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MONSTRUEUSE | Feel, Trust, Obey.

Revelio

MessageSujet: MONSTRUEUSE | Feel, Trust, Obey.   MONSTRUEUSE | Feel, Trust, Obey. EmptyDim 11 Mar - 11:25

« Why are we so obscure and creeping around, hiding from mirrors and screens all over town, objects disturbing blinding taking the peace in me, the world is my kingdom too and I'll feel what I like in me. »
I.1. | 28 janvier 1927, 2h | Abymes des Catacombes, Nuremberg.


Hilda fume. Le feu a encore du mal à partir, à laisser ses doigts et à accorder du répit à une robe pourtant ignifugée. Saloperie de magie instinctive. Ça part toujours en couilles cette merde. Konrad lui a déjà expliqué, tranquillement, que si elle continuait de la sorte elle risquait de se tuer à la tâche. Il faut contrôler la magie, la faire passer par la baguette, c’est un truc de monstre de tout laisser sortir, ainsi, à la vue de tous, sans filtre. L’émotion est contrôlée, et à travers elle la magie. Hilda ne sait pas faire. Les objets volent, les cheveux poussent, les mains s’enflamment. Il faut qu’elle trouve quelqu’un pour soigner ses mains brûlées. Quelqu’un qui ne soit pas de l’Obscure.
C’est d’un pas pressé qu’elle finit le chemin vers le QG des Monstrueux. Saloperie d’Anke. Saloperies de Bienfaiteurs. L’explosion au bureau de la Cardinale a attiré beaucoup de monde, et bien trop d’attention. Certains la disent déjà morte. Ils devraient savoir qu’il ne faut jamais l’enterrer trop vite. Elle a survécu à la colère de Magnus, alors les braillements de la Sternberg… (Certes, l’explosion lui a fait mal.) (Au moins ça saigne pas, tout a été cautérisé à grand coup de flamme.) Sur le chemin, elle entend bien les murmures. Qu’elle a tenté de tuer la Cardinale, ou l’inverse. Qu’elle a pris le pouvoir. Qu’elle a vendu Grindelwald. On l’insulte, sur la route. Les mains trop meurtries pour saisir de nouveau sa baguette, elle se contente d’insulter et de promettre la mort à tous ceux qui osent élever la voix devant elle. Elle les tuera tous. Elle leur fera payer. Elle voudrait les prendre en pitié, tous ces idolâtres qui ont perdu leur Dieu. Elle ne peut que les mépriser. Sans Grindelwald, ils ne sont rien.

Finalement, elle arrive chez elle. Parmi les siens. L’air se fait plus respirable loin de tous ces chiens. Certes, il y en a toujours pour reculer à sa vue, de peur ou de haine, mais d’autres pour se précipiter vers elle, aussi. Comment vous allez, Première ? Que s’est-il passé Première ? Il paraît que vous êtes morte. Il parait qu’Elle est morte. On dit que vous avez tué Gellert. Que vous avez aidé Heimdall. Que vous avez tué le chef de Heimdall. Qu’on vous a coupé les bras. Putains de rumeurs de merde. Les Bienfaiteurs ne sont bons qu’à ça : transmettre des informations fausses et faire flipper ses hommes. « Arrêtez de faire les cons. Rien de tout ça, » finit-elle par répondre, dans un grognement. « Ramenez-moi Silke. » L’ordre est délicieux à formuler. La réaction est savoureuse. Elle sent son coeur se desserrer, la pression de l’artefact se détendre, alors qu’elle utilise sa force pour qu’ils aillent lui chercher la demi-vampire. Elle respire mieux. La détente, cependant, lui est cruelle, et alors que le groupe de Monstrueux se disperse pour aller lui chercher Silke, elle s’effondre enfin sur un siège. Tout tourne un peu. Elle a soif. Elle a mal. Impossible de s’arrêter maintenant.

Elle a l’impression de ne fermer les yeux que quelques secondes, lorsqu’elle entend des pas précipités revenir vers elle. Silke est là. Un sourire un peu cocasse lui traverse enfin le visage. Cette vieille fouine est encore en vie. Tant mieux. « Bien, tu es là. » La Première se redresse, les mouvements sont douloureux mais le regard perçant. La rage n’est pas partie. La nuit n’est toujours pas terminée. Et il reste encore bien des choses à faire. « Il va falloir faire quelque chose. » Ce n’est rien de le dire. « On est un peu dans la merde. » Le ricanement qui lui échappe ensuite ferait presque mal. « Et j’ai relativement fait exploser le bureau de la Cardinale. »

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Ridicule they won't allow Quench abuse and let love flower Rip the cage out of your chest Let the chaos rule the rest
Revelio

MessageSujet: Re: MONSTRUEUSE | Feel, Trust, Obey.   MONSTRUEUSE | Feel, Trust, Obey. EmptyMar 13 Mar - 6:55

« I have seen what the darkness does, say goodbye to who I was. I ain't never been away so long, don't look back them days are gone. Follow me into the endless night, I can bring your fears to life. »
I.1. | 28 janvier 1927, 2h | Abymes des Catacombes, Nuremberg.



Voir la mort de près, et voir d'autres crever. C'est pas la première fois pour Silke et ce sera pas la dernière. Pourtant. Il y a cette foutue fatigue qui l'assaille, comme toujours après cette folie. Une sorte de chape qui lui tombe sur les épaules, lui appuie sur le crâne, lui donne l'impression que chaque bout de son corps pèse une tonne. Elle devrait se lever. Chercher Hilda, chercher des réponses, comme les autres qui s'agitent. On croirait voir une ruche. Ils n'en peuvent déjà plus du silence. Abeilles qui s'éparpillent, parfois se rencontrent dans de grands éclats frustrés. Mais que fait la Première ? Elle sait qu'on invente, qu'on comble les trous par des suppositions, qu'on cherche à s'expliquer tout seul ce qu'il a pu se passer, ce qu'il se passe encore maintenant. Pourtant, les petites voix s'arrangent pour ne jamais l'atteindre, elle et son coin de couloir. Ce n'est pas qu'elle n'a pas leur confiance, bien au contraire. Ils savent bien, dans le fond, que leurs élucubrations n'ont aucun sens et qu'elle le leur rappellerait sèchement, avec son regard de mère courroucée. Terre-à-terre, voilà ce qu'elle est, Silke. Plutôt les faits que les mots. La demi-vampire se laisse donc couler sous l'épuisement. Elle s'abandonne, tête en arrière contre le mur froid et humide. Un silence respectueux règne par là, pas pour la morte à coté d'elle mais bien pour la chienne d'Hilda comme quelques mauvaises langues l’appellent sous cape.

Elle s'éveille avant qu'on la touche. La main est tendue pour se poser sur son épaule, mais Silke la repousse d'un mouvement sec et instinctif. « La... La Première t’appelle. » La jeune recrue n'en mène pas large. Elle a eut la malchance de se trouver près d'Hilda quand celle-ci a lancé l'ordre de trouver la demi-vampire. Il est si facile de déceler les signes de cette frénésie, dans les yeux du gamin, dans sa façon de vouloir s'éloigner de Silke sans pouvoir s'y résigner, retenu par la force de l'artefact. « Montres le chemin, qu'elle grogne en se hissant sur ses jambes. » L'humidité et l'âge font protester ses articulations, mais elle les ignore. Une potion devrait adoucir sa peine ; elle se servirait dans les placards d'Ebenezer à son prochain passage chez lui. Elle suit le garçon qui presse le pas à travers le dédale des catacombes. Quelques regards s'intéressent à la scène, bien sûr. Que prépare la Première ? L’œil noir de Silke est leur seule réponse, et la silhouette de son manteau qui s'éloigne en frôlant les pavés.

La voilà, celle que tous espèrent entendre, voir, toucher. Comprendre. Que s'est-il passé ? Inutile de demander. Qu'importe ce qu'Hilda a pu faire : trahir Gellert ou non, s'en prendre à Anke ou non. Dans tous les cas, elle l'a fait pour les Monstrueux. Elle ne répond pas au sourire de la Première, pourtant. Elle n'est pas d'humeur, Silke : la mort semble encore rôder autour d'elle, et il y a sur ses mains le sang de la louve. Le sang des Monstrueux. Sa colère est sourde, silencieuse. Discrète et nichée dans ses entrailles. « Bien, tu es là. » Elle attend la suite, note les mains abîmées d'Hilda. Puis, la vibration de sa haine qui l'atteint. Oh, Hilda aussi est en colère. Bien évidemment. Comment a-t-elle pu en douter un instant ? Si sourire n'était pas si dur, peut-être aurait-elle esquissé un rictus. « Il va falloir faire quelque chose. On est un peu dans la merde. » Lourd soupire. Elle espérait mieux que ces quelques mots. Si rien de tout ceci n'était prévu, si tous se sont retournés contre la Monstrueuse, qu'adviendra-t-il d'eux ? Elle n'est pas assez stupide pour considérer leurs alliés inutiles, aussi hypocrites et méprisants soient-ils. « Et j’ai relativement fait exploser le bureau de la Cardinale. » Cette fois, elle hausse un sourcil. Si ce n'est pas si surprenant à entendre, en revanche, Silke ne s'attendait pas à ce qu'éclatent si vite les dissensions. Anke n'en a rien à foutre des Monstrueux, c'est indéniable. Comment a-t-elle parlé à la Première, pour que celle-ci éclate de la sorte ?

La dhampir est plutôt familière de la magie des vélanes, étrangement. Connaître Natasja depuis le plus jeune âge y a sûrement aidé. Connaître Hilda est une toute autre paire de manches, et depuis, elle n'a plus vraiment compté les surprises et les explosions... Elle baisse des yeux dubitatifs sur les brûlures. Ebenezer, ou n'importe quel autre spécialiste de l'Obscure ou de la Bienfaitrice, pourrait rapidement régler cela. Sans doute est-ce le pire moment pour avoir la fierté mal placée - et en même temps, comment s'en empêcher ? Silke extirpe de son manteau une flasque de whisky pur feu, dont elle descend un tiers avant de la tendre à la Première. Peut-être cela suffirait-il à oublier brièvement la douleur. « Refaire la déco l'occupera un moment. » Elle grogne plus qu'elle ne parle, la dhampir. D'ordinaire pleine d'esprit, la hargne la plonge toujours dans une sorte de mutisme, un silence aux milles promesses de morts. Seulement, cette nuit, il semblerait que l'ennemi porte trop de visages pour les compter. Qui viser ? Comment se relever et frapper, quand on se demande si tout l’échiquier ne vient pas de se retourner contre nous ? Il y a bien un truc dont elle est certaine. Il y a des traîtres dans la partie. « Maja a disparu il y a deux mois. Et voilà qu'Heimdall sait exactement où nous trouver. Je dis ça, je dis rien. » Bras croisés, air borné ; elle caresse l'idée de mettre la main sur cette salope de vélane, et ce coup-ci, d'en finir. Ce ne serait pas la première fois qu'elle mettrait toute leur œuvre en danger, cette garce. Hilda sait bien ce que Silke porte sur le cœur... aussi peut-être prendrait-elle ses accusations pour la simple expression d'une vieille rengaine. « Est-ce qu'on est en sécurité, ici ? Il faut bouger ? » finit-elle par lâcher, un ton plus bas. Inutile d'inquiéter ses camarades. Elle ne cherche pas à remettre en cause les choix explosifs de sa Première. Pas par loyauté, bien qu'elle n'en manque pas. Mais imaginer les Bienfaiteurs s'agiter autour du bureau, dévoré par les flammes, de la Cardinale... a quelque chose d'égayant.



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If you're not angry, you're not paying attention.
Sometimes, the world doesn't need a hero. Sometimes, what it needs is a monster.
MONSTRUEUSE | Feel, Trust, Obey.

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