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Look who's laughing, me again (Maja)

Revelio

MessageSujet: Look who's laughing, me again (Maja)   Mer 14 Mar - 3:36


Look who's laughing, me again
Feat Maja

Manoir de Maja Lehrmann et Konstantin Schmidt von Knobelsdorf, Berlin, septembre 1916.

« Tu devrais la laisser mener ses affaires en toute quiétude, Silke. T'en mêler ne peut que lui apporter des ennuis. » Les mots de Joachim n'ont provoqué qu'un haussement d'épaules indifférent. Ses affaires ? Quelle importance ont quelques dignitaires moldus ? Ce ne sont pas ces imbéciles de militaires qui aideront l'Einsicht, alors qu'importe que sa présence amène un peu de piment à une réception terriblement ennuyeuse. Natasja saurait sûrement s'en accommoder, d'une manière ou d'une autre. Les vélanes sont douées pour ces choses là. S'adapter. Amadouer. Retomber sur leurs pattes, comme les chats dans ces histoires que les moldus se plaisent à conter à leurs marmots.

Elle n'est pas sur la liste, de toute évidence. Elle n'a eut l'information qu'à la dernière minute, par le plus délicieux des hasards. Bien sûr, Natasja ne l'aurait jamais invité ; elle n'est pas si stupide. Quand elle abandonne son manteau dans les bras du majordome et qu'il s'empresse de lui demander son nom, elle soupire lourdement.

« Adelheid Klossner. Je ne suis pas sur votre petit papier, mais vous allez m'y ajouter tout de suite. »

Inutile de vérifier si l'ordre a fait son effet. Les moldus ont l'amabilité de ne jamais y résister. Elle passe la porte du vestibule avec une assurance affichée, la longue jupe rouge dansant autour de ses mollets. Déjà, quelques têtes se tournent et l'on murmure d'étonnement. Qui est cette inconnue, agissant comme si elle marchait en sa propre demeure ? Et surtout... pourquoi son chemisier blanc, aux manches cousues d'une ravissante dentelle, est-il assez ouvert pour laisser deviner ses formes ? Scandaleux, murmure-t-on parmi les gradés et leurs épouses. Comme elle s'y attendait, le manoir est peuplé d'idiots et de barbants. Elle se glisse entre eux avec une indifférence affichée, cherchant un peu d'amusement, ou mieux, la maîtresse des lieux.

Mais celle-ci n'est nulle part en vue, et très vite, Silke se lasse de tourner en rond. Alors enfin, elle croise un regard vraiment intéressé ; un homme assez jeune, sans doute plus audacieux que ses camarades.

« À qui ai-je l'honneur ? Je ne crois pas vous avoir déjà rencontré. » Il se penche dans l'ébauche d'une courbette.

« Adelheid Klossner. Je suis une vieille amie de Maja, venue tout droit du Danemark pour lui faire le plaisir de ma présence. »

L'accent danois est feint avec aisance. Ainsi serait-il plus aisé de jouer les ignorantes, de justifier son éventuelle mauvaise éducation. Il fermerait les yeux, ce charmant soldat allemand. Un sourire y suffit, d'ailleurs, plus que des mots. Quelques échanges de banalités plus tard, elle l'entraîne dans le petit salon d'à coté. Elle a toujours trouvé les moldus amusants à séduire. Si naïfs, si faciles à tenter. Presque trop. Elle prend son temps cependant, vidant doucement un verre de vin entre deux baisers.

Quand soudain la porte du salon s'ouvre pour laisser apparaître Maja, la dhampir n'est pas vraiment surprise. Tout au plus amusée. Avec un hoquet étranglé, le jeune homme s'empresse de refermer sa chemise à moitié déboutonnée et de se lever, comme pour se raccrocher à ce qu'il lui reste de dignité.

Silke croise lentement les jambes, penchant la tête pour jeter un œil au mari de Maja, qui se tient derrière elle. Comment s'appelle-t-il déjà, ce bouffon ? « Natasja, commence-t-elle avec un sourire avenant. C'est un tel délice de te revoir. L'accent est toujours là, amusante parodie qu'elle fait traîner, qu'elle exagère par sa posture indolente. Pardonnes mes façons. Les habitudes des allemands ont toujours été un mystère. »

Elle se lève, s'approche d'une démarche feutrée et saisit la main de sa vieille comparse pour y poser ses lèvres. Ce geste ne devrait pas nécessiter de véritable contact, pourtant elle s'y attarde, sachant très bien qu'une telle chose ferait naître de nouveaux murmures. Sa bouche s'étire en un sourire, alors qu'elle coule un regard effronté en direction de l'époux.
©️ FRIMELDA


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If you're not angry, you're not paying attention.
Sometimes, the world doesn't need a hero. Sometimes, what it needs is a monster.
Revelio

MessageSujet: Re: Look who's laughing, me again (Maja)   Dim 18 Mar - 2:29

You didn't

Une énième réception. L'orchestre tonne. La populace grouille dans la salle de réception. Voila deux ans que la guerre a commencé et, comme à chaque mondanité, Maja se tient au côté de son général. Son charme de vélane l'aide à mieux se fondre et endormir les questions gênantes. Elle n'a qu'à sourire, trinquer, babiller et flatter un peu l'égo de son mari pour remporter les suffrages. A ce propos, elle ne l'aime pas. Son mari. Elle ne l'a jamais aimé. Rien de personnel, vraiment. Si c'est un homme d'apparence charmant, et qu'il est doué d'une réelle influence au sein de la société moldue, il n'en reste pas moins de la sale vermine. Un être inférieur qui n'a même pas su susciter une once de sa curiosité ou de son affection. Or comme tout le monde, la vermine a, elle aussi, une certaine hiérarchie. Et lui, Konstantin Schmidt von Knobelsdorf, s'en tient au sommet. La vérité, c'est qu'au vu des circonstances, elle n'aurait pas pu dégoter meilleure union. Alors oui. Elle ne l'aime pas. Mais il est sa porte d'entrée sur la guerre. Et pour ça, pour sauver les siens et leur débloquer des opportunités, elle est prête à frayer avec la pire des sous-races.

Le déroulé des événements était, somme toute, d'un ennui mortel. Puis, le jeu des messes basses a commencé. Et une rumeur s'est élevée parmi les autres : une vulgaire prolétaire (tout le monde connaît tout le monde, il n'y a guère qu'une ouvrière dont on ne connaîtrait pas le visage) déambulerait parmi eux, peu vêtue et peu retenue. A chercher du regard, Maja ne trouve personne qui mériterait le titre. Car toutes ces épouses se ressemblent et n'attisent que sa pitié. Son mari s'agace qu'on vienne troubler l'ordre de sa réception et, sur son bon conseil, se dirige vers le portier pour se renseigner sur l'arrivée de la fameuse.

Adelheid Klossner.

Silke. Silke ? Non. La dhampir n'est quand même pas à ce point inconsciente... Mais la coïncidence est trop grosse. Et les enjeux trop importants. Que ça soit Silke ou n'importe qui d'autre, Maja ne laissera personne compromettre sa couverture. Bientôt, les témoins dirigent le couple d'hôtes vers le salon privé, attenant à la salle de réception. Elle prend une grande bouffée d'air avant de tirer les battants de l'entrée.

Adelheid putain-de-Silke Klossner.

Son regard seul réprimande et désapprouve. Si il fait tout son effet sur le jouet de la monstrueuse, cette dernière ne s'en affecte aucunement. Les sourcils se froncent. La colère gangrène les intérieurs comme un poison se répand dans l'organisme. Les vélanes et leurs problèmes de gestion de la colère. C'est bien ce qu'elle a eu le plus de mal à cacher, durant sa première année d'exil. Aujourd'hui, le masque de flegme tient admirablement, et elle parie qu'il n'y a guère que Silke qui perçoit son irritation. Elle gage même que ça l'amuse. L'énonciation de ancien prénom, d'ailleurs, dresse une volée de frissons invisibles. Et le baise-main termine de lui arracher quelques battements indociles au cœur. Foutue dhampir. Foutue allumeuse.

« Adel. Salue-t-elle d'un sourire solaire, naturel et surtout totalement hypocrite. »

Maja retire sa main et se décale pour rejoindre les bras de son mari. Sa paume se pose sur son torse dans une tentative de rassurer sa virilité, qu'elle sent blessée par les manières de l'importune. Tout est de la faute de Silke. Silke et son regard, Silke et sa saleté d'attraction. Et pourquoi diable n'arrive-t-elle pas à lui en vouloir de s'être invitée ?

« Mon amour, je te présente Adelheid Klossner. Une vieille amie, et l'une des proches collaboratrices de mon frère aîné. Tu sais, Achill ? Je t'en ai parlé. »

Achill. Son frère fictif. Effectivement parti au Danemark, il y a de ça cinq ans, pour les affaires de leur père, tout aussi fictif. Elle s'est inventée un passé entier. Et elle a eu le bon goût d'y inclure un florilège de connaissances, Adelheid Klossner, notamment, justement en hommage à Silke. Konstantin fusille la dhampir du regard, mais la salue tout de même d'un baise-main.

« -Madame.
-Elle est dans le textile. Son atelier fait des mer-veilles. Baratine-t-elle. Je lui ai demandé de me confectionner une tenue pour l'anniversaire de mariage du général Baumann. Mais je ne pensais pas qu'elle se déplacerait en personne. Il ne fallait pas te déranger pour si peu, Adel... Tu aurais très bien pu me faire envoyer la robe. A ce propos, j'ai hâte de la voir, je suis sûre qu'elle sera absolument splendide. »

L'aisance du mensonge. La capacité à broder autour de n'importe quelle situation. Quel talent. Maja y croirait elle-même. Il n'y a guère que Natasja, qu'elle n'arrivera pas à justifier. Et elle espère secrètement que le prénom se perdra dans le flot d'informations.

« Franchement... Tu aurais dû me prévenir, je t'aurais fait préparer une chambre. »

La sienne, au demeurant. Qu'importe maintenant. Puisque Maja penche plus pour l'assassinat que pour la coucherie.

Foutue Silke. Foutue dhampir. Foutue allumeuse.

(c) AMIANTE
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MessageSujet: Re: Look who's laughing, me again (Maja)   Mer 21 Mar - 3:50


Look who's laughing, me again
Feat Maja
Oh, ce regard là. Oups, pourrait-elle presque s'exclamer, malgré l'indéniable excitation que ce regard éveille. Énerver une vélane n'est pas très ingénieux, et Silke sait reconnaître le moment où sa vieille amie est au bord de la crise de nerfs. Peut-être n'en rajouterait-elle pas une couche, pas de suite du moins...

Elle n'a pas besoin de prétendre l'indifférence quand à ces présentations, puisqu'elle ne pourrait pas se soucier moins de ces moldus et de leurs histoires de convenances. Le petit soldat a disparu de la pièce, constate-t-elle avec hilarité. Et Maja qui s'est empressée de réparer l'égo piétiné de son cher époux, sous le regard amusé de Silke. Elle ne cherche même pas à cacher son sourire en coin, la dhampir, observant la mise en scène comme une bonne pièce de théâtre. Lui dit-elle des « je t'aime » aux yeux brillants, prétend-elle jouir entre ses bras ? Poser la question à haute voix serait terriblement amusant mais elle s'en retient. Inutile de causer trop d'esclandre ou de provoquer l'homme jusqu'à ce qu'elle soit obligée de le tuer. Maja serait vraiment en colère...

Au fil des explications, au demeurant très bien ficelées, Silke plonge la main dans son sac pour s'allumer une cigarette. L'ennui la gagne, et c'est à peine si elle jette un regard à ce pigeon de Konstantin Truc von Machin, qui ose approcher ses lèvres de sa main.

Le message est très bien passé, cependant : Maja ne l'attendait pas, et pour ainsi dire, espérait ne pas la voir. Mais comment une réception peut-elle être réussie sans quelques surprises ?

« Pour si peu ? Tu me blesserais presque, min kære*. Allons, je ne suis pas venue que pour une nuit. Un tel voyage ! Je visite enfin Berlin et ses merveilles. J'irai peut-être en campagne si le temps le permet, d'ailleurs. Je te ferai essayer quelques modèles demain, si tu le veux bien. Je ne suis pas encore certaine de la couleur, et je devrai prendre tes mensurations. »

Le rictus sur ses lèvres se fait fourbe, tandis qu'elle tire sur sa cigarette. L'imbécile de mari est-il assez stupide pour passer à coté de la suggestion ?

« Ne t'inquiètes pas pour la chambre. Enfin, tu sais qu'un fauteuil m'ira très bien. »

Du regard, elle souffle exactement l'inverse. Ton lit m'ira très bien. De préférence, sans moldu - mais un sortilège suffirait sans doute à faire s'éterniser le sommeil de Monsieur.

« Au Danemark, nous ne nous embarrassons pas de tant d'inquiétudes. Cessons d'interrompre les festivités, voulez-vous ? Pourquoi ne pas me présenter à ces respectables mo- invités ? »

Elle n'attend pas vraiment de réponse, Silke. Déjà, elle se faufile entre les époux pour rejoindre la salle de réception.

Ce sera sûrement très ennuyeux, mais elle compte bien trouver un moyen de changer la donne. D'ajouter un peu de piment. Ces moldus sont comme des fourmis ; il suffit d'un petit coup de pied dans leurs habitudes pour qu'il s'agitent follement. Elle espère juste que le spectacle vaudra le détour, et ne lui fera pas regretter des méthodes plus directes. Se glisser dans le lit de Natasja au beau milieu de la nuit, par exemple. Au risque de tomber nez à nez avec Monsieur Konstantin le Général Moldu, à la masculinité par ailleurs si fragile.

"Ma tendre" en danois.*
©️ FRIMELDA


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Look who's laughing, me again (Maja)

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