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Acte I, scène 2 ◆ Über alles in der Welt

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Revelio

MessageSujet: Re: Acte I, scène 2 ◆ Über alles in der Welt   Jeu 22 Mar - 16:06


ACTE I, scène 2
Über alles in der Welt


LA SITUATION

Seule ma parfaite éducation m'empêche de faire un geste. En cet instant, c'est particulièrement dur de demeurer de marbre alors que le discours arrogant se déroule sans finir. Je crois bien que ce n'est uniquement à cause des potentielles conséquences dramatiques pour Leipzig que je ne crée pas d'incident diplomatique.

Si j'avais quelques doutes en voyant cette entrée en scène pour le moins spectaculaire, mon avis sur les américains est désormais définitif. Ils se prennent tous pour la réincarnation de Merlin en personne ! Je ne pensais pas que cela soit possible de faire preuve de tant d'arrogances en si peu de mots. Mais de toutes évidences, je me trompais, merci Armstrong de me l'avoir prouver ! Je ne serais guère surprise si on m'apprenait que cet homme n'avait pas eu assez de raclée étant enfant pour corriger ce caractère déplorable.

-En tout cas, ce discours est parfaitement limpide concernant la teneur de son programme.

Contrairement à ma précédente remarque, je ne prends presque pas la peine de baisser la voix pour éviter quelques remarques acerbes des partisans de cet homme. De toutes façons, ce n'est pas comme si j'avais dit une méchanceté quelconque à son encontre. Je n'ai fait qu'énoncer une vérité que seul le dernier des idiots n'auraient pas compris. Avant même la confirmation de cette impression, de nombreux sous-entendus le laisser entendre : les américains se sentent suffisamment tout puissant pour venir nous imposer leurs vues. Mon regard est féroce à cette pensée. Et puis quoi encore ? Une inviasion de marmites sauteuses ? Comme si nous, les Goldschmidt, on allait les laisser faire à Leipzig ! Je me souviens avoir aperçu quelques mètres plus loin le Landgraf Magnus Rohr ou encore d'autres personnes d'illustres naissances siégeant tout comme mon père à l'Assemblée. Combien de personnes partagent mon avis ? Un sourire de connivence fleurit sur mes lèvres. Voilà que cela donne matière à réfléchir. Reste désormais à veiller à ce que le gros nez d'Armstrong et ses créatures demeurent loin lorsque j'agirai. Parce qu'il n'en peut être autrement alors que la grandeur de l'Allemagne est clairement menacée.

Je n'ai cependant le temps de réfléchir davantage que des cris de panique retentissent. Einsicht, les sbires de Grindelwald ici ? Manquerait plus que ça ! J'ai beau ne pas être  fondamentalement d'accord avec eux (surtout par rapport au secret magique) mais je ne peux que les applaudir à deux mains d'avoir montrer à tous l'incompétence notoire des américains et des Stenberg concernant le maintien de l'ordre dans un évènement sous leur tutelle.

Je pousse un cri de vexation lorsqu'un homme (@Wolfgang Lehmann) me bouscule pour aller je-ne-sais-où. Perdant mon équilibre, je me rattrape tant bien que mal à la première personne que je peux, qui se trouve être @Crescentia Seyfried.

-Pardon. Je suis confuse de t'être tomber dessus.

Malgré le scandale dont elle est à l'origine il y a quelques mois, je ne peux m'empêcher de retrouver le tutoiement que j'ai pu avoir avec elle au cours de nos années à Durmstrang.

Je me redresse difficilement alors que la panique commence à gagner la foule. Sans avoir conscience de ne pas m'être complètement détachée de Crescentia, je cherche à voir où est-ce qu'on pourrait aller pour être en sécurité et éviter ainsi des sortilèges perdus.

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kyah
Revelio

MessageSujet: Re: Acte I, scène 2 ◆ Über alles in der Welt   Dim 25 Mar - 10:06

Acte I. Scène II.
Amas d'hypocrisie. Kora regarde l'interlocuteur d'un seul oeil. Surprise peu atteinte. A la simple apparition de cet emblème américain, elle a su la signification de cette entrevue soi-disant charmante. Mais charme inexistant, là encore. Il n'y a aucun coeur qui palpite ici. Pas le moindre qui semble croire une seconde que cet imposteur n'a rien d'un imposteur. Kora n'est pas dupe. Les mots fusent mais ne cognent pas son être. Il n'y a là que mensonges et luttes de pouvoir. Elle perçoit même quelques soupçons de supériorité qu'elle n'engrange qu'avec une certaine rage. Si son nouveau poste lui dicte la méfiance quant à son comportement ici bas, elle n'a cure de rester de marbre. Alors elle zieute la foule, un moment, en quête de quelques rébellions dans les regards. Personne ne parle. Seulement quelques murmures qui fleurissent entre le chaotique rassemblement. Seulement quelques paroles qui tendent à vouloir révéler quelque chose. Nacht miaule. On dirait qu'il se rit, lui aussi, de ce qui se déroule à l'instant. Kora n'est que l'écho de ce qu'il ressent. Elle ricane, à la dérobée, dans la fourrure de l'associé. Perseus n'est que l'aube d'une ère mortelle, et elle le sait.

Et elle n'est pas surprise d'entendre une explosion. L'adrénaline lui dicte de se baisser pour éviter un quelconque sort errant. Autour d'elle, la dense agitation que sème la panique. Des cris lui emprisonnent l'esprit. Nacht crache. Elle l'enroule dans ses bras comme elle protégerait son propre enfant. Et lorsque la révélation de l'ennemi est balancée aux quatre vents, Kora l'a déjà saisie. Elle sait qui ils sont. Elle sait pourquoi ils sont là. Une partie d'elle-même lui soumet l'idée de s'enfuir. Histoire d'éviter un danger certainement mortel. Histoire de laisser l'Américain prouver sa valeur. Mais il y a d'autres visages, ici, qui valent la peine qu'elle se batte. N'est-elle pas, de toute évidence, censée le faire ? Elle crispe les doigts autour du félin, cherche un point d'ancrage dans la folie qui vient à poindre. Elle aperçoit des silhouettes noires qui viennent réclamer leur dû. Ils serpentent déjà parmi les cadavres. Droit vers l'estrade. Droit vers elle. « Nacht ! » qu'elle s'écrit parmi les voix. Le Fléreur se tourne vers elle, plus à la recherche d'un ordre rassurant que d'une réelle promesse offensive. « Trouve @Magnus Röhr ! » L'ordre est clair, et il semble saisir le sous-entendu. Le trouver, c'est le protéger. Lorsque la phrase s'éteint dans sa gorge, Nacht disparaît déjà entre les jambes des habitants alentours. Temps pour Kora de retrouver un semblant d'esprit. Temps pour elle de saisir sa baguette.

La furie alentour lui agresse l'esprit. Mais tant pis. Elle annihile une par une les voix qui s'entremêlent dans sa tête. Elle cherche autour d'elle où aller et quoi faire. La cacophonie fait vriller le cerveau. Pourtant elle ne semble pas, aux premiers abords, être touchée par quoi que ce soit. Elle se retourne. Observe l'idiot d'Américain et son air ahuri. Se contente de secouer la tête. « L'Amérique dans toute sa splendeur. » Et tandis qu'elle se retourne vers l'origine de la menace, elle inspire profondément. « A regarder de loin. » Elle a bien conscience que rejoindre la Milice avec une baguette bridée serait tout aussi idiot que de se rendre. Cette maudite mise en place, elle l'avait pourtant vu venir. Mais elle est trop intègre, Kora, pour tenter de passer outre la loi. Elle observe l'arme magique, une seconde, et se demande si elle lui sera aussi fidèle avec telle ignominie. « Maudit Einsicht. » Elle se fond dans la foule. Elle évite les gestes brusques des misérables qui cherchent une porte de sortie. Mais c'est l'impasse qu'ils trouveront, de ce côté. Elle n'a cependant pas le temps de leur faire entendre raison. Sa place, elle est devant. Bien en face de l'Einsicht et de ses représentants. Alors, lorsqu'elle parvient enfin à entrevoir l'un des masques, elle lève sa baguette.

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K o r a

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Lev Teczynski
Gouvernement | Autres

Revelio

MessageSujet: Re: Acte I, scène 2 ◆ Über alles in der Welt   Lun 26 Mar - 1:48

Acte I, scène 2 ◆ Über alles in der Welt


Perseus Armstrong. Assez bel homme. Voilà, plus ou moins, ce que Lev retint de ce discours sans importance. Une fois encore, on envoya au peuple allemand une vague de banalités préparées sur un coin de table. Le terme "rhétorique" n'existait manifestement pas dans le vocabulaire des apôtres américains, la paix ayant troqué ses ailes de colombre pour la lourdeur d'une chaloupe impérialiste.

« Mes hommes resteront dorénavant sur le territoire, dans le but d’aider à pacifier l’Allemagne et pour éliminer les dernières troupes de l’Einsicht qui pourrissent vos provinces. »

Le polonais se malaxait les tempes d'un air dépité. Certes, l'arrivée massive d'une population meurtrie par la prohibition représentait une source de profits non négligeable. Mais l'idée de voir traîner une horde de yankees avinés dans ses halls d'hôtel... Cette vision d'enfer le fit éclater de rire, pour lui-même. A se plaindre de la sorte, il incarnait magnifiquement la figure de grand bourgeois qu'il vilipendait dans sa jeunesse. Et puis...

Et puis le souffle d'une explosion. Pas très loin. Le vrombissement fit siffler les oreilles. En un instant, tel un ex-alcoolique se servant un verre, il replongea dans les ténèbres. L'horreur de la guerre planta son drapeau noir à l'arrière de sa cervelle. Il se crut renvoyé en Champagne-Ardenne, une décennie plus tôt, sur le no man's land. Lorsque l'acier vous pleut dessus tous les jours, même au fond d'une tranchée, vous finissez par développer des automatismes capables de prolonger un peu votre espérance de vie. Ainsi il se jeta à terre, persuadé d'y trouver de la boue.

- Maître ! Maître !

L'elfe de maison, le visage à demi dissimulé derrière ses longues oreilles clignotant de peur, tendait sa main vers Lev, prêt à transplaner en lieu sûr. Lev s'ébranla, constatant qu'il était à Berlin. Mais lorsque leurs doigts s'emmêlèrent, une lueur érubescente incendia la gorge de Kurtz. Il chuta en arrière, mort, la gueule ouverte et calcinée comme une gargouille arrachée aux toits de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, à Breslau.
Lev n'eut pas une palabre pour la créature, mais la fureur lui enflammant les joues était bien réelle. Il discerna dans le tumulte la silhouette noire à l'origine du sortilège et murmura un mot pour sa canne. Elle reprit subitement sa vraie forme - un sabre - dans sa main droite tandis qu'il portait la gauche à sa taille. Son pouce se heurta au cuir de sa ceinture et non au bois qu'il espérait y trouver. Surpris, il comprit après une grosse seconde qu'il s'était séparé de sa baguette un peu plus tôt, ayant préféré la confier à son elfe plutôt que de laisser les miliciens y appliquer leur empreinte douteuse. Immaculée, elle patientait sur son bureau.
Il se mordit les lèvres de frustration et voulut transplaner lorsqu'une nouvelle détonation le jeta violemment sur le sol. Couché sur le dos, l'épaule gauche blessée par sa propre épée, il fixait le ciel d'un regard vide, presque nostalgique de la fange des tranchées, plus confortable que ces pavés.


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Le Secret Magique
Compte Fondateur

Revelio

MessageSujet: Re: Acte I, scène 2 ◆ Über alles in der Welt   Mar 27 Mar - 12:35


ACTE I, scène 2
Über alles in der Welt


LA SITUATION

Il était difficile de compter les membres de l’Einsicht, quand ils tombaient sous les attaques des américains, de nouveaux surgissaient pour les remplacer. Des rayons frappaient parfois des civils qui tentaient pourtant de se dissimuler, d’échapper au chaos – sur l’estrade Perseus avait lui aussi sorti sa baguette. Les lèvres serrés, il débitait ses sorts comme d’autres enfilaient des perles : avec l’assurance et le calme d’un philosophe grec en fin de vie.
Impossible de comprendre ce qui se passait, impossible de voir si la gauche était plus sûre que la droite, où qu’on aille on pouvait entendre les cris et les sortilèges fuser. L’accent américain empestait l’air et l’ombre de l’Einsicht n’aidait pas. Il y en avait tant qui hurlaient, s’accrochaient à des étrangers pour leur demander un transplanage d’escorte, qui suppliaient même des Miliciens de les évacuer. Mais personne n’arrivait à réfléchir clairement, calmement.
Avant qu’un nouveau cri ne perce l’air : « Heimdall ! Heimdall vient nous sauver ! »
Les personnes qui venaient d’arriver sur la place transformée en champ de bataille étaient vêtues de capes qui dissimulaient leur visage dans une ombre magique. Mais différemment des membres de l’Einsicht. Ces derniers semblèrent un instant hésiter en voyant les nouveaux arrivants ; il y en eut pour transplaner et d’autres pour hurler leur rage. Soudain, ils paraissaient moins nombreux. Pris entre deux feux avec les américains d’un côté et les gens d’Heimdall de l’autre ils furent nombreux à tomber. Quelques uns purent s’enfuir.
Tout le monde, toutefois, avait les yeux rivés sur les sauveurs d’Heimdall ou bien sur Perseus Armstrong qui se raclait la gorge pour reprendre la parole, et personne ne remarqua les américains récupérer tous les corps pour les remonter à bord de leur vaisseau. Personne n’en fit la remarque. Personne ne faisait jamais vraiment de remarque quand Perseus s’apprêtait à parler, de toute manière.

L’émotion avait eu raison de ses capacités de linguiste, et il articula quelques mots pour ramener le calme, la baguette levée, invitant ses hommes et les miliciens à calmer le mouvement de foule. Puis les restes de ses mots étaient adressés à son interprète qui répétait ses propos en allemand et plus fort. Elle n’avait aucune trace d’accent : « Nous remercions l’intervention des troupes de l’Heimdall, arrivées fort à propos pour éviter un carnage et pour nous aider à encore une fois tuer dans l’œuf les manœuvres de l’Einsicht. » On pouvait encore entendre, derrière la voix claire d’Anni, celle plus grave de Perseus. Anni tendit sa main en avant « Nous invitons maintenant notre précieux collaborateur, avec qui nous avons pu travailler ces derniers temps afin de capturer Grindelwald, à venir se présenter. » Là Perseus se ravança et reprit la parole, pour dire dans un allemand grossier : « Applaudissez le Général de l’Heimdall. »
Un des hommes qui venaient d’arriver pour repousser l’assaut de l’Einsicht retira la capuche de sa cape pour dévoiler son visage. Avec un sourire qui pouvait rivaliser avec celui de Perseus il monta les marches de l’estrade pour rejoindre l’américain et son interprète.



Richard était en train de relire des rapports des membres du Bureau lorsqu’il vit Perseus Armstrong, le vice-président, débarquer dans son bureau accompagné d’un joli brin de femme. « T’es allemand toi non ? » « Je… par mon père oui. » « Tu sais parler allemand ? » « Oui… mais pourqu- » « Tu as un accent ? » Mieux valait ne pas trop questionner les actions de Perseus. Ce n’était pas très démocratique, mais c’était plus sûr. Alors Richard ravala ses interrogations et répondit, militairement : « Bavarois. » « Parfait. Anni va vérifier ta syntaxe. Je t’embauche pour une mission de terrain. Ça va te changer de tes papiers. » Et avant qu’il ne quitte la pièce, il se retourne pour lancer à un Richard médusé : « À présent tu t’appelles Diethelm Eberwald et tu es le Général d’une organisation secrète vouée à détruire l’armée de Grindelwald. » Puis il claqua la porte.



Il se présenta : Diethelm Eberwald. Fils d’allemand, petit-fils d’allemand, arrière petit-fils d’allemand. Et il était le Général d’Heimdall. Sa voix était assurée, il faisait des efforts pour effacer son accent bavarois mais on l’entendait quand même légèrement. Chacun de ses mots dissimulaient une respiration un peu courte, en raison de l’effort d’il y avait quelques instants : « Je suis le Général d’Heimdall et j’ai décidé sortir de l’ombre aujourd’hui, pour fêter ce jour de concorde avec les États-Unis. Sans nous, ils n’auraient pu capturer Grindelwald. Sans eux, nous n’aurions pas pu rassembler les forces et les informations nécessaires. » Son sourire mettait en confiance, il continuait alors qu’Armstrong, à ses côtés, tentait de contenir son air de jubilation. « Lorsque j’ai créé Heimdall, nous étions peu nombreux. Et c’était dur. Difficile. Nous avons perdu de nombreuses personnes qui auraient mérité d’être présentes aujourd’hui. C’est notre alliance avec les États-Unis qui nous a sauvé. Nous avons pu montrer à nos collègues la volonté de l’Allemagne et ils ont pu nous aider à protéger notre pays. Pour ça nous ne les remercierons jamais assez. »
Là il tendit la main vers Perseus qui la lui serra. Puis ils s’attirèrent l’un vers l’autre pour partager une embrassade rapide, devant une foule en majorité stupéfaite.


PARTICIPER

L'attaque éclair de l'Einsicht a pu être repoussée grâce à l'intervention des forces d'Heimdall. Ce qui a permit aux allemands présents de découvrir le véritable visage du Général de cette organisation secrète. Un homme qui se nomme Diethelm Eberwald... Surpris ? Choqué ? Enthousiasmé ? À vous de nous dire ce que vos personnages ressentent. (S'ils n'ont pas subi de trauma crânien lors de l'attaque...)
Taguer les personnes avec qui vous interagissez.
Diethelm Eberwald a une fiche PNJ qui ne va pas tarder à être postée, en attendant vous pouvez tous savoir qu'il ressemble à Rob Lowe. Avec un accent bavarois.

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COMPTE FONDATEUR ◆ NE PAS MP
Revelio

MessageSujet: Re: Acte I, scène 2 ◆ Über alles in der Welt   Dim 1 Avr - 10:03

Acte I. Scène II.
Des coups de poings en plein visage. Le premier se déroule contre les membres de l'Einsicht. Derrière leur masque, impossible de savoir qui est qui. Peut-être frappe-t-elle même quelqu'un qu'elle connait. Elle en est furieuse. Elle aperçoit des hommes tomber. Les siens qui repoussent l'assaillant sans vraiment pouvoir y mettre toute leur force. Seul avantage considérable, le nombre. Oppression de la baguette qui les pousse à demeurer sans véritable force. Kora se contente de sortilèges basiques. Ceux qu'on apprend aux enfants pour se défendre. Devant l'assaillant, l'absence de pouvoir réel semble faire rire. Si la foule ne regarde pas, elle saura critiquer les circonstances dès le lendemain. Malgré l'idée de pouvoir tomber facilement, Kora continue sa litanie. Rester de marbre, à l'arrière, lui semble une idée saugrenue. Quant à la simple pensée de rester à l'écart, elle lui donne la nausée. C'est son essence même qui lui dicte le courage. C'est sa raison qui lui prie la prudence. Elle essuie un énième sortilège, tente de répliquer. Mais cette fois l'ennemi ne se tourne pas seul vers elle. Il leur faut à peine quelques secondes pour la faire ployer. La douleur lui arrache une grimace. Elle lui pulvérise le sternum, lui enfonce les côtes. Aveuglée par l'impact, elle ne discerne plus que le brouhaha autour d'elle. L'un des assaillants passe le relais à l'autre. Le relais pour terminer le travail. Kora tangue. Lorsqu'elle voit la baguette se pointer vers elle, elle grogne. C'est le moment que choisit Nacht pour apparaître. Le Fléreur bondit, mord, griffe. L'ennemi se cabre, cherche à éliminer la nouvelle menace féline. Temps pour Kora de le neutraliser une fois pour toute.

Deuxième coup de poing ensuite. Lorsque les membres de l'Einsicht s'évaporent, et qu'elle passe une main sur son ventre. Lorsque Nacht vient lui offrir une marque d'affection, tandis qu'elle rabat son attention sur l'Américain. Ce crétin d'Américain. Ce salop d'Américain. Et lorsque le visage numéro 2 apparaît, ce sont même d'autres insultes qu'elle lui adresse. Cet homme, cet imposteur. Elle ne le connait pas, mais elle a déjà envie de le dépecer. Elle aimerait monter sur scène pour clamer l'ignominie, mais elle sait que telle chose est inutile. « Suis-je entrain d'halluciner ? » qu'elle lâche, tout en observant ces deux fourbes prendre le pouvoir. Un pouvoir qu'elle n'est pas disposée à laisser entre des mains aussi sales. Les mains de deux menteurs. Et les mains, derrière, d'un Gouvernement encore plus dégueulasse. Et lorsque les deux messieurs s'enlacent, elle ne peut plus tenir. Alors elle éclate de rire. Par dessus la foule. Elle éclate d'un rire si clair et si sincère, qu'elle en est elle-même surprise. « Voilà un visage bien ingrat à la tête d'Heimdall. » qu'elle s'écrit à Nacht. Le Fléreur miaule en guise de réponse. « J'ai grande hâte d'en savoir plus à son sujet. »

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K o r a
Revelio

MessageSujet: Re: Acte I, scène 2 ◆ Über alles in der Welt   Dim 1 Avr - 11:28

Ah les petits fils de trolls. Il comprend, Paul, il comprend bien vite que tout ça n'est qu'une mascarade orchestrée par les Américains pour s'assurer un accueil chaleureux dans un pays qui les voit d'un mauvais œil. Foutus impérialistes de merde venus chercher un nouveau territoire à conquérir pour y asseoir leur derrière rempli de billets de banque ! Faux Heimdall, faux Einsicht, Paul en est persuadé et voir les Américains tirer les « corps » des grands vilains méchants à l'écart confirme son intuition. Pour sûr qu'ils ne sont pas vraiment morts, que ce sont simplement des acteurs ; ça donne aussi une nouvelle raison à cette bride sur les baguettes. Faudrait pas non plus que quelqu'un s'amuse à balancer des Avada Kedavra pour se défendre contre des épouvantails, ça ferait tache.
L'inquiétude ressentie jusqu'alors pour ceux auxquels il tient se mue en rage profonde. Colère de s'être laissé berner comme un bleu, d'avoir un instant cru à toute cette mise en scène, d'avoir laissé cette bombe au chaud chez lui. Pas qu'il ait envie de tuer des gens, Paul reste un pacifiste dans l'âme, le genre qui ne recourt à la violence que parce qu'il n'a pas le choix ; il s'en convainc tout du moins. Mais faire une petite frayeur aux Américains le satisferait grandement. Juste un petit coup de grisou pour faire monter l'adrénaline et leur donner un peu de fil à retordre. Ils n'en méritent pas moins.

Dégoûté, Paul lâche l'Américain qu'il avait décidé d'aider. @Leopold Applewhite lui paraît soudain être juste un pion de plus sur cet immense échiquier qu'il pense voir mieux que d'autres, avec plus de recul et d'intellect, sans comprendre qu'il se fait tout autant entortiller que tous les gens autour de lui qui acclament Perseus Armstrong avec plus ou moins d'enthousiasme. Son regard pâle se fait brûlant, c'est à peine s'il se retient de cracher dans la direction du pauvre Dr Love qui n'a fondamentalement rien fait de mal – à sa connaissance. L'ire n'est pas une émotion rationnelle.
« Foutus putain d'Américains, » râle-t-il pour lui-même, inaudible dans la clameur environnante.
Et puis il y a ce vilain canard qui prétend être le général d'Heimdall. Pour autant que Paul sache, ça pourrait être vrai, il n'a pas la moindre idée de quel crétin a décidé de se lancer dans cette croisade absurde. Il connaît mieux les abrutis de l'autre bord et s'est fait ami de nombre d'entre eux, sans pour autant adhérer à leurs idéaux ridicules. La petite vendetta pourrait tout à fait être menée par ce blanc-bec à l'accent à couper au couteau. En vérité, Paul en doute ; il espère que ce n'est pas le cas et que le véritable général d'Heimdall a un poil plus de charisme.
Une voix par-dessus la foule se moque de cette apparition, se demande s'il s'agit là d'une hallucination. Il ne la connaît pas, cette grande blonde entourée de ses bestioles (@Kora Schäfer), mais il l'apprécie déjà. Elle a le ton sarcastique qu'il convient d'emprunter dans une telle situation. Au moins, il y a encore des esprits raisonnables pour ne pas se laisser entourlouper, peut-être plus qu'il n'aurait osé l'espérer ; c'est un point positif dont il se servira plus tard dans la nuit pour se réchauffer un peu le cœur. Pas qu'il l'admettra, le vieux bougre, pas question de dire ouvertement à quel point il est blessé et triste de voir son pays d'adoption sous le joug des Américains et de leurs politiques les plus répugnantes, à quel point il a peur de ce qui pourra arriver maintenant que cette nouvelle donnée entre dans la danse. Il ne leur fait pas confiance. Ne fait pas confiance à grand monde, pour être honnête, mais encore moins à ces empaffés et à leurs grands moulinets de bras. Quand on fait à ce point dans le grandiloquent, c'est qu'on a quelque chose à cacher.
Mais quoi ?

Tout à sa grogne et son dégoût, Paul cherche à quitter les lieux. Il n'y a plus rien pour lui ici, plus rien qu'une immense déception et la sourde terreur des jours à venir.

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Revelio

MessageSujet: Re: Acte I, scène 2 ◆ Über alles in der Welt   Ven 6 Avr - 17:31


Über alles in der Welt

Plus rien n’existe autour de lui. La foule, les cris, la peur. Les sortilèges lancés au hasard. Pas même Paul Lindemann venu à sa rescousse, le soulevant avec une aisance qu’on n’aurait pas soupçonnée chez lui. C’est à peine si Leopold lui adresse un regard, balbutiant un « Thank you » hasardeux, les yeux perdus sur les pavés. Il n’y a pas grand-chose auquel tient le jeune prodige. Il n’a que faire de son argenterie, achète constamment de nouveaux costumes et, lassé, ne dédaigne plus accorder un regard à cette immense peinture installée dans le hall d’entrée – de qui est-elle, déjà ?

Mais son carnet, c’est une autre histoire. Dans cet amas de feuilles de papier repose son destin, qui pourra prendre deux directions : la consécration, celle d’un Américain qui aura su faire voyager la grandeur de son pays chez les vaincus et les informer en toutes situations, ou le désintérêt, celui que lui porteront ses confrères et ses lecteurs si jamais il échouait. Pour l’heure, il ne voit défiler que des paires de jambes en panique et des objets divers que les fuyards ont abandonnés.

Ce n’est que lorsqu’il met la main dessus, après s’être assuré qu’il ne manque pas une page, qu’il prend conscience de la bulle dans laquelle il s’est enfermé. Les combats ont cessé. Le public s’est à nouveau rassemblé devant l’estrade sur laquelle Armstrong serre la main d’un inconnu. Le journaliste, planté au milieu de la foule, les cheveux désordonnés et une manche de son manteau déchirée, a clairement manqué une étape. Même Lindemann a disparu. Non pas qu’il compte le remercier à nouveau, mais il aurait peut-être pu en savoir plus sur ce nouveau rebondissement.

Le dénommé Eberwald n’est pas Américain. En tout cas, pas de souche. Leopold a passé sa vie entouré de Yankees, qui semblent avoir tous déposé une patate chaude dans un coin de leur bouche. Si son propre accent allemand est détestable, celui qu’il entend semble bien réel. Désorienté, le journaliste se met à griffonner des bribes de discours, entourées ici et là de points d’interrogations auxquels il compte bien apporter une réponse. Il détache finalement son regard de la scène et se met à observer le public circonspect. La réaction de ces inconnus le convainc qu’il n’est pas le seul à être surpris – sa nullité en politique et en affaires étrangères aurait pu expliquer son désarroi. Puis c’est une autre question qui le taraude : où sont les corps ? Comment un remue-ménage pareil a-t-il pu ne laisser aucune trace ?

Sa mission, maintenant : traverser la foule à la recherche d’un appareil photo. Et vite.  

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Popular
It's all about popular. It's not about aptitude, it's the way you're viewed. So it's very shrewd to be. Very, very popular like me.~ byendlesslove.

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Walter Davis
Einsicht | Autres

Revelio

MessageSujet: Re: Acte I, scène 2 ◆ Über alles in der Welt   Jeu 12 Avr - 14:18

Walt avait tenté de s’approcher, un peu plus, comme pour saisir au mieux le discours de fucking (le nom ne parvenait pas à lui venir tout seul, sans insulte, sans surprise, sans émotion faisant battre à mille à l’heure son coeur d’exilé en dérive) Armstrong. En comparaison, Leopold lors de sa sauterie avait fait preuve d’un tact remarquable. Aux côtés de l’espion, on encaissait le choc en silence, par le biais de sourcils froncés, au mieux partageait-on son indignation dans de discrets murmures. Davis lui-même papillonna vaguement des paupières. Décidément, il se trouvait en Allemagne depuis trop longtemps.

Coincé derrière un mur de dos indignés, il tenta de reprendre ses notes, pour Anke -pour se raccrocher à son sang-froid légendaire, bien mis à mal par cette apparition surprise. Le dernier message prenait un sens inespéré : on lui avait dit d’attendre. Il inspira une légère bouffée d’espoir.

Avant que le chaos ne frappe.
Des hurlements, et une vague de noir ; “l’Einsicht !” cria-t-on. Walter fut frappé d’une confusion double.
Personne n’avait mentionné une attaque quelconque. Personne chez les Gracieux n’avait sérieusement évoqué la possibilité d’une frappe à ce discours imprévu. Et Anke, se tenir loin d’une attaque ? Allons bon ; la Mère de la Bienfaitrice se trouvait toujours au premier rang -et surtout physiquement présente. Lui avait-elle caché quelque chose ? Y’avait-il eu autre chose, lorsqu’elle lui avait demandé d’être ses yeux ?

Il n’avait pas le temps du doute. Dans l’urgence, et par réflexe, il sortit sa baguette ; peut-être l’avait-on bridée à moitié, et quelques sorts de défense ne seraient pas de refus dans la confusion générale. La baguette tenait étrangement dans sa main. Après un coup d’oeil, Walter ne put retenir un violent juron.
Ce n’était pas sa baguette. Il nageait dans un mauvais rêve, un sale cauchemar où les ennuis s’enchaînaient avec une cadence effrayante. Il tâtonna rapidement sa veste. Quand avait-il été assez inattentif pour se faire prendre sa baguette ?

On cria ; il se rua sur le côté, manquant de se prendre un Impedimenta dans la tempe. Le sort ne manqua pas un des enfants de la poissonnière, sa voisine de quelques instants plus tôt ; sa mère hurla, l’attrapa de ses bras solides, et le chargea sur son épaule comme un vulgaire fagot de paille.
Il ne songea pas un instant à fuir : il tenta plutôt de lancer un sort sur un des masques de l’Einsicht proclamée, avec une conviction étonnante au regard de son double handicap. La baguette étrangère, bridée par la Milice, restait sourde à ses commandements.

Il se prit des coups, majoritairement involontaires dans la foule en fuite, en donna d’autres, plus volontaires ; il voulait rester et voir, et peut-être se rapprocher de Perseus fucking fucker Armstrong avec la discrétion limitée dont il disposait avec les Yeux de la Cardinale. Il était inconcevable de glisser un petit mot aux sbires dans une cohue telle que celle-ci.
“Heimdall !” cria-t-on de nouveau ; et comme si on sifflait la fin d’un match, l’affrontement perdit singulièrement en ardeur. La prétendue Einsicht se rapatriait avec une rapidité suspecte ; il avait beau y avoir des couards dans leurs rangs, ils n’en restaient pas moins entêtés, rancuniers, et surtout bêtement téméraires. On restait généralement se faire mater jusqu’au bout.

Walter reprit tout juste sa respiration, et épongea son front en sueur d’un mouchoir de poche bienvenu pour l’occasion. Là-haut, sur l’estrade, on en était aux accolades. Tout s’enchaînait avec une facilité déconcertante. Dans un grandiose héroïque pour le moins surprenant.
Surprenant pour qui ne connaissait ni fucker Perseus, ni les petites affaires du BIMI : y être employé équivalait à un poste de concierge, et Walter comme bon nombre de ses collègues avait passé plus de vingt ans de sa vie à faire le ménage derrière ses supérieurs. Eponger les bavures. Passer un coup de serpillère magique, et ne laisser au public qu’un blanc éclatant.

Puis il vit sa chance. Une chance inespérée, aux airs de tentative inconsciente ; Walter marinait néanmoins dans l’inaction depuis trop longtemps pour rester une fois de plus dans le silence.
Rapidement, et sans regarder son calepin, il griffonna un petit quelque chose sur un bout de papier.

Près de lui une des escortes américaines, visiblement touchée par un sort, se relevait difficilement en se tenant la jambe. Davis s’en approcha, et chassa d’un geste le bougre trop aimable qui allait lui prêter main forte ; il attrapa le bras de la sorcière, sentant sa respiration s’accélérer de nouveau sous une violente adrénaline. Il fallait faire vite, avant qu’Anke ne puisse lire quelque chose sur les traits de la sorcière. “Perseus n’est qu’un sale con”, fit-il de son accent new yorkais le plus marqué, sifflement tendu entre ses lèvres serrées. Il lui prit la main comme pour l’aider un peu mieux à se redresser, puis il repartit se perdre dans la foule des curieux restants, cherchant cette fois un visage bien connu ; dans les doigts de la sorcière se trouvait un morceau de code qu’on reconnaîtrait dans les sphères supérieures.

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Magnus Röhr
Gouvernement | Heimdall

Revelio

MessageSujet: Re: Acte I, scène 2 ◆ Über alles in der Welt   Dim 15 Avr - 20:39


Über alles in der Welt
Parseus Armonstrgon est en train de réaliser une performance. Il ne s'agit pas ici d'évoquer la prestation magique de ses hommes, ni la façon qu'il a de prétendre savoir s'exprimer en Allemand, en débitant un discours appris par coeur syllabe après syllabe. Non, là où il faut reconnaître une performance, c'est dans la capacité d'Armstrong à se faire détester de plus en plus, à mesure qu'il récite son texte, par Magnus. À ce stade, dans la liste des personnes pour lesquelles le Landgraf d'Hambourg éprouve le plus d'antipathie, Persus Armstrong se hisse facilement au niveau du pelletons de tête. Il rejoint ainsi un certain nombre de privilégiés, parmi les quel ont peut compter, feu Théophilus Röhr, Hilda Jöhrgen, Anke Sternberg, et même ce bon Gellert Grindelwald.

Un Gellert Grindelwald qui, du fond de sa cellule, quelque part de l'autre côté de l'océan Atlantique, semble ne pas avoir envie de se faire oublier.

C'était, en soi, peu surprenant; l'Einsicht n'aura pas manqué une occasion de venir venger son maître. L'attaque, comme toute action de ce type, arrive alors,  sans crier gare. D'une seconde à l'autre, l'accent grossier et la voix fière de Persus Armstrong sont couverts par les explosions de sortilèges et le hurlement de la populace qui, prise de paniques, se met à s'agiter en tous sans. Depuis la zone réservée à la haute société, on voit la marée humaine foncer vers ce qui semble l’endroit le plus sûr de la place. La cohue atteinte donc rapidement, et sans difficulté, la noblesse. Les sorts aussi. Magnus s'entend juré alors qu'a seulement quelque mètres de lui, un sortilège embrase le côté de l'estrade. Au diable les restrictions, c'est bien pour prévenir ce genre d’événement qu'il s'est arrangé pour ne pas faire brider sa baguette. De toute façon, le chaos est total, personne n'y prêtera attention. Quand bien même, il est Landgraf, sa parole à plus de poids que celle de n'importe qui. D'un geste, il lance un bouclier au-dessus d'un groupe de civil qui se trouve proche d'une explosion qui projette dans les airs les lourds pavés arrachés au sol de la place.  Dans la foulée, un autre jet de lumière vient heurter le foyer d'un réverbère, faisant voler des éclats de verre en tout sens. L'un d'eux lui entaille le front alors qu'il a rapidement tiré ses fils derrière lui, sans la moindre douceur.

Quand il se retourne à nouveau, baguette en main, un gringalet lui fait face.  « La fête est finie pour toi, Röhr ; tu décampes, on fait le ménage, c’est ça l’idée. » Pris au dépourvue, il n'y va pas par quatre chemins: il croise son regard, une petite seconde dans sa tête lui indique que ce môme n'a rien de ce qu'il semble être. « Attention à ce que ton impertinence ne soit pas prise pour de l'insubordination, Lehmann. » Lance-t-il tandis que les sortilèges continuent de pleuvoir sur la place. « Ammènes-les », ordonne-t-il en poussant vers lui Andreas et Lothar. Ce dernier semble vouloir protester, mais avant qu'il dise quoi que ce soit, son visage prend soudain une expression stupéfaite. « C'est qui ça ? » Il tend un doigt le l'autre côté de la place. Des silhouettes en uniforme viennent d'entrer en scènes. Leurs visages sont dissimulés sous des capuchons magiques. « Heimdall ! Heimdall vient nous sauver ! » s'exclame une voix au milieu de la foule. Mais ce n'est pas Heimdall. Puisque Magnus n'a pas donné d'ordres. Et que personne ne donner ce type d'ordre à part lui.

Pendant un instant, il croit à une trahison, un coup monté par ses propres hommes. Mais ça n'a aucun sens, Sonja aurait su. Wofgang aurait su, Schäfer aurait su. Lui, l'aurait su. A moins que ce soit eux. Il lance un regard hostile à Wolfgang, piégé dans son enveloppe ridicule. Mais lui-même le regarde avec un air de chien perdu. Ce n'est pas lui. Ce ne peut pas non plus être Kora, dont l'une des bêtes vient de surgir pour venir se frotter à leur jambe dans une attitude protectrice qu'il connait bien -et qu'il exècre mais, la connaissant, qu'il juge gage de fidélité. Mais alors qui ? Les sortilèges semblent diminués d'intensité, comme si l'attaque s'essoufflait déjà. Ceux de l'Einsicht semblent alors moins nombreux. Battraient-ils déjà en retraite ? Cela ne leur ressemble pas... D'ailleurs, cette attaque n'a rien d'une attaque de la Monstrueuse, or c'est toujours la Monstrueuse qui attaque pour l'Einsicht. En fait, cette attaque n'a rien d'une attaque de l'Einsicht. Et cette Heimdall n'a rien d'Heimdall non plus. Leur façon de s'organiser, leur attitude... leurs uniformes qui ne correspondent même pas.

Et en regardant le calme revenir presque aussi rapidement qu'il était arrivé, et les fausses troupes d'Heimdall se rassembler, bien ordonnées, près de l'estrade, Magnus comprend soudain. Ce n'est pas un coup monté de ses hommes. Ni de l'Einsicht d'ailleurs. Tout comme le reste de l'assemblé, Magnus se tourne vers Perseus Armstrong qui semble sur le point de rapprendre la parole.
Ce coup monté, il est de lui. Enfoiré d'Américain.

D'un geste d'apaisement, Armstrong calme la foule encore en émois. Ils sont tous pendus à ses lèvres. Qu'allait donc leur dire cet escroc ? Que croyait-il ? Qu'il lui suffirait d'orchestrer une fausse attaque pour assoir son autorité ? Probablement. Cela fonctionnerait-il ? Probablement.  « Applaudissez le Général de l’Heimdall. » Finis par conclure Armstrong, après un bref discours traduit par son interprète, en accueillant à bras ouverts l'un des hommes qui découvre son visage.

C'est une fantastique gifle dans le visage de Magnus Röhr. Il s'efforce de n'en rien montrer. Difficilement. Mais ses phalanges blanchissent tellement elles serrent sa baguette, qu'il sent brûler dans sa main. Chaque mot qui sort de la bouche de  Diethelm Eberwald -ou quel que soit son nom- est une abomination. Une humiliation jetée sur lui, sur Heimdall et sur tous ceux qui défendent leur cause. Mais si le corps est tendu, le visage, lui, reste impassible; ne livrant la moindre expression ni la moindre pensée. Une réaction serait suspecte. Il entend pourtant au loin, la voix de Schäfer qui s'exclame. Il semble que pour la commandante d'Odin, comme pour Magnus, ces deux têtes soient passées en premières dans la liste de celles à abattre.

Décidément, le peuple américain est plein de ressource et doté de multiples talents. De cette journée, on pourrait retenir tout particulièrement, celui de se faire des ennemis.

- ♦ -

Cold
Little
Heart.
Revelio

MessageSujet: Re: Acte I, scène 2 ◆ Über alles in der Welt   Ven 27 Avr - 17:06


Über alles in der Welt
« Mon impertinence, mon impertinence, tout ça ce n’est qu’un rôle voyons, histoire de pallier mon habituelle courtoisie » que tu réponds en grinçant, n’hésitant pas à tenir tête à Magnus devant sa progéniture. C’est que, comme tu en voulais à Sonja de t’avoir refilé cette forme, tu en voulais aussi à Magnus, par procuration. Parce que tu n’étais jamais à l’abri de la théorie du complot qui voulait que les deux magnats de l’Heimdall prennent un plaisir particulier à te ridiculiser… A force d’être toujours sur tes gardes, ta paranoïa aussi était toujours aux aguets.
Tu lui réponds par-dessus ton épaule, maintenant les sortilèges à distance. Il ne t’écoute pas tellement, il s’en moque de tes railleries, et ça n’était pas plus mal, auquel cas, il n’en avait jamais fini avec toi. Comme si tu devais compenser ta loyauté par un sarcasme mal placé.

Tu te retrouves soudain avec ses deux gosses sur les bras, et tu cherches à choper de tes yeux de furie (le genre de détail que n’importe quel polynectar ne pourra dissimuler) son regard, et la raison pour laquelle tu te retrouvais à faire du babysitting. Les garçons étaient assez grands pour tenir une baguette -quoique, pas forcément très dégourdis pour savoir s’en servir.
Tu allais pour mettre la main sur le Fléreur de Kora afin de lui refiler cette tâche de la plus haute importance, lorsque Lothar semble stupéfait par un mouvement de foule.

« Heimdall ! Heimdall vient nous sauver ! »
Tes sens aiguisés tiltent aussitôt. Depuis quand savait-on aussi vite qui s’occupait du sale boulot ? Tu as l’impression d’être soudainement catapulté dans une pièce de théâtre et de te voir attribuer un rôle dont tu ne connais aucune réplique. Parce que tu n’avais pas eu vent que vous étiez aussi prêts d’intervenir. Enfin, pas en tant qu’Heimdall comme ça. Tous en ligne, bien rangés, tous de cape vêtus, comme s’il fallait montrer que c’était l’Heimdall. De nouveau, un aller-retour de ton regard furieux et relativement dépassé par les événements, entre la foule et Magnus. La pire perspective qui soit : il est aussi largué que toi. Ça n’arrive pas souvent mais Merlin que c’était mauvais signe quand Magnus n’y bitait rien non plus. « Si on avait dû porter des capes comme ça, jamais j’aurais rejoint vos rangs » que tu siffles, passé le moment d’incompréhension la plus totale.

Ce n’est pas pour autant que tu as tout de suite compris la supercherie. Celle-ci ne se dévoile à ton esprit butor que lorsqu’un Général de l’Heimdall est annoncé, mais que Röhr ne bouge pas d’un pouce. Tu as eu ce coup d’oeil en coin, pour chercher à savoir ce qu’il allait faire, sans pour autant trahir trop visiblement sa présence. « Rectification ; si t’avais eu cette dégaine d’ahuri, jamais j’aurais rejoint vos rangs. » Nouveau grincement dans ta remarque, pour t’éviter une nouvelle fois de te demander si ce n’était pas une blague.
Et tu étais partie pour en pondre une ribambelle, à voir comment Magnus était tendu.
Il n’était pas le genre d’homme à s’agiter pour un rien. Cela dit, lorsqu’il s’immobilisait totalement, c’était mauvais signe ; et tu en savais quelque chose.
« Hé, Röhr, ‘faut voir le bon côté de la chose ; tant qu’ils s’occupent de leur pantin, on peut continuer nos affaires, pas vrai ? » Un jugement bien sommaire que tu émettais là. Mais il était difficile de blaguer sur la géopolitique à venir, surtout dans ton état. Car il n’y avait pas pire pour détendre l’atmosphère qu’un individu qui avait la rage, et ce, sans aucune pleine lune à l’horizon.

- ♦ -

big bad wolf
Ain’t no fairytale What I see in your eyes Awaiting your mistake Not too close, not too far Sneaking in the pain Every truth becomes lie I won’t trust myself Once I hear your call I’m out of my head Of my heart and my mind 'Cause you can run but you can’t hide I’m gonna make you mine Out of my head Of my heart and my mind 'Cause I can feel how your flesh now Is crying out for more



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Acte I, scène 2 ◆ Über alles in der Welt

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