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häfried † a feast for crows.


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August Häring
Gouvernement | Einsicht

Revelio

MessageSujet: häfried † a feast for crows.   Lun 26 Fév - 22:17

AUGUST & ERWIN & CRESCENTIA & JOHANNES
History is a wheel, for the nature of man is fundamentally unchanging. What has happened before will perforce happen again.
Ça arrive rarement, que tous les Häring mangent ensemble, d'abord parce qu'ils ne s'apprécient pas particulièrement, ensuite parce que leurs emplois du temps ne s'y prêtent pas, ni leurs rythmes de vie, artistiquement établis pour qu'ils puissent simplement s'éviter. Ça arrive rarement, que tous les Häring mangent ensemble, et c'est encore plus rare que tout le monde soit invité: même Achim, le mari d'Helen et même...

Viktor, c'est un dîner et une fête, pas un gala, ” interpelle-t-il son frère avant de traverser la pièce pour le rejoindre et lui retirer, un peu brutalement, le noeud papillon que l'adolescent a noué autour de son cou pour faire joli. Il le réduit en flammes d'un coup de baguette magique alors que son jeune frère s'étrangle d'outrage en le voyant faire, surtout quand August pointe sa baguette magique dans sa direction. “ Laisse-moi-- Le jour où je te laisserai porter du gris — du gris! — en public n'est pas arrivé. Hildegarde elle-même a dit qu'elle voulait qu'on soit... ” Qu'a-t-elle dit déjà? Quelque chose entre front unifié et puissance magique. August ne trouve pas son mot et ne finit pas sa phrase, préférant à la place d’un sortilège substituer l’anthracite du costume de Viktor pour un rouge proche de celui du hareng rouge des Häring. Lui-même porte la même couleur, quoique plus sombre, alors que Vladek comme d’habitude se contente d’un costume blanc immaculé, Otto faisant un peu tâche avec son bleu sombre presque noir mais lui, August n’oserait jamais lui faire changer de tenue. Ils sont tous plutôt élégants, moustache taillées et cheveux discrètement gominés, attendant avec un peu d’agacement la maîtresse de maison qui se fait tarder — après leur avoir donné rendez-vous une demi-heure plus tôt, bien entendu. “ C’est stupide, on va dîner avec Erwin et Helen et Cress et Hanny et Achim et Edith, ils s’en fichent si on porte du gris, ” se plaint Viktor à mi-voix avant qu’August ne lui donne un coup de baguette sur le nez, lui envoyant quelques étincelles violettes inoffensives dans les yeux. “ On va devoir boire et manger un peu plus avec le peuple en suivant, ” fait-il, les lèvres pincées (il n’aime pas l’idée, et les conseillers financiers du Burg non plus: Hildegarde n’a rien voulu entendre, littéralement rayonnante à l’idée que l’influence de Grindewald soit enfin levée sur l’Allemagne: apparemment, le trafic international a beaucoup ralenti ces dernières années à cause de lui, et elle n’est pas mécontente de l’espoir que lui procure sa capture). “ Pourquoi Willa elle est pas invitée? Je l’aime bien. Parce que personne n’aime Willa. Elle doit être avec les Seyfriend qui ne nous appartiennent pas, ” l’interrompt August en soupirant. “ Tais-toi maintenant.

Ils attendent patiemment que la reine des abeilles arrive, August enchaînant les cigarettes et Viktor l’observant d’un air maussade faire des formes dans la fumée; quand enfin Hildegarde les rejoint, dans ses plus beaux et élégants atours, August se fait lui aussi la réflexion que c’est stupide d’ainsi se préparer pour recevoir leurs invités qui, au final, ne sont que des membres de leur famille. Après ça il faut encore attendre un peu plus, Hildegarde a l’air nerveuse et n’a de cesse de regarder par la fenêtre, surveiller l’essaim de la rue magique qui s’active sans relâche depuis l’annonce, il y a un peu plus de vingt-quatre heures, de la capture du Mage Noir — de temps un autre, un employé se faufile discrètement jusqu’à elle, lui marmonne quelque chose à l’oreille puis disparaît aussi vite qu’il est venu. Finalement, les invités arrivent — ils ont le bon goût d’arriver ensemble — et tout le monde se lève pour accueillir Erwin et Crescentia ainsi qu’Helen, Achim et Edith. Ils ont généreusement laissé l’opportunité à Johannes de manger avec eux, d’une part parce que cet incapable d’Erwin serait bien perdu sans lui pour communiquer comme un être humain normal avec le reste de sa famille sans lui, ensuite parce que sa jeune soeur est invitée elle aussi ce soir et qu’Hildegarde est quelqu’un de généreux comme ils le savent tous si bien.

Généreuse et impatiente. “ Bon, on y va, allez, nous n’avons pas toute la soirée non plus, ” grommelle-t-elle maladroitement, parce que tout le monde est très silencieux, personne ne s’aime dans cette pièce, ou en tout cas pas assez pour parler devant les autres. Ils vont dans la salle à manger où la table a été dressée. Au moins Edith et Viktor ont l’air contents de se revoir, discutent à voix basse avec entrain et trouvent tout naturellement place l’un à côté de l’autre — si en temps normal Hildegarde demanderait à Viktor de s’asseoir près d’elle, pas ce soir, elle semble occupée alors qu’un énième coursier pénètre dans la pièce en silence pour lui rapporter quelques obscures informations sur le déroulé des évènements en bas, là où se tiendra le festin ce soir, ou peut-être à propos d’autre chose. Tout le monde s’installe naturellement, Johannes à côté d’Hildegarde — celle-ci semble insister, d’un mouvement impérieur de la main — puis à côté de celui-ci Helen, puis Achim, puis Edith, puis Viktor, puis Crescentia, puis Erwin, puis August, puis Otto, puis Vladek, puis Hildegarde.

Celle-là, August ne l’avait pas vue venir. L’idéal aurait été qu’il soit entre son oncle et son père, ou alors entre un de ces deux-là et Viktor ou Achim ou Edith: mais non, il faut qu’il soit coincé à côté de cet incapable d’Erwin. Celui-ci n’a pas l’air ravi non plus, et il voit qu’Helen le remarque avec un temps de retard, fait presque un mouvement et ouvre la bouche comme pour proposer d’échanger de place mais Hildegarde, qui n’a rien remarqué, parle déjà: “ Je suis bien contente de tous vous avoir là, voilà bien longtemps que nous n’avions pas dîné en famille. Henrik ne pourra nous rejoindre que plus tard lors du festin et Mutter s’est rendue à Nuremberg pour visiter sa famille, comme il le faut en ces temps de célébrations. Grindewald a été capturé et sa menace ne pèse plus sur nos têtes, toutefois nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers ou nous laisser aller. Nous devons rester forts et liés, puissants face à l’adversité comme nous l’avons toujours été. C’est un plaisir de vous avoir tous ici. ” August trouve qu’elle exagère un peu, la dernière fois qu’ils ont tous été réunis, c’était il y a moins de dix jours pour le mariage d’Erwin et Crescentia. Ses doigts se mettent à tapoter la table avec agacement à cette pensée, son torse le gratte. “ Quelqu’un a envie de dire quelque chose? ” demande-t-elle avec un énorme sourire, mais aussi des yeux assassins menaçants à quiconque de dire le moindre mot. “ J’ai une question, ” fait August, bien entendu, sourcillant à peine quand le regard brûlant d’Hildegarde se pose sur lui. “ Est-ce que vous êtes certains qu’il a bien compris ce qu’il se passe? ” Il désigne du pouce Erwin à côté de lui. Il tourne la tête vers Hildegarde pour parler, lui fait face et ne présentant que sa joue et sa nuque à son frère, le privant complètement de ce qu’il est en train de dire. “ Parce que mon pauvre frère a l’air stupideperdu et je n’aimerais pas qu’il se sente exclu de notre félicité soudaine.August, ” soupire Vladek sans rien dire de plus, alors qu’Hildegarde le foudroie du regard. “ Quelqu’un d’autre? ” demande-t-elle entre deux rangées de dents serrées.

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VICIOUS
Something about him was decidedly wrong. He was like one of those pictures full of small errors, the kind you could only pick out by searching the image from every angle, and even then, a few always slipped by. On the surface, he seemed perfectly normal, but now and then you would catch a crack, a sideways glance, a moment when his face and his words, his look and his meaning, would not line up. It was like watching two people, one hiding in the other’s skin. And their skin was always too dry, on the verge of cracking and showing the color of the thing beneath.
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MessageSujet: Re: häfried † a feast for crows.   Dim 4 Mar - 15:27

AUGUST & ERWIN & CRESCENTIA & JOHANNES
History is a wheel, for the nature of man is fundamentally unchanging. What has happened before will perforce happen again.
Erwin n’a jamais été fan des grands repas de famille. C’est difficile de se sentir à sa place parmi tous ces gens, lorsqu’il est incapable de suivre et de participer aux conversations qui se déroulent à table comme tout le monde. Bien évidemment que la nouvelle de la capture de Grindelwald est un soulagement, mais ça ne veut pas dire qu’il a envie de s’asseoir avec le reste de sa famille pour dîner pendant des heures. Encore moins lorsque la lettre lui annonçant qu’Hildegarde organise des célébrations le soir-même provient d’August. Une part peu mature de lui a envie de jeter la lettre au feu et de prétendre qu’elle ne leur est jamais parvenue en espérant que leur mère sera furieuse après August. Hélas, Erwin sait qu’il ne peut se dérober. Avec un soupir, il se tourne vers Helma et lui résume rapidement le contenu de la lettre. Il peut la voir qui réfléchit déjà à la tenue qu’il portera pour l’occasion et son visage s’assombrit un peu plus.

Apporte la lettre à Crescentia, s’il te plaît, signe-t-il avant de lui tendre le morceau de parchemin, mais Helma se contente de pincer les lèvres. Erwin arque un sourcil.

Tu devrais lui porter la nouvelle toi-même.

L’idée lui fait froncer le nez et le remplit déjà d’embarras, mais la domestique le fixe d’un air dur, ses mains perchées sur ses hanches.

Vous êtes mariés depuis bientôt deux semaines et pourtant, vous ne faites que vous apercevoir aux repas. Tu passes tout ton temps dans ton atelier et tu n’as pas une seule fois fait l’effort d’aller vers elle. Apporte-lui la lettre. Le regard plein de reproches d’Helma l’agace, mais Erwin sent aussitôt une vague de culpabilité s’emparer de lui. Elle a raison. Ça fait deux semaines qu’il reste enfermé dans son atelier et qu’il fait tout pour éviter Crescentia. Ils ne se croisent qu’aux repas, durant lesquels tous deux mangent le plus rapidement possible pour ensuite retourner de leur côté. Il ne sait même pas ce que sa… femme fait de ses journées, il n’a pas la moindre idée de comment elle s’occupe dans cette maison trop vide et probablement trop silencieuse pour elle. Il ne sait pas non plus ce qu’elle fait quand elle sort.
Il ne s’est pas intéressé à elle une seule fois, trop concentré sur sa propre gêne à chaque fois qu’il se trouve dans la même pièce qu’elle. Erwin se répète qu’elle a probablement mieux à faire que de souffrir de sa présence, mais Helma a raison. Il l’évite comme si être marié à elle était une épreuve insurmontable et quelque part, ça l’est, mais elle n’est pas responsable de cette situation. August et Hildegarde le sont.

Alors il soupire et hoche la tête. Le sourire qu’Helma lui adresse est brillant et il se renfrogne mais il se lève enfin pour sortir de sa chambre et se rendre vers celle qui se trouve juste à côté. Erwin se fige devant la porte, hésitant. Puis il prend une grande inspiration et frappe – un peu trop fort, peut-être. Il attend, lèvre inférieure coincée entre ses dents, un tic nerveux qui lui a toujours valu des regards sombres de la part de sa mère. Pendant un instant, il se demande si Crescentia dort encore – il est affreusement tôt après tout – et il envisage de faire demi-tour, mais la porte s’ouvre presque timidement sur la jeune femme. Ses longs cheveux roux sont détachés et elle est enveloppée dans une épaisse robe de chambre, preuve qu’il l’a soit tirée du lit, soit qu’elle est réveillée depuis peu.
Déjà Erwin sent ses joues s’échauffer à l’idée de la déranger ainsi avec une nouvelle qui ne l’enchantera probablement pas – il se doute qu’elle n’a sûrement pas très envie de s’asseoir avec toute sa belle-famille, y compris August pendant toute une soirée. Il envisage d’ouvrir la bouche pour la saluer comme il faut et lui dire pourquoi il est là, mais il est tellement nerveux qu’il sait qu’il n’arrivera probablement pas à baragouiner quoi que ce soit de compréhensible. Alors il se contente d’un signe de tête en signe de bonjour et il lui tend la lettre, un peu brusquement peut-être. Il attend à peine qu’elle s’en empare avant de faire demi-tour pour retourner dans sa propre chambre.
Il continue d’éviter la jeune femme le restant de la journée. Helma le regarde sévèrement à chaque fois qu’elle entre dans l’atelier pour vérifier s’il est toujours vivant et il se sent coupable mais il ne se sent pas capable d’affronter la jeune femme aujourd’hui. Il ne peut que penser au repas de ce soir et à quel point ça va être long ainsi qu’à l’espoir mêlé d’angoisse de revoir Johannes. Lorsque l’heure de se rendre à la Ruche arrive enfin, Erwin a l’impression d’étouffer dans son costume noir – Helma a bien essayé de lui faire porter quelque chose d’un peu plus festif, mais Erwin a déjà suffisamment l’impression de faire tache avec sa grande stature, il n’a aucune envie de se faire remarquer un peu plus. Crescentia est ravissante, comme toujours, et il suppose qu’il devrait lui dire, mais il n’arrive qu’à lui adresser un sourire maladroit avant de lui tendre son bras.

La partie sorcière du Schnoor est bondée et la joie ambiante parvient même à alléger l’humeur d’Erwin qui se surprend à sourire un peu plus sincèrement. Ils ne tardent pas à retrouver Helen, Achim et Edith qui se tiennent devant l’entrée de la Ruche. Erwin presse un peu le pas et adresse un large sourire à sa sœur avant de déposer un baiser sur sa joue. Il serre la main d’Achim et laisse échapper un rire amusé lorsqu’Edith se jette contre lui et le serre dans ses bras. Il voit que Crescentia, Helen et son époux échangent déjà quelques paroles et se concentre sur sa filleule qui s’empresse de lui raconter ce qu’elle a appris à Durmstrang depuis la dernière fois qu’il l’a vue, le mois dernier.
Tous les cinq pénètrent dans la Ruche qui vibre littéralement à cause de tout le monde qui s’y active. Erwin grimace, tous ces gens rassemblés au même endroit est la garantie d’une migraine et il peut déjà sentir les runes cachées derrière ses oreilles s’échauffer. Son équilibre est un peu chamboulé par toutes ces vibrations, mais il parvient à marcher droit jusqu’au salon où se trouve déjà le reste de la famille Häring et Kasprzak et—Johannes.

Erwin se fige en le voyant, incapable de rester impassible alors que c’est la première fois qu’il le revoit en depuis le mariage. Depuis qu’il l’a embrassé. Déjà il peut sentir son visage s’échauffer et s’empresse de détourner le regard alors que tout le monde se salue et échange quelques paroles polies. Il se contente de suivre le mouvement lorsque tout le monde se rend dans la vaste salle à manger.

S’il se sentait déjà mal à l’aise, Erwin a plus que jamais envie de décamper lorsqu’il se retrouve assis à côté d’August. Johannes est en face de lui et habituellement, ce serait une source de réconfort mais pas ce soir. Ce soir, il est incapable de le regarder sans repenser au contact de ses lèvres sur les siennes et c’est insoutenable.

Heureusement, Hildegarde ouvre la bouche et Erwin doit se concentrer sur les mouvements de ses lèvres et sur les vibrations qu’il perçoit pour comprendre son petit discours. Elle ne fait pas vraiment d’effort pour lui – ça fait longtemps que sa mère n’en fait plus – mais il parvient à saisir une partie de ce qu’elle dit. Il doit se retenir d’esquisser un sourire moqueur lorsqu’il croit la voir dire que c’est un plaisir de les avoir tous ici parce que passer du temps avec sa famille est bien loin de la liste des choses qui font plaisir à Hildegarde Häring et tout le monde ici le sait. Si elle aimait tant ça, ils  n’auraient pas besoin d’occasions comme celles-ci pour passer du temps ensemble.
Il perçoit quelque chose à côté de lui et tourne la tête vers August en réalisant qu’il a pris la parole. Bien évidemment, son frère s’est positionné de manière à ce qu’Erwin soit parfaitement incapable de comprendre ce qu’il dit, mais il le voit qui le désigne du pouce et serre les dents. Il n’a aucune idée de ce qu’August dit, mais il sait que ce n’est rien d’aimable et le regard qu’Hildegarde lui lance est la seule confirmation dont Erwin avait besoin pour se crisper considérablement, ses mains allant agripper les rebords de la chaise sur laquelle il est assis si fort que c’en est douloureux.

Il a conscience de son visage qui s’empourpre et de la colère qui doit aisément s’y lire. Erwin n’a jamais su masquer ses émotions et encore une fois, August a trouvé le moyen de le ridiculiser devant tout le monde.

Il aurait dû brûler la lettre.

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hopeless wanderer
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MessageSujet: Re: häfried † a feast for crows.   Dim 4 Mar - 19:51

AUGUST & ERWIN & CRESCENTIA & JOHANNES
History is a wheel, for the nature of man is fundamentally unchanging. What has happened before will perforce happen again.
Adeline est quelqu’un de bien, Crescentia en est persuadée, l’était en tous cas quand elle la servait encore dans le manoir de Kiel, mais c’est presque difficile de se le rappeler, pas faute de se le répéter comme un mantra, quand elle lui tire un peu trop les cheveux en les démêlant puis les tressants soupirant tous les cinq secondes environ pour bien montrer sa lassitude. Sa maîtresse pourrait presque trouver ça amusant et lui faire remarquer que c’est stupide, cette partie-là de son travail n’aurait sûrement pas eu l’air différente quand bien même les plans pour son mariage n’avaient pas dû brusquement changer. Mais Crescentia la comprend bien trop, pour ne pas la détester dans des moments pareils, quand son agacement reflète précisément le sien, et sa haine de cette nouvelle maison, la sienne. La vie d’Adeline aurait sûrement été plus amusante dans la demeure principale des Häring, si elle avait été la servante de la femme du futur Burgraf, elle aurait eu des copines de commérages digne de ce nom déjà, plutôt que la cuisinière ronchonne et Helma tout aussi muette qu’Erwin. Et elle aurait sûrement eu plus à se mettre sous la dent que le silence presque constant qui règne entre les murs, outre les bruits de couverts trois fois par jour. Elle n’a que sa maîtresse à qui parler et celle-ci s’enferme devant elle dans un mutisme presque digne de celui de son mari. Ils peuvent communiquer, comme la lettre qu’il est venu lui apporter — et qu’elle a brûlé presque même avant de la comprendre en voyant la signature au bat de la page —, mais ils ne le font pas beaucoup, voire jamais et Crescentia ne doute pas que c’est de sa faute à elle, et du peu d’effort qu’elle a fait depuis ses noces. C’est qu’elle n’a pas eu beaucoup de temps depuis le Scandale pour panser ses blessures et que celles-ci piquent encore. Quand Adeline en a fini avec elle, lui offrant un sourire qui a tout d’une grimace en guise de tout compliment pour son allure, Crescentia la chasse en lui donnant pour mission d’aller voir si son mari est prêt et fume une cigarette à sa fenêtre, pour calmer ses nerfs. La mauvaise habitude a été attrapée avec Lui et elle compte bien s’en débarrasser comme d’August, même si ça doit prendre un peu de temps. Le froid lui gèle un peu le bout de doigts et elle devrait se jeter une cape sur les épaules, pour éviter la pneumonie, mais ça lui fait du bien aussi, ça lui remet les idées en place et fige déjà ses traits dans l’expression distante et neutre qu’elle compte arborer toute la soirée. Elle se déride quand même quelques secondes quand ils se rejoignent dans l’entrée, juste de quoi lui adresser un maigre sourire, coupable et timide ; elle ne doute pas qu’il sera son seul potentiel allié ce soir.

Ils arrivent à la porte après un trajet tout aussi silencieux que les dix derniers jours qu’ils ont passé ensemble, en même temps que le reste des invités, à savoir la grande sœur Häring, son mari et sa gamine, que Crescentia n’a que peu de fois rencontrée et à qui elle a surtout très peu parlé, parce qu’August et sa sœur ne s’entendaient pas beaucoup. Tout ça n’a plus d’importance pour elle désormais et elle pourrait s’en faire une amie, juste sur le principe, mais elle oublie jusqu’à l’idée quand ils sont finalement accueillis par Hildegarde et le reste de leurs hôtes, et surtout, son frère à elle. Son visage s’éclaire sensiblement, mais elle ne peut que lui envoyer un regard plein d’espoir par-dessus les têtes des divers Häring qui envahissent la pièce puis tout l’inverse quand ils passent à la salle à manger et qu’il se fait asseoir près d’Hildegarde et donc trop loin d’elle, qui se retrouve entre son mari et le plus jeune Häring, Viktor. Elle essaye très fort de ne pas être vexée. “ Je suis bien contente de tous vous avoir là, voilà bien longtemps que nous n’avions pas dîné en famille. Henrik ne pourra nous rejoindre que plus tard lors du festin et Mutter s’est rendue à Nuremberg pour visiter sa famille, comme il le faut en ces temps de célébrations. Grindewald a été capturé et sa menace ne pèse plus sur nos têtes, toutefois nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers ou nous laisser aller. Nous devons rester forts et liés, puissants face à l’adversité comme nous l’avons toujours été. C’est un plaisir de vous avoir tous ici. ” Crescentia parvient à garder un visage remarquablement neutre quand bien même ça bout dans ses veines et son cerveau depuis la veille, depuis qu’on a annoncé la capture de Grindelwald. Elle n’a pas pu assister au discours de Magnus, coincée chez elle, et ça l’a fait rager pendant des heures entières. Elle ne sait pas s’ils sont responsables, mais quoi qu’il en soi cette victoire n’est pas sienne, parce qu’elle n’était pas là, ça fait des semaines qu’elle n’est juste pas là pour les affaires d’Heimdall. Ce n’est pas ça qui la chagrine le plus ce soir toutefois, alors qu’elle étudie soigneusement le visage de chacune des personnes assises à la table, Kasprzak et Häring en premier. Elle contrôle son enthousiasme à l’idée de la défaite du mage noire qu’elle s’est engagée à aider à détruire, parce qu’elle soupçonne assez fortement certains membres de sa belle-famille de la déplorer en secret.

Quelqu’un a envie de dire quelque chose? ” le grand sourire de sa belle-mère n’a d’égal que son regard assassin, l’offre est loin d’être sincère, non que Crescentia s’essaierait à prendre la parole dans un contexte pareille. Elle aime le son de sa voix, dit-on souvent d’elle, mais elle a récemment appris le silence, et puis, surtout elle tient à sa propre survie. “ J’ai une question, ” fait un August, apparemment doté d’un instinct de survie moins acéré. “ Est-ce que vous êtes certains qu’il a bien compris ce qu’il se passe? ” Il désigne du pouce Erwin malheureusement assis juste à côté de lui, et Crescentia bat des cils pratiquement aussi outrée qu’il parle de son frère à la troisième personne que s’il s’agissait d’elle-même. Son regard vole aux autres invités à la recherche de la moindre trace de surprise sur leur visage, en vain. Ce genre de charmante attention à l’égard d’Erwin semble être courant. “ Parce que mon pauvre frère a l’air perdu et je n’aimerais pas qu’il se sente exclu de notre félicité soudaine.August, ” soupire simplement le père comme si c’était suffisant et les doigts de Crescentia jusque-là bien tranquilles sur ses genoux, se déplacent maladroitement de quelques centimètres, de quoi effleurer brièvement la manche de son mari avant de revenir les lier ensemble comme si de rien était. Les ennemis d’August sont ses amis et vu le visage rouge d’embarras et de colère de son mari, il devrait être un allié de taille. “ Quelqu’un d’autre? ” Les lèvres de la rouquine sont si pincées qu’elles ne forment plus qu’une fine ligne sur son visage. Elle ne doute pas qu’elle est la dernière personne que l’on a envie d’entendre ce soir. Elle a toujours eu du mal à faire ce qu’on attendait d’elle. “ Ta sollicitude est appréciée August, ” se penche-t-elle un peu par-dessus la table pour pouvoir le regarder avec l’air de celle qui n’apprécie au contraire pas grand chose, “ mais je te rassure mon époux et moi-même avons eu toute l’occasion d’échanger sur les évènements depuis hier et je pense que la lettre de ce matin se passait d’explication. ” Un mensonge et une vérité plutôt évidente, mais personne ne sait rien de ce qu’il se passe dans leur petite maison et elle se trouve plus que crédible — de toute façon, si pas avec elle Erwin a peut-être “discuté” avec Helma et elle ne doute pas un seul instant qu’il comprend ce qu’il se passe et pourquoi ils sont là, peu importe qu’il ait saisi l’introduction en matière de Hildegarde ou pas. Un petit sourire poli qui devient presque contrit quand elle relève les yeux vers Hildegarde comme pour s’excuser un peu de son intervention ponctue le tout avant qu’elle ne recale son dos contre sa chaise. C’est probablement la dernière fois de la soirée qu’elle ouvrira la bouche, même si elle croit surprendre un sourire sur les lèvres de sa belle-sœur.
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MessageSujet: Re: häfried † a feast for crows.   Mar 13 Mar - 11:00

AUGUST & ERWIN & CRESCENTIA & JOHANNES
History is a wheel, for the nature of man is fundamentally unchanging. What has happened before will perforce happen again.
Grindelwald a été attrapé. C’est un désastre aux yeux de Johannes qui ne sait pas quoi faire depuis ce matin pour cacher sa profonde déception. Il avait fondé tellement d’espoir en l’Einsicht et Grindelwald pour s’échapper de cette famille qu’il n’avait jamais songé à l’éventualité qu’il puisse se faire attraper. Pendant le petit-déjeuner, il est resté incroyablement silencieux. Il répondait à Hildegarde par un hochement de tête, les lèvres pincées et lorsqu’elle a enfin daigné tourner la tête dans sa direction, elle a bien vu que le petit Seyfried était plus pâle que d’habitude. « Johannes ? Tout va bien ? » Il cligne plusieurs fois des yeux. Non, ça ne va pas. Rien ne va. Il se contente de sourire doucement. « Ça va. » Ment-il. Il ne doit pas laisser une émotion s’échapper. Pas une seule. Ce n’est pas le moment de se trahir. « Si tu n’as pas besoin de moi, je vais monter faire du rangement et donner sa leçon à Viktor. » Hildegarde hoche la tête. « Pour l’instant non, mais nous avons du monde aujourd’hui. Erwin et sa femme vont venir pour le repas. Helen viendra aussi avec sa famille. J’ai invité un peu tout le monde pour fêter la capture de Grindelwald. » À la mention d’Erwin, l’estomac de Johannes se tord. Ils ne se sont pas revus depuis le mariage. Depuis qu’il l’a embrassé sans lui demander son avis. Il sent encore la brûlure de ses lèvres sur les siennes. Johannes hoche la tête. Ce n’est pas sa journée décidément. « Je viendrai te chercher si j’ai besoin de toi. Va maintenant. » Johannes sort de la pièce et monte les marches le plus rapidement possible. Rien ne va. Sa seule consolation c’est de savoir qu’Helen sera là. Elle lui apporte de l’apaisement là où il n’y en a pas. Et avec tout ce qu’il s’est passé, il en a bien besoin.

Il range rapidement sa chambre avant de rejoindre Viktor. Le garçon est beaucoup moins attentif aujourd’hui. Il pose encore plus de questions à Johannes et pour une fois le rouquin n’a pas la patience nécessaire pour le supporter. « Qu’est-ce que tu as aujourd’hui ? » « Rien. » Répond-il brusquement. Peut-être un peu trop brusquement d’ailleurs. Viktor a un mouvement de recul et se renfrogne. Johannes passe une main sur son visage et soupire. « Pardon. Mon sommeil a été agité. » Viktor semble se détendre avant de s’exclamer. « Oh ! Tu as vu la capture de Grindelwald ? » Johannes hoche la tête. Il n’a pas vu et heureusement. « Ça ne marche pas comme ça, Viktor. Tu le sais. » Le jeune garçon hoche la tête et avant même qu’il puisse poser une énième question, Johannes le coupe pour le faire passer à la leçon suivante. Il sait pertinemment qu’il la connaîtra mais ça lui évitera les interrogations gênantes à propos de Grindelwald. Hannes n’est pas vraiment en état de rester aussi calme qu’il le veut.

Hildegarde est venue lui demander de s’habiller correctement pour le repas et Viktor et lui se sont séparés ainsi. Johannes ne sait toujours pas s’il est ravi de revoir Erwin après le mariage ou s’il est nerveux qu’ils se trahissent comme des adolescents pris en flagrant délit. Il enfile ses vêtements avant de redescendre dans le salon principal pour attendre les invités. Il masque une grimace de dégoût en voyant qu’August est déjà là. Il essaie de voir si Vladek exprime une quelconque émotion suite à la capture de Grindelwald, mais comme d’habitude, son visage n’exprime rien du tout non plus. Il semble indifférent à tout. Tout le monde finit par arriver et Hanny doit user de toute sa force mentale pour ne pas chercher impérativement le regard d’Erwin. Son visage doit rester neutre. Il salut tout le monde plus ou moins chaleureusement. A part August et Vladek, il apprécie plus ou moins bien les autres. Hildegarde les invite à s’installer à la table. Johannes marque un temps d’arrêt en la voyant lui demander de se mettre à ses côtés juste en face d’Erwin. “ Je suis bien contente de tous vous avoir là, voilà bien longtemps que nous n’avions pas dîné en famille. Henrik ne pourra nous rejoindre que plus tard lors du festin et Mutter s’est rendue à Nuremberg pour visiter sa famille, comme il le faut en ces temps de célébrations. Grindewald a été capturé et sa menace ne pèse plus sur nos têtes, toutefois nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers ou nous laisser aller. Nous devons rester forts et liés, puissants face à l’adversité comme nous l’avons toujours été. C’est un plaisir de vous avoir tous ici. ” Johannes a envie de rire parce qu’ils sont tout sauf une famille unie, les Häring. “ Quelqu’un a envie de dire quelque chose? ” “ J’ai une question. Est-ce que vous êtes certains qu’il a bien compris ce qu’il se passe? ” August désigne Erwin du pouce. Johannes serre son poing sous la table. Ce serait vraiment malvenu de le lui enfoncer dans la figure. “ Parce que mon pauvre frère a l’air perdu et je n’aimerais pas qu’il se sente exclu de notre félicité soudaine.August, ” Johannes grince des dents en voyant le visage d’Erwin devenir rouge. Non, il n’a pas à rougir, c’est August qui devrait être rouge de honte, mais comme d’habitude le petit prince est à peine réprimander pour ce qu’il vient de dire. Déjà que Johannes se sentait furieux, là ça commençait à atteindre des sommets. “ Quelqu’un d’autre? ” “ Ta sollicitude est appréciée August, ” Hanny cligne plusieurs fois des yeux, il avait oublié Cress. Il avait oublié la voix de Cress. “ mais je te rassure mon époux et moi-même avons eu toute l’occasion d’échanger sur les évènements depuis hier et je pense que la lettre de ce matin se passait d’explication. ” Le mot époux lui procure toujours autant un profond malaise et il sourit tristement à ce constat. Oui, Erwin est marié à Crescentia et il ne peut rien y faire. Il apprécie qu’elle prenne sa défense.

Johannes décide de signer quelque chose pour Erwin. Il fait attention à ne pas trop capter l’attention d’Hildegarde parce que ce n’est pas quelque chose de sympa envers August. Ton frère est un abruti. Tu as quelque chose à dire sur le sujet ? Enfin pas sur ton frère, mais sur la capture de Grindelwald et sur le fait que nous devons être unis. Et il se tourne ensuite vers August pour lui traduire. « Pour que tu comprennes, je lui demande s’il a quelque chose à ajouter sur la situation. » August ne signe pas. August ne devrait pas comprendre et il sait qu’il joue un peu sur la provocation, mais il s’en moque. August mérite un peu qu’on s’en prenne à lui de temps en temps.

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HOLD ME TIGHT OR DON'T.
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August Häring
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MessageSujet: Re: häfried † a feast for crows.   Sam 17 Mar - 11:00

August est plutôt satisfait, du visage outré de sa soeur qu'il aperçoit du coin de l'oeil, à peine moins stoïque d'Achim qui regarde son assiette en attendant vraisemblablement qu'elle se remplisse toute seule, ou même l'air énervé d'Hildegarde: rien de tel qu'une Hildegarde agacée pour être promis à une bonne soirée distrayante. Et il n'y a rien qu'il aime mieux que s'attaquer à celui de sa famille qui ne peut pas se défendre, ce pauvre Erwin avec sa tête de victime et ses grands yeux de chien triste. August est plutôt satisfait, et il s'attend gentiment à ce qu'Hildegarde reprenne, abrège et amène plutôt le dîner — il s'est privé de déjeuner pour se préparer au festin, et il a faim — ainsi est-il plutôt surpris (et agacé, son estomac geignant de protestation) quand Crescentia prend la parole. “ Ta sollicitude est appréciée August. ” La petite moue satisfaite — pas vraiment un sourire, mais presque — disparaît aussitôt du visage d'August alors qu'il se penche par-dessus la table, lui aussi, pour la regarder en coin, ignorant l'imposant profil d'Erwin. “ Mais je te rassure mon époux et moi-même avons eu toute l’occasion d’échanger sur les évènements depuis hier et je pense que la lettre de ce matin se passait d’explication. Échanger comment? pourrait-il demander avec moquerie, en désignant de la main la figure stoïque et silencieuse du grand dadais. Le regard de Crescentia se détache rapidement du sien et ça agace un peu August, mais ça l'agace encore plus que ce simple geste l'agace, si c'est possible, alors il se redresse avec un petit sifflement. “ Tant mieux, ” dit-il simplement, ses yeux revenant vers ses parents.

Les yeux de Vladek sont vissés sur lui, noirs de quelque chose qui ressemble à de la désapprobation. Il lui a demandé de ne pas faire d'esclandre mais avoir Erwin et Crescentia dans la même pièce le... Il ne sait pas ce que ça lui fait. Mais ce n'est pas très agréable, et sa poitrine se réveille, lui fait mal. Hildegarde est interrompue par un pauvre domestique qui ouvre une porte et, ignorant l'atmosphère épaisse et dure à couper au couteau, se précipite vers elle pour lui murmurer à l'oreille. Et de l'autre côté de la table, Johannes se met à gesticuler, attirant aussitôt l'attention des deux frères Häring. Ton frère est un abruti. Les yeux d'August se plissent — heureusement que Johannes n'a d'yeux que pour Erwin — malgré lui. Il n'est pas sensé connaître la langue des signes: après tout, sous leur toit, seule Hildegarde a fait l'effort de l'apprendre. Il sait que Viktor aimerait aussi et qu'Helen connait quelques mots. Quant à lui, il a fait un point d'honneur de l'apprendre, il y a quelques années maintenant, après sa sortie de Durmstrang et pendant son apprentissage avec Saenz. Mais il ne l'a jamais dit à Erwin, ou à Hildegarde, ou à quiconque, bien entendu. Quelle idée. Difficile de garder un visage impassible quand il se fait traiter de crétin, ceci dit. Tu as quelque chose à dire sur le sujet ? Enfin pas sur ton frère, mais sur la capture de Grindelwald et sur le fait que nous devons être unis. Il se force à sourire quand Johannes se tourne vers lui. « Pour que tu comprennes, je lui demande s’il a quelque chose à ajouter sur la situation.Ah! ” August soupire ostensiblement de soulagement. “ Je suis rassuré: je pensais que tu étais en train d'avoir une crise d'épilepsie. ” Et il imite, faisant exprès de ne pas former des mots, des tremblements de mains et de bras furieux, pauvre imitation de quelqu'un en train d'utiliser le language des signes.

Il sourit une fois que ses paumes retrouvent la table. Personne n'a le temps de rien dire que le domestique est renvoyé derrière une porte et qu'Hildegarde leur jette un regard d'aigle, avant de demander à ce qu'on apporte le dîner. L'estomac d'August se réveille aussitôt et il arrête de regarder les réactions de sa fratrie et leurs époux et épouse pour plutôt se concentrer sur les plats qu'on amène, ses yeux friands obsédés par la nourriture. L'ambiance se détend un peu, Hildegarde discutant avec Helen par-dessus la tête de Johannes, Viktor et Edith riant à voix basse dans leur coin, Achim se perdant déjà dans l'imposante pinte de bière qu'on vient de lui apporter, Otto et Vladek conspirant à mi-mot de leur côté. Et alors August fait quelque chose qu'il n'a jamais fait: il se tourne vers son frère, et le touche volontairement. La main qu'il pose sur son épaule est inattendue, forte et même un peu impérieuse; le mouvement est tellement inhabituel que quelques regards se tournent, mais il n'y a aucune hostilité dans les doigts qui s'enfoncent discrètement dans l'épaule, pour l'inciter à se tourner vers lui. Sa poitrine le gratte, le brûle, le rend fou, il sent déjà une fièvre s'inviter sous son front, il se sent mal à l'aise et nerveux et malade mais il mourra avant de l'avouer. Il préfère à la place expier ses malaises sur son pauvre frère. “ Alors mon frère, ” articule-t-il soigneusement (exagérément) même si le moindre son ne passe pas sa gorge: pas besoin pour Erwin, malgré la rune sous ses oreilles qui l'aide à capter les vibrations. La main d'August est toujours posée sur son épaule, comme une serre d'aigle. “ Quel goût ont mes miettes?

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VICIOUS
Something about him was decidedly wrong. He was like one of those pictures full of small errors, the kind you could only pick out by searching the image from every angle, and even then, a few always slipped by. On the surface, he seemed perfectly normal, but now and then you would catch a crack, a sideways glance, a moment when his face and his words, his look and his meaning, would not line up. It was like watching two people, one hiding in the other’s skin. And their skin was always too dry, on the verge of cracking and showing the color of the thing beneath.



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häfried † a feast for crows.

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