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WINKLOD | A golden afternoon... ?

Revelio

MessageSujet: WINKLOD | A golden afternoon... ?   Mar 27 Fév - 13:39

Hier, Grindelwald a été capturé. Les journaux en font déjà leurs gorges chaudes et se réjouissent de la fin d'une guerre silencieuse, de la mort du roi, longue vie au roi ! Et dans les entrailles de Berlin et de Nuremberg, on célèbre un événement qui a bien moins d'ampleur que ce que l'on croit.
À la seconde où il a appris la capture du mage noir, Paul a ordonné que l'on prépare la cheminée pour rendre visite à ceux qu'il aime, s'assurer de leur bien-être. Une noble pensée, que son Majordome a néanmoins découragée en lui rappelant que l'heure tardive ne se prêtait guère aux visites mondaines et qu'il serait plus sage d'attendre le lendemain afin de s'assurer de ne déranger personne. Grognant entre ses dents, Paul s'est rangé à l'avis du Majordome, comme toujours, et est allé se coucher comme un bon petit vieux bien éduqué. Il n'a pas fermé l'oeil de la nuit. Pas une seconde il n'a cessé de songer à tout ce que cette capture peut bien impliquer, aux désastres à venir, aux hydres auxquelles on ne coupe qu'une tête sans cautériser la plaie. Il est bien placé pour savoir que l'Einsicht ne se résume pas à Gellert Grindelwald et que ses forces n'auront pas besoin de beaucoup de temps pour se recomposer. Pas avec à leur tête des femmes comme Hilda Jörgen ou Anke Sternberg.
Alors il s'inquiète, le vieux Paul, il s'inquiète de tous ses petits qu'il a pris sous son aile et traite comme les petits-enfants qu'il n'a jamais eus, n'aura jamais. Il veut s'assurer de leur sécurité, s'assurer aussi un peu de leur choix. C'est que c'est attirant, la haine, quand on est jeune. On pense pouvoir trouver la solution dans l'éradication d'autrui, la subjugation de ceux que l'on juge indignes d'obtenir une once de pouvoir, et on se laisse embarquer dans des combats futiles qui ne feront qu'amorcer un nouveau cycle de colère et de désespoir. Paul est prêt à faire la guerre et à tuer pour ses idéaux, qu'on ne se fasse aucune illusion ; il croit cependant à la possibilité d'une paix entre les non-magiques et les sorciers, une paix durable basée sur l'entente mutuelle, le respect, l'échange. Les deux peuples ont beaucoup à apprendre l'un de l'autre.
Mais tous n'y croient pas. Et aujourd'hui, Paul a peur que peut-être une de ses petites-filles ait fait le mauvais choix.

On ne l'annonce presque plus, à la demeure des Winkler. Il fait partie de la famille, partie des meubles. Ça remonte à loin, les petites visites impromptues pour prendre le café, offrir des breloques ramenées d'on ne sait trop où à Amelia et Natalia, discuter avec leurs parents, raconter des histoires. Il parle souvent de ses expéditions aux quatre coins du monde, de ses rencontres avec les populations locales, de ses expériences avec des formes de magie exotiques. Les parents ne se réjouissaient pas toujours de l'entendre parler de vaudou haïtien à des fillettes mais celles-ci ont bien grandi et ne semblent pas avoir souffert outre mesure de l'excentricité de leur grand-père adoptif. Il l'espère, en tous cas.
Il a apporté des petits gâteaux secs préparés par sa cuisinière pour adoucir les raisons de sa présence. Soyons très honnêtes, les gâteaux en question ne sont pas à proprement parler bons, c'est d'ailleurs pour ça qu'il consent à les partager. Sa cuisinière est fameuse et son talent pour les civets n'a pas de bornes, il est bien malheureux qu'elle n'ait jamais vraiment appris la pâtisserie et s'obstine à s'y essayer malgré toutes les preuves de sa défaillance en la matière. Enfin, au moins, ils sont jolis, si on aime les choses informes, vaguement grises et avec une cerise confite dessus.
« Natalia ? Amelia ? » Paul scande le nom de ses petites-filles d'adoption avec une joie guillerette qu'il est bien loin de ressentir. Il n'a pas souvent peur, Paul, pas comme ça du moins ; il y a l'éternelle peur pour sa vie et son identité qui ronge en permanence et grignote chaque jour un peu plus de sa volonté et de sa santé, mais rien de comparable à la peur qu'il peut éprouver pour autrui. Il s'était bien juré pourtant de ne plus s'attacher si facilement à des êtres périssables. De toute évidence, il ne sait pas tenir ses promesses.
« J'ai amené des gâteaux, si vous vous sentez d'humeur à prendre des risques. Ma cuisinière les a faits. Probablement une catastrophe mais bah, on pourra partager le fardeau. Ah ! » Une domestique croise enfin son chemin – c'est l'inconvénient de ne jamais s'annoncer, on n'est pas trop sûr de trouver ceux qu'on cherche à la maison, et en plus on fout une trouille bleue aux serviteurs qui ne s'attendent pas à se faire interpeller par une voix qui n'est pas familière au détour d'un couloir. « Pouvez-vous informer les jeunes demoiselles Winkler que leur grand-père est venu avec une offrande de petits gâteaux et beaucoup de questions ? Merci, vous êtes fort aimable. »
Et le voilà qui se pose au salon sur un fauteuil sans demander la permission, fidèle à ses habitudes de vaurien malappris.

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