publicitaires, les coeurs en chocolat et les cartes de voeux. Cinq cents émissions ont été enregistrées, jusqu'à ce que Dr Love échange son costume pour celui de journaliste d'investigation, ce qui lui a valu de nombreuses éloges et au moins tout autant de critiques. Et comme personne n'ignore qu'il est le fils Deauclerc, il lui arrive encore de mettre les pieds dans le milieu de la mode.
Lieu d’habitation ◆ LEIPZIG, BERLIN. Quel autre endroit pour un fils de bonne famille incapable de supporter la moindre trace de pauvreté ? Pour son long séjour en Allemagne, Leopold a loué une demeure légèrement isolée des riches familles, où il compte bien faire venir tout le gratin.
Statut de sang ◆ MÊLÉ. Car les lois sont ainsi faites aux États-Unis, le père Goldwin n'a jamais rien su des pouvoirs de sa femme. Cette dernière a d'ailleurs fait une croix sur sa véritable nature, car telle était la volonté de ses parents pour préserver ce mariage ô combien avantageux pour ces Français proches de la ruine.
Classe sociale ◆ ÉTRANGER. Et personne ne peut l'ignorer. D'abord, parce que Leopold a un terrible accent. Ensuite, parce qu'il se conduit en parfait Américain, tel que tout sorcier allemand peut se l'imaginer : il s'est fait une mission de montrer à quel point les Américains sont essentiels au développement allemand et combien le modèle outre-Atlantique devrait s'exporter en Europe.
État civil ◆ CÉLIBATAIRE. Libertin serait un terme plus exacte. Car en plus d'être un reporter à la mauvaise réputation, Leopold est aussi un fêtard inépuisable, connu sur la côte Est pour ses réceptions extravagantes quatre soirs par semaine, où s'y mêlent pyrotechnie, alcool, drogues et sexe.

Éducation ◆ DÉLAISSÉE. Il sait coudre, créer ses propres vêtements et dessiner quelques croquis. C’est en tout cas ce que sa mère et ses grands-parents lui ont appris. Pour ce qui est du reste, ils ont préféré lui mettre un précepteur dans les pattes plutôt que de lui accorder une petite heure. Leopold a ainsi fait la découverte du milieu scolaire à Ilvermorny, dans la maison du Serpent cornu, sans trop savoir pourquoi on l’y envoyait – après tout, la magie n’a jamais été prioritaire dans sa famille. Il n’en gardera pas un souvenir impérissable : élève moyen, il a surtout passé son temps à martyriser les élèves de première année, suivi de tout un tas de courtisans à sa botte. 

Opinion politique ◆ SANS INTÉRÊT. Ne lui parlez jamais de politique, Leopold se détournera immédiatement. Convaincu que les lois de séparation entre les non-maj's et les sorciers sont les meilleures qui soient, il n'a jamais eu à s'en soucier. Patriote, il voue un profond respect aux institutions, au Macusa principalement. Et soyons honnêtes : un gouvernement qui ne mettra pas le nez dans ses affaires et qui le laissera vivre sa vie marginale comme il l'entend sera à ses yeux un gouvernement tout à fait respectable.

Réputation ◆ SCANDALEUSE. Le reporter a la fâcheuse tendance à mettre son nez partout où on ne le désire pas, à dénoncer ce qui ne doit pas l'être et à manquer totalement de déontologie. Il s'est fait interdire d'accès dans plusieurs sphères politiques aux Etats-Unis mais peut compter sur l'appui de son journal. Quant à sa vie de débauche, elle lui vaut les pires critiques des puritains - qui le qualifient de pédéraste, proxénète, trafiquant, alcoolique - et l'admiration de leurs adolescents.

Particularités ◆ TOXICOMANE. Débauche et addiction. L'un entraîne l'autre, le deuxième se complaît dans le premier. Petite, insignifiante, bienfaitrice. La drogue est un passe-temps auquel il succombe régulièrement.
C'est son petit plaisir, son remontant, ce qui lui permet de garder la tête haute.
Ajoutez à cela quelques verres d'alcool, pour un cocktail délicieux. Dégustez le tout pendant une nuit entière et réveillez-vous en état de parfaite léthargie. Reste à savoir si son état de santé suivra...




THÈMES

Liens familiaux : C’est un appartement modeste à Paris. Ils auraient pu vivre dans une petite maison en banlieue mais non. Gaspard Deaulerc refuserait toute forme de déchéance sociale. Mieux vaut vivre chichement dans la plus belle ville du monde que jouer aux noblions chez les manants. Il travaille dans un cabaret mais est interdit d’accès aux coulisses où poussent de grandes plumes bleues et où il neige des paillettes ; son rôle consiste à s’asseoir derrière une vitre minuscule, à dire « bonjour », « cinquante francs », « bonne soirée ». Il vend des centaines de tickets d’entrée chaque jour. Avec tous ces tickets, il pourrait se créer un sacré lot d’écharpes. Une seule idée s’immisce dans son esprit : changer de vie, rapidement, et atteindre les étoiles.  
Violette, chevelure flamboyante et collier de perles, est vendeuse, elle aussi. Mais elle travaille au Tapis rouge. Elle a moins d’ambition mais le suivra Gaspard quoiqu’il arrive. Elle l’a rencontré en achetant sa place au cabaret. Il n’y est pas allé par quatre chemins : il lui offrait une balade nocturne le soir même. Ils se mariaient quatre mois plus tard. C’est en tout cas ainsi qu’ils l’ont toujours raconté, faisant l’admiration de leur fille Miranda.
Plus tard, l’appartement a laissé place à un petit hôtel particulier délabré qu’il a fallu remettre au goût du jour mais qui présentait l’avantage de ne presque rien coûter. C’est le début de la grande vie. La Mode illustrée met la Maison Deauclerc à l’honneur. C’est le temps des grandes réceptions, des honneurs, des chapeaux démesurés et des grandes robes à crinoline. Le « trio », car c’est ainsi que les ouvrières surnomment la famille Deauclerc, fonctionne à merveille. Gaspard s’occupe des affaires, Violette dessine, Miranda porte. Entre eux, une complicité étrange, entre affection et profit. Ils sont père, mère, enfant, mari, épouse. Ils sont associés, collègues, supérieurs, sous-fifres.
Leopold ne les comprendra jamais complètement. Il n’a pas connu le faste de Paris. Il n’a pas connu la déchéance qui a suivi l’âge d’or. Il n’était pas encore né lorsqu’ils ont embarqué pour les États-Unis. Et il n’a aucune idée de ce qu’a été le retour de la gloire. Il y est né directement. Sa mère est pour lui un paradoxe d’admiration et de rancœur, ses grands-parents sont ses patrons puis de simples associés. Ce sont des nouveaux riches qui vivent comme tels : ils reçoivent, déménagent régulièrement dans des maisons toujours plus grandes, achètent un chien, invitent des cantatrices.

Vie amoureuse et sexualité : L’adrénaline. Des feux d’artifices improvisés. Dr Love n’a jamais connu l’amour, le vrai, tel qu’on l’imagine. Pourtant, posez-lui la question et il vous répondra qu’il a aimé cent fois. Des corps, des visages, des personnalités. Il les aime sans en être amoureux. Femmes, hommes, nombreux sont celles et ceux qui ont fréquenté son lit ou quelque endroit insolite. Certains ont essayé de lui remettre les pieds sur terre, avant d’abandonner face à cet éternel consommateur gagné par l’excès et la lassitude. Ceux qui ne savent rien de sa vie de débauche le voient comme un gendre idéal, avec son sourire éternel et ses cheveux qui ne bougent pas. Mais il ne pliera pas. Il voue d’ailleurs un certain mépris pour ces familles qui l’entourent à Leipzig, conditionnées dans un rôle prédestiné.

Compétences magiques et baguette : Leopold n’a jamais été réellement impliqué dans la magie. Disons qu’il en a suivi les enseignements car c’est ainsi que les choses se font. Paradoxalement, il vit presque comme un non-magique mais est un fervent défenseur du Secret. Il est malgré tout très attaché à la baguette qui lui a été remise à Ilvermorny. Cheveux de Vélane et bois de rose. Une baguette délicate, témoin de sa sensibilité enfouie… mais également d’un penchant assez prononcé pour les sorts offensifs. Peu éduqué aux questions de moeurs et d'interdits dans le milieu magique, il lui arrive de n'avoir aucune conscience de la portée des sorts. Coutumier du chantage et de l’humiliation lors de son passage à l’école, en parfait leader d’un groupe de jeunes gens riches et sans vergogne, il lui est déjà arrivé de pratiquer quelques sorts peu recommandables. Si jusqu’à présent les obstacles ont été peu nombreux sur le chemin de ce privilégié, il s’est longuement renseigné sur les sortilèges impardonnables et voue désormais une obsession pour l’Imperium, qu’il pourrait bien mettre à profit pour parvenir à ses fins.

Les Moldus et le Secret Magique : Deux mondes inconciliables. Il en a fait les frais. Le seul non-maj' qu'il aurait pu connaître s'est fait la malle. L'homme est un loup pour l'homme, Leopold le sait. Donnez-lui un pouvoir qui lui est inconnu et assistez à la fin de tout. Le Secret magique, le reporter y croit dur comme fer. Il a publié un certain nombre d'articles à ce sujet, prônant le modèle américain comme étant le seul qui soit valable.

La Grande Guerre : Excusez-le, mais entre ses soirées mondaines, la Maison Deauclerc et Dr Love, Leopold n'a pas eu beaucoup l'occasion de s'y intéresser. Pour être plus exact, de l'autre côté de l'océan, il était surtout relativement ignorant de la réalité de la guerre. Ce n'est que plus tard qu'il a pris conscience de ce que plus personne ne pouvait taire.

Sport et Arts : Comme dans toutes les familles de nouveaux riches, l'art occupe une place importante. Et encore plus s'il s'agit d'une maison de haute couture. Leopold a baigné toute sa vie dans les spectacles, les théâtres, les cabarets et les récitals à domicile. Non pas que ses grands-parents soient de parfaits artistes, disons qu'il s'agit plutôt de convenances, de mondanités. Néanmoins, le jeune homme y a pris goût et a une réelle sensibilité pour la danse et la musique. Il n'est pas rare de croiser danseurs et musiciens lors de ses incroyables fêtes, mais aussi cracheurs de feu, pyrotechnie et monstruosités de la nature.
Mannequin à ses heures perdues, Leopold connait la valeur de la beauté. Il n'est pas sportif dans l'âme mais s'est toujours forcé à s'y intéresser de près. Il a de bonnes facultés en tant que poursuiveur au Quidditch, mais sa fâcheuse tendance à bousculer ses camarades et à les envoyer dans les gradins lui ont valu plusieurs heures de retenue à Ilvermorny.

Casier judiciaire : Quelques cas de trafics de drogues, quatre ou cinq états d'ivresse sur la voie publique et un certain nombre de tapages nocturnes. Rien de dramatique, en somme.


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MessageSujet: Re: (Leopold) Try to forgive, teach me to live   (Leopold) Try to forgive, teach me to live EmptyJeu 22 Fév - 17:16

Histoire

Date & lieu
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« Stop studying strife and learn to live the unexamined life »

Fitz Goldwin a tout pour plaire. Il est banquier, vit à New York et possède une résidence secondaire dans le Maine. Il n’a rien à voir avec tous les jeunes gens qu’elle a rencontrés auparavant ; ce sont peut-être ses racines américaines qui le rendent incomparable. Elle était habituée aux étudiants prodiges, aux garçons fortunés et aux officiers. Et la voilà avec une bague sertie de diamants entre les mains, envoyée par un Américain qu’elle n’a rencontré qu’à deux reprises lors de son passage à Paris. Ses parents préparent déjà la noce, avant même qu’elle ait accepté. Ils sont prêts à partir, eux aussi, à prendre la mer comme tous ces migrants, conscients qu’ils ont laissé passer le train du progrès en France, avec aucune chance de le rattraper. Cantonnés dans la crinoline et les immenses chapeaux garnis du début des années 1800, Gaspard et Violette Deauclerc ne sont pas loin de la faillite. Miranda le sait, ils lui répètent inlassablement. Elle sait aussi que les Américains comptent trop sur les Français pour savoir comment s’habiller ; c’est la fortune assurée. Et la magie dans tout ça ? Les lois américaines sont tellement strictes sur la relation entre une sorcière et un non-maj. Là encore, ses parents ne l’écoutent pas. Fitz ne se rendra compte de rien, personne ne le saura. Elle n’aura qu’à oublier sa magie, point. Elle n’a aucun avis à donner.  



Elle ne l’aime pas. Pire, elle le déteste. Tout chez lui la révulse. Ses sourcils ébouriffés, la mèche qui tombe entre ses yeux, le queue-de-pie qu’il persiste à porter alors que la mode est au smoking, le whisky qu’il boit après sa journée de travail, l’odeur des secrétaires qu’il chevauche avant de rentrer. Elle exècre la maison du Maine, elle exècre leurs relations new-yorkaises. Elle voudrait pourtant se convaincre – elle ignore peut-être qu’elle est heureuse ? Mais la simple idée de boire un philtre d’amour pour s’en persuader lui donne la nausée. Le résultat conviendrait néanmoins à l’époux Goldwin ; les non-maj se font facilement berner par ce genre de pratique.
Le couple, ou la paire – comment appelle-t-on un homme et une femme mariés qui cohabitent en se vouant une haine mutuelle ? – ne se voit presque plus, Miranda passe son temps chez ses parents à confectionner de nouvelles tenues qui se vendent comme des petits pains. Les Américains sont naïfs : ils vomissent les Français mais s’habillent comme eux, en croyant pourtant les influencer.
Fitz est violent. Il l’a frappée à plusieurs reprises et elle n’a pas rétorqué. Son père ne la croirait pas, sa mère lui conseillerait de fermer les yeux. L’admiration qu’elle lui portait s’est évaporée, il ne la lit plus dans ses yeux et cet échec lui est insupportable. Il lui a pourtant offert la Lune, comme il le répète sans arrêt.
Le devoir conjugal est la pire des épreuves. Il n’a alors plus rien du banquier respectable, du jeune homme agenouillé qu’elle a connu à Paris. Il la prend sans ménagement, s’empare d’elle, lui fait mal, terriblement mal, jusqu’à exploser dans un râle monstrueux. Il attend plusieurs minutes avant de se retirer et elle voit rouler les gouttes de sueur de son dos massif jusqu’à ses seins. C’est le seul moment qu’elle qualifie de supportable ; il ne parle pas, s’éteint doucement, la touche sans le vouloir. Il n’est qu’une masse épuisée écrasée sur sa poitrine. Elle ignore encore qu’elle portera son enfant dans quelques semaines. Elle ignore encore qu’il la quittera le lendemain de l’annonce. Elle est tout aussi inconsciente que la prochaine fois qu’elle lira son nom, ce sera vingt ans plus tard, dans les avis de décès à la suite de l’attentat de Wall Street. Elle ne versera pas une larme. Mais ça non plus, elle ne le sait pas encore.



« Tu seras prodigieux. Comme toujours. Regarde-toi, tu es superbe. Lève la tête, Leopold. C’est à toi. » Il avance au milieu de la salle, suivi par un troupeau de figures longilignes, vêtues d’une veste en soie bleue, comme lui. Des photographes, des journalistes, des amateurs, tous sont venus voir la nouvelle collection Deauclerc. Il n’a que 16 ans et on le regarde comme un adulte. Il faut dire qu’il exécute parfaitement les mouvements de ses semblables ; on lui a appris comment marcher droit, comment se tenir, comment sublimer ce qu’on lui a imposé. Une fois son tour passé, vient celui des dames, avec leurs capelines épurées. Une imitation de la mode Chanel à Paris pour les plus informés ; une création incroyable de la famille Deauclerc pour les novices.
Il les regarde. Il a l’impression d’être au sommet et de plisser les yeux pour les apercevoir. Ils sont à ses pieds, suspendus à ces mouvements. Certains hommes en redingote et haut de forme le toisent ; il affronte leur regard jusqu’à ce qu’ils le détournent. Il a l’impression de voir son père – car c’est ainsi que Miranda l’a toujours décrit, écrasé par un haut de forme noir comme ses sourcils – et l’envie de leur cracher à la figure est tentante.



Tous sont réunis dans la cour intérieure. Ils ont laissé derrière eux un hall d’entrée dévasté, où se sont amoncelés nœuds papillon abandonnés, coupes de champagne, boucles d’oreilles égarées et serviettes en soie. Quand le feu d’artifice aura été lancé, ils iront autour de la piscine. Les plus saouls éviteront de trop s’en approcher ; d’autres sauteront habillés, tandis que d’autres encore s’isoleront dans les jardins. C’est toujours ainsi que les choses se passent.
À midi le lendemain, le troupeau aura repris le chemin de la maison, du travail pour certains, et les domestiques s’occuperont de redonner une allure humaine à la maison familiale, avant le retour de Miranda. De son côté, Leopold se lèvera cinq minutes avant que sa mère ne rentre, mettra dehors les zombies retardataires, fera le tour des chambres par précaution, et affichera son plus beau sourire, conscient malgré tout que Miranda ne peut pas ignorer ce qui se trame chez elle en son absence. Les voisins se sont suffisamment plaints et les policiers sont intervenus à plusieurs reprises.
Pour une fois, Leopold est parvenu à ne pas trop fumer et à ne pas ingurgiter trop de cachets colorés. Alors qu’il attend le feu d’artifice, entouré d’une sublime créature et d’un danseur délicieux, il savoure son succès. Ils doivent être deux cents. Trois cents, peut-être. Il n’a pas la moindre idée de l’identité de plus de la moitié des convives. Il n’en a que faire, ils sont nombreux à savoir qui il est et c’est l’essentiel.



Des murs blancs. Une table. Une chaise. Une lampe de chevet. Autour du lit, personne. Un mal de tête terrible. La fenêtre est légèrement entrouverte, mais pas suffisamment au cas où un déséquilibré aurait l’envie de tenter un vol plané.
Leopold ne se souvient pas. Quelques bribes, tout au plus. C’était à la maison, il en est certain. Il y avait du monde, comme toujours. Il se souvient avoir bu deux coupes. Puis, plus rien. Le cachet de trop, sans doute. Il n’y a plus qu’à prier pour que le Macusa ne s’en mêle pas ; deux cents jeunes adultes de bonne famille rassemblés dans une seule et même maison avec une quantité plutôt généreuse de drogues en tout genre, il y aurait de quoi faire un scandale et déchainer la presse. Et c’est un journaliste qui le pense.
Il sort deux jours après. Miranda n’en saura jamais rien : il est adulte, elle est en déplacement pour la semaine. En rentrant, il enverra des invitations pour une prochaine fête avant son retour. Mais pour l’heure, ses auditeurs l’attendent. Le Cupidon de la côte Est a triste mine. Suspendus derrière leur poste, ont-ils la moindre idée que Dr Love titube, le nœud de cravate défait et la voix légèrement enrouée, avant de venir leur diffuser la bonne parole, pleine d’amour et d’espoir ? Imaginent-ils que le Leopold des publicités, souriant, gendre idéal, a perdu connaissance trois jours plus tôt, juste avant ce qui s’annonçait être une partie de jambes en l’air improvisée ?
« Bonjour, bonjour à toutes et à tous, ici votre ami Dr Love à votre écoute. Je viens de découvrir la lettre d’une certaine Emily, qui ne sait pas comment parler à son nouvel amant, ancien soldat, revenu traumatisé de la Grande Guerre… »



Il aura fallu un an pour préparer ce voyage. Un an de cours d’allemand, de paperasses, de laissez-passer, de permissions en tous genres. Il est parti en pensant se faire rejeter à la frontière. Pourtant, les perdants ont accueilli l’un de leurs héros avec tous les honneurs. Il y a de quoi, après tout. Voilà presque dix ans, les Américains les ont sauvés d’une guerre terrible. Et voilà qu’à présent, ils mettent la main avant eux sur Grindelwald. Ces boches ont tout à apprendre.
Mais Leopold n’est pas dupe. Il sait qu’on le déteste. Ses articles satiriques sur l’incapacité des Allemands à gérer eux-mêmes leurs problèmes lui ont valu un certain nombre de lettres insultantes. Et elles n’étaient pas écrites en anglais. Il en est coutumier. Il en a reçu plusieurs après s’être immiscé dans la soirée privée d’une star de cinéma dépravée. Il en a reçu d’autres en révélant publiquement les magouilles financières d’un politicien du Macusa. Cela fait bien longtemps qu’il a oublié de préserver sa réputation. Le rédacteur en chef du New York Ghost ne lui aurait pas proposé de s’installer plusieurs mois en Allemagne s’il l’avait ignoré. « La durée de votre mission est pour l’heure indéfinie. Il est clair que nos amis boches sont en totale perdition. Il vous faudra rédiger une chronique hebdomadaire sur l’évolution de la situation, sur les éventuels phénomènes liés à la disparition de Grindlewald. Il nous faut des informations sur l’Einsicht, sur toutes ces choses dont on parle sans pouvoir les identifier. Oh, il va de soi que le Macusa lira avec attention chacune de votre chronique. Alors placez-y quelques références à l’efficacité du Secret magique aux États-Unis, à la Loi Rappaport… Ça leur fera plaisir. Et Leopold, je sais que vous avez loué une villa largement plus grande que notre rédaction ; ne faites pas trop parler de vous, pour changer. »


HRP
Pseudo : Applewhite. Âge : 25. Personnage : Inventé Face claim : Matt Bomer. Credits : Bazzart. Où avez-vous connu le forum : PRD. Avez-vous des multicomptes : Nope ! Comment décririez-vous votre rythme RP : Il peut aller de quelques heures à deux semaines, tout dépend. Commentaire : Coucou vous, je reprends le RP après une petite pause. Je vous félicite pour le design by the way, il y a un côté "Les Animaux fantastiques" que j'adore (et je ne m'inscris jamais si le design ne me plait pas héhé).

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MessageSujet: Re: (Leopold) Try to forgive, teach me to live   (Leopold) Try to forgive, teach me to live EmptyJeu 22 Fév - 18:15

Leipzig ! Chouette choix de ville ! Je ne peux qu'approuver ce bon gout ! hoho

Bienvenue par ici et bon courage pour finir la fiche ! yipi

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kyah
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MessageSujet: Re: (Leopold) Try to forgive, teach me to live   (Leopold) Try to forgive, teach me to live EmptyJeu 22 Fév - 22:18

Toi, je t'aime bien. Ancien journaliste du courrier du coeur jpp j'ai trop ri ! Hâte de voir le reste de ce que tu nous prépares slurp1

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(Leopold) Try to forgive, teach me to live 180219074413640549
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MessageSujet: Re: (Leopold) Try to forgive, teach me to live   (Leopold) Try to forgive, teach me to live EmptyVen 23 Fév - 9:29

Naooooon un américaaaaaaaaaaaain. gah gah gah Cachez vos enfaaaaaants. gah gah gah gah

Bienvenue parmi nous, Dr. Love, c'est un immense honneur de pouvoir vous compter parmi nous. smug Tout ce que je lis m'a l'air fort intéressant, et s'inscrira à merveille dans le contexte. hehe Hâte de pouvoir lire la suite. hiii

Si tu as des questions, n'hésite pas à envoyer un MP à un membre du staff, ou à nous rejoindre sur discord. Nous sommes à ton humble disposition. stache

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Ridicule they won't allow Quench abuse and let love flower Rip the cage out of your chest Let the chaos rule the rest
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MessageSujet: Re: (Leopold) Try to forgive, teach me to live   (Leopold) Try to forgive, teach me to live EmptyVen 23 Fév - 10:46

Les Américains nous envahissent, planquez vos baguettes et vos objets de valeur gah
Bienvenue, Dr Love hehe Un spécialiste des problèmes de cœur dans une Allemagne déchirée par des questions politiques, moi j'attends de savoir comment il va s'en sortir russe (m'enfin, faut bien commencer quelque part, hey style )

Vivement que ta fiche avance, histoire qu'on en sache plus sur le bonhomme wink2

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+ i bow for nobody +

tell me everything will be alright
tell me we'll prevail

Spoiler:
 
Revelio

MessageSujet: Re: (Leopold) Try to forgive, teach me to live   (Leopold) Try to forgive, teach me to live EmptyVen 23 Fév - 18:43

:feels: :feels: Merci pour vos messages tellement adorables ! Hâte de vous retrouver en RP héhéhé, ça promet slurp1 PS : ce forum est tellement beau **

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Konrad Reinhardt

Konrad Reinhardt
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MessageSujet: Re: (Leopold) Try to forgive, teach me to live   (Leopold) Try to forgive, teach me to live EmptyVen 23 Fév - 21:11

REVE T'OUVRE SES PORTES
BIENVENUE frou frou et omg comme j'ai aimé ta fiche, tu m'as lost à Dr Love, puis au métier et les liens familiaux jpp jpp rip les nouveaux riches, i love that t'as pas idée hiii hiii fire J'ai vraiment hâte d'en lire plus sur Leopopo smug smug et dans l'histoire, la deuxième partie, la maman, mes feels, mon coeur, mon âme ?? qui t'as dit que c'était permis de me faire ça ? pleure pleure Bref bref...

Je suis pas rancunier, donc je te mets tes couleurs pour que tu fasses vibrer l'Allemagne avec tes fêtes décadentes gah



Félicitations, tu es validé(e) ! Avant de te ruer dans la zone rp cependant, une petite chose s'impose, le recensement. Merci de bien vouloir passer dans ce sujet afin que nous puissions t'ajouter à toutes les listes nécessaires. Si tu fais partie d'un ou de plusieurs Sous-Groupes va finaliser ton inscription en postant dans leur sujet, et commencer à t'intégrer auprès de tes pairs. Une fois cela fait, nous te conseillons d'ouvrir une fiche de liens afin d'augmenter ton carnet d'adresse. C'est aussi un moyen idéal de trouver des partenaires RP !
Nous te conseillons d'ailleurs, avant de commencer à rp, de bien prendre soin de vérifier la période de jeu en cours afin de bien savoir comment dater tes sujets.

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Il y a des gens sans orgueil qui se résignent à végéter sous notre domination. Ils préfèrent vivre avilis sous notre botte que mourir glorieusement pour la Liberté...



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