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the beginning of the fall (waltanke)

Revelio

MessageSujet: the beginning of the fall (waltanke)   Mer 28 Fév - 8:38

La Cardinale est enveloppée dans un nuage de fumée épicée, la clope au bec, l’air sombre et concentré. Elle rencontre les recrues potentielles pour la Bienfaitrice et doit s’assurer qu’ils sont bien ce qu’ils affirment être. Sachant que pour arriver dans cette partie de la ville, ils ont déjà passé pas mal d’étapes ou ont été cooptés par d’autres mages noirs, il n’y a pas trop de problème en général. Et même si leur magie est faible parfois, certains font de parfaits orateurs, alors la pratique passe en partie à la trappe. Certains encore arrivent avec leur petit air suffisant de nobles n’ayant pas été démasqués en 1921 -normal, ces pleutres n’avaient pas encore rejoint la cause. Ils la prennent de haut, la Sternberg, jusqu’à ce qu’ils comprennent que son rôle dans l’organisation n’est pas qu’un titre ronflant, et à ce moment-là ils déchantent. Même si ce n’est pas à elle directement qu’ils jurent fidélité, ils baisent la chevalière à son doigt et c’est à travers leurs yeux qu’elle pourra désormais voir. Avait-elle espéré quand elle était jeune détenir pareil pouvoir ? Peut-être, peut-être pas. Elle ne sait plus ce qu’elle voulait quand elle était jeune, elle se souvient juste qu’elle a perdu une partie de sa gloire, pour en construire une nouvelle, désormais bras droit révélé de Grindelwald.

Les nouvelles recrues sont très soigneusement séparées : Anke ne veut pas que tous sachent qui fait partie de l’Einsicht. Ses principaux lieutenants, les pères et mères de la Bienfaitrice, savent qui est sous leur responsabilité, mais ignorent qui est sous celles de leurs collègues. Un compartimentage prudent, qui part du principe que si elle a pu être trahie par son frère, alors elle peut être trahie par n’importe qui et qu’il faut se méfier de tous. Certains qualifieraient ce positionnement de dramatique, mais elle s’en contente et sent que c’est sans doute la meilleure solution pour éviter des fuites. De même, si elle connaît quelques Monstrueux, à commencer par la sublime créature qui partage ses nuits lorsque leur emploi du temps le leur permet, elle ignore vraiment, sinon l’ampleur des forces, le nom et le visage de tous ces gens. Quant aux Obscurs, elle en connaît certains personnellement pour des raisons variées, mais ne saurait réaliser une liste… Seuls les Bienfaiteurs n’ont aucun secret pour elle.

Elle se recentre sur l’aspirant Bienfaiteur qu’on amène devant elle. Si elle en croit les informations dont elle dispose, c’est un Américain -elle pourrait le sentir à 10km avec les litres d’after-shave dont il a l’air de s’être aspergé. Le nez se plisse un instant, puis elle finit par s’habituer. Un Américain mage noir qui a quitté son pays pour une raison floue qu’il va falloir clarifier. C’est dans ces moments-là qu’elle se félicite d’avoir suivi les cours de langues de Durmstrang : sans cela, elle serait réduite à utiliser une potion et ça aurait peut-être un temps de décalage pour comprendre ce qu’il pourrait dire. Alors elle sourit, assise derrière une table vide, à l’exception d’un parchemin et d’une plume qui tient toute seule en l’air, dans un fauteuil au décor quasi-royal, et elle lui désigne d’une main nonchalante la chaise face à elle, pour l’inviter en anglais à s’asseoir : « Do sit down, mister Davis. I haven’t heard a lot about you, but I may recall that you don’t speak German. Why, then, come to Germany ? Are you a tourist, sir ? » (Oh, asseyez-vous, Monsieur Davis. Je n’ai pas entendu grand-chose sur vous, mais je crois me souvenir que vous ne parlez pas Allemand. Pourquoi, alors, venir en Allemagne ? Êtes-vous en voyage touristique, monsieur ?) Autant dire qu’avec ces quelques paroles prononcées de sa voix grave, elle plante le décor et lui demande des explications sur l’ensemble de sa vie, sa carrière et ses motivations. Attendant qu’il s’installe, elle replace la cigarette entre ses lèvres et inspire : la Red Cat s’illumine à l’extrémité, scintille puis s’éteint assez vite dans le cendrier où elle l’écrase. Autant passer aux choses sérieuses. Un coup d’œil à la plume à papote indique à l’objet magique qu’il est temps de prendre en note ce que raconte cet étranger. L’objet se secoue, et rattrape son retard très vite tandis que la Cardinale s’enfonce de nouveau dans son fauteuil, tout en posant son regard impérieux sur Davis.

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Walter Davis
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Revelio

MessageSujet: Re: the beginning of the fall (waltanke)   Jeu 1 Mar - 9:55

Il ne se sentait jamais plus démuni que lorsqu'il s’était préparé à l’excès ; la longue pratique de la légilimancie, enfermé dans un bureau aux airs de placard à balai, enfermé en lui, à buter contre ses propres réticences, interprétées par un “indéniable manque de talent” par sa professeure, les longues heures à balbutier une langue aux sonorités écorchantes, souffrir les détails de la République de Weimar (un maigre amuse-gueule face aux généalogies des grandes familles des Land, fourrées plus tard dans son crâne en autodidacte), les rencontres régulières dans de petits pubs obscurs, à chuchoter sous les capes crasseuses de mages noirs qu'il avait activement recherchés quelques années plus tôt, pour maintenant s’en faire leur plus fidèle complice, et bientôt un amas de souvenirs artificiels, s'imbriquant aux siens dans la douleur, plein de colères, de frustrations, de maltraitances inexistantes, concoctées dans les laboratoires du BIMI. Aux préparations officielles s’ajoutaient un joyeux paquet d’ennuis très personnels, et une profonde tristesse ui avait laissé sa poitrine à vif ; c’est avec ce balluchon à la taille conséquente, bien heureusement invisible, que Walter avait fait ses premiers pas en terre ennemie.

Il y trouverait des alliés, lui avait-on dit ; le premier (et le seul) à se manifester profita des quelques jours de latence laissés par l’Einsicht (le premier tri, apprit-il plus tard) pour lui fournir les outils les plus rudimentaires et brosser un portrait peu reluisant de sa propre soeur. S’il lui fit l’honneur de le voir en personne, dans un immonde nuage de cigarette européenne, Walter comprit rapidement qu'il ne pourrait réellement compter sur Till, dévoré d’ambitions perfides.

On le contacta enfin, avec la rudesse et la brusquerie des organisations souterraines -s’il ne s’agissait pas là de la célèbre chaleur des Allemands- et après avoir passé les premières strates, fort de son Américanisme et de sa couleur de radical, on le conduisit dans l’une de leurs tanières.
Les pas résonnèrent longuement ; ici pas de transplanage, ni de visites fortuites. Uand on lui retira ses oeillères, Walter serra les mâchoires, suivit le mouvement de tête de son guide, et en passant la porte, s’accrocha aux quelques provisions d’un balluchon qui lui apparaissait désormais microscopique.

Des pommettes hautes, et un regard à vous percer l’âme ; Anke Sternberg se tenait là, bien tangible, plantée dans un décor qui en disait long sur la suite. Une tenue impeccable (et encore cette horrible odeur de cigarette, tranchant avec la fraîcheur savoureuse de son after-shave) ; elle eut un sourire et lui offrit les premières politesses, d’un geste nonchalant et d’une voix grave. Walter retira son chapeau, et alla s’asseoir avec un sourire sur le fauteuil qu'on lui désignait. “A tourist with a lot of sight-seeing to do indeed.” (“Un touriste ui a beaucoup à voir en effet"), fit-il en déposant son couvre-chef sur le bureau de manière presque ostensible, sans se laisser aller complètement au confort de son siège. Ils étaient là pour parler affaires, et elle en savait sans aucun doute plus qu'elle ne le prétendait. Il était toujours nécessaire avant d’entrer dans les faits de faire quelques pas d’un tango secret. Il regarda brièvement autour de lui, et revint aux yeux sombres de Sternberg. Il se rappela l’air hésitant de Till, et d’un semblant de grimace traversant comme un flash son visage de souris impassible. ”You could say my sister is attractive… Charismatic. I have never been so sure myself, but at least that’s what she seems to think.” (“On pourrait dire que ma soeur est attirante… Charismatique. Je n’en n’ai jamais été convaincu moi-même, mais c’est ce qu'elle semble croire”) “Have you ever been to the United States, by any chance ? demanda-t-il, tout juste inquisiteur. It’s a wonderful place, with a lot of wonderful people -New York especially. A lot of opportunities, and freedom everywhere… Except for those who are different, obviously.” (“C’est un endroit formidable, avec plein de gens qui le sont tout autant -à New York surtout. Beaucoup d’opportunités, et la liberté à tous les coins de rue… Sauf pour ceux qui sont différents, bien entendu.”) Il eut un nouveau sourire, tacite, sans y mettre l’amertume ue Walt mage noir cultivait activement à l’intérieur ; puis comme s’il se rappelait quelque chose d’essentiel : “I’m being a real zounderkite, you know how to call me but I don’t know how to call you properly.” (“Je suis un pignouf** impardonnable, vous connaissez mon nom mais j’ignore comment vous appeler.”) Il ouvrit une paume invitant poliment à la confession, lui offrant élégamment son échine, lui offrant les premiers signes de soumission.

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MessageSujet: Re: the beginning of the fall (waltanke)   Lun 19 Mar - 0:31

Loin d’imaginer que le mage noir américain face à elle n’est qu’une immonde machination des efforts combinés du BIMI et de son frère honni, Anke est toutefois méfiante vis-à-vis de cette potentielle recrue. Tant qu’il ne dit pas trop de conneries, il a des chances de parvenir dans les rangs de l’Einsicht : vu toutes les barrières qu’il a franchies déjà, il a même beaucoup de risques d’en faire bientôt partie. Mais pour autant, il s’agit tout de même de tester sa vivacité d’esprit et sa potentielle dévotion à la cause de Grindelwald. Et ce n’est pas à lui de poser des questions, songe-t-elle alors qu’il semble prendre l’interrogatoire pour une discussion entre amis. Le visage d’Anke reste fort affable et à la limite de l’aimable mais elle n’en pense pas moins, et sans chercher à le couper net, elle ne prend pas la perche qu’il lui tend pour lui répondre, sauf aux questions auxquelles il a déjà évidemment une réponse.

« Obviously, yes. », ponctue-t-elle avec calme, avant de reprendre en hochant doucement la tête, comme si elle-même voulait bien jouer le jeu de la docilité un temps. « My dear Davis, I thought you would have read the papers by now. Why, are you not aware of what happened, of who I am ? It seems to me… » elle se penche, baisse la voix, comme si elle allait lui faire une confidence -et quelle confidence « It seems to me that you are lying, my kind sir. » (Bien entendu, oui. — Mon cher Davis, je pensais que vous auriez lu les journaux depuis tout ce temps. Comment, n’êtes-vous pas au courant des derniers événements, de qui je suis ? Il me semble… — Oui, il me semble que vous mentez, mon cher monsieur.) Les extrémités de ses doigts se touchent, les coudes posés sur son bureau, et elle observe d’un œil qu’elle croit perçant les traits de son interlocuteur. S’il y a un seul signe qui lui prouve qu’il ment plus qu’elle ne le soupçonne, elle l’étripe sur le champ. Mais pour l’heure, elle guette, et ne voit rien, à part une légère gêne au fond des yeux de l’Américain. Forcément qu’il sait qui elle est, il faudrait avoir vécu en ermite pour l’ignorer, même en débarquant tout juste en Allemagne. Elle en est certaine, pas parce qu’elle se croit une célébrité, mais qu’elle sait son portrait placardé dans tous les coins de rue possible et son nom désormais prononcé avec une pointe de respect mêlé de crainte horrifiée. Ça lui plait, un peu. Cette notoriété est loin de celle qu’elle visait, mais elle se contentera de l’infamie plutôt que d’être une figure de l’ombre éternelle.

Oui elle est arrogante, mais elle sait toutefois être prudente et elle se tait, attendant les aveux de l’autre, sachant qu’il n’y a rien de plus sot que d’orienter les aveux : on risque de donner des idées à l’interlocuteur, de lui ouvrir une porte de sortie, et ça, ça, c’est le pire des remèdes au mal. Alors qu’elle patiente, sans bouger, à part pour respirer lentement, le poitrail qui ne se soulève que de quelques micromètres. Le bellâtre face à elle ne vaut pas Hilda, songe-t-elle, se détournant un instant de son rôle de recruteuse pour se demander ce qu’il donnerait avec une barbe de trois jours, voire la barbe qu’arbore Wagner depuis de longues années. Mmh, non. On se concentre, on sonde l’âme de l’autre autant qu’on le peut sans être legilimens, sans être même télépathe. Et on attend en se taisant, parce que Walter Davis a l’air d’un sacré beau-parleur, pour le peu qu’elle l’a déjà entendu, un salesman comme on n’en fait outre-Atlantique. Voyons ce qu’il va bien pouvoir lui pitcher.

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Walter Davis
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MessageSujet: Re: the beginning of the fall (waltanke)   Sam 14 Avr - 9:01

Quelques politesses, et la voilà qui le mettait brusquement au pied du mur ; les rumeurs au sujet de son caractère direct, impulsif, étaient ainsi bel et bien fondées. Till l’avait prévenu. Ses exploits meurtriers l’avaient prévenu. Elle avait au moins eu l’amabilité de ne pas lui rentrer dans le lard dès son arrivée dans son bureau -ou s’agissait-il là d’un éclat de personnalité double ? d’un énième test pour mettre à jour les dernières parts d’ombre de Davis, le mage noir dont on ne savait au final que peu de choses ? Bien sûr, qu’elle aurait des doutes. Bien sûr, qu’on ne lui ferait pas pleinement confiance jusqu’à ce qu’il prouve le contraire. La part délicate de son rôle, serait certainement de se démarquer sans avoir à tuer qui que ce soit, au sein d’une organisation sanguinaire, dont l’accent était mise (aux yeux du monde, dans tous les cas) sur les massacres et les actions terroristes. Si on pouvait lui donner un petit job sans importance, aux communications, ou même à l’entretien des lieux…

La Cardinale s’était mise en position de chasse, ses yeux hypnotiques fichés dans ceux de Walter. C’était là le plus efficace des Veritaserum ; un regard à vous glacer le sang, à l’affût du moindre petit sursaut d’hésitation sur les traits. Walter commençait à se demander s’il n’aurait pas mieux fait de glaner, aussi, quelques notions d’Occlumancie. « It seems to me that you are lying, my kind sir. » « Lying? » (Mentir ?) reprit Walter en papillonnant, comme confus, comme pour être bien sûr d’avoir bien entendu. Se rendre un peu idiot, se donner un peu de mauvaise foi, pour donner le temps, un millième de seconde, aux méninges qui s’activaient furieusement dans son crâne. Il pouvait toujours gratouiller dans l’esprit complexe de la sorcière ; mais il redoutait de se heurter aux barrières magiques saillant sur la peau encrée de Sternberg, dont même Till (surtout Till ?) avait une connaissance limitée. Il lui faudrait en apprendre plus, personnellement, avant de se lancer dans une légilimancie inconsidérée.

« Of course I am. I have been lying the whole way just to get to you. » (Bien sûr que je mens. J’ai menti tout du long rien que pour en arriver jusqu’à vous.) Une perle de sueur glissait sur sa nuque, avec une lenteur de tortionnaire ; Walter lui fronçait les sourcils, comme un peu vexé de cette remarque déplacée à son encontre. A l’intérieur, c’était une autre paire de manches : il luttait contre le charisme venimeux d’Anke, tentant d’infiltrer son sang-froid de légende. Il invoqua ses luttes passées, son expérience d’agent de terrain ; il était passé aux mains de gangs new-yorkais affûtés, entre les doigts d’une meute de loups-garous mexicains prêts à lui arracher la jugulaire, même sous forme humaine, il en avait assez pour faire face à une petite terroriste allemande qui avait fait de ses caprices de privilégiée une affaire nationale. « If it’s about your name, I just wanted to be polite. You’re a lady, it’s our first meeting, I shouldn’t go about our business before asking. » (Si c’est à propos de votre nom, je voulais simplement être poli. Vous êtes une dame, c’est notre première rencontre, je dois d’abord demander avant de parler affaires.) Il poussa le culot jusqu’à agiter les mains, comme si c’était une évidence ; la goutte sur sa nuque finit son chemin contre le col de sa chemise, dans lequel elle disparut sans pour autant emporter avec elle le malaise de Junior. Au contraire, la tension s’était accrue.
C’était une partie de poker, encore une ; avec en face une lionne sur ses gardes, qui ne tarderait pas à lui sauter à la gorge. On l’avait pourtant prévenu ; il ne venait pas s’inscrire à la chorale de l’Einsicht.
Tant mieux d’ailleurs : il chantait comme une casserole.



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the beginning of the fall (waltanke)

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