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(ERWIN) unsteady.

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MessageSujet: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyDim 28 Jan - 1:53


ERWIN HÄRING
NOBLES & AUTRES



« Ipit quo ipici doluptation eat. Magnate molupta alibus abore
cum atissi ut apient volenis »


INFORMATIONS
Nom ◆ HÄRING, il est l'aîné des quatre enfants et par conséquent, c'est lui qui aurait dû hériter de la régence du Bourg. Hélas, ses parents ont bien vite réalisé que ça n'allait pas être possible et Erwin a très rapidement été écarté de toutes les affaires de la famille. C'est sa sœur cadette qu'on a élevée comme l'aînée, lui n'a jamais eu son mot à dire et n'a d'Häring que le nom.
Prénom ◆ ERWIN, un prénom plutôt courant et répandu dans la famille Häring, il a donc paru logique de nommer le premier né ainsi.
Surnom ◆ Son prénom laisse peu de possibilités pour les surnoms et puisqu'il est incapable d'entendre le moindre surnom affectueux dont on pourrait l'affubler, personne n'a jamais vu l'intérêt de s'en donner la peine.
Lieu & date de naissance ◆ Il a vu le jour le 20 DÉCEMBRE 1895 à BREMEN.
Nationalité ◆ ALLEMAND, comme tous les autres Häring avant lui, bien qu'il possède des origines polonaises du côté de son père.
Métier ◆ Erwin est PEINTRE. Ses proches ont longtemps pensé qu'Erwin n'avait pas le moindre avenir. Incapable d'hériter de la régence du Bourg, de faire dans la politique ou même de pratiquer un métier normal, Erwin était destiné à devenir un fardeau pour les Häring. Mais il s'est avéré avoir un véritable talent pour le dessin et la peinture, son seul moyen de réellement s'exprimer. Sa mère l'a encouragé sur cette voie - après tout, que pouvait-elle bien faire d'autre avec lui ? - et Erwin a finalement réussi à se faire un nom. Parce qu'il refuse d'être un poids pour sa famille, il a fait en sorte d'être reconnu parmi la noblesse sorcière en peignant des portraits que tous s'arrachent. Hélas, ça l'ennuie terriblement mais Erwin a conscience que les sujets qui l'intéressent le plus et ce qu'il souhaite transmettre à travers ses œuvres est boudé par la noblesse sorcière. Alors il garde tout ça pour lui et se tourne parfois vers le milieu de l'art moldu afin de pouvoir faire ce qu'il aime vraiment.
Lieu d’habitation ◆ BREMEN, dans le Land de HAMBOURG, il a récemment emménagé non loin de la demeure familiale avec sa jeune épouse.
Statut de sang ◆ SANG MÊLÉ, les Häring ont quelques ancêtres moldus disséminés dans leur arbre généalogique, leur noblesse compte bien plus pour eux que la pureté de leur sang.
Classe sociale ◆ NOBLE, un statut dont ils sont fiers et qu'ils font tout pour conserver depuis des générations. L'idée de s'élever un peu plus haut encore ne les dérangerait pas, mais Erwin se tient bien éloigné de tout cela.
État civil ◆ MARIÉ depuis le 15 janvier 1927 à CRESCENTIA SEYFRIED, autant dire que ça ne l'enchante pas des masses. Etant donné sa condition, Erwin n'a jamais été pris en compte dans les plans de mariages et alliances de ses parents, ce qui l'arrangeait plutôt bien. Hélas, les écarts de son jeune frère ont ruiné ses espoirs de ne jamais avoir à se marier et Erwin s'est retrouvé obligé d'épouser les restes d'August, Crescentia. Il n'a rien contre elle - à vrai dire il la connaît à peine - mais l'idée d'être une punition pour la demoiselle est un autre coup à son ego déjà bien amoché. Sans oublier qu'être marié réduit désormais considérablement sa liberté et c'est bien la dernière chose qu'il souhaitait.

Éducation ◆ L’éducation d’Erwin s’est faite à la maison parce qu’il était impossible de l’envoyer à Durmstrang à cause de sa condition. Erwin a ainsi passé les premières années de sa vie à apprendre la langue des signes aux côtés d’un sorcier qui a également enseigné à sa mère comment communiquer avec son fils. Ca a suffi pendant un temps, et puis Hildegarde a décidé qu’il fallait que son fils soit complètement autonome et qu’il soit seulement en mesure de s’exprimer avec d’autres personnes atteintes de surdité ne lui convenait pas. Alors il a appris à écrire, puis petit à petit, à lire sur les lèvres et enfin, à parler. Cette dernière faculté a été particulièrement difficile pour lui à maîtriser mais Erwin désirait tellement être capable de communiquer avec les autres qu’il a tout fait pour pouvoir parler. A treize ans, Erwin était suffisamment indépendant pour pouvoir se rendre à Durmstrang afin d’y faire son deuxième cycle, les Häring ayant assez de moyens pour faire en sorte que son emploi du temps et ses cours soient aménagés pour faciliter son apprentissage, mais Hildegarde a préféré le garder à la maison. En effet, il était hors de question d’exposer ainsi son fils sourd au monde, elle avait parfaitement conscience que le handicap de son fils susciterait des moqueries et ternirait le nom des Häring.
Ainsi, Erwin a continué son éducation à la maison. Parce qu’il était très difficile pour lui de prononcer la moindre formule magique correctement, son éducation s’est principalement concentrée sur la théorie et les matières qui ne nécessitaient pas de lancer de sorts. Il a ainsi pris énormément de retard et a longtemps été incapable de réellement pratiquer la magie, jusqu’à ce qu’il soit en mesure de maîtriser les sortilèges informulés. Mais c’est à travers les arts et principalement la peinture qu’Erwin a appris à pratiquer la magie. Sa mère et son professeur particulier l’ont encouragé sur cette voie et c’est pour cela qu’aujourd’hui, il fait partie des peintres sorciers les plus renommés d’Allemagne et commence à se faire un nom dans les pays voisins.
Les livres ont longtemps été ses seuls compagnons, la lecture son seul échappatoire avec la peinture et le dessin. Son éducation s’est principalement faite à travers les livres et aujourd’hui encore, Erwin passe énormément de temps le nez dans ses bouquins. C’est ce qui lui permet aujourd’hui d’avoir une vaste culture sorcière et moldue qui ne se limite pas à l’Allemagne. Erwin est calé dans beaucoup de domaines qui ne l’intéressent pas forcément et dans lesquels il ne fera jamais rien, mais c’est un peu sa revanche sur tous ceux qui pensent que sa surdité fait de lui un imbécile. Il aime l’idée d’en savoir autant, sinon plus que tous les sorciers bien faits qui l’entourent.  

Opinion politique ◆ Les Häring sont très versés dans la politique mais Erwin a immédiatement été écarté de cette scène à cause de sa surdité. Puisqu’il ne pourrait jamais reprendre la régence du Bourg après sa mère, ses parents n’ont pas vu l’intérêt de l’instruire à ce sujet. Son éducation politique, Erwin l’a fait tout seul et s’il a son avis, il n’a jamais eu les convictions pour réellement se jeter corps et âme dans une cause quelconque. Surtout qu’on ne l’aurait pas laissé faire. Il est partagé sur le cas du Secret Magique. D’un côté, les moldus l’intriguent il aime passer du temps dans leur monde qui l’accepte parfois plus facilement que le sien. Une partie de lui serait donc pour une communication facilitée par une suppression du Secret Magique, mais il est loin de penser que les sorciers sont supérieurs aux moldus et devraient donc asseoir la moindre autorité sur eux. Ainsi, il n’est pas d’accord Grindelwald qu’il juge complètement fou.
Il souhaiterait en revanche que les créatures magiques, les monstres et autres personnes atteintes d’anomalies soient bien mieux considérées par la société. Bien évidemment, il méprise les méthodes de l’Einsicht qui va beaucoup trop loin à son goût. La noblesse allemande l’exaspère bien souvent et s’il est reconnaissant d’avoir vu le jour dans une famille suffisamment riche et influente pour lui permettre d’avoir accès à une bonne éducation malgré son handicap, il sait aussi que la fierté et la hantise de se faire mal voir qui vont avec les titres de noblesse ont contribué à son isolement. Il apprécie que l’Heimdall se batte plus férocement que le gouvernement pour arrêter l’Einsicht, mais il se contente d’être un spectateur éloigné de tous ces affrontements.  

Réputation ◆ Dès que les Häring ont réalisé que leur fils était atteint de surdité et que rien ne pourrait le soigner, ils se sont empressés d’avoir un autre enfant et de faire comme si Erwin n’existait pas en public. Bien évidemment, les gens parlent et tout le monde savait que les Häring avaient un fils aîné différent. Le bruit courait qu’il était attardé et que sa mère s’était empressée de le cacher, certains ont même fini par penser qu’il était mort. Enfant, Erwin avait tendance à s’emporter très facilement, frustré de ne pas comprendre son entourage et surtout, qu’on ne le comprenne pas. Il était hors de question d’exposer cet enfant intenable alors les grands dîners, les réceptions, Erwin les passait dans sa chambre. On a fini par oublier son existence et pendant longtemps, Erwin Häring n’a été qu’un fantôme.
Etre enfin capable de communiquer avec d’autres lui a permis de considérablement se calmer. A l’âge de dix ans, parce qu’il commençait déjà à lire sur les lèvres et savait écrire mais surtout parce qu’il ne fondait plus en larmes et ne faisait plus de crises en public à chaque fois qu’il était frustré de ne pas être compris, Erwin a enfin eu l’autorisation d’assister aux dîners que ses parents organisaient avec leurs plus proches amis. Bien évidemment, on le regardait avec pitié et suffisance, on plaignait silencieusement ses pauvres parents. Erwin a ainsi, pendant des années, gardé cette réputation de fardeau, certains allant même jusqu’à se demander si les Häring n’avaient pas énervé un autre sorcier qui les aurait maudits.
Et puis Erwin a commencé à exposer ses peintures, anonymement dans un premier temps. Le mystère entourant l’identité du peintre et son talent évident ont rapidement rendu la noblesse sorcière amatrice d’art extrêmement curieuse. Hildegarde Häring n’a pas hésité à se servir de cela afin de faire cesser les rumeurs sur son fils et surtout, pour redorer le blason de sa famille sévèrement entaché par le scandale provoqué par sa fille cadette, Helen, lorsqu’elle est tombée enceinte d’un nigaud de la plèbe. L’identité d’Erwin a ainsi été révélée il y a quelques années, permettant ainsi aux Häring de faire parler d’eux autrement qu’à travers de sales rumeurs.
La réputation d’Erwin s’est ainsi considérablement améliorée. Aujourd’hui, la noblesse sorcière s’arrache ses tableaux et sa mère est ravie. Hélas, la réalité est bien plus dure. Certes, ses œuvres sont admirées et vantées mais il y a une grosse part de curiosité morbide dans tout ce tapage. On s’arrache ses œuvres parce qu’elles plaisent, mais aussi et surtout à cause de son handicap. C’est fascinant, qu’un être diminué soit capable de telles prouesses.
Erwin ne compte plus le nombre de fois qu’il a lu ces mots sur les lèvres des gens ou perçu ce sentiment sur leur visage.

Particularités ◆ Pendant des années, Vladek Kasprzak a cherché un moyen de soigner la surdité d’Erwin. Runiste de talent, chercheur insatiable, il n’a pas hésité à expérimenter sur son propre fils pour trouver un remède. Ces expériences se sont avérées plus douloureuses qu’autre chose pour Erwin et elles n’ont jamais amélioré sa condition, à l’exception d’une. Il s’agit d’un assemblage compliqué et unique de runes qu’il a gravées à même la peau de son fils, derrière ses deux oreilles et qui lui permet de percevoir les vibrations mieux que n’importe quel être humain. Ainsi, il est impossible de prendre Erwin par surprise qui sait lorsque quelqu’un entre dans une pièce et s’approche de lui. Il est même capable de deviner la taille et la corpulence de cette personne, son sexe et à force, il sait même reconnaître son entourage proche. Cet assemblage de runes est également ce qui a permis à Erwin d’apprendre à parler malgré sa surdité. En effet, puisqu’il est capable de percevoir les vibrations des cordes vocales et du nez lorsqu’une personne parle, il a appris à les identifier et à les reproduire.
Hélas, comme toutes les expériences, l’assemblage de runes gravé dans la peau d’Erwin est instable. Il est difficile pour lui de se tenir dans un lieu rempli de personnes, surtout si elles se déplacent beaucoup, car la sensation devient rapidement insoutenable. Pire encore, il arrive que les runes s’échauffent, le démangent et lui provoquent des migraines qui le contraignent à rester alité parfois pendant plusieurs jours.
Bien évidemment, personne d’autre que les membres de sa famille sont au courant de l’existence de ces runes. Une telle pratique de la maîtrise des runes est interdite et ces modifications ont été faites dans le plus grand secret. Aux yeux du grand public, Erwin est capable de parler à force d’entraînement et d’acharnement uniquement, personne n’imagine que Vladek y est pour quelque chose.  

HRP
Personnage : Inventé. Face claim :  Adam Driver. Pseudo : Moony. Âge : 25 ans. Où avez-vous connu le forum : une brave gueuse m'a murmuré des mots doux à l'oreille, du coup j'ai suivi le projet de loin pour faire genre j'étais raisonnable, et la reine des gueuses m'a achevée avec une proposition malhonnête.  russe   Comment décririez-vous votre rythme RP : chaotique. Mais j'fais d'mon mieux. Commentaire :  C'est pas moi, j'avais aquaponey, pis t'façons, tout est d'la faute de Lola.
Revelio

MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyDim 28 Jan - 1:54

THEMES

Liens familiaux : Ce n’est pas qu’il déteste sa famille. C’est plutôt qu’il leur en veut. Son père n’était dans le tableau que lorsqu’il essayait de « sauver » Erwin de sa surdité en essayant tout un tas d’expériences qui n’ont jamais rien changé et se sont bien souvent avérées plus douloureuses qu’autre chose. Sa mère a longtemps tout donné pour lui. Du temps, de l’argent, de l’attention. Elle a longtemps été la seule à avoir pris la peine d’apprendre la langue des signes, la seule à vraiment faire l’effort de communiquer avec lui. Hildegarde a été un véritable pilier dans sa vie, jusqu’à ce qu’Erwin se montre assez intelligent et capable pour se débrouiller sans elle. Alors elle ne fait plus d’efforts. Tant pis s’il déteste parler, tant pis si devoir lire sur les lèvres est parfois difficile et souvent épuisant pour lui, il sait le faire alors elle a abandonné la langue des signes qui n’était à ses yeux qu’une transition, un moyen de lui apprendre à être normal. C’est comme si elle l’avait complètement repoussé du jour au lendemain et Erwin ne peut s’empêcher de lui en vouloir terriblement.
Quant à ses frères et sa sœur… Helen a longtemps été terriblement jalouse de l’attention qu’Hildegarde portait à Erwin, ce qui ne les a pas poussés à se rapprocher, bien au contraire. Pendant des années, ils se sont plus ou moins ignorés, jusqu'au jour où August a révélé à Hildegarde qu'Helen était enceinte, ce qui a entraîné son mariage précipité et son départ de la maison. Depuis, elle et Erwin se sont considérablement rapprochés. Il est devenu le parrain de sa fille, Edith, qui est probablement le membre de sa famille qu'il chérit le plus au monde.
Quant à August et Erwin, dire qu’ils ne s’entendent pas est faible. Le plus jeune méprise clairement son frère aîné et contrairement à ce qu’il peut penser, ça fait bien longtemps qu’Erwin l’a compris et le méprise en retour. En revanche, il s'entend bien avec Viktor, le petit dernier. Ils ont bien trop d’années d’écart et vivent dans des mondes complètement différents mais contrairement à August, il ne l’ignore pas complètement. Viktor est bien trop bien poli et respectueux pour se moquer d’Erwin et il fait toujours attention à ce que son frère le comprenne lorsqu’il lui parle, sans pour autant le prendre pour un imbécile. Ils se parlent peu, après tout Viktor est la majeure partie de l'année à Durmstrang, mais lorsque cela arrive, il est, avec Helen, le seul membre de la famille Häring qui ne lui laisse pas un goût amer en bouche après un échange.

Compétences magiques et baguette : L’apprentissage de la magie a été particulièrement laborieux pour Erwin. Pour qu’un sort soit réussi, il faut accompagner le bon geste à la bonne formule et cela requiert une prononciation impeccable, ce qu’il est loin de posséder à cause de sa surdité. Erwin a appris à parler et s’il s’en sort admirablement bien, c’est beaucoup plus compliqué pour lui de prononcer des formules correctement. Alors très vite, son professeur a décidé de lui enseigner les sorts informulés et parce qu’il possède une magie très intuitive, Erwin a, à force de s’entraîner, finalement réussi à maîtriser cet art qui lui permet aujourd’hui d’être un sorcier plutôt compétent. En tout cas, ses facultés en magie lui permettent de mener une vie normale dans le monde sorcier et surtout, d’être un peintre renommé car c’est cela, avant toute chose, qui l’intéresse.
C’est lorsqu’il peint que la magie d’Erwin opère réellement. Pas seulement parce qu’il est talentueux, mais aussi et surtout parce que la magie qu’il influe à ses tableaux est belle. Son père se lamente souvent, se demandant ce qu’il aurait été capable d’accomplir s’il n’avait pas été ainsi diminué par son handicap. Aujourd’hui, Erwin est fier de ce qu’il peut faire et des obstacles qu’il a surmontés, mais ça n’a pas toujours été le cas. Longtemps, il n’a été que colère et frustration d’être incapable de lancer des sorts que sa sœur de onze ans maîtrisait déjà. Sa mère avait beau l’encourager, il ne pouvait s’empêcher de se sentir stupide et son entourage ne l’aidait pas forcément à se sentir mieux.
Erwin possède probablement le record du nombre de baguettes brisées. C’est bien simple, il a cessé de compter. Il les a principalement cassées sous le coup de la colère lorsqu’il ne parvenait pas à faire ce qu’il voulait, mais il est aussi très souvent arrivé qu’un sort foireux endommage sa baguette. Heureusement, cela fait des années maintenant qu’il n’a plus cassé de baguettes, pas depuis qu’il a trouvé la bonne, taillée dans du bois d'olivier tropical qui facilite l'utilisation de sorts informulés et contenant une plume de phénix, facile à maîtriser.

Sport et Arts : Erwin n'a jamais pu aller à Durmstrang et Hildegarde faisait tout pour le cacher alors il a bien fallu l'occuper.
Pendant longtemps, les livres ont été les seuls compagnons d'Erwin qui est un grand passionné de littérature. Mais ce qu'il aime par-dessus tout, c'est la peinture. Si ce n'était au début qu'un hobby, un moyen pour lui de s'exprimer et de laisser libre court aux trop nombreuses et trop fortes émotions qui l'habitaient - l'habitent toujours - Erwin a fini par en faire son gagne-pain. Toutes les formes d'art l'intriguent, le fascinent. Même la musique dont il ne peut que percevoir les vibrations et qu'il ne peut malheureusement pas comprendre aussi bien que les autres l'intéresse. Erwin est toujours avide de découvrir de nouvelles formes d'art et il est fasciné par la photographie et le cinéma moldus.

Le sport est également une part importante de sa vie. Comme beaucoup de sorciers, Erwin aime beaucoup le Quidditch, notamment parce que les matchs à la maison des Abeilles de Bremen étaient les rares événements auxquels il pouvait se rendre. Parce qu'il avait énormément d'énergie à revendre et un besoin de canaliser toute la colère et la frustration qui l'habitaient, Hildegarde a décidé de le mettre aux arts martiaux et Hannes est rapidement devenu son partenaire d'entraînement. Ils n'ont jamais mis fin à cette tradition et se retrouvent régulièrement pour se livrer un match qui les laisse à chaque fois tremblants et à bout de souffle parce qu'aucun des deux n'abandonne jamais.

Vie amoureuse et sexualité Lorsqu’il ferme les yeux, Erwin voit des mèches rousses et des yeux verts. Le problème, c’est que ce ne sont pas ceux qui décorent le joli minois de son épouse. C’est le visage du frère aîné de Crescentia qui le hante. Johannes. Johannes que l’on a immédiatement assigné à Erwin pour qu’il soit moins seul à son arrivée chez les Häring. Johannes qui a toujours fait en sorte de s’assurer qu’Erwin le comprenait, qui s’est montré patient et surtout, qui a décidé d’apprendre la langue des signes pour pouvoir réellement lui parler au lieu d’attendre d’Erwin qu’il fasse les choses normalement comme tout le monde autour de lui l’a si souvent fait. Johannes qui est devenu son seul et unique ami, dont l’absence lui pesait terriblement à chaque fois qu’il se rendait à Durmstrang pour une nouvelle année et à qui Erwin écrivait sans cesse. Johannes qui est le seul à qui Erwin est réellement capable de parler, le seul à savoir ce qu’il a dans la tête.
Johannes qui lui a fait prendre conscience à quel point les femmes le laissaient indifférent, car même aujourd’hui qu’il est libre de sortir et de rencontrer qui il veut, aucune n’a jamais fait battre son cœur aussi rapidement qu’il se démène lorsque Johannes affiche ce sourire qu’il n’adresse qu’à Erwin. Bien évidemment, cette découverte est loin de l’avoir rempli de joie. A l’époque, il sortait tout juste de l’adolescence et l’idée de n’être encore une fois pas comme les autres, d’être une aberration l’a terrifié. Erwin s’est senti tellement mal d’éprouver de telles choses pour Johannes, surtout qu’une part de lui est toujours persuadée qu’il est son ami plus par obligation que réel choix.

Après tout, Hanny est normal, il ne fait pas tache en société comme Erwin et il a toujours su charmer les gens autour de lui. Si les Häring n’avaient pas acheté Johannes, il n’aurait probablement jamais fait l’effort d’aller vers Erwin.

Terrifié à l’idée de perdre son seul ami et à l’idée que l’on apprenne ses préférences, Erwin a préféré taire tout cela.

Et puis, il y a eu le baiser.

A quelques minutes à peine de son mariage avec Crescentia, Hannes a détruit les murs qu’Erwin avait mis des années à bâtir autour de ses sentiments pour lui.

Et maintenant, quoi ? Ils ne vivent même plus sous le même toit et n’ont pas eu l’occasion de vraiment se parler depuis. Qu’il y a-t-il à dire, de toute façon ?  Erwin est marié, à la petite sœur de Johannes pour couronner le tout et ce n’est pas comme s’il y avait jamais eu le moindre espoir pour eux, de toute façon.

État de santé : Erwin est sourd depuis la naissance. Un drame pour ses parents qui se sont retrouvés à devoir gérer un enfant incapable de les comprendre et qu'ils ne comprenaient pas non plus. Bien évidemment, ils ont tout fait pour essayer d'y remédier, mais rien n'a pu sauver Erwin. Alors ils ont dû faire avec la honte d'avoir un premier né défectueux qu'ils ont caché, dont ils ont cessé de parler. Erwin a passé des années à apprendre à comprendre les gens qui l'entourent en étant incapable de les entendre, des années à apprendre à communiquer avec eux avec ses propres moyens. Il est passé maître dans l'art de lire sur les lèvres, mais ça s'avère rapidement épuisant pour lui et très peu de gens, même dans son entourage proche, ont fait l'effort d'apprendre la langue des signes. Erwin sait parler, mais sa prononciation est loin d’être parfaite et si l’on ne se moque pas ouvertement de lui à la maison, il sait très bien ce qui passe par la tête d’August lorsqu’il tente de parler la même langue que lui.
Erwin déteste avoir l’air ridicule et depuis quelques années, se demande pourquoi ce serait à lui de faire les efforts alors qu’autour de lui, personne n’en fait réellement pour le comprendre, à l’exception de Johannes. Alors il préfère rester muet.
Quand il a vraiment quelque chose à dire, Erwin écrit, il ne se sépare jamais de sa plume et de son calepin qui sont son seul moyen d’être sûr de se faire comprendre correctement. Le reste du temps, il demeure silencieux, de toute façon, il est invisible pour la plupart des gens qui associent très facilement sa surdité à de la débilité et considèrent donc qu'il n'a rien d'intéressant à dire.
Revelio

MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyDim 28 Jan - 1:54

Histoire

Hildegarde Häring

1899 (4 YEARS OLD). Erwin se mord l’intérieur de la joue et regarde sa mère qui a les sourcils froncés et remue les lèvres très vite. C’est comme ça que les autres s’expriment et le concept lui paraît vraiment obscur et complexe, mais il sait que lorsque sa mère fait cette tête et que ses lèvres s’agitent ainsi, ça veut dire qu’elle est en colère. Lorsqu’il est en colère, Erwin tremble si fort et signe si vite qu’il est presque impossible de le comprendre, ce qui l’énerve encore plus. Sa mère ne semble pas avoir de mal à se faire comprendre, puisque son père remue les lèvres tout aussi vite. C’est peut-être parce que même très en colère, sa mère reste toujours impeccablement calme et composée. Erwin ne sait pas faire ça. Erwin explose à chaque fois que la frustration et l’agacement prennent le dessus sur lui. Sa mère reste très calme, mais ses yeux froids font bien plus peur que les colères d’Erwin. Alors il n’ose pas l’interrompre, parce qu’il sait que sa mère déteste ça quand il glisse ses doigts autour des siens ou tire sur sa manche lorsqu’elle est en train de parler avec son père.
Elle n’aime pas non plus quand il échappe à sa surveillance et Erwin ne veut pas la mettre en colère mais son ventre lui fait mal et il ne se sent vraiment pas bien. Il déteste demander de l’aide aux domestiques, la plupart du temps ils ne comprennent rien et Erwin ne supporte pas la façon dont ils le regardent, comme si poser leurs yeux sur lui les rendaient tous très tristes. Mais quand son père et sa mère sont comme ça, ça peut durer des heures et Erwin a l’impression que son dernier repas est en train d’essayer de remonter le long de sa gorge. Alors il sort du salon et part à la recherche de quelqu’un qui ne soit pas trop occupé. Il finit par trouver Martha dans la cuisine, baguette à la main qu’elle agite souplement pour ranger et nettoyer la pièce.

Erwin s’approche et du bout des doigts, attrape le tissu de sa robe avant de tirer légèrement dessus. Martha sursaute et baisse les yeux vers lui. Elle remue les lèvres et sourit, avant de glisser une main dans ses cheveux. Puis elle semble réaliser que quelque chose ne va pas à son expression et s’accroupit face à lui, une question sur ses traits.

Immédiatement, Erwin veut lui signer qu’il a mal au ventre et qu’il ne se sent pas très bien, mais il se rappelle que sa mère et Herr Müller sont les seuls à comprendre. Alors il pince les lèvres et désigne son ventre, ce qui lui vaut un froncement de sourcils.

Avec un des rares signes que les domestiques de la maison comprennent, Martha lui demande s’il a faim et Erwin grogne, exaspéré.

S’il avait faim, il l’aurait dit, il sait comment leur dire qu’il a faim, ce n’est pas ça le problème. Alors il secoue la tête et pointe à nouveau son ventre avec une grimace de douleur exagérée. Cette fois, elle semble comprendre puisque son visage s’éclaire et sa bouche fait un rond. Elle presse la paume de sa main contre son front et paraît tout de suite inquiète, ses lèvres se mettant à remuer rapidement. Elle se redresse et lui prend la main avant de l’entraîner derrière elle, jusqu’au salon. Lorsqu’elle entre dans la pièce, elle se fige immédiatement et Erwin regarde son père et sa mère se tourner brusquement vers eux, bouches ouvertes et sourcils froncés sur une expression furieuse.

Martha s’incline et Erwin voit le visage de sa mère passer de la colère à l’inquiétude lorsque son regard s’arrête sur lui. En quelques pas, elle le rejoint et s’agenouille devant lui.

Tu as mal au ventre ? ses mains lui demandent et Erwin hoche la tête, soulagé d’enfin pouvoir parler à quelqu’un. Fébrilement, il ajoute qu’il a envie de vomir et laisse échapper un soupir de contentement lorsque sa mère prend son visage entre ses mains froides. Immédiatement il ferme les yeux et se laisse aller au contact rassurant et familier. Quand il rouvre les yeux, son père a quitté la pièce mais ce n’est pas surprenant, Erwin sait qu’il ne peut compter que sur sa mère. Elle est la seule ici qui le comprenne et savoir qu’elle va s’occuper de lui maintenant que son père est parti l’aide déjà à se sentir un peu mieux.  


1912 (17 YEARS OLD). Erwin s’est toujours installé à côté de sa mère aux repas. Contrairement à ce que Helen et August peuvent penser, ce n’est pas parce qu’elle le préfère à eux, c’est tout simplement plus pratique comme ça. Sa mère n’a qu’à effleurer son bras pour attirer son attention et en l’ayant à côté d’elle, Hildegarde pouvait s’assurer très rapidement que tout allait bien pour Erwin. Mais c’est terminé à présent, sa mère est assise à l’autre bout de la table et ne fait absolument pas attention à lui. Erwin a Hannes assis à sa gauche – et August à sa droite, mais ce n’est pas comme si ça avait la moindre importance, ils n’ont rien à se dire – et c’est ce qui lui permet de ne pas s’endormir en bout de table. Sa mère a invité quelques amis et le dîner va s’étirer encore longtemps, mais Erwin n’a déjà plus faim et il commence à se sentir mal à l’aise. Il n’aime pas les regards qu’on lui lance à chaque fois qu’il parle avec Hannes et voudrait juste retourner dans sa chambre et laisser les autres profiter de leur dîner sans avoir à souffrir de sa présence.

Mais il ne peut pas disparaître comme ça et la seule personne qui puisse lui donner l’autorisation de quitter la table est assise si loin qu’Erwin ne peut pas attirer son attention comme il a l’habitude de le faire.

Il sait pourquoi elle fait ça. Hildegarde veut qu’il parle comme eux, maintenant qu’il a appris à le faire. Mais Erwin déteste ça parce qu’à chaque fois, on le regarde encore plus bizarrement que lorsqu’il s’exprime dans sa langue à lui et il peut voir les coins de la bouche d’August qui se soulèvent dans un sourire moqueur et ça lui donne terriblement envie de lui éclater le visage sur la table. Il pourrait probablement demander à Hannes d’attirer l’attention de sa mère pour ensuite lui demander l’autorisation de quitter la table mais il y a de fortes chances qu’Hildegarde refuse s’il procède ainsi et Erwin n’a vraiment aucune envie de rester ici plus longtemps.

Ca fait bien dix minutes qu’il fixe son assiette avec les lèvres pincées, la gorge nouée et les entrailles douloureuses à tenter de rassembler son courage. Si encore il n’y avait que ses parents, Helen, August et Hannes, Erwin ne se sentirait pas aussi mal à l’idée d’ouvrir la bouche, mais la présence des invités de sa mère le rend presque malade. Erwin sursaute lorsqu’il sent que l’on effleure sa main et tourne la tête vers Hannes qui le regarde avec les sourcils froncés, inquiet.

Tout va bien ? signe-t-il et Erwin hoche la tête.

S’il parle, Hildegarde sera probablement tellement satisfaite qu’elle ne lui refusera pas sa demande. Faire des efforts, sortir de sa zone de confort et faire mieux, c’est le meilleur moyen de plaire à sa mère. Alors Erwin inspire profondément et passe le bout de sa langue sur ses lèvres, l’appréhension pulsant dans ses veines.

« Mama ? » appelle-t-il enfin en détachant chaque syllabe. Lèvres pressées l’une contre l’autre puis qui s’ouvrent, cordes vocales qui vibrent.

Aussitôt, tous les regards se tournent vers lui et Erwin a l’impression que l’on joue avec ses entrailles tandis que sa peau s’empourpre de ses joues jusqu’à l’extrémité de ses oreilles et le long de sa nuque. Il peut lire la surprise dans le regard de sa mère, une pointe de satisfaction aussi et Erwin se concentre là-dessus, tente d’ignorer les autres et surtout August qu’il voit du coin de l’œil et qui le fixe avec beaucoup trop d’intérêt.

Il attend probablement qu’Erwin se plante avec impatience.

« Je ne me sens pas très bien, » articule-t-il lentement, péniblement et ses doigts se crispent sur les rebords de sa chaise qu’il a agrippés en espérant faire cesser les tremblements de ses mains. Il voit les amis de sa mère froncer les sourcils, probablement parce que ce qu’il vient de baragouiner est incompréhensible pour eux et la honte lui brûle un peu plus le visage. Il voit surtout August qui attrape sa serviette et fait mine de s’essuyer délicatement les coins de la bouche, mais Erwin sait qu’il y cache un sourire moqueur. « Je-- » Et il bloque, son cœur manque un battement alors qu’il réalise qu’il n’est pas certain de la façon de prononcer ces mots.

Il a l’impression d’étouffer alors et ses yeux s’arrondissent alors qu’autour de la table, tous sont suspendus à ses lèvres et se demandent ce que l’idiot va bien encore pouvoir baragouiner.

Erwin sent la frustration courir dans ses veines et qui se transforme petit à petit en colère sourde, en rage destructrice. Ses phalanges lui font presque mal tant ses doigts sont crispés alors qu’il se retient de s’enfuir de la table lorsque les traits de sa mère se ferment pour ne laisser qu’une expression froide et désappointée sur son visage. Ses yeux le brûlent autant que ses joues et Erwin se retient de toutes ses forces parce qu’il est hors de question qu’il se ridiculise un peu plus.

Et puis, il sent une main recouvrir la sienne et lorsqu’il tourne son visage vers Johannes, Erwin le voit qui fixe sa mère et lui échange des mots qu’il ne parvient pas à lire sur ses lèvres. Le jeune homme reporte son attention sur Hildegarde lorsque la bouche d’Hannes se referme et il la voit qui pince les lèvres, puis finit par hocher la tête. Alors Johannes se lève lentement et lui adresse un sourire, avant de lui faire signe qu’ils sont autorisés à sortir de table.

Erwin se redresse précipitamment et lance à peine un regard à sa mère. Merci, il signe hâtivement avant de sortir de la pièce en essayant de rester le plus digne possible. Mais dès que les portes se referment derrière Johannes et lui, Erwin s’élance et se met à courir à travers la vaste demeure des Häring, le plus loin possible de tous ces gens qui l’ont vu échouer, se ridiculiser, le plus loin possible des lèvres pincées et de la déception plaquées sur le visage d’Hildegarde Häring, que même ses larmes de honte ne parviennent pas à effacer.

Vladek Kasprzak

1905 (10 YEARS OLD). Erwin a l’impression qu’on enserre sa tête dans un étau brûlant et il a beau gémir et pleurer, les liens qui le maintiennent immobile sur la table ne se desserrent pas et son père continue de graver ses runes dans sa chair. Il veut lui signer d’arrêter, qu’il a mal mais il est incapable de bouger ses mains. Alors il ouvre la bouche et crie, il ne peut pas lui expliquer ce qu’il éprouve exactement mais sans doute comprend-il par ses hurlements qu’Erwin a mal, pas vrai ? Il sait qu’il n’est pas toujours clair, qu’il n’arrive pas à s’exprimer comme Helen ou comme August le fait déjà, mais il doit bien comprendre à ses sanglots qu’il faut qu’il arrête ? Les liens lui maintiennent la tête sur le côté et Erwin ne peut même pas voir le visage de son père, savoir s’il a conscience de la douleur qu’il est en train de lui infliger.

Probablement que oui, ce n’est pas la première fois après tout.  

Il sent le sang chaud qui lui coule le long de la nuque et alors qu’il est à deux doigts de sombrer dans l’inconscience tant il a mal, enfin, Vladek cesse de creuser sa peau. Erwin hoquète, il tente de ravaler les sanglots qui menacent encore de lui échapper en se disant que s’il se montre courageux, son père arrêtera peut-être de lui faire subir tout ça. Les liens qui lui enserrent le crâne se rétractent et Erwin tourne brusquement la tête pour regarder son père qui a les sourcils froncés, ses lèvres si pincées qu’elles ne forment plus qu’un pli sur son visage pâle. Vladek croise son regard et lorsqu’il remarque les larmes qui ruissellent sur les joues d’Erwin, son expression se fait presque agacée.
Il s’éloigne quelques secondes et revient avec un verre d’eau qu’il presse contre les lèvres d’Erwin sans lui demander son avis. Il n’a pas soif, il a mal et il veut qu’il le détache, il veut sortir de cette pièce et ne plus jamais revenir ici. Mais il boit, parce qu’il ne veut pas le mettre en colère. Le liquide froid lui fait mal à la gorge et il manque de s’étouffer, à boire dans cette position.

Vladek éloigne le verre, le pose sur la table et pointe sa baguette sur Erwin.

Aussitôt, les liens sont de retour, mais cette fois, ils lui plaquent l’autre joue sur la table et le garçon écarquille les yeux en réalisant que Vladek n’a pas terminé, qu’il va maintenant répéter la même chose derrière son autre oreille.

Il sait que son père déteste quand il pleure mais c’est plus fort que lui, Erwin se remet à sangloter avant même qu’il ne recommence à lui charcuter la peau. Cette fois c’est encore pire et Erwin ne peut qu’embrasser l’inconscience avec soulagement.

Lorsqu’il ouvre à nouveau les yeux, il est toujours sur la table mais les liens ont disparu. La faible lumière du laboratoire lui brûle les yeux et il grogne de douleur alors qu’il prend conscience de la migraine qui lui fend le crâne en deux. Il perçoit du mouvement à côté de lui et quand il entrouvre un œil, le visage de son père s’impose à lui et Erwin a terriblement envie de s’enfuir en courant.

Son corps refuse de lui obéir.

Alors Vladek remue les lèvres et il se passe quelque chose. Erwin écarquille les yeux et en voyant son expression, son père a une lueur folle dans le regard qui le terrifie encore plus, mais il l’aide à se redresser sur la table et continue de remuer furieusement les lèvres.

Il n’a jamais vu son père aussi heureux et Erwin ne comprend pas trop pourquoi, tout ce qu’il sait, c’est que ça fait mal et que la sensation est horrible. Mais la joie sur le visage de Vladek n’est pas présente bien longtemps, il se remet à froncer les sourcils et secoue Erwin, faisant exploser la douleur dans son crâne.

Il ne manque pas de voir la déception et le dégoût sur les traits de Vladek lorsqu’il se penche en avant et vomit sur ses chaussures.

Helen Häring

1914 (19 YEARS OLD). Erwin pince les lèvres et fixe la porte de la chambre de sa sœur, l’estomac noué par l’appréhension. Demain, Helen se marie et l’ambiance à la maison n’a rien de festive. Il ne connaît peut-être pas beaucoup sa sœur cadette, mais il sait que la cérémonie qui aura lieu demain n’aura rien à voir avec ce dont elle rêvait. Hannes lui a tout expliqué – Erwin ne voit presque plus sa mère dernièrement et personne d’autre à la maison n’a pensé à lui raconter pourquoi sa sœur est enfermée presque toute la journée dans sa chambre depuis des semaines, paraît plus triste que jamais et pourquoi tout le monde a l’air de marcher sur des œufs dans la Ruche. Helen est enceinte. Mais Helen n’est pas mariée, elle n’a que dix-sept ans et elle a couché avec un simple né-moldu du peuple. Mais surtout, Helen a fait l’erreur d’en parler à August qui s’est empressé de tout aller répéter à leur mère.  

Alors demain, Helen épouse en cachette l’homme qui l’a souillée comme Hildegarde le désigne. C’est précipité et il n’y aura personne d’autre que la famille du marié et les Häring mais il faut qu’Helen soit mariée avant de ne plus pouvoir cacher sa grossesse.

Apparemment, Helen est amoureuse de ce garçon. C’est ce que Hannes lui a dit – ce qu’il a entendu. Alors ce mariage devrait être une bonne nouvelle pour elle, après tout les filles de son rang n’ont pas la chance d’épouser l’homme qu’elles aiment. Mais Hildegarde est furieuse et en se retrouvant mariée à un homme qui ne possède ni titre ni richesses, Helen est désormais une véritable paria.

Helen est prisonnière de sa chambre depuis des semaines et n’en sort que pour manger, la honte inscrite sur son visage et dans ses yeux rougis. Erwin et Helen se connaissent à peine, après tout, elle n’a jamais vraiment fait l’effort d’aller vers lui, d’essayer de lui parler et elle a toujours été plus proche d’August.

Mais aujourd’hui, leur petit frère a très probablement brisé ce lien qui les unissait et Erwin ne laissera pas sa jalousie de les voir si proches alors que lui était seul le pousser à se dire qu’elle le mérite. Helen et Erwin ne sont pas proches, mais elle reste sa petite sœur et il n’aime pas la savoir si misérable.

Alors il rassemble son courage et frappe à la porte. En voyant qu’elle ne s’ouvre pas, Erwin se mord la lèvre inférieure et se prépare déjà à faire demi-tour, mais c’est alors que la poignée tourne. Lentement, la porte s’ouvre et laisse apparaître le visage creusé par les cernes et trop pâle d’Helen. Erwin a l’habitude de voir sa sœur toujours bien mise, impeccablement coiffée et habillée. Aujourd’hui, ses cheveux sont détachés et elle s’est enveloppée dans une robe de chambre qui masque tant bien que mal son ventre déjà légèrement rebondi. Elle lui paraît si jeune ainsi que son cœur se serre.

« Erwin ? Qu’est-ce que tu veux ? » font ses lèvres et il remarque, un peu surpris, qu’elle fait un effort pour articuler clairement.

Alors Erwin lui tend la main.

« Viens, » dit-il de son étrange voix rauque.

Helen pince les lèvres et fronce les sourcils avant de secouer la tête.

« Mama— » commence-t-elle et Erwin pointe le sol de son index.

Elle comprend. Leur mère ne rentrera pas avant des heures, August et Hannes sont à Durmstrang, leur père n’est jamais là et les domestiques ne diront rien. Elle le regarde, silencieuse et méfiante, mais finit par glisser sa main, petite et froide, dans celle d’Erwin.

Avec un sourire, il l’entraîne à sa suite, jusqu’à l’atelier qu’Hildegarde a fait aménager pour lui lorsqu’il a montré ses talents pour la peinture. Il ne peut s’empêcher de sentir l’appréhension lui nouer l’estomac. Helen n’a jamais été la première à voir ses œuvres. Enfant, c’était sa mère, puis Helma. Aujourd’hui, c’est Hanny, le premier à toujours voir le rendu final, le seul à pouvoir le regarder dessiner et peindre sans qu’Erwin se sente intimidé.

Helen n’a jamais vraiment semblé intéressée par les œuvres de son frère aîné, mais c’est tout ce qu’il a à lui offrir en guise de réconfort. Alors il ouvre la porte de son atelier et se fige à l’entrée pour se tourner vers Helen. Avec un sourire encourageant, il lui fait signe de se couvrir les yeux et sa sœur fait la moue, mais son autre main vient couvrir ses paupières. Satisfait, Erwin la guide lentement jusqu’à sa dernière toile, qui trône fièrement au centre de l’atelier, sur son chevalet. Il la place devant et presse doucement sa main tout en gardant son regard fixé sur le visage d’Helen.

Elle retire sa main et cligne des yeux. Puis elle réalise ce qui se trouve devant elle et la stupeur prend place sur ses traits alors que sa bouche s’ouvre et Erwin perçoit les vibrations de ses cordes vocales alors qu’elle laisse échapper une exclamation de surprise. Son cœur bat la chamade et sa lèvre inférieure se fait douloureuse alors qu’il la maltraite de ses dents tant il anticipe sa réaction. Et puis la surprise laisse place à l’émerveillement et Erwin s’autorise à sourire un peu.

« Erwin, » lit-il sur ses lèvres et les yeux d’Helen se remplissent brusquement de larmes.

Un peu paniqué, il serre sa main et elle tourne son regard vers lui avant de lui adresser un sourire misérable sous les larmes qui ruissellent déjà sur son visage. Sur la toile, Helen porte une version un peu différente de la robe de mariée de leur mère qu’elle admirait tant enfant. Erwin y a apporté quelques modifications pour la rendre unique, digne de ce que Helen aurait dû porter le jour de son mariage. Elle se tient seule mais ses yeux sont tournés vers une personne qui se trouve en-dehors du cadre et qu’elle regarde avec tendresse. Le sourire qui orne ses lèvres est celui d’une personne comblée de bonheur et le décor qui l’entoure est un jardin illuminé par un chaleureux soleil d’été.

Helen paraît insouciante et légère, jeune et resplendissante, une image qu’Erwin est certain de ne pas voir demain. Elle va se marier un jour d’automne pluvieux, entourée de personnes qui ne seront définitivement pas heureuses pour elle, dans une robe quelconque. Alors il veut au moins lui offrir cela.

Quand elle se jette contre lui et cache son visage baigné de larmes dans le creux de son cou, Erwin ouvre grand les yeux, déstabilisé. C’est la première fois depuis qu’ils sont tout petits qu’il se retrouve aussi proche d’Helen et sa gorge se noue. Il a fallu qu’August la trahisse pour que ça arrive et Erwin trouve ça injuste, mais il referme ses bras autour de sa sœur cadette.

Lorsqu’il sent le souffle d’Helen balayer son cou, ses lèvres remuer, il est incapable de comprendre ce qu’elle dit, mais il resserre un peu plus son étreinte.

Edith Häring

1914 (19 YEARS OLD). Lorsqu’Edith est née, ce n’était pas la première fois qu’Erwin se retrouvait face à un bébé, mais les nourrices d’August et de Viktor ne l’ont jamais vraiment laissé approcher d’eux lorsqu’ils étaient encore si petits. Helen n’a absolument pas hésité à lui faire signe d’approcher avant de lui caler Edith dans les bras, quelques jours à peine après sa naissance. Elle lui a semblé minuscule alors et Erwin ne savait pas trop si elle était vraiment petite, ou s’il était juste gigantesque par rapport à elle. Aujourd’hui encore, alors qu’elle est allongée sur ses cuisses fermement resserrée, Edith a l’air toute petite. Ses cheveux foncés ont encore poussé et bouclent déjà un peu au sommet de son crâne. Ses yeux ne sont plus aussi bleus que le jour de sa naissance et Erwin suppose qu’elle a hérité des yeux foncés des Häring plutôt que de ceux de son père. Comme sa mère lorsqu’elle était enfant, Edith sourit tout le temps et aux vibrations qu’il perçoit émanant de son petit corps, elle rit et gazouille à chaque fois qu’il remue les mains devant son visage.

Quand Helen lui a demandé d’être le parrain de sa fille, Erwin a protesté qu’il n’était définitivement pas le choix idéal pour ce rôle. Sa petite sœur lui a souri et lui a dit qu’elle n’avait confiance en personne d’autre que lui pour s’occuper d’Edith si quelque chose venait à arriver à elle et Achim.

Erwin arrive à parler un peu à Edith. Ce n’est qu’un bébé alors elle ne se moque pas de lui et ne le juge pas lorsque sa voix rauque fait des choses étranges, lorsqu’il prononce mal un mot. Mais il signe toujours en même temps et petit à petit, il a remarqué qu’elle était fascinée par ses mains. Ses grands yeux suivent chacun de ses mouvements et Erwin a fini par réaliser qu’elle apprenait.

La première fois qu’elle arrive à maladroitement répéter le signe pour oncle avec un grand sourire en le voyant, Erwin a besoin d’un moment pour s’en remettre. Helen est fascinée de constater qu’ainsi, Edith est déjà capable de parler et elle s’empresse de demander à Erwin de lui apprendre des mots simples à répéter chaque jour à sa fille.

C’est la première fois qu’Erwin a la sensation que savoir parler la langue des signes est un avantage, et non seulement un moyen de palier à son handicap. Alors il passe des heures avec Edith à lui parler, il répète encore et encore les mots simples qu’elle est capable de comprendre et de répéter. Le nom-signé de sa filleule est une évidence. Le E est suivi du signe pour ange, qu’il reproduit jusqu’à ce qu’elle comprenne que c’est à elle qu’il s’adresse. Grâce à Edith, Helen a décidé de vraiment apprendre elle aussi et la première fois qu’elle signe une phrase complète à l’attention d’Erwin, il sourit tellement que c’en est presque douloureux.


1922 (27 YEARS OLD). Je ne veux pas y aller, Edith signe avec une moue boudeuse et Erwin lui fait signe de s’approcher. Elle se hisse sur ses genoux et se cale contre l’accoudoir du fauteuil dans lequel il est installé, la mine sombre. D’après Helen, ça fait deux semaines qu’Edith fait la tête car le jour de sa première rentrée à Durmstrang approche et elle n’a aucune envie de quitter la maison pour se rendre dans un endroit où elle ne connaît personne.

Tu seras avec Viktor, répond-il avec un sourire encourageant. Il ne mentionne pas August, Edith sait très bien que sa mère et lui sont en froid et qu’Erwin ne l’apprécie pas beaucoup non plus. Et puis, ce n’est pas comme si August risquait de prêter la moindre attention à sa nièce.

Il est plus grand, on ne se verra jamais, elle réplique en fronçant les sourcils, l’air d’accuser Erwin de la prendre pour une idiote. Il affiche une grimace un peu penaude et glisse une main dans les boucles d’Edith dans un geste réconfortant.

Je n’ai jamais pu aller à Durmstrang, reprend-il et Edith penche la tête sur le côté.

« Pourquoi ? » demande-t-elle en signant la question.

A cause de ma surdité. Tu te doutes bien que je n’aurais rien compris à ce que les enseignants racontaient. Elle fronce les sourcils.

« Mais tu comprends très bien quand je parle. Même si je ne signe pas, » dit-elle en articulant bien, exactement comme Helen et Erwin lui ont appris à faire pour lui parler sans signer. Ça c’est parce que tu parles correctement et tout le monde ne fait pas l’effort. Et puis, à ton âge je ne comprenais que les signes.

Tu regrettes de ne pas avoir pu y aller ?

Erwin hésite. Son séjour à Durmstrang aurait probablement été un enfer. Il n’est pas naïf, il se doute que les autres élèves l’auraient méprisé ou pire encore. Il ne peut s’empêcher d’imaginer une armée d’August armés de sourires moqueurs et un frisson lui parcourt l’échine à cette simple pensée.

Mais il aurait pu être un peu plus normal, s’il était allé à Durmstrang. Il aurait eu droit au même enseignement que les autres et peut-être qu’il aurait pu prouver qu’il n’était pas un fardeau. Et puis, il aurait pu être avec Hannes. Il aurait pris soin de lui, Erwin le sait. Et puis surtout, il n’aurait pas passé une grande partie de l’année à attendre son retour à chaque fois qu’Hanny retournait à Durmstrang pour ses études. Il aurait été beaucoup moins seul.

Oui, répond-il alors sincèrement. Tu vas apprendre plein de choses, rencontrer d’autres enfants de ton âge. Tu sais, avant de rencontrer Johannes, j’étais tout seul et s’il n’était pas venu à la Ruche, je n’aurais aucun ami. Les traits d’Edith s’affaissent à cela. Tu es bien trop exceptionnelle pour rester toute seule, ajoute-t-il enfin et les joues de sa filleule rosissent au compliment.

Tu vas me manquer, fait-elle avant d’entourer son cou de ses bras avec beaucoup de force pour une gamine de son âge. Avec un sourire un peu triste, parce qu’elle va lui manquer aussi, Erwin la serre contre lui.

« Je t’écrirai, » promet-il de sa voix rocailleuse, parce qu’il ne peut pas signer dans cette position. Il sent Edith qui hoche vivement la tête dans le creux de son cou et mince, elle va vraiment lui manquer.

August Häring

1915 (20 YEARS OLD). C’est important de trouver le bon nom-signé pour désigner les personnes de son entourage. C’est un peu comme baptiser à nouveau quelqu’un et Erwin a toujours pris cette tâche très au sérieux. Avant de se décider, il observe la personne et s’assure qu’il la désigne avec un trait physique ou de caractère unique, qu’il n’a pas déjà utilisé pour quelqu’un d’autre. Helen est la première à qui Erwin a trouvé un nom-signé. D’abord le signe qui correspond à la lettre H, puis celui qui signifie soleil, parce que sa petite sœur a toujours su illuminer la pièce d’un sourire. Même si Helen a par moments perdu toute raison de sourire comme avant, Erwin s’en est toujours tenu à ces deux signes pour désigner sa cadette. Ses sourires sont peut-être plus rares, mais ils ne sont pas moins resplendissants.

Viktor, c’est la lettre V et le signe qui désigne ses boucles noires. Erwin a peut-être un peu manqué d’originalité mais il est le seul à avoir les cheveux aussi bouclés dans la famille alors c’est amplement suffisant. Il a laissé Hannes choisir son propre nom-signé, après tout, il a fait l’effort d’apprendre la langue des signes pour lui alors Erwin l’a bien évidemment laissé décider comment il souhaitait être appelé. Après une longue réflexion, il a finalement décidé d’accompagner son J du signe qui désigne la couleur vert, comme ses yeux.

Il n’y a qu’August qui a changé de nom-signé. A sa naissance, Erwin a immédiatement affublé la lettre A de son prénom du signe pour la couleur rouge. Son petit frère pleurait sans cesse, réclamait l’attention jusqu’à ce que son visage soit rouge de colère et baigné de larmes, pour qu’on le porte, le berce, pour qu’on s’occupe de lui. Même lorsqu’August a grandi et cessé de hurler pour attirer l’attention, Erwin a continué à le désigner ainsi.
Jusqu’à aujourd’hui.

A présent, lorsqu’il parle d’August, Erwin signe rapidement A, puis monstre. Si Hildegarde l’a déjà vu faire, elle n’a jamais rien dit. Peut-être parce qu’elle a conscience de ce qu’est son fils. La première fois qu’il l’a appelé ainsi devant Hannes, ses lèvres se sont étirées en un petit sourire en coin et Erwin a réalisé qu’il était en train de se montrer cruel, à appeler ainsi son petit frère en sachant très bien qu’il ne pouvait pas comprendre.

Mais il a aussi réalisé qu’il ne se sentait absolument pas coupable.

Viktor Häring

1927 (32 YEARS OLD). « Pourquoi c’est toi qui l’épouse ? » demande Viktor en plissant le nez et Erwin pince les lèvres. Il n’a aucune envie de parler de son futur mariage avec son frère cadet. A vrai dire, il ne veut en parler avec personne et préfèrerait oublier que dans deux jours, Crescentia deviendra son épouse.

Parce qu’elle ne peut plus épouser August, il griffonne dans son carnet. Mais elle doit quand même épouser un Häring.

Lorsqu’Erwin lui tend le carnet pour qu’il puisse lire, Viktor fronce les sourcils, encore plus confus. Son petit frère est brillant, un véritable génie qui se promène aisément à Durmstrang et arrive toujours premier dans toutes ses classes. Mais certains concepts sociaux lui échappent toujours un peu et Erwin ne peut pas tellement lui en vouloir.

« Pourquoi elle ne peut plus épouser August ? » il insiste et Erwin soupire. Il a toujours été amusé par la curiosité de Viktor, principalement parce qu’elle l’a souvent poussé à se tourner vers Erwin pour avoir des réponses à ses questions. Après tout, August n’a jamais eu envie de prendre le temps de répondre à leur petit frère et leurs parents sont rarement – jamais – disponibles. Mais Erwin n’a aucune envie d’expliquer à Viktor qu’August a couché avec sa fiancée avant leurs noces dans le lit des parents Häring et qu’ils ont bien évidemment été surpris en pleine étreinte. Il n’a aucune envie de lui dire qu’il a probablement fait exprès, parce que leur frère est tordu et pour une raison qui échappe complètement à Erwin, il a voulu briser ces fiançailles et humilier Crescentia. Il ne veut pas lui expliquer que pour qu’Hannes vienne vivre chez eux, Hildegarde a promis aux Seyfried que leur fille épouserait un Häring. Il refuse de lui dire que Crescentia doit être punie pour avoir laissé August la toucher avant leur mariage et qu’Erwin est cette punition.

Les Häring respectent leur part du marché et Crescentia se retrouve mariée à l’aîné défectueux qui n’héritera jamais du titre de Burggraf. Viktor a dix-sept and, il est suffisamment grand pour comprendre tout cela, surtout que c’est lui qui deviendra Burggraf après leur mère, c’est à lui d’apprendre toutes ces choses-là. Mais Erwin n’a aucune envie de lui expliquer.

Pour une fois, s’il veut savoir, Viktor devra demander à quelqu’un d’autre.

Heureusement, son petit frère semble comprendre à l’expression d’Erwin qu’il ne lui répondra pas. Il sait qu’il ira poser la question à leur mère et qu’elle lui expliquera froidement ce qu’il en est.

« Tu ne veux pas épouser Crescentia, » Viktor déclare et Erwin grimace. « Elle est jolie. Et c’est la petite sœur d’Hannes. Tu aimes bien Hannes. »

Cette fois, il a envie de vomir et doit forcer un sourire sur ses lèvres.

Ne t’inquiète pas, Vik, il écrit rapidement sur son carnet. Viktor fait la moue, guère convaincu, mais il laisse tomber le sujet et replonge le nez dans son épais livre de cours.

Helma Korb

1927 (32 YEARS OLD). A l’âge de dix ans, Helma est tombée malade et a perdu l’audition. Elle perçoit encore quelques sons de l’oreille droite mais rien de bien extraordinaire. Elle lit très bien sur les lèvres, arrive parfaitement bien à parler puisqu’elle n’est pas née sourde et connaît la langue des signes. Alors même si elle n’avait que dix-sept ans à l’époque, Hildegarde n’a pas hésité une seule seconde à l’engager comme domestique et aide pour son fils.
Erwin adore Helma. La première fois qu’elle s’est approchée de lui, il l’a regardée avec de grands yeux timides et a essayé de se cacher derrière sa mère. Et puis elle lui a souri, l’a salué et s’est présentée avec ses mains et Erwin a été incapable de lui répondre correctement tant les siennes tremblaient d’excitation. Depuis ce jour, il n’a plus quitté Helma et les autres domestiques se sont habitués à voir le gamin, puis l’adolescent Häring, toujours fourré dans les jupons de la jeune femme. Helma est devenue sa famille, plus que ne l’étaient les autres Häring. C’est elle qui l’a poussé à aller vers Hannes quand il est arrivé, elle qui a appris au jeune Seyfried à parler la langue des signes pour qu’Erwin puisse enfin se faire son premier ami.

Helma a toujours été là pour lui et Erwin a beau savoir qu’elle n’est qu’une domestique, elle a toujours été beaucoup plus que ça à ses yeux. C’est à elle qu’il montrait ses larmes de frustration lorsqu’il ne parvenait pas à reproduire les sorts que Herr Müller tentait de lui enseigner. C’est sur son doux sourire qu’il a entraîné ses coups de crayon avant de lui montrer fièrement en sachant qu’Helma l’encouragerait toujours.

Alors forcément, c’est elle qui ajuste sa cravate avec des gestes précis pour être certaine qu’Erwin soit impeccablement habillé pour son mariage. Il a envie de lui dire qu’elle n’a pas besoin de s’embêter autant, tout ceci n’est qu’une géante farce et il se retient de toutes ses forces de ne pas bondir hors de la pièce pour s’enfuir loin d’ici. Enfin, elle s’écarte d’un pas et l’observe d’un œil critique avant de sourire. Elle lui fait signe de se tourner vers le miroir et Erwin obéit à contrecœur. Il suppose que les vêtements sont bien ajustés, oui. Qu’ils lui vont bien.

Tu es beau, signe-t-elle et Erwin sent son visage s’enflammer jusqu’à ses oreilles. Sourcils froncés, il se détourne du miroir et lance un regard sombre à Helma.

Ne te moque pas, réplique-t-il, prêt à s’éloigner déjà, mais elle lui attrape le bras pour l’empêcher d’aller plus loin.

Je sais que la situation n’a rien d’idéale, mais je suis sûre que tout va bien se passer.

Un ricanement moqueur lui échappe et Erwin secoue la tête.

Je ne sais rien d’elle. Et elle—Elle ne doit probablement savoir de moi que ce que August a dû lui dire, signe-t-il furieusement avec une grimace. Tu sais très bien pourquoi ce mariage a lieu. Je suis sa punition et--

Tu es cent fois l’homme qu’August ne sera jamais, Helma l’interrompt et Erwin lève les yeux au ciel. August est une enflure, mais on ne se marie pas par amour dans la noblesse. En devenant sa femme, Crescentia aurait hérité du Bourg à ses côtés, d’une alliance prestigieuse. Erwin ne doute pas une seule seconde que la jeune femme préférait mille fois cela à— à lui. Tu sais ce dont ton frère est capable. Elle le sait aussi, désormais. Crois-moi, elle y gagne au change.
Erwin pince les lèvres. Il ne sait pas vraiment de quoi son frère est capable. Il ne préfère pas imaginer l’étendue de la noirceur qui habite August. Mais il est vrai que de ce point de vue-là, Crescentia ne s’en tire pas trop mal avec Erwin. Il est certain de ne jamais vouloir la blesser, contrairement à August. Le problème, c’est que ce mariage est probablement déjà beaucoup en train de la faire souffrir et il n’a aucune idée de comment il pourrait soulager cette peine.

Peut-être parce que la sienne est déjà lourde à porter. Il ne veut pas épouser Crescentia. Il ne veut pas quitter la Ruche et aller vivre ailleurs où il sait qu’Hannes ne pourra pas le suivre. Oh il ne sera pas si loin que ça, mais ce n’est pas pareil.

Et puis, Erwin est furieux qu’on le mêle à toutes ces affaires maintenant et tout ça pour être la punition de Crescentia. Il se fiche de ce qu’elle a fait avec August, très franchement, elle doit probablement s’en mordre les doigts et Erwin ne peut qu’éprouver de la peine pour elle. La véritable raison pour laquelle Erwin ne veut pas épouser Crescentia, il ne peut malheureusement pas la dévoiler à Helma. C’est une chose que même elle ignore et qu’il compte garder pour lui pour toujours.

Ça va aller, ajoute-t-elle avec un sourire rassurant et Erwin n’a pas le cœur de la contredire, alors il hoche la tête pour mettre un terme à la conversation.

Il veut juste en finir avec cette journée.

Johannes Seyfried

1927 (32 YEARS OLD). Erwin n’a pas besoin de se retourner pour savoir que c’est Hannes qui vient d’entrer dans la pièce, juste après qu’Helma en soit sortie. Il lui a demandé s’il pouvait être seul un moment parce qu’il a du mal de respirer déjà et voudrait juste arracher la cravate qui lui noue la gorge. Mais la présence d’Hanny dans la pièce parvient à le calmer un peu et il se tourne vers lui avant d’écarquiller les yeux, surpris, en voyant la colère qui marque les traits de l’autre homme. Erwin est comme paralysé, épinglé par les yeux verts de Johannes qui le traversent douloureusement.

Qu’est-ce qu’il y a ? signe-t-il.

Il y a que j’ai envie de tuer August et d’étrangler Cress. Que je hais nos parents et que je n’ai aucune envie de te regarder épouser ma petite sœur comme si tu n’étais rien de plus que--

Ses mains tremblent et ses gestes sont tellement rapides et confus qu’Erwin a du mal de le suivre, alors il saisit brusquement ses poignets pour arrêter son flot de parole et retient un peu son souffle lorsque le regard tourmenté d’Hannes accroche à nouveau le sien.

Ça va aller, fait-il après avoir relâché les poignets du jeune homme. Ce n’est pas ce que je voulais mais… je m’en tire mieux que Crescentia, conclut-il avec un petit rire rauque, dépréciateur.

Les yeux verts de Johannes s’arrondissent et son visage rougit de colère. C’est rare qu’il se laisse ainsi à montrer ses émotions, il sait qu’Hannes a passé des années à tenter de les maîtriser pour qu’elles ne se lisent pas aussi facilement sur son visage à cause de sa tendance à rougir aisément. Confus, Erwin lève les mains mais Hannes se met brusquement à remuer les lèvres, si rapidement que le Häring est incapable de comprendre ce qu’il dit. Il fronce les sourcils, incapable de cacher que ça le blesse, parce que Hannes sait qu’Erwin ne peut pas comprendre ce qu’il dit ainsi, c’est pour cela qu’il fait toujours attention à ne pas parler trop vite et toujours distinctement. Les vibrations émises par les cordes vocales d’Hannes résonnent dans son crâne mais il ne sait pas ce qu’il lui dit, il ne comprend pas et Erwin déteste ne pas comprendre quand on lui parle.
Hannes n’a jamais fait ça, il—

Deux paumes encadrent soudainement son visage et la seconde d’après, des lèvres recouvrent les siennes et Erwin se fige, le souffle coupé.

Mais Hannes ne reste pas immobile lui et lorsque ses dents attaquent presque cruellement la lèvre inférieure d’Erwin, il ne peut s’empêcher de laisser échapper un gémissement rauque. L’homme tressaille, comme touché de plein fouet par un sort cuisant et referme ses bras autour d’Hannes qui se presse contre lui et oh, Erwin ne veut plus jamais le lâcher.

Il veut se nourrir des lèvres et du souffle d’Hanny jusqu’à la fin de ses jours, sentir chaque jour son cœur qui s’affole et percevoir les vibrations de sa gorge lorsqu’Erwin glisse une main au creux de ses reins. Il veut s’enivrer de cette odeur qui n’appartient qu’à Hannes jusqu’à pouvoir identifier chaque élément qui la compose.

Une des mains de Johannes se glisse dans ses cheveux qu’il agrippe fermement et Erwin gronde, attaque ses lèvres comme s’il mourait de faim et que l’autre homme était le plus incroyable des repas.

La première fois qu’il a rêvé de presser ses lèvres contre celles d’Hannes, Erwin avait dix-sept ans. Ce désir brutal l’a terrifié et il a tout fait pour s’en débarrasser, sans succès. Alors il l’a enfoui, l’a ignoré, a prétendu qu’il n’existait pas et tout allait très bien comme ça.

Mais en cet instant, Erwin a oublié tout ça. Il a oublié l’infâme costume qu’il porte et qui l’étouffe, il a oublié le mariage, il n’y a plus que Johannes et son corps pressé contre le sien, ses mains sur lui, sa langue qui caresse et ses dents qui mordent et ses lèvres qui s’excusent.

Et puis, aussi brusquement qu’il s’est jeté sur lui pour l’embrasser, Hannes s’écarte d’un pas et Erwin est incapable de contenir le gémissement pathétique qui lui échappe à l’avoir soudainement si loin. Johannes a les lèvres et les joues rouges, il semble à bout de souffle et Erwin ne peut que le trouver plus beau que jamais. Mais alors les pupilles dilatées de désir d’Hannes se rétractent et l’horreur prend soudainement place sur ses traits.

Erwin fait un geste vers lui, mais il n’a pas le temps de l’attraper que déjà, il fuit la pièce sans un regard en arrière.

Le souffle court, le cœur battant si fort qu’Erwin a l’impression qu’il va briser sa cage thoracique et s’en extirper, il fixe la porte avec de grands yeux ronds. Ses lèvres fourmillent encore d’avoir été en contact avec celles d’Hannes, ses doigts le démangent de le toucher à nouveau et tout son corps brûle, brûle.

Lorsque la porte s’ouvre à nouveau sur Helma qui vient lui dire que la cérémonie va bientôt commencer, son sang se glace dans ses veines, Erwin pâlit et doit faire un effort surhumain pour ne pas vomir son déjeuner.  

Crescentia Seyfried

1927 (32 YEARS OLD). Elle a la même couleur de cheveux, les mêmes yeux. Et pourtant, elle n’a rien à voir avec l’homme qui a détruit son monde d’un baiser un peu plus tôt. Elle est jolie, Crescentia, mais Erwin s’imagine qu’elle le serait plus encore si elle se dirigeait vers un autre que lui, un autre qui ne serait pas l’ainé raté qu’Hildegarde a tenté de cacher au monde pendant des années. Lorsqu’elle arrive enfin à sa hauteur, Erwin se force à ne surtout pas regarder dans la direction où il sait qu’Hannes se trouve. Il voudrait pouvoir adresser un sourire rassurant à celle qui sera sa femme dans quelques minutes à peine, mais il n’y arrive pas. Alors il s’empare délicatement de la main de Crescentia et fixe résolument les flammes qui dansent devant lui alors qu’on les lie par un fil rouge. Il est incapable de la regarder dans les yeux lorsqu’il se retrouve à devoir réciter les vœux qu’Helma lui a fait répéter ces derniers jours. Il bute sur les mots et les prononce probablement mal, sa voix craque et il a probablement l’air ridicule alors comme toujours, ses joues et la pointe de ses oreilles s’empourprent alors qu’il a désespérément envie de se jeter dans le feu magique qui brûle à quelques pas de lui.

Un frisson lui parcourt l’échine lorsque la magie qui les lie pour la vie fait peu à peu son effet. Il sent Crescentia qui se crispe à côté de lui et a plus que jamais envie d’ouvrir la bouche pour leur crier de tout arrêter. Il croise à peine son regard lorsque pour lui passer l’alliance qui scellera à jamais leur union, Erwin doit retirer le gant qui recouvre la main pâle de Crescentia.

Elle répète les mêmes gestes que lui et parvient à ne pas trembler, contrairement à lui. Elle a l’air à deux doigts de fondre en larmes et pourtant, elle reste digne et Erwin a la nausée. Il voudrait pouvoir souffler, se dire que c’est terminé mais il sent tous les regards peser sur eux et enfin, son regard accroche celui de Crescentia. Pendant une seconde, ses yeux semblent le supplier. De ne surtout pas le faire, de vite en finir, Erwin ne sait pas trop, mais il suppose que son propre regard reflète la même chose. Alors il se penche et de ses lèvres, effleure le coin de la bouche de son épouse. Lorsqu’il se redresse, il aperçoit Hannes du coin de l’œil et ce qu’il voit dans son regard le fait suffoquer. Ce n’est que pour éviter une énième humiliation à Crescentia qu’il se force à rester à ses côtés au lieu de partir en courant.

August Häring

August Häring
Gouvernement | Einsicht

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MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyDim 28 Jan - 2:01

stare

- ♦ -

VICIOUS
Something about him was decidedly wrong. He was like one of those pictures full of small errors, the kind you could only pick out by searching the image from every angle, and even then, a few always slipped by. On the surface, he seemed perfectly normal, but now and then you would catch a crack, a sideways glance, a moment when his face and his words, his look and his meaning, would not line up. It was like watching two people, one hiding in the other’s skin. And their skin was always too dry, on the verge of cracking and showing the color of the thing beneath.
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MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyDim 28 Jan - 2:13

gah
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MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyDim 28 Jan - 12:43

Un sourd-muet. Omg. Mon kink. Pourquoi. Tu me fais ça. rip rip rip

À ma grande surprise c'est parfait. Et je commence à comprendre un peu le délire que vous avez fait avec ce mariage et c'est sale slurp1 J'ai hâte d'en savoir plus, j'en peux déjà plus.

Officiellement bienvenue du coup, n'hésite pas à utiliser mon corps pour y poser tes questions, il est à ta disposition. russe

- ♦ -

Ridicule they won't allow Quench abuse and let love flower Rip the cage out of your chest Let the chaos rule the rest
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MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyDim 28 Jan - 12:56

slurp1 smug hinhin

- ♦ -

HOLD ME TIGHT OR DON'T.
  ♛ by wiise

Konrad Reinhardt

Konrad Reinhardt
Gouvernement | Autres

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MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyDim 28 Jan - 14:27

Un peintre gah tant de choses possibles avec la peinture sorcière, j'ai hââte de voir ce que tu vas nous faire avec ça, et puis te connaissant ça va être fabulous kr

Et comme je l'ai dit aux autres gueux du squad, j'ai hâte de voir ce que vous allez nous faire fire fire hiii
Bon courage pour la suite de ta fiche ** et si tu as la moindre question, n'hésite pas à nous la poser kr

- ♦ -

Il y a des gens sans orgueil qui se résignent à végéter sous notre domination. Ils préfèrent vivre avilis sous notre botte que mourir glorieusement pour la Liberté...
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MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyDim 28 Jan - 16:38

UN PEINTRE. Et sourd-muet en plus. J'en fonds. Gaaah. (Même si j'ai du mal à voir autre chose que Kylo Ren quand je regarde ton avatar... et le pire c'est que j'ai jamais vu Star Wars. Voilà. C'est dur la vie.) Bref, hâte d'en voir plus slurp1

- ♦ -

(ERWIN) unsteady. 180219074413640549
(ERWIN) unsteady. XyK6zU3



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MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyDim 28 Jan - 16:40

Puis-je t'appeler "Suisse" ? xD C'est par rapport aux affiliations du trio entre Einsicht et Heimdall des deux autres.

En vérité ça garantit tellement d'intrigues propres à vos personnages et vos liens, c'est alléchant. Et puis au-delà de ça je ne peux qu'admirer le handicap choisi !

Bon courage pour le reste de ta fiche hehe
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MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyDim 28 Jan - 16:48

@HILDA JÖRGEN meuf jpp de toi. Mais ravie de satisfaire tes kinks, j'espère que j'ferai ça bien, j'ai la pression maintenant. russe Et comment ça, sale ? Moi j'subis hein.
jtm.

@JOHANNES SEYFRIED salut, Général. smug

@KONRAD REINHARDT contente que mes p'tites idées provoquent un tel enthousiasme et ouais, la peinture magique ça m'intrigue bien, j'vais essayer d'faire un truc cool avec ça. MERCI M'DAME. kr

@PAUL LINDEMANN sourd, mais pas muet ! Enfin, quand il a envie. C'est à dire jamais. Donc ouais, quand même un peu muet.
ANYWAY.
merci smug J'espère que la suite sera aussi satisfaisante mdr

@NATALIA WINKLER smug smug smug c'est moé, la Suisse.
Pour l'instant, en tout cas russe Parce qu'avec tout c'bordel familial, il va pas pouvoir rester dans son coin pour toujours hinhin Merciiiiii en tout cas kr
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MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyDim 28 Jan - 16:49

J'me suis laissé avoir par ce que dit Egon au-dessus, ça m'apprendra à faire confiance à des gens pas fiables comme ça stare

- ♦ -

(ERWIN) unsteady. 180219074413640549
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MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyDim 28 Jan - 17:10

Bébé Erwin bigeyes
Je le trouve tellement attendrissant bigeyes

Magnus Röhr

Magnus Röhr
Gouvernement | Heimdall

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MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyMar 30 Jan - 22:41

Erwin, le plus cute des Häring que la terre ait porté kyah Et cette particularité est si stylé. Et cette gueule est si cool.

Bref vivement que tu finisses tout ça, darling plz Bienvenue officiellement kr

- ♦ -

Cold
Little
Heart.
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MessageSujet: Re: (ERWIN) unsteady.   (ERWIN) unsteady. EmptyMer 31 Jan - 2:07

je veux un portrait de ouam. hehe
moi aussi je ne peux m'empêcher de penser à kylo ren. What a Face
(surtout quand on s'achète le casque, le sabre et qu'on va voir le 8 au cinéma... plz)
et puis, nous servir du kylux, comme ça... c'est obligé. x3
bienvenue et bonne chance pour la suite de ta fiche ! hinhin kr

- ♦ -



― pétales d'émeraude, chant d'augurey. ―




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(ERWIN) unsteady.

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