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Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)




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MessageSujet: Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)   Dim 28 Jan - 1:00


EBENEZER ENGEL, EICHE
Noble - Gouvernement - Einsicht (Obscure)



Solamen miseris socios habuisse doloris.

INFORMATIONS
Nom : Eiche, comme le Chêne en allemand, résistant par tous les temps ou toutes les pluies, celui qui ne bouge pas, qui ne change pas, provoquant par sa puissance ou du moins sa longévité. Ce qu'on dit d'eux, c'est qu'ils sont loyaux et braves. Loyaux, surtout, même quand la marée s'annonce noire.
Prénom ◆ Ebenezer, c'est le nom qu'a choisi sa mère au moment de sa naissance. Johannes Eiche a accepté la demande de sa femme, notamment parce qu'il s'agissait sans doute du seul enfant qu'ils pourraient concevoir ensemble. Notons que ce prénom signifie pierre de secours, ce qui lui colle plutôt bien  à la peau. Il n'a imposé qu'Engel, second prénom, prénom du grand-père bien respecté et bien aimé de la famille.
Surnom ◆ On ne le surnomme pas vraiment, même s'il arrive que ses proches amis l’appellent avec affection Eben. Les jeunes femmes principalement, et les jeunes garçons qu'il côtoie dans des soirées de penseurs. Il arrive à de rares occasions qu'on ose l'appeler Lord Grey, en référence à la famille qu'il a laissé en Angleterre du côté de sa mère. Dans l'intimité de son hôtel particulier, il est tour à tour Docteur (Arzt, Doktor en allemand) par ses quelques patients, ou encore l'Ange de la Mort (Todesengel, en allemand) quand il est cité par l'Einsicht.
Lieu & date de naissance ◆ Né le 29 juillet 1890 à Ulm, dans les draps sales de sa mère épuisée dans l'hôtel particulier vibrant sous les éclairs d'un orage brûlant. Un orage étonnant, un peu comme la survie de cet enfant qui arrive après deux fausses-couches, un mort né et deux enfants n'ayant pas dépassé les six ans.
Métier ◆ Officiellement, Ebenezer fait partit de la Brigade des Moeurs et est même, depuis quatre ans maintenant, Coordinateur au sein de cette dernière. Il travaille principalement à coordoner les recherches d'enfants né-moldus sur le territoire, ce qui en fait peut-être l'un des moins détestés de toute la Brigade. Il faut cependant pas vraiment se cacher : Ebenezer ne fait pas ça par charité, uniquement car cela lui permet d'obtenir facilement des informations sur des enfants à grands potentiels. C'est ainsi qu'il a obtenu deux de ses trois enfants.
Officieusement - c'est à dire le reste du temps -, Ebenezer est Potionniste selon les mots des autres, lui préfère le mot de scientifique. Car c'est ce qu'il fait, Ebenezer, il cherche à faire avancer la science. Il s'inspire énormément de ses collègues moldus et pratique sur des cobayes plus ou moins volontaires. Il est célèbre dans le monde entier pour ses grandes avancées sur la compréhension et la guérison de certaines anomalies. Il est très proche de l'Institut Sainte Mangouste avec qui il collabore régulièrement et publie des articles dans des revues spécialisées. Sur ses heures libres, il s'invente savant fou, étudie la vie, la mort, perturbe les anomalies des autres, triture les monstres pour mieux les disséquer, retire les enfants non désirés et redonne à certaines femmes leurs importantes candeurs. Pour l'Einsicht, il sert principalement de chercheur, développe de nouvelles maladies magiques, de nouveaux dopants. Qu'importe finalement, Ebenezer est un penseur libre et sans limites, secret quand il le faut, fou à lié tout le reste du temps.
Lieu d’habitation ◆ Bourg de Munich, Ulm. Il fait partit de la famille qui tient le Burgraf depuis des années maintenant et bien qu'il ne soit pas l'héritier de première ligne, il reste illuminé par le nom de sa famille au sein de ses terres et il est respecté, Ebenezer, car on le sait aimé des siens.
Statut de sang ◆ Sang-pur. Héritage de la mentalité du Land de Munich sans aucun doute, la famille Eiche s'est toujours tenue au milieu des moldus, s'inspirant de leur ruse et de leur sournoiserie, mais ils ont toujours refusé de s'enticher de l'un d'entre eux. Les quatre branches actuelles sont toutes pures et il n'est visiblement pas question d'épouser autre chose qu'un ou qu'une sang-pur dernièrement.
Classe sociale ◆ Noble. Les Eiche ont toujours été aux côtés des Drache et ça leur a simplifié la vie. Ces ronds de jambe, ces invitations, ces mariages, pour un peu plus de pouvoir, d'assise au sein des Burgraf. Leur intelligence et leur ruse les ont gardé jusqu'à maintenant de la déchéance sociale. Opportunistes, ils sont proches de la bourgeoisie montante avec qui ils échangent volontiers.  Du côté de sa mère, Ebenezer est issu de la grande noblesse anglaise magique. Sa mère était la dernière fille de Aloysius II Grey, Lord du Gloucestershire. Naturellement, Lenore Grey n'a pas hérité du titre de son père.
État civil ◆ Il n'a jamais envisagé de se marier avec une femme, ni de monter une parfaite famille. Du côté des plaisirs de la chair, il n'a pas besoin d'autre chose que de ses partenaires réguliers. Du côté du besoin d'avoir des descendants, il a adopté il y a douze ans le tout petit Anselm, un jeune nécromancien abandonné à la naissance et recueilli par un orphelinat, puis il y a neuf ans, Egon, un fourchelangue qui lui a été donné par une moldue ressortissante d'Australie lors d'une de ses missions, et enfin il y a huit ans la toute jolie Lieselotte,  une jeune lycane qui devait lui servir de cobaye avant qu'il ne s'y attache. Ils sont officiellement Anselm, Egon et Lieselotte (Lise) Eiche et sont âgés de 15, 15 et 12 ans. Egon est le seul qu'Ebenezer a envoyé à Durmstang malgré les suppliques de la plus jeune. Il considère plus largement que ses patients avec qui il noue une relation profonde et sincère font partis de sa famille.

Éducation ◆ Envoyé tardivement à Durmstang, au moment de la première année du Cycle 2, Ebenezer a beaucoup marqué par sa culture et son sérieux. Il semblait à tout le monde que le petit prodige était trop mature pour son âge, et la mort officielle de sa mère lors de la dernière année n'a pas manqué de braquer sur lui tous les regards. C'est imperturbable qu'Ebenezer a fini sa scolarité en tant que major promo en Herbologie de la classe étoile - quelque chose qu'il a décroché seul, bien que son père ait toujours été ambitieux mais jamais sévère. Un étudiant remarquable qui continuera lors du Cycle 3 à épater par sa vivacité d'esprit et qui appuiera sa carrière de potionniste sans aucun effort si ce n'est celui de toujours être charmant.

Opinion politique ◆ Activiste de la première heure de l'Einsicht, il est encore fondamentalement persuadé qu'il n'y a rien de pire, au monde, que le Secret Magique. Ebenezer n'a jamais compris ce culte du secret et considère que les longues chasses aux sorcières sont dues à cet incapacité d'honnêteté des différents gouvernements magiques. Fasciné par les créatures magiques, les anomalies et tout ce qui choque la morale publique, il se fait toujours un plaisir d'aider ses collègues sans trop se mouiller dans les affaires. Très bien placé au sein de l'Obscure, on l'a plusieurs fois pensé apte à prendre la position de Secrétaire, mais ça ne semble pas l'intéresser. Il préfère être très proche de ce dernier que de l'être lui-même. Les Ombres, voilà son domaine de prédilection.

Réputation ◆ Pour le grand public, Ebenezer est un homme étrange mais très galant et miséricordieux. Il offre en effet un gite et de quoi manger à quiconque se présente chez lui, et on dit même que les portes de son hôtel particulier ne sont jamais fermées. Il soigne les plus riches et les moins riches, moyennant des services ou de l'argent. S'il faut que ça reste secret, il faudra rajouter quelques pièces - beaucoup de pièces - mais il est certain qu'Ebenezer est muet comme une tombe.
En secret, il n'a cependant rien d'un homme au cœur bon. Ce n'est pas un monstre sanguinaire, mais plutôt un tacticien doté d'un sadisme bien trempé. Il prend un certain plaisir dans la souffrance des autres ou leur tourment, sous couvert qu'il cherche à les endurcir, à les sublimer.
Dans l'Einsicht, il est craint de tous. On le sait capable de tout, et surtout du pire. Le nécromage n'est pas à prendre à la légère, et tout le monde sait qu'il y a quelque chose de profondément malsain chez Ebenezer, quelque chose qui ferait trembler les mages noirs anglais et les terribles sorciers de Russie. On raconte même qu'il capture les âmes et les enferme dans des bocaux. Même au milieu des rangs de l'Einsicht, ses méthodes et ses recherches divisent, certains pensant que c'est trop.

Particularités ◆ Il est certain qu’un enfant n’aurait jamais pu devenir nécromage sans l’aide des autres, mais Ebenezer a eu le meilleur des professeurs, à savoir sa mère. Lady Lenore Grey était une femme effrayante jusque dans la mort où elle revint pour accompagner son fils, refusant de suivre son époux. Elle guida longtemps la main de son seul fils, lui apprenant les rituels occultes et à verser le sang sans sourciller. Il était encore très jeune quand ils ont commencé tous les deux, et ça ne s’est jamais arrêté. Il se souvient chaque geste, chaque litanie. Chaque fois qu’il prononçait un mot, ce démon grisant remontait le long de sa gorge, prêt à l’étouffer, proche de la jouissance aussi.
Au sein de l’Einsicht, on redoute Ebenezer et cette âme noire qu’il traîne comme un voile épais sur ses épaules. On dit qu’il est fou, ou pire, que justement il ne l’est pas.

Plus tard, au milieu de sa vie, il comprendra également la nécessité de devenir legilimens et fera son apprentissage au côté de son aïeul, le vieux Engel Eiche. La plupart des patients qu’il reçoit chez lui sont peu bavards, très honteux, cherchant à dissimuler les maux qui les habitent. Il poussera ses recherches sur la Mnémosyne et la mémoire en disséquant de nombreux cerveaux avant de comprendre, de manière moins brutale, comment fonctionne les corridors de la pensée. En bon prodige, il arrivera à maîtriser sa legilimencie à vingt-trois ans après quatre ans d’entraînement intensif sur différents cobayes et divers esprits plus ou moins alambiqués. Notons qu'il a perfectionné son art au milieu des mêlées d'hommes durant la Grande Guerre ce qui lui a permis une certaine survie dans ce milieu hostile.

Il se sert discrètement et avec parcimonie de ses deux dons - seulement dans le cadre de ses recherche et ses expériences. Il prend grand soin de ne pas éveiller les soupçons sur l’un comme sur l’autre. Il n’oublie pas qu’être nécromage est puni par la peine de mort.

Sous-groupes ◆ Bien qu’en apparence Ebenezer ne soit qu’un nobliau qui sert les intérêts du Gouvernement, par ses recherches, ses rapports et son expertise en potion, il n’en reste pas moins qu’il sert secrètement les intérêts de l’Einsicht et que son laboratoire n’est pas que fait que d’idéaux lissés, mais bien d’horreurs que l’on cache et dont personne ne se doute. Il est le voisin qui fait des choses étranges, mais qui est si souriant, si charmant, qu’on ne pourrait pas imaginer quel monstre se cache derrière les portes de l’hôtel particulier qu’il habite à Ulm. Il est si bon, il donne le gite et le couvert à quiconque le demanderait avec un peu de politesse. Qui pourrait imaginer que le sang dans lequel baigne ses mains est celui d’innocents sacrifiés au nom de la science ?








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MessageSujet: Re: Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)   Dim 28 Jan - 1:01



THEMES
Vie quotidienne : Quand il travaille, Ebenezer coordonne l'équipe affairée aux différents dossiers de recherche des nés-moldus parsemés sur le territoire allemand. Ebenezer est très sérieux et ses résultats sont plutôt bons. Il tient son équipe dans une cohésion simple, sans pression, mais dont il attend toujours des résultats à l'épreuve de la hiérarchie. Il n'a qu'un seul problème au travail : Lukas Rosenbach. Un clou dans le pied lui serait moins douloureux.

Quand il ne travaille pas, Ebenezer a un train de vie bien particulier, parfaitement rangé.
Ebenezer est en effet un homme droit, bien organisé, toujours à l’heure, tout est toujours parfaitement planifié. Aucune erreur, aucun retard n’est permis. Il se réveille avant que le soleil ne pointe dans le ciel, entreprend une douche méticuleuse de son épiderme comme si elle pouvait avoir été Sali, puis il prend un petit déjeuner copieux dans les cuisines. Il faut avoir le ventre plein, il y a des jours où il n’a pas le temps de manger le midi, alors il en profite, de ça, du calme. Enfin, du calme. De la musique. Dans la cuisine, on trouve un gramophone poussiéreux qui distribue toujours avec douceur la grandeur de la musique classique autrichienne et allemande, parfois française. Ça l’inspire, Ebenezer. Il jette des regards à son carnet de recherche, note ses idées, ses envies, ses hypothèses nouvelles.
La grande partie de sa matinée consiste à lire le courrier, y répondre, faire un tour au second étage de l’hôtel particulier qui sert plus généralement d’hôpital aménagé. Il aime passer ses entretiens au calme, au moment où le patient déjeune – il le lui emmène généralement de mains à mains, pour le plaisir de gagner la confiance de celui qui a le ventre creux. Il n’aime pas être dérangé le matin, mais il faut bien avouer qu’il y a des urgences, souvent.
Entre midi et deux, au moment de la pause, il reçoit dans son salon ceux et celles qui sont de passage, ses invités, plus ou moins privés. Il acquiesce avec gentillesse, charme avec sa politesse. Ebenezer est un homme accessible, surtout pour un noble. Il est serviable au demeurant, même si on ne doute pas dans ce monde que rien n’est véritablement gratuit. Parfois il mange, parfois il n’a pas le temps. Il mange rarement seul, il invite souvent. Il n’habite pas très loin des restaurants à la mode autrichienne, ces « restaurants littéraires » qu’il affectionne.
L’après-midi, il s’enferme généralement une à deux heures dans son laboratoire, sous couvert de chercher des vaccins, des remèdes. Il n’y fait bien sûr pas que ça, mais nul ne sait vraiment ce qu’il y fait. Il y est, et c’est tout. Quand il en ressort, c’est toujours propre de la tête aux pieds, les mains un peu rongés par les nombreux lavements. Il passe le reste de sa journée à l’éducation des enfants jusqu’au souper qu’ils prennent tous ensemble.
Le reste de la soirée, Ebenezer est tantôt de nouveau dans ses recherches, tantôt il est appelé à se déplacer dans certains coins d’Allemagne. Faiseur d’anges, Ange de la Mort ou tout simplement Doktor, c’est ce nom là qui prévaut quand le ciel est noir et qu’il n’apparaît plus que comme un corbeau au milieu de la nuit. Un sombre augure, présage de mort, de vie, parfois d’un peu des deux.

Il lui arrive cependant de quitter l'hôtel particulier qu'il tient d'une main de maître à Ulm pour partir quelques jours à Nuremberg, Munich ou Berlin. Il possède des appartements plus modestes dans chacune des villes afin de lui permettre de se déplacer plus facilement en cas de besoin. L'appartement le plus riche étant celui de Berlin où il se rend pour ses obligations vis à vis du Gouvernement.
Il y a aussi parfois les sorties tard dans la nuit, où il divague au milieu d’étrangers. L’insomnie le guette, incapable de trouver un sommeil paisible. Il entre dans des établissements insalubres, malsains, s’y perd en fumant une cigarette du bout des lèvres. Il aime fouiller la noirceur du monde, « s’encanailler » comme disent les français. C’est aux bas-fonds qu’on peut juger l’humanité. Autant dire que les bas-fonds ont un petit côté exaltant.

La Grande Guerre : Entre 1914 et 1918, Ebenezer était déjà adulte et n’a pas échappé à la Grande Guerre. Il a embrassé les joues froides de sa Mère avant de s’éloigner et d’entrer dans les tranchées. Chez les moldus, il était médecin de guerre sur le front est. Il a marché côte à côte avec des hommes sur la Pologne, l’Ukraine ou encore la Biélorussie. Il a vu les horreurs dont étaient capables les hommes et les femmes. Il a croisé ses compatriotes russes, la folie de la Finlande également. Il en est sorti changer, profondément changé. Plus sombre peut-être, mais aussi beaucoup plus réaliste sur ce qu’était la vie et la mort, sur ce qu’était la morale également et jusqu’à quel point l’homme s’y attachait en période difficile.
Il n’a pas été parmi les plus lâches et a même reçu par deux fois une balle. Il en garde des traces au niveau de l’épaule et de la cuisse droite et n’a pu se sauver lui-même que grâce à quelques gouttes de dictame qu’il gardait précieusement « au cas où » ça arriverait un jour.
Au milieu des tranchées, Ebenezer servait de secouriste. Il a beaucoup pratiqué sur les moldus, sans trop se soucier de s’ils avaient mal ou non. La Grande Guerre a fait énormément de victimes, mais surtout, énormément d’estropiés. Il a sauvé de nombreuses vies et c’est encore avec une certaine admiration que les moldus parlent de lui, comme d’un ange qui sauvait les vies.
A la vérité, Ebenezer n’a pas fait que sauver des vies, mais ça, l’histoire ne le rappelle pas.

Liens familiaux : Ebenezer est le fils aîné et héritier de la seconde branche principale des Eiche.
La famille possède en effet trois branches importantes, séparées entre les deux héritiers mâles que sont Friedrich et Johannes, descendants tous de la lignée pure d’Engel Eiche, patriarche implacable quoi qu’aimé de tous.

La plupart des Eiche ont bonne réputation auprès du peuple, parce qu’ils sont loyaux et proches du peuple, parce qu’ils ont fait la guerre comme tout le monde, qu’ils sont aimés des riches mais font aussi la charité aux pauvres. Ebenezer n’échappe pas à cette réalité et est traité avec la même amitié que le reste de sa famille, quand bien même il n’est que le fils de la dernière branche. Depuis la mort de son père Johannes, tôt dans sa jeunesse, il a pris les responsabilités qui lui incombaient. Il a reçu de son oncle, Friedrich, l’éducation à la politique et au pouvoir, bien qu’il ne soit pas l’héritier de ligne directe, ça pouvait toujours servir selon lui.
A l’heure actuelle, Ebenezer est le père adoptif de trois enfants qui ne sont pas purs. Cela a beaucoup déplût à Rendal avec qui les tensions sont souvent palpables, mais Ebenezer a, à de multiples reprises, annoncé à voix haute que l’héritage du titre ne l’intéressait pas et qu’il ne jetterait jamais un œil aux affaires de la famille. Cela a détendu l’atmosphère et avec le temps, on s’est habitué à la présence d’Anselm, d’Egon et de Lieselotte. Egon est encore celui qui passe le mieux car il est de sang-pur avéré par Ebenezer et qu’il poursuit sa scolarité à Durmstang au sein de la classe étoilée auprès de Cassia et Junia.

Arbre généalogique:
 

Il y a cependant quelque chose qui échappe totalement aux Eiche et qui fait partit intégrante d’Ebenezer, c’est le culte du secret. Cette façon qu’il a, souvent, de ne rien leur dire, de s’en tenir à des bribes. Il ne leur a jamais dit par exemple qu’Engel, son grand-père, lui avait enseigné la legilimencie. Pas plus qu’il ne leur a dit pour l’Einsicht ou ses recherches.
Ce culte du secret vient sans doute de sa jeunesse. Quand il n’avait que sept ans, Johannes et Lady Lenore décédèrent dans un accident de magie noire. Un rituel qui se passa terriblement mal et qui les emporta tous les deux. Au lieu de disparaître dans la mort, ils restèrent comme deux vestiges dans le Manoir afin de continuer à élever leur fils, refusant qu’ils soient confiés à la famille, ou pire, à des services sociaux.
La mascarade fut difficile à tenir, mais les domestiques les plus fidèles de la famille se plièrent à l’exercice ordonnée par le fantôme terrible de Lady Grey. Petit à petit, Ebenezer grandissait et pouvait à son tour s’inventer une vie, des vacances qui tombaient toujours au moment des repas familiaux, des histoires finement ficelées de weekends en amoureux où on laissait le petit à la maison avec sa nourrice. Personne ne vit Lady Grey ni son époux, mais les lettres continuaient à se distribuer par l’intermédiaire de coursiers, si bien que personne ne douta de l’existence du couple Eiche.
Ebenezer mit un terme à la supercherie lors de sa dernière année à Durmstang. La famille Eiche en fut toute émue, mais personne n’avoua à voix haute que ça faisait bien dix ans qu’on avait pas vu Johannes et sa femme Lenore, parce que c’aurait été très mal vu. On pleura sur les cercueils étonnamment légers, sauf Ebenezer. Assis au premier rang, il fixa un point indéfini. Le vague.
Orphelin de père et de mère, il fut confié vers ses dix sept ans à Engel, son grand-père, qui vint plusieurs fois dans l’hôtel particulier qu’occupait jusqu’à maintenant les parents d’Ebenezer et qui avaient, pendant ces dix longues années d’absence, continuaient à tourner comme une machine bien huilée. Un an plus tard, l’orphelin était seul mais libre, avec un nom et un héritage largement mérité.
Le secret n’a jamais été révélé à aucun, sauf peut-être à Silke ou à ses enfants adoptés qu’il chérit tendrement et qui savent, oui, qui savent qu’en haut de l’hôtel, au dernier étage, certaines portes cachent des squelettes accrochés dans des placards, des fantômes piégés entre ces murs trop durs, damnés pour l’éternité à servir et à suivre le moindre fait et geste de Herr Ebenezer Eiche.

Vie amoureuse et sexualité Ebenezer est tout à fait incapable de ressentir de « l’amour ». Tout au plus il sait ce qu’est l’affection, les affres de la tendresse ou l’indolence de la possessivité, mais il n’a jamais été amoureux de son propre aveu. Le sentiment qui transporte l’âme, qui met au repos tout le reste et fait oublier jusqu’à l’envie de se nourrir ou lui donnerait l’envie de pleurer… tout ça, jamais aucun mortel, aucune mortelle, aucun être du passé ou du présent n’a su lui insuffler.
Ça ne l’empêche pas d’avoir une sexualité débridée et assumée. Il goûte aux péchés et aux douceurs charnelles comme on aimerait dévorer une pomme juteuse, plus pour la recherche du plaisir, la découverte d’horizon, d’expériences corporelles. Ebenezer a connu des femmes, d’abord, puis des hommes. Par la suite, ses jeux sont devenus comme ses expériences, de plus en plus poussés, orientés. Il est joueur, le dernier fils Eiche, tantôt soumis, tantôt dominant. Il se prête à tous les rôles, à toutes les conditions, s’amuse de la fausse pudeur comme de la véritable, sans jamais rougir.
Devant la société, Monsieur Eiche est un docteur fort occupé qui n’a jamais eu le loisir de se marier, parce qu’il est bien trop occupé. On le comprend, il a souvent voyagé, et puis il n’est pas souvent à la maison. Certainement que ça lui ferait du bien d’avoir une compagne pour tenir les rennes, mais ses cousins ont déjà de très jolies épouses et une marmaille prometteuse. On ne lui en demande pas plus que de ne pas faire de vague, et à ce jeu, Ebenezer Eiche est un prince discret qui sait tout cacher.

État de santé : La manipulation de l’essence de la vie et de la mort a toujours été une science intrigante, une obsession que l’âge a fait grandir petit à petit jusqu’à le submerger tout entier. C’est sa mère principalement qui le lui a appris, et petit à petit, par la grâce d’un esprit vif et d’une grande mémoire, Ebenezer est devenu le mage noir qu’il est aujourd’hui, un homme noble mais profondément sombre.
La nécromagie a laissé ses traces en lui, profondément en lui. Comme tous les nécromages qui usent et abusent, il est parfois en proie à ses fièvres, à des quintes de toux qui finissent dans le sang. Il sait que ses poumons sont depuis longtemps assombris et que son corps, certaines semaines, ne saurait se lever seul du lit où il est cloué. Malgré tout, il avance, doucement, sur ce chemin de plus en plus profond dans les profondeurs de la noirceur même. Il n’a pas peur de la mort, pas peur de l’au-delà ou de l’enfer.
Sans limite, il se détruit doucement, ralentit les effets de la magie noire par des composés magiques qu’il crée lui-même. Il achèterait son immortalité si c’était possible, non par amour de la vie, mais par envie de toujours aller plus loin, par envie de surpasser tous les hommes, tous les intellects qui l’ont précédé.
Cette envie destructrice le tuera un jour, il le sait, mais la peur n’a jamais évité le danger.



CHAMP LIBRE
Si le Diable avait un visage, ça serait celui d’Ebenezer Eiche à n’en pas douter. L’élégance, le rafinement, la beauté. Il a tout d’un prédateur, il n’a rien pour effrayer. Aucune balafre, aucun mauvais comportement. Il a même tout d’un parfait gentleman, héritage qu’il tient de sa mère qui avait un caractère fort et de son père qui était tout à fait aimable. Il est ainsi, Ebenezer. Il fait toujours bonne impression, depuis le début. A l’école, il avait toujours des félicitations même si son caractère un peu impulsif le faisait remarquer. Au Ministère, il a toujours eu ses promotions quand il le désirait, jusqu’à la dernière qui a couronné un peu plus sa lente envolée vers les sphères élevées. Tout lui sourit. Il a tout pour être heureux. Il est riche, il est intelligent, et il est curieux.
Horriblement curieux.
D’une curiosité morbide, même.
C’est son petit défaut qui grossit le trait, noircit ses desseins profonds. Il aurait pu être un Ange, Ebenezer Eiche, un enfant modèle, avec une femme et des enfants, quelques croups, mais au lieu de ça, sa vie n’est qu’un immense cimetière jonché de monstruosité. Il s’y sent à l’aise, dans cette société qu’il recrée le soir dans son Manoir. Il aime le fantôme aimant de sa mère à la caresse glacée. Il aime discuter avec son père certaines nuits quand l’insomnie le guette, quand bien même l’ectoplasme n’a plus qu’un semblant de son ancien caractère. Il est allé jusqu’à pousser le vice, et même ses chiens ne sont plus que des fantasmes livides, des fantômes en forme de volutes, lévriers ou bergers, difficiles à dire quand on ne les voit que très peu.
C’est un enfant sociable, un adulte apprécié, mais profondément indépendant et solitaire. Bien sûr il adore être entouré. Déjà tout jeune il aimait la présence des domestiques. Ce n’est pas pour rien qu’il les a tous forcé à devenir des fantômes piégés au sein de l’hôtel particulier. Pas pour rien non plus qu’il a adopté des enfants alors même qu’il n’a jamais désiré une famille. Pas pour rien qu’il s’attache à chaque petit fragment unique qui lui tombe entre les mains, qu’il traite comme si elle était la prunelle de ses yeux.
Ebenezer, c’est un paradoxe. Une âme sensible piégée dans un cœur atrophié par les atrocités, par tout ce qu’il a vu, découvert, ressassé. Par les morts de la guerre, par les maltraitances qu’il a découvert durant ses années de terrain à la Brigade. Par sa mère, ses jeux sombres, ses mots durs, ses murmures plus sinueux.
Il est tantôt dangereux, tantôt doux comme un agneau, mais jamais vraiment docile. Il est libre, Ebenezer, libre dans ses pensées, dans son mode de vie. Rien ne l’arrête, il cache les choses de la meilleure des façons. Il faut dire qu’il a toujours caché des squelettes dans les placards.
Maintenant c’est davantage au sens propre qu’au sens figuré, mais qui se ferait professeur de grammaire quand on aimerait seulement être son élève ? Il est si pédagogue, Ebenezer, si calme et patient, si acharné aussi.
On lui donne beaucoup plus de compliments qu’il n’en mérite, et s’il sait se montrer modeste, il n’en fait jamais trop. C’est bien ça qui le sauve, Ebenezer. Il sait doser les choses, se retenir, s’investir.
Il sait qu’il est dangereux de vivre comme il vit, mais il sait aussi qu’à paraître le plus normal au monde, on ne risque rien. Il est comme ce voisin pédophile ou terroriste qu’on découvrirait du jour au lendemain. Ebenezer Eiche dit bonjour à ses voisins dès qu’il sort. Il tient les portières, fait le baise-main et parle politique sans jamais hausser le ton. Il est agréable, c’est ce que tout le monde dirait, du moins avant d’être passé au premier étage de son hôtel particulier, au milieu des fœtus encadrés, des cadavres dépecés et des morceaux de… à quoi ça ressemble déjà ? Des morceaux de quelque chose.
Ebenezer, c’est un homme ambigu, capable de se fondre dans la masse, de ne pas faire de vague, alors même qu’il est un tremblement de terre.
C’est un Ange déchu dont on ne voit les ailes brûlées qu’au dernier moment.








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MessageSujet: Re: Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)   Dim 28 Jan - 1:01



CHRONOLOGIE
L'histoire d'un homme et d'un monstre
« Celui qui scrute le fond de l'abysse,  
l'abysse le scrute à son tour. »


1890 (29 juillet) Naissance d’Ebenezer Eiche à Ulm, dans l’hôtel particulier de Johannes Eiche. Sa mère est une tisserande d’exception, alors que son père est un fier botaniste. Ils travaillent tous les deux à domicile et reçoivent assez peu, leur influence étant éclipsée par les branches aînées des Eiche à leur grand plaisir.
1897 (25 août) Mort de Johannes Eiche et de Lady Lenore Grey lors d’une manipulation de magie noire dangereuse. Les deux cadavres seront retrouvés par le domestique de l’époque, Edvard, leurs deux fantômes surplombant la scène d’un air mitigé. Lady Grey fera jurer à tous les domestiques de la famille de tenir pour secret leur mort.
1897 (30 août) Monsieur Eiche est officiellement déclaré mort, d’une mort fort tragique. Une fièvre, dit-on, dans la presse. C’est rapidement attesté par un magilégiste qui aurait été, selon Ebenezer et ses maigres souvenirs de l’époque, honteusement payé pour se taire sur les pratiques « obscures » du dernier frère des Eiche.
1902 (2 septembre) Entrée d’Ebenezer à Durmstang. C’est le seul enfant à ne pas être accompagné par ses parents, et tout le monde le trouve un peu « étrange » mais il se fait des amis car il est avenant et serviable. Malgré quelques passages difficiles, sa scolarité sera parfaite : il intègrera sans même payer la classe étoile et finira premier du classement sans avoir à graisser une seule patte.
1907 (5 juin) C’est officiel : la mère d’Ebenezer est retrouvée morte, son cadavre fortement abîmé au fond d’un lac. Le garçon étant à Durmstang depuis janvier, on ne cherche pas vraiment à comprendre et on admet qu’il s’agit peut-être d’un suicide, ou d’autre chose. L’affaire est classée sans suite afin de ne pas remuer les potins de la noblesse. On racontera à qui veut l’entendre que la veuve éplorée, ayant fini l’éducation de son fils, aura préféré retrouver son mari que de vivre encore dix ans sans lui.
1907 (15 décembre) La mère d’Ebenezer commence doucement à le pousser plus loin au niveau des leçons privées. Rapidement ils en arrivent à aborder les magies interdites, et plus particulièrement la nécromagie que Lady Grey pratiquait depuis sa jeunesse. Ebenezer suivra les expériences de sa mère avec plaisir et curiosité. Il tue la même année un moldu afin de pratiquer ses premières dissections. Dès l’année suivante, il tue à deux reprises des domestiques « trop vieux » afin de les utiliser à d’autres effets beaucoup plus amusants.
1908 (16 octobre) Il rejoint l’Einsicht, par un collaborateur alchimiste. Son intégration est simple, rapide. Le jeune éphèbe qu’il est à l’époque n’impressionne pas, jusqu’à qu’il développe devant le petit congrès de scientifique son idée d’extraction d’un Obscurus afin d’en faire une arme. On le juge, on rigole, mais Ebenezer saura montrer sa valeur dès le cours de l’année par des théories avant-gardistes et toujours cohérentes. Il a certes quelques lubies plus tirées par les cheveux, mais on lui doit des plaidoiries intéressantes et des réflexions qui poussent aux frontières de l’éthique le raisonnement des scientifiques de ceux qui fonderont plus tard l'Obscure et qui resteront ses interlocuteurs privilégiés.
1909 (6 juillet) Après quelques mois d’hésitation, Ebenezer rejoint la Brigade des Mœurs où il suit assez bêtement les ordres. Cela lui permet d’enrichir sa culture, ses connaissances, et il découvre avec un fond de plaisir qu’il existe des esprits tout aussi pervers que le sien, si ce n’est plus. Il commencera en 1911 de tenir un carnet des « cas » les plus intéressants.
1910 (5 janvier) Ebenezer rejoint le Manoir de son grand-père, le vieil Engel Eiche. Ils s’entraînent rigoureusement pendant plusieurs années. La relation qui lie Engel et son petit-fils est très différente de celle de l’apprenti et du maître, si bien qu’Engel ne cherchera jamais à rompre cette confiance qu’il mise en Ebenezer. Ils se livreront les secrets l’un l’autre jusqu’au moment où la guerre les séparera. Ebenezer se servira de nombreuses fois, durant la guerre, de son nouveau don, afin de le perfectionner sur des cibles moins exigeantes mais pas moins intéressantes.
1914 (28 juillet) C’est le début de la Grande Guerre.
1915 (4 juin) Comme les sorciers s'inquiètent de la débacle moldue, certains partent au front ouest. Ebenezer, lui, attrape son sac, sa baguette, son fusil et part à la guerre. Sur les champs de bataille, il sera d’abord urgentiste à l’arrière, puis rapidement dépêché au front, en Ukraine, et plus loin encore, jusqu’en Biélorussie. Ceux sont des années mitigées, œuvrant dans les cris et le sang comme un boucher, mais perçu comme un sauveur pour tous. Il aura même droit aux honneurs en rentrant, une petite croix de fer qui brille qu’il a gardé dans un coin de son bureau. Pour preuve de son honnêteté, ou comme un pied-de-nez à cette dernière d’ailleurs.
1915 (7 février) C’est un officier à la guerre, un officier qui se rend dans un petit village polonais. Il y a au milieu de ce village un orphelinat où un enfant fait peur aux autres. Comme il est médecin, on lui amène aussitôt l’enfant pour le « soigner » des démons que le prêtre du village n’a pas réussi à éloigner. Ebenezer l’adoptera sur le champ mais incapable de le traîner avec lui, surtout au vu de son très jeune âge (l’enfant n’a alors que 3 ans), il le fait rapatrier par une sorcière polonaise qui le remet en sécurité à une amie d’Ebenezer, à savoir Caecilia Dietlinde.
1918 (18 novembre) C’est lentement qu’Ebenezer prend le chemin retour. Le 11 novembre a sonné la fin de la guerre, il est temps de rentrer, mais pas avant d’avoir eu le plaisir de faire un second tour du monde, moins mouvementé. Il fera ainsi la visite de l’école de Médecine de Dakar où il n’y a que des médecins coloniaux, et également un passage éclair à Londres avant de reprendre la route du Ministère Allemand et de reprendre de droit son poste dans la Brigade des mœurs.
1918 (29 décembre) Alors qu’il vient de reprendre du service au sein de la Brigade depuis un mois, il piste une jeune moldue australienne ayant épousé un allemand. Ces derniers maltraitent assez vigoureusement leur enfant qu’ils accusent « d’être possédé par le diable ». L’enfant est en réalité un fourchelangue que la Brigade extraira du cocon familial. Le 29 décembre, Ebenezer fait une demande très sérieuse afin de devenir son parent légal et son tuteur. C’était lui qui était en charge de l’enquête et lui également qui a fait « oublier » l’existence du petit à ses parents. Comme un enfant fourchelangue est mal vu, on l’enregistrera au sein des registres (contrairement à Anselm qui reste non identifié) du Ministère. Egon a six ans quand il intègre la famille Eiche.
1919 (25 mars) Alors qu’ils sont sur l’affaire d’un né-moldu tout à fait banal, Ebenezer croise la route de Jochim, un loup-garou qui vit sa petite vie de lycanthrope au bord de la lande de Bavière. Cachée au milieu des conifères, il est le chef d’une petite meute tout ce qu’il y a de plus bestial et sauvage. Les parents du né-moldu étaient certain que l’enfant criait au loup, alors même qu’une meute était à trois pas de chez eux. Après de nombreuses altercations, il tuera Jochim qui menacer le secret magique devant d’autres agents du ministère. Les six enfants de Jochim seront emmenés par le Ministère afin d’être « adoptés ». Seule Lieselotte restera derrière, cachée mais ayant tout vu. Ebenezer reviendra la chercher et la ramènera chez lui, tout d’abord dans le but de mettre à l’étude un comportement sauvage. L’enfante, à l’époque, agit en effet comme un véritable loup. Elle grogne, parle à peine, marche difficilement plus de quelques minutes avant de se voûter. Il l’éduquera, et par la force des choses, se prendra d’affection par ce « chien amélioré ». Elle ne semblera jamais vraiment lui en vouloir de la mort de sa famille.
1920 (18 novembre) Doucement, les rumeurs courent qu’il y a un Faiseur d’Ange anglais en Allemagne, un Ange de la Mort comme on le dit souvent. Il enlève les fardeaux des femmes infidèles, ou de pauvres jeunes filles trop naïves. On l’aime bien le Dokteur, alors on y va, à la volée, seulement le soir après le souper quand toutes les lumières de la ville moldue sont éteintes, par une petite porte dérobée derrière un hôtel chic. On prend un couloir à peine éclairé qui monte directement au second étage – c’est à cet étage qu’on prend soin des hommes et des femmes qu’on laisse aux soins d’Ebenezer. Il a été décoré pour ça, car il soignait les gens. Depuis deux ans, il les soigne de façon discrète, il suffit juste de payer un peu. C’est une habitude en Allemagne, alors on le fait. Parfois même, on l’appelle à domicile. Si on demande, on dira qu’il était invité à déjeuner ou à souper. Que d’alibis pour se disputer l’excellence du médecin qui petit à petit fait sa renom, en douce. SI on lui demande ? Il n’est qu’un scientifique curieux, rien de plus, rien de moins.
1923 (5 mai) Ebenezer est promu Coordinateur après ses années de service et d’engagement pour l’Allemagne. Il prend avec plaisir ce rôle qui diminue quelque peu sa charge de travail « sur le terrain » et lui permet également de tenir à l’œil tous les dossiers d’enfants « intéressants ». Il s’occupe ainsi de gérer les brigadiers qui recherchent et ramènent à l’Allemagne magicienne les sorciers né-moldus.
1925 (14 avril) Il découvre par hasard, dans la campagne de l’Allemagne de l’est, bien caché entre les grands arbres, un petit garçon que tout son village aimerait brûler vif. Il est dit possédé, et c’est bien ce qu’il est. Ebenezer le récupérera, l’amènera avec lui jusqu’à son hôtel. Il ne cherchera cependant jamais à le « réparer ». Au lieu de ça, il tentera par deux fois d’extraire son Obscurus. Systématiquement, les enfants meurent. Agacé, il tente cette fois de créer lui-même les Obscurus en prenant des enfants né-moldus et en réprimant leur magie. En vain jusqu'à aujourd'hui; les enfants meurent sans qu'il ne s'explique pourquoi.
1926 (14 décembre) Il s’agit de la première rencontre d’Emil et d’Ebenezer autour du cas de Demelza. Quand ils en ont parlé, Ebenezer a été rapidement intéressé. Les cas de métamorphomagie sont rares, et d’autant plus rares qu’ils sont souvent instables. Emil lui expliquera qu’il cherche à se débarrasser du « problème » de sa fiancée afin de profiter d’un beau et heureux mariage. Ebenezer sera relativement déçu. La seule façon rapide et propre de se débarrasser de ce genre de chose étant la lobotomie, il lui indiquera le « gâchis » de l’opération. Ils resteront en pourparlers quelques semaines.
1927 (1 janvier) Quand il ouvre sa porte dans la nuit du premier au deux janvier, il ne s’attend pas vraiment à voir une jeune métamorphomage dans les bras d’un vieillard – il le juge plus vieux qu’il n’est mais il faut dire qu’il n’existe pas de juste milieu chez Ebenezer Eiche. Encore moins en nuisette et couverte d’une substance noire et visqueuse. Sa patiente sur les bras et le double du prix proposé dans la poche, Ebenezer se retrouve avec Demelza Rosenbach en tant que nouvelle patiente et veillera autant qu’il le peut à son chevet, envoyant de temps à autre une infirmière afin de s’assurer de son réveil.



HRP
Personnage : Personnage inventé. Face claim : Matthew Goode. Pseudo : Sha(krilege). Âge : 25 ans. Où avez-vous connu le forum : Sur Bazzart, au hasard de mes divagations. Ici pour former la Team Gestapo avec Demelza & Silke. Comment décririez-vous votre rythme RP : Plutôt rapide, mais pas trop, y a le plaisir quand même. Commentaire : Nous sommes de retour, pour vous jouer un mauvais tour...  
smug



Revelio

MessageSujet: Re: Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)   Dim 28 Jan - 14:08

Eh beh, quel homme. hinhin J'en serais presque émoustillée. hinhin (Non en vrai le visage de cet acteur me fait d'abominables choses, je suis atrocement sous le charme.)

Officiellement bienvenue et bon courage pour la suite de la fiche ! On espère te donner au plus vite tous les éléments pour que tu puisses finir. Bien entendu, tu n'hésites pas pour les questions. kyah

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Ridicule they won't allow Quench abuse and let love flower Rip the cage out of your chest Let the chaos rule the rest

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Konrad Reinhardt
Gouvernement | Autres

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MessageSujet: Re: Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)   Dim 28 Jan - 14:41

Bienvenue ! plz
On va se dépêcher, comme dit Egon, pour te donner les éléments pour que tu puisses bien compléter ta fiche kr Histoire qu'on en sache plus sur Herr Eiche. (Cette famille Arrow Ulm Arrow jpp d'eux d'avance)

Bon courage pour la suite ! Et si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter un membre du staff, on se fera un plaisir de répondre (le plus rapidement possible) à tes interrogations.

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Il y a des gens sans orgueil qui se résignent à végéter sous notre domination. Ils préfèrent vivre avilis sous notre botte que mourir glorieusement pour la Liberté...
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MessageSujet: Re: Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)   Dim 28 Jan - 16:17

En voilà un personnage qu'il est gentil et charmant (non), hâte d'en lire plus What a Face (et hey, Eiche, Linde(mann), on s'fait un club des noms d'arbres ?)

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Invité
Invité

Revelio

MessageSujet: Re: Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)   Dim 28 Jan - 16:19

Comment dire les choses simplement...

Ce que j'ai lu m'a déjà foutu la chair de poule rain Enfin c'est plus le côté un peu glauque transparent sur ta fiche, surtout le fait qu'il ait recueilli que des sorciers anormaux ça a un côté malsain mais en tout cas vraiment intéressant.

Bonne chance pour le reste !



Invité
Invité

Revelio

MessageSujet: Re: Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)   Lun 29 Jan - 0:22

plz plz Merci tout le monde de votre accueil !

Et well, je suis tout à fait charmant ! smug
Mais oui, il est légèrement glauque et malsain. kr



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Magnus Röhr
Gouvernement | Heimdall

Revelio

MessageSujet: Re: Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)   Lun 29 Jan - 12:20

Manquait plus que moi pour te souhaiter officiellement là bienvenue ici ! Ce personnage va être des plus intéressents à suivre, je le sens What a Face

Bonne chance pour ce qu'il te reste à faire ! Et n'hésite pas si tu as des questions, évidement kr

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Cold
Little
Heart.
Revelio

MessageSujet: Re: Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)   Mer 31 Jan - 1:20

omg, matthew goode avec un tel personnage ! hiii kr
il est si badass. hinhin
bienvenue et bonne chance pour l'écriture de ta fiche.
hâte d'en voir plus ! amour

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― pétales d'émeraude, chant d'augurey. ―


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Konrad Reinhardt
Gouvernement | Autres

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MessageSujet: Re: Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)   Lun 12 Fév - 8:36

REVE T'OUVRE SES PORTES
Ah en voilà un Dr Jekyll et Mr Hyde. Sauf que dans cette version même le Dr Jekyll faut pas lui faire confiance  gah  gah Freud aurait des choses à dire sur un éventuel complexe d'Oedipe, mais bon... Freud aussi  bas  bas Non, vraiment la relation mère/fils est super sympa, et moi j'attends des daddy issues entre Eben et ses mômes ramassés un peu partout  gna  gna Non parce que bon, monsieur papa n'est pas net net les enfants hein  gah Et je complimente aussi le choix de famille, ces gros thugs de Eiche  fire  fire

Allez, avec ta jolie couleur tu vas pouvoir faire tes expérimentations sur Demelza et d'autres victimes patients huhu Amuse toi bien parmi nous kr



Félicitations, tu es validé(e) ! Avant de te ruer dans la zone rp cependant, une petite chose s'impose, le recensement. Merci de bien vouloir passer dans ce sujet afin que nous puissions t'ajouter à toutes les listes nécessaires. Si tu fais partie d'un ou de plusieurs Sous-Groupes va finaliser ton inscription en postant dans leur sujet, et commencer à t'intégrer auprès de tes pairs. Une fois cela fait, nous te conseillons d'ouvrir une fiche de liens afin d'augmenter ton carnet d'adresse. C'est aussi un moyen idéal de trouver des partenaires RP !
Nous te conseillons d'ailleurs, avant de commencer à rp, de bien prendre soin de vérifier la période de jeu en cours afin de bien savoir comment dater tes sujets.

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MessageSujet: Re: Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)   

Vom Wolkendach fällt Federfleisch (Ebenezer)

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