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august † a gathering of shadows.

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August Häring

August Häring
Gouvernement | Einsicht

Revelio

MessageSujet: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 1:56


AUGUST HÄRING
Noblesse & Gouvernement & Einsicht



« Plenty of humans were monstrous, and plenty of monsters knew how to play at being human. »

INFORMATIONS
Nom : HÄRING, famille noble du Land d'Hambourg, fidèles bras droits des Röhr ainsi que leurs plus grands rivaux, ils dirigent Bremen depuis la Révolte du Nord. Troisième né de sa fratrie, August a failli hériter après sa mère Hildegarde de la régence du bourg; finalement, c'est son frère cadet et benjamin, Viktor, à qui revient cette lourde responsabilité.
Prénom ◆ AUGUST, il a été nommé en l'honneur de l'empereur romain du même nom.
Surnom ◆ GUST, généralement par sa famille, même si le moindre surnom a tendance à l'agacer et généralement, on n'aime pas trop l'agacer.
Lieu & date de naissance ◆ BREMEN, 31 DÉCEMBRE 1901. Il vient d'avoir vingt-cinq ans. August n'aime pas fêter son anniversaire, déjà parce que la fête en elle-même est toujours éclipsée par la fête de fin d'année, et ensuite parce que c'est une date considérée maudite: le dernier jour de l'année, on préfère célébrer les morts plutôt que les vivants et les Häring n'échappent pas à la règle.
Métier ◆ MAÎTRE DES RUNES, August s'occupe particulièrement de la mise en place et de la vérification des protections magiques des bâtiments administratifs et officiels, voyageant à travers le pays pour faire ses mises à jour et s'assurer que tout va bien — il est sous l'autorité du MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR. Officieusement, il fait partie de l'Einsicht, de l'Obscure pour être plus précis: CHERCHEUR MAGIQUE et BRAS DROIT DE SON PÈRE, il expérimente la magie des runes sur le corps des monstres et de quelques sorciers "consentants", parfois simplement des prisonniers. Ils font partie d'un petit laboratoire de cinq personnes et ont une entente avec les Monstrueux, qui leur ramènent parfois des cobayes sur lesquels faire leurs recherches. August est donc un MUET mais aussi un AVEUGLE, concoctant des armes pour les Monstrueux grâce à ses connaissances des runes.
Lieu d’habitation ◆ BREMEN, HAMBOURG, il vit dans la maison familiale avec son frère cadet et ses parents, son frère aîné et sa soeur ayant quitté le domicile en se mariant.
Statut de sang ◆ SANG-MÊLÉ, quoique noble, les Häring ont parmi leurs ancêtres quelques moldus perdus ici et là qui ne leur apportent aucune honte, surtout du côté polonais paternel (ce qui contrarie un peu August même si il ne l'a jamais avoué à son père).
Classe sociale ◆ NOBLE, les Häring règnent sur Bremen depuis des générations et les Kasprzak, du côté de son père, sont des nobles polonais originaires de la ville de Kraków.
État civil ◆ CÉLIBATAIRE, et August compte bien le rester autant que possible, il préférerait ne jamais avoir à se marier et il pense qu'avec tout ce qu'il s'est passé avec son ancienne fiancée, il s'est assuré d'être tranquille pour quelques temps.

Éducation ◆ C'était une évidence pour sa mère de l'envoyer à Durmstrang. Elle avait fait partie de la classe étoile, tout comme Helen la soeur aînée d'August (et, plus tard Viktor, son frère cadet); ça a été décevant pour tout le monde quand on a compris qu'August n'excéderait jamais le top 20 des meilleurs élèves de l'école pendant toute sa scolarité... jusqu'au terme de la dernière année, où ses excellents résultats au Terminal l'ont amené en tête du classement d'une manière imprévue. Malgré tout, à cause de ses résultats inégaux des précédents trimestres, il a fallu graisser la patte de quelques professeurs pour qu'il puisse entrer sans problème dans son troisième cycle. Il a choisi la philomagie comme majeure, et est resté quatre ans au troisième cycle, présentant un texte théorique sur la magie runique égyptienne à la fin, et décrochant son diplôme sans mal à sa deuxième tentative.

Il a eu une scolarité plutôt mouvementée à Durmstrang, terrorisant littéralement la plupart de ses camarades de classe et de chambre. La seule raison pour laquelle l'Institut n'a jamais pu le renvoyer, ou du moins le tenir à l'écart, c'est parce que les Häring ont dépensé énormément d'argent pour qu'il finisse ses études (triplant presque la somme qu'il a fallu pour l'éducation sa soeur) sans mal; lors de son troisième cycle, on a même préféré le mettre dans une chambre individuelle plutôt que de l'inciter à partager avec d'autres, de peur qu'il se remette à martyriser ses camarades. Il s'est aussi révélé très tôt qu'August avait de grandes difficultés à lire, qu'il était incapable de se concentrer sur un texte bien longtemps et que si les runes et les chiffres semblaient lui parler, l'alphabet latin dansait devant ses yeux et avait tendance à l'agacer. Au final, il a fini sa scolarité, mais personne ne doute que le pouvoir et la richesse de sa famille y ont été pour beaucoup.

August n'a jamais voulu faire quoique ce soit de sa vie, mais il a bien fallu qu'il se trouve une occupation — sa mère l'y a forcé —, ainsi il a été naturel pour lui de se tourner vers les runes. Logiques, complexes mais intéressantes, il a fini par devenir l'apprenti d'un maître runiste — Herr Sáenz — pendant trois ans, l'accompagnant dans ses missions à travers le pays et apprenant lentement les subtilités de l'Art non apprises à Durmstrang. Il a reçu sa Permission il y a un an, et a été engagé par le Gouvernement quelques mois plus tard pour travailler pour eux, à son grand plaisir. Son contrat le lie de manière unique au Ministère de l'Intérieur.

August considère que beaucoup de son éducation magique vient de son père et de l'Einsicht, ainsi que des expérimentations runiques qu'il fait lui-même sur ses cobayes — ça, bien entendu, il ne s'en vante pas lui-même (quoiqu'il en meure d'envie) parce qu'il sait que ce serait sévèrement réprouvé et qu'il n'a aucune envie de devenir un maître runiste rénégat comme l'est son cher paternel.

Opinion politique ◆ Erwin n'a jamais été considéré comme un héritier potentiel pour sa mère et Helen a dû bien vite renoncer à cette position quand elle a épousé le père de son enfant, un né-moldu. Ainsi cette responsabilité est revenue à August, que sa mère a enfin décidé d'approcher en lui apprenant les rudiments de la politique et les subtilités des relations unissant la noblesse allemande. À de trop nombreuses reprises, elle lui a fait apprendre les noms du beau monde, a vainement tenté de lui inculquer quelques principes commerciaux et économiques importants à la ville marchande qu'est Bremen et a sincèrement pensé, une fois ou deux, qu'il ferait un héritier acceptable.

Sauf qu'August a vite compris qu'hériter d'un Bourg, ça voulait aussi dire renoncer à sa liberté; ainsi, à la première opportunité, il s'est complètement désisté de cette opportunité en manquant de ruiner la relation entre les Häring et les Seyfried, teintant leur seconde fille pour toujours en lui volant sa virginité. Après ça, August a été mis de côté, presque oublié, et depuis il n'a pas du tout à se soucier de la politique locale telle qu'elle est définie par sa mère: tant mieux.

D'une manière plus générale, l'allégeance d'August va à l'Einsicht. Il ne ressent pas d'amour véritable pour Grindelwald, même si il est d'accord avec lui que les sorciers valent mieux que tous les moldus du monde. C'est une évidence totale pour lui: les moldus peuvent à peine supporter la magie des runes quand elle est appliquée sur leurs corps, alors que les sorciers tiennent plus longtemps (il a testé cette théorie lui-même, regardant un moldu se tordre de douleur et se consumer sous ses yeux sans lever un doigt, là où un sorcier durerait plus longtemps). Ça veut donc dire qu'ils sont faibles, donc qu'ils sont inférieurs aux sorciers. L'opinion politique d'August est basée sur cet état de fait, ainsi que sur l'intime conviction que les monstres et autres créatures magiques hybrides et pas tout à fait humaines sont fortement dangereuses, et qu'elles ne devraient pas être considérées comme les égales des sorciers normaux. Pétri de préjugés, méfiant envers tout ce qui est différent, fièrement noble et méprisant de ceux qui ne le sont pas, August n'estime que son seul égal est lui-même et si il répond véritablement à quiconque, c'est seulement à ses supérieurs de l'Obscure et du Collegium, personne d'autre.

Réputation ◆ La réputation d'August est plutôt mauvaise parmi ses pairs, particulièrement les autres nobles du Land d'Hambourg. Déjà par les gamins de son âge, il n'est pas très bien considéré — trop étrange, trop impulsif, trop violent aussi, ses frasques à Durmstrang le suivent encore aujourd'hui —, et même les plus âgés il a tendance à les... intimider. C'est peut-être à cause du fait qu'il ne semble avoir aucune conscience des règles sociales, ou alors parce que le malaise que ressent sa propre mère en sa présence parle de lui-même. Bien entendu, personne ne lui en a voulu quand on a appris qu'il avait défloré sa jolie fiancée (même si les circonstances — c'était dans le lit de ses propres parents, lors d'une réception mondaine où étaient invités le beau-monde allemand — étaient orchestrées et plutôt horrifiantes), blâmant plutôt l'autre à tort. Il n'est qu'un homme, après tout, et il est soumis à ses désirs sexuels: c'était à elle de ne pas l'aguicher.

August n'a pas vraiment de réputation à proprement parler, il est le troisième fils, écarté comme les autres avant lui, et il fait ses affaires dans son coin sans vraiment attirer l'attention: la lumière des projecteurs ne l'a jamais intéressé. Bien entendu, des anciens camarades de Durmstrang diraient qu'il était une véritable teigne et une terreur à l'école, ainsi qu'un exemple parfait de népotisme et de favoritisme, étant resté pendant toute sa scolarité à l'Institut non pas grâce à son talent, mais à cause de l'influence de sa famille et surtout de leur richesse. Parmi les maîtres runistes — tout le monde se connaît plus ou moins de ce côté-là —, August est juste vu comme un jeune premier qui a un véritable intérêt pour l'Art et qui a un futur bien prometteur. Parmi l'Einsicht, il est simplement le fils de son père et la plupart ignore qu'il a ses propres projets, ses propres idées et surtout sa propre vision tordue des choses.

Ainsi, la plupart des gens qui le rencontrent, quand ils savent qui il est, n'ont pas véritablement entendu parler de lui; en revanche, à y creuser un peu, on trouverait rapidement les traces de frasques anciennes, d'un comportement inacceptable, vulgaire, insolent et odieux. Pour ceux qui le connaissent, August n'est pas quelqu'un de très appréciable; pour ceux qui ne connaissent rien aux ragots de la noblesse ou ne s'y intéressent pas, il n'est qu'un énième nobliau au caractère insupportable.

Particularités ◆ August a un talent certain pour les runes, que ses professeurs ont toujours trouvé étrange voire carrément inattendu vu son impatience légendaire et ses difficultés à lire tout ce qui était écrit dans l'alphabet classique. Les runes, pourtant, lui ont toujours parlé, littéralement, renfermant une magie qui l'attirait plus que tout au monde, sans doute à cause du mystique entourant l'Égypte dans l'imagerie populaire, ou peut-être tout simplement grâce au potentiel de la puissance renfermée dans ces inscriptions. August aime la magie et August aime le pouvoir, deux choses que les runes possèdent en abondance. C'est sans doute ça qui l'a attiré au début, et ça qui le passionne désormais: la puissance, la puissance, la puissance.

August est un maître runiste, agrégé par le Collegium, qui travaille pour le Gouvernement. Il aime beaucoup son métier, qui est intéressant et même si, la plupart du temps, il se contente de renforcer ou de vérifier que certaines protections officielles fonctionnent toujours, il s'ennuie rarement et trouve toujours quelques choses à faire, se retrouvant parfois contractés par des hauts-placés du Gouvernement pour leurs affaires privées une fois qu'elles sont acceptées par le Collegium. August n'a financièrement pas le besoin de travailler et il ne fait que ça par intérêt pour l'Art, comme il l'appelle, même si son métier en lui-même n'est pas nécessairement le plus stimulant. Non, ce qu'August préfère, c'est faire ses propres expérimentations avec les runes et aller là où personne n'est jamais allé: sur le corps des cobayes humains et monstrueux.

Il pense férocement que les runes permettraient aux sorciers de devenir des hommes meilleurs et surtout de meilleurs magiciens. À quoi bon se limiter aux objets magiques quand il y a tant de possibilités et de potentiel autour de soi? C'est pour ça qu'il a rejoint l'Einsicht, parce que c'est sans doute les seules personnes qui ne fronceraient pas le nez devant ses pratiques qui seraient autrement jugées comme maudites, l'idée d'appliquer de la magie au corps humain et sorcier étant si férocement réprouvée par le reste du monde. August officie avec son père Vladek au sein de l'Obscure, expérimentant sur sorciers "volontaires" et autres monstres récalcitrants, tout ça pour le plus grand bien et l'évolution de la race supérieure et sorcière. Il a bien vite découvert que les runes, gravées, tatouées ou marquées au fer rouge sur la chair sorcière, avait tendance à avoir des réactions imprévisibles et des effets destructeurs. C'est là où résident les recherches d'August (il note dans le carnet noir qui ne quitte jamais sa poche tous les effets observés), qui ont pour but la création du sorcier tout-puissant et parfait.

C'est ce que son père a voulu faire de lui — de lui, d'Erwin et d'Helen. La fratrie a chacune une rune gravée à même le corps, tatouée à l'encre magique: Erwin derrière les oreilles, Helen à l'arrière du crâne et August sur le torse. Ils avaient respectivement dix, huit et quatre ans. Celle d'Erwin lui permet de parler et de capter les vibrations des corps autour de lui, dans l'espoir de vaincre sa surdité; celle d'Helen décuple tous ses sens, ouïe, vision, goût, odorat et toucher; celle d'August barricade toute émotion trop violente qu'il pourrait ressentir, le plongeant dans une profonde apathie constante, seulement éveillée par, rarement, des petits pics émotionnels difficiles pour lui à comprendre. Et douloureux. La rune s'est presque effacée avec le temps, ressemble désormais plus à une tâche de naissance alambiquée qu'autre chose, sur son torse près de l'emplacement de son coeur. Elle le brûle, parfois, surtout quand il devrait ressentir quelque chose de fort: elle l'a littéralement torturée lors du mariage d'Erwin et de Crescentia. Mais cette douleur lui rappelle à chaque fois qu'il est mieux que les autres et que la quête infinie de son père, de construire le sorcier parfait, est possible et non dangereuse comme le prétend le Collegium qui ignore bien entendu tout de leurs pratiques néfastes.

Sous-groupes ◆ August est un noble qui a un travail au Gouvernement — possédant un contrat annuel lui permettant de travailler sur les protections magiques entourant les bâtiments administratifs et officiels, parfois allant jusqu'à s'occuper des domaines personnels des Landgrafen lors de contrats spéciaux. Il fait aussi partie de l'Einsicht — bien que personne ne soit au courant, à part les gens avec lesquels il travaille, son père et son oncle —, de la branche de l'Obscure plus précisément. Il fait partie des Sourds, armant le reste de l'armée de Grindelwald quand il le faut.




HRP
Personnage : inventé. Face claim : dylan o'brien. Pseudo : poupoune. Âge : 20. Où avez-vous connu le forum : des fourbasses qui ont pas voulu m'envoyer le lien du projet sur bazzart, mais que j'ai tout de même trouvé. Comment décririez-vous votre rythme RP : soutenue. Commentaire :  stare  stare  stare

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VICIOUS
Something about him was decidedly wrong. He was like one of those pictures full of small errors, the kind you could only pick out by searching the image from every angle, and even then, a few always slipped by. On the surface, he seemed perfectly normal, but now and then you would catch a crack, a sideways glance, a moment when his face and his words, his look and his meaning, would not line up. It was like watching two people, one hiding in the other’s skin. And their skin was always too dry, on the verge of cracking and showing the color of the thing beneath.

August Häring

August Häring
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MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 1:56

THEMES

Vie quotidienne : August est un homme d'habitudes qui vit plutôt mal l'imprévu sous n'importe quelle forme. Il n'aime pas les surprises, il n'aime pas les gens en retard, il déteste ne pas être préparé à une situation; bien entendu, il adore surprendre les gens autour de lui, il est rarement à l'heure, et il fait toujours de son mieux pour être imprévisible et véritablement une plaie pour les gens autour de lui. Il a transformé en art le talent d'être tout ce qu'il déteste.

Son quotidien varie rarement, il n'a pas de passion particulière qui l'anime au point de chambouler son emploi du temps. Il se lève généralement avant tout le monde au domicile familial, se lave, se rase et s'habille puis va en cuisine pour le petit-déjeuner — Martha, sa domestique préférée, avec qui il a quasiment grandi, lui sert presque tous les matins la même chose. Un café noir, puis un second, à côté d'une énorme assiette de nourriture. Saucisses en veux-tu en voilà, oeuf à la coque, tartines de pain à recouvrir d'imposants morceaux de fromage et tranches de Marmorkuchen au chocolat, tout ceci qu'il avale en un temps record en écoutant la radio, demande parfois un second service que Martha lui offre généreusement (August est beaucoup apprécié des cuisines de l'Allemagne entière pour son appétit titanesque). Il emporte généralement avec lui un fruit ou un sachet de fruits séchés qui feront office de second petit-déjeuner et puis il se rend au travail, à Berlin plus précisément, pour recevoir de son supérieur l'ordre du jour. Jusqu'à midi, il arpente le pays, vérifie et concocte des runes pour les bâtiments administratifs, avant de rentrer à la maison pour manger le plat du jour, généralement en décalage avec ses parents — sa mère mange dans son bureau, son père oublie la plupart du temps —, retrouvant avec soulagement le comptoir de la cuisine. L'après-midi se déroule généralement à Berlin quand il n'a pas d'autres protections à vérifier ou poser, dans les bureaux du Gouvernement, où il rédige ou finit de rédiger des rapports, va boire un café avec un collègue à la pause, et revient au bureau pour finir le travail. August part toujours à l'heure, ne s'attarde pas quand il a le choix, et préfère rentrer chez lui pour finir ses repas du jour avec son Abendbrot, son pain du soir, sélectionnant quelques tartines et quelques ingrédients distribués par Martha toujours ravie d'engraisser le jeune prince, comme elle l'appelle tendrement. Il partage généralement ce dernier repas avec son père.

Officiellement, sa journée s'arrête là. Sa mère rentre généralement quand père et fils ont fini de manger, ils échangent quelques mots du bout des lèvres et puis ils s'enferment dans la bibliothèque, parfois avec l'oncle d'August, Otto, parfois sans lui, pour fumer des cigares et lire des livres et parler de choses d'hommes. En réalité, ils finissent dans la cheminée et sont envoyés ailleurs, le lieu change selon le besoin: c'est là que leur laboratoire de cinq personnes se réunit, terrain incartable et impossible à trouver sans passer par la bonne cheminée, où sont gardés leurs cobayes et les récipients de leurs expérimentations les plus tordues et sombres. Lui et son père passent quelques heures dans leur coin ou ensemble, à discuter ou à chercher chacun de son côté, à débattre ou à regarder leurs victimes souffrir. Au final, ils rentrent ensemble à la maison, se souhaitent bonne nuit; Vladek reste lire et penser dans la bibliothèque alors qu'August file dans sa chambre, la seule qui se trouve au rez-de-chaussée.

Il écoute la radio et parfois il joue au violon et souvent il cherche le sommeil. Avec la fatigue vient la douleur et avec la douleur vient la colère; la rune sur son torse le brûle, il arpente sa chambre comme un lion en cage et finit généralement par s'emparer de la potion qu'on lui a prescrite il y a des années maintenant. Une goutte pour calmer la douleur, deux pour dormir confortablement, trois pour un sommeil sans rêve (il lui est arrivé à plusieurs reprises de verser le contenu entier de la fiole dans un verre avant de l'apporter à ses lèvres, bien décidé à tout boire d'une traite. Mais il s'est toujours dégonflé). Ses nuits sont courtes mais silencieuses, sa chambre fermée à double-tour parce que c'est là où il est le plus vulnérable et August déteste cette fragilité. Les nuits où il a un rendez-vous, il y va toujours après dîner (il n'apprécie pas manger en compagnie de quiconque à vrai dire, et ne le ferait que par obligation, généralement à la demande de sa mère pour les imposants repas d'affaires qu'elle impose régulièrement à sa famille), et finit toujours dans les draps de l'autre, s'en arrache avant d'avoir pu s'endormir. Si il y a bien quelque chose qu'August déteste, c'est entièrement partager la couche de quelqu'un: ça l'angoisse, un corps étranger près du sien l'empêche de véritablement fermer l'oeil, l'agite, le rend même violent dans son sommeil. Il préfère épargner ça à ses amantes, parfois leur laisser une jolie lettre écrite à la va-vite et s'échapper sans regarder en arrière.

Les jours où il ne travaille pas, il se retrouve généralement désoeuvré, finissant par continuer ses recherches à l'Obscure ou alors dans le secret du bureau attenant à sa chambre. Il fait le ménage, il sort dans le petit jardin quand il fait beau pour boire une citronnade en écoutant la radio, il se balade plutôt rarement en ville pour aller au port, son endroit préféré mais bien trop moldu à son goût. En hiver la citronnade est troquée pour du whisky et la radio pour un plateau d'échecs au coin du feu sur lequel il joue seul, laissant parfois ses pensées s'évader ailleurs en observant les pièces du jeu. Et puis rapidement il cligne des yeux et se remet à jouer, agacé de s'être laissé le temps d'avoir le temps de penser: August préfère agir, et August déteste encore plus être emprisonné dans son esprit qui a tendance à tourner en ronds à toute vitesse et à le rendre fondamentalement faible.


Liens familiaux : August n'a pas vraiment d'amour pour sa famille. Ils sont ces gens parmi lesquels il a grandi, mais il ne les aime pas particulièrement et ne se sent pas particulièrement ni fidèle, ni loyal, ni redevable envers eux: au contraire même, la plupart du temps, ils sont même plus inconvenants qu'autre chose, toujours dans ses pattes à attendre ceci ou cela de sa part.

La seule personne qu'il apprécie dans son cercle immédiat, il ne partage même pas son nom: c'est son père, Vladek Kasprazk, sorcier d'origine polonaise. August est le digne fils de son père, et les deux s'entendent admirablement bien, et aujourd'hui passent rarement une journée sans interagir ou travailler ensemble une fois la nuit tombée: ils font aussi tous les deux partie de l'Einsicht, savants fous ne trouvant ensemble l'inspiration pour leurs idées folles et ambitieuses que parmi les rangs de l'Obscure. Son oncle Otto, le frère de Vladek, fait lui aussi partie de l'Einsicht et il s'entend plutôt bien avec lui, même si leurs intérêts ne vont pas au même endroit.
Sa relation avec sa mère est un peu plus compliquée, Hildegarde Häring a toujours forcé le respect chez les gens autour d'elle et ses tentatives d'intimidation ont fonctionné chez August dès son plus jeune âge. Il la respecte presqu'autant qu'il la craint, cette mère exigeante et autoritaire qui a toujours voulu le meilleur pour ses enfants mais surtout d'eux. Ils n'ont jamais été proches parce qu'August s'est vite révélé être une déception pour elle, et le temps lui a donné l'opportunité de lui prouver qu'il ne serait jamais quoique ce soit d'autre. August a depuis longtemps cessé de désespérément rechercher son attention et ne nourrit qu'amertume et rancoeur à son égard, ne lui adressant plus la parole sauf quand il n'a pas le choix — et elle lui rend la pareille.
August a toujours méprisé son frère aîné Erwin, né sourd et donc stupide aux yeux de son frère. Erwin a toujours été le préféré de sa mère et quand il était petit, August trouvait ça insupportable; il a vite pris le parti de l'ignorer complètement et de se focaliser plutôt sur Helen, leur unique soeur. Erwin agace grandement August qui aimerait que leurs parents l'aient donné comme les parents de Johannes l'ont fait avec lui. Il est inutile et il a toujours apporté l'opprobre sur leur famille et sur leur sang, bien plus que lui-même l'a fait — du moins à ses yeux.
Avec Helen, en revanche, August s'est toujours bien entendu. Ils étaient même plutôt proches à l'époque, jusqu'à ce qu'elle lui révèle qu'elle était enceinte quand elle avait dix-sept ans et lui douze. Même à l'époque, August a bien compris que c'était quelque chose de mal, d'être enceinte d'un né-moldu, donc par extension un membre de la plèbe, alors qu'elle était promise à un riche héritier de la noblesse autrichienne. Il est tout de même allé voir leur mère pour la prévenir de la situation, pensant que ça lui attirerait sa faveur; il a vite découvert que sa mère détestait plus encore le fait qu'il ait dénoncé sa soeur plutôt que le fait que cette dernière ait ainsi trahi son engagement. Depuis, lui et Helen ne parlent plus vraiment — August trouve ça ridicule de tenir sa rancoeur pendant treize ans — même si, dès que l'occasion se présente, il recouvre sa nièce Edith de cadeaux en tout genre et visite le couple, désormais marié, alors que sa soeur l'évite soigneusement.
Leur jeune frère est arrivé comme une surprise pour tous parce qu'il semblait que leur mère était bien trop âgée pour avoir le moindre enfant quasiment sept ans après le précédent. Erwin, Helen et August ont tous les trois accueilli Viktor avec un mélange de curiosité et de suspicion. Viktor est vite devenu le favori de leurs parents, et est désormais, malgré sa naissance tardive et le fait qu'il ne soit que le quatrième enfant, l'héritier du Bourg tel qu'il est, ce qui arrange plutôt bien les trois autres qui n'ont de toutes façons jamais désiré le trône Häring.
Il imagine, désormais, que Crescentia, Wilhelmine et Johannes font partie de sa famille — sa belle-soeur et sa soeur et son frère par alliance — à travers Erwin, tout comme Achim l'époux d'Helen. Johannes a littéralement grandi parmi eux comme leur frère, après qu'il ait été donné par ses parents à la famille Häring comme pupille. Crescentia, quant à elle... l'idée qu'elle soit désormais sa soeur le dégoûte autant que ça l'amuse. Ce qui l'amuse le plus, ceci dit, c'est qu'Erwin se retrouve avec ses miettes. Bien plus que ce qu'il mérite.

Compétences magiques et baguette :  August en est aujourd'hui à sa septième baguette. Il est soigneux, pourtant, et très matérialiste, et il aime bien prendre soin des objets magiques qui lui appartiennent; pourtant, c'est à croire qu'il a beaucoup de malchance, parce que chaque baguette qui a fini entre ses mains a fini par être brisée. Non pas qu'il ait eu la maladresse de s'asseoir dessus (tout de même) — jusqu'au bout d'un moment, les baguettes se brisaient littéralement de l'intérieur, trop en conflit entre les éléments onéreux choisis et la magie d'August, d'après l'expert baguettiste qu'ils lui ont trouvé après que sa cinquième baguette se soit brisée comme les précédentes. Il a proposé aux Häring une solution plutôt simple: lui faire une baguette plus commune, afin de réduire les coûts de fabrication trop élevés pour une durée de vie moyenne, dans l'espoir que la puissance de la baguette soit moindre et clashe moins avec la magie d'August.

Bien entendu, les Häring ont été magistralement offensés, ont commandé une autre baguette en bois d'ébène contenant une plume d’Alkonost et ont décidé de ne plus jamais revoir le baguettiste. Sauf que celle-là aussi s'est brisée au bout de six mois, et ils ont fini par suivre son conseil en en commandant une septième et dernière, plus commune, qui le suit depuis bientôt presque deux ans. Tulipwood (bois américain plutôt onéreux à cause de son exportation, mais apprécié pour sa couleur pâle reconnaissable) long de trente-et-un centimètres (numéro choisi par August, similaire à celui du jour de sa naissance, qu'il considère comme son numéro chanceux) et contenant en son sein une plume de phénix, élément plutôt basique mais qui lui convient bien. Lui et cette baguette s'entendent plutôt bien, elle répond parfaitement aux ordres de son propriétaire, l'aide quand il le faut et a la décence, au moins, de ne pas se briser dans sa main après une utilisation prolongée. Les autres baguettes, August les a décorées de runes et du blason des Häring (hareng rouge sur fond jaune); pas celle-ci, qui conserve sa couleur pâle, sa longueur presque obscène, et sa rigidité qui n'est pas sans rappeler celle de la colonne vertébrale de son sorcier.

August est un sorcier plutôt talentueux, privilégiant grandement la pratique à la théorie — à vrai dire, il n'a jamais appris grâce aux livres, et faisait étonnamment beaucoup attention en classe à écouter les professeurs pour enregistrer tout ce qu'ils disaient. Impossible pour lui de se concentrer plus de cinq minutes sur un même texte, et encore moins d'absorber les mots une fois qu'ils étaient lus. Les runes, bien entendu, ont sa faveur, ainsi que les sortilèges suite à sa formation en philomagie, qui lui a aussi permis de développer sa maîtrise des Métamorphoses. La seule autre matière où il était véritablement excellent était l'Arithmancie, les nombres lui révélant des choses impossibles pour lui à comprendre à travers les lettres. Autrement en Potions, Botanique, Duels ou pire, en Histoire et Divination, il était médiocre, et demandait à d'autres élèves (terrifiés) de faire ses devoirs pour lui. Il n'y a que pour le Terminal qu'August s'est réellement penché sur la question, absorbant comme un buvard une quantité plutôt impressionnante d'information qu'il a ensuite recraché sur ses copies, lui sécurisant une bonne place en tête du classement de l'école (il a depuis longtemps tout oublié). Ce comportement a énormément agacé sa mère, parce que c'était la première fois qu'il faisait véritablement preuve d'un esprit de compétition — celle-ci semblant complètement le laisser froid autrement — et de motivation, aussi et surtout, au moment où elle avait perdu espoir de le voir briller à l'Institut. August savait particulièrement que ce comportement allait l'agacer, c'est sans doute ça qui l'a incité à ainsi travailler les quelques dernières semaines de sa scolarité.

Noblesse : Les nobles sont puissants et les nobles sont riches et les nobles sont beaux et August est persuadé qu'ils sont meilleurs que tout le monde.

Sport et Arts : À Durmstrang, en plus de particulièrement se débrouiller en runes et en arithmétique — tout ce qui ne reposait pas sur des textes trop basiques, ou ennuyeux à ses yeux —, August excellait aussi à la musique. Ça a commencé avant même qu'il ne vienne à l'Institut, quand il n'avait que six ans et que son père lui a mis un violon dans les mains en l'enfermant dans une pièce avec un tuteur. August n'a honnêtement aucune passion pour la musique et encore moins pour le violon — douloureux et complexe, requérant une patience qu'il n'a jamais eu — et pourtant, il y excelle et il n'était pas rare que ses parents lui demandent de jouer devant leurs invités pour les impressionner. Ça l'a toujours laissé indifférent et à vrai dire, la seule chose qu'il apprécie particulièrement avec la musique, c'est hanter son grand-frère Erwin avec, lui rappeler qu'il ne pourra jamais entendre les accords enchanteurs qu'il produit avec ses doigts. C'est stupide et mesquin, mais August a toujours aimé briller là où son frère ne pouvait jamais aller. August, ceci dit, n'a jamais été un sportif; il aimait bien la lutte, et l'escrime, mais était trop mauvais perdant et pas assez persévérant pour s'y épanouir. Quant au Quidditch, August aime beaucoup ça... de loin: même en étant assis au niveau le plus bas des gradins des stades, il se retrouve généralement nauséeux et malade à l'idée d'être si loin du sol. Il a le vertige depuis les années, ce n'est pas nouveau, et il n'est véritablement jamais monté sur un balai de sa vie à la grande déception de sa mère qui y excellait. Ceci dit, il porte les couleurs de l'équipe de Bremen avec fierté, et encourage volontiers les sportifs quand il le faut. De loin.

Il y a quelque chose qu'il a remarqué, ceci dit: si il n'aime pas particulièrement la musique, aussi magique qu'elle soit, il aime la matérialité du violon qui est devenu l'une de ses possessions les plus précieuses. Taillé pour lui et son épaule, résonnant d'un son enchanteur qui enveloppe littéralement ceux qui écoutent et réveille, magiquement, en eux des sensations nouvelles (odeurs associées aux sons, sensations légères d'être physiquement touché, caressé par les notes), son violon est précieusement gardé par August dans une jolie boîte ensorcelée pour résister à tous les coups et dommages imaginables. Il a vite compris que même si arracher des sons mélodieux à l'instrument le laissait franchement indifférent, s'en occuper était une autre chose: il peut passer des heures à changer les cordes, vernir le bois, raboter la touche, remplacer le crin de l'archet sans le moindre son. Quelque chose le rassure dans ces gestes pratiqués mille fois, même si il préférerait mourir plutôt que l'avouer.

Il faut savoir qu'August est un matérialiste, et un collectionneur. Durmstrang était un véritable calvaire pour lui, parce qu'il a toujours détesté partager et être dans la même chambre que quelques camarades relevait littéralement de la torture pour lui. August ne partage pas, que ce soit l'air d'une pièce ou la moitié de son assiette qu'il ne va pas finir. Il n'aime pas donner, il n'aime pas que l'on prenne, bref, tout ce qui lui appartient lui appartient et il est hors de question pour lui de perdre quoique ce soit qu'il considère comme sien — et ça vaut aussi pour ses conquêtes et les gens qu'il apprécie. Perdre l'attention de sa mère au profit de Viktor a été difficile même si il a amené cette situation lui-même; voir Crescentia se faire marier à Erwin a été encore plus dur. Sinon, dans sa chambre, August garde jalousement tout ce qu'il possède: à vrai dire, la pièce dans laquelle il habite ressemble presque à un musée et comme tel, peu de gens y sont conviés et vraiment peu de gens s'y sont rendus. Il y fait lui-même le ménage et la pièce est immensément sécurisée quand il n'y est pas. L'art ne l'intéresse pas vraiment — les jolis dessins de son frère le laissent plutôt indifférent, même si les beaux portraits de son propre visage nourrissent son ego, particulièrement quand il y est magnifié —, il collectionne plutôt les babioles qui lui plaisent, en vole parfois sans pouvoir s'en empêcher. Ce n'est pas comme si il ne pouvait pas se les acheter: juste que l'idée de dérober quelque chose à quelqu'un est parfois plus plaisante que simplement se la procurer d'une manière légale et normale.

Vie amoureuse et sexualité : August ne croit pas qu'il a jamais véritablement aimé quelqu'un. Le concept lui a toujours semblé étrange, voire carrément alien. Il sait qu'il serait embêté si certaines personnes — très rares, se comptant sur les doigts d'une seule main — venaient à mourir, mais il pense qu'il s'en remettrait plutôt rapidement. Même si il n'aime pas forcément, il est attaché à certaines choses et à certaines personnes, et se retrouve facilement possessif envers ces choses et personnes. L'amour n'a jamais fait partie de l'un de ses objectifs — quel intérêt? — ou même de ses possibilités d'avenir. Quand sa mère voulait encore le marier pour consolider les liens des Seyfried, il était plutôt clair que l'union ne serait jamais professée avec quoique ce soit d'autre que de l'attachement vague et obligatoire (d'une manière similaire aux noces de son père et de sa mère). Ainsi August a plutôt bien vite accepté la présence de Crescentia dans sa vie, trouvant sa fiancée curieuse quoique mortellement fade au début; c'est seulement quand il a découvert leur passion mutuelle des runes qu'il a commencé à lui porter un peu d'intérêt. Peut-être qu'il l'a aimée, Crescentia, à sa manière (maladroite et brusque et impatiente et attentionnée et destructrice tout à la fois), mais pas très longtemps, et c'est aujourd'hui oublié, August préférant largement son indépendance et sa liberté face à n'importe quel joli minois.

Ça ne l'a jamais empêché d'aller voir ailleurs, ceci dit. La première fois qu'il a fini dans les draps de quelqu'un d'autre, c'était à Durmstrang. Il avait quinze ans, elle en avait presque vingt, c'était plutôt pathétique et anticlimatique pour elle, mais August a bien aimé, c'était nettement mieux que tout ce que son cerveau d'adolescent rempli d'hormones avait pu imaginer. La relation avec cette fille n'a pas duré longtemps, mais August s'est trouvé d'autres partenaires et d'autres fantasmes, visitant parfois les mêmes draps à plusieurs reprises sans jamais s'y attarder, considérant presque ses amantes — généralement des citoyennes, jamais ou presque des nobles — comme des objets plutôt que comme des individus à part entière, la bâtardise de leur ascendance l'empêchant de donner une véritable attention à leurs propres désirs ou leurs envies. Le sexe fait partie de la vie et August l'apprécie, même si ce n'est pas quelque chose pour laquelle il serait prêt à se damner: c'est bien sympa tant que ça dure, mais ce n'est jamais rien de plus que quelques étreintes à la va-vite dans des draps froissés. Il a tendance à préférer les femmes plus âgées, généralement mariées, appréciant particulièrement de croiser leurs maris plus tard, s'amusant de leur inconscience. Depuis qu'il est sorti de Durmstrang, il est tombé à plusieurs reprises dans les draps de femmes nobles, jeu dangereux qui finira un jour par lui retomber sur le coin de la gueule, mais il a toujours aimé jouer avec le feu de toutes manières.

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VICIOUS
Something about him was decidedly wrong. He was like one of those pictures full of small errors, the kind you could only pick out by searching the image from every angle, and even then, a few always slipped by. On the surface, he seemed perfectly normal, but now and then you would catch a crack, a sideways glance, a moment when his face and his words, his look and his meaning, would not line up. It was like watching two people, one hiding in the other’s skin. And their skin was always too dry, on the verge of cracking and showing the color of the thing beneath.

August Häring

August Häring
Gouvernement | Einsicht

Revelio

MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 1:56

Histoire

« He wanted to care, he wanted to care so badly, but there was this gap between what he felt and what he wanted to feel, a space where something important had been carved out.»



a conjuring of light

(1914) Ça fait des semaines que sa poitrine le brûle mais August n'a rien dit, n'a rien reporté d'inhabituel dans ses lettres hebdomadaires à son père (sa mère ne lui a jamais répondu et il a vite abandonné l'idée de la tenir au courant de ce qui se passait dans sa vie scolaire). Le soir, quand il est seul dans son dortoir, August retire sa chemise et il tamponne un morceau de chiffon trempé dans de l'eau froide à l'emplacement de son torse où la rune est inscrite à même la chair, mais rien ne calme la douleur alors il vit avec, la porte comme un médaillon, la fait subir aux autres. Il répond aux élèves et il se bat avec les plus âgés et ses parents passent derrière avec leurs Marks pour passer ses écarts, quand ils sont trop violents, sous silence. August sait qu'il ne doit pas attirer l'attention, surtout pas, mais il ne peut pas s'en empêcher: un rien l'agace, un rien l'énerve, un rien le rend fébrile de rage. Il ressent tellement de choses pour la première fois en... en des années, à vrai dire. À treize ans, il est pour la première fois confronté à ce que sont les sentiments et ça n'a rien d'agréable.
Ça fait des semaines que sa poitrine le brûle et quand il rentre à la maison pour les vacances hivernales, personne ne le remarque. Sa mère passe chaque heure de la sainte journée avec lui — elle l'ignore quand il est à Durmstrang, mais se souvient brutalement qu'il est son héritier quand elle l'a sous les yeux — essaie de lui inculquer des valeurs et des choses desquelles il se fiche. Il se fiche de la taxation opérée à Bremen, il se fiche des fluctuations magiques du Weser, il se fiche d'être le prochain Burggraf. Il s'en fiche complètement, il veut juste que la douleur cesse.

August. ” Son père lui parle rarement — pas encore. Il est encore trop jeune, trop stupide aussi, les runes ne l'intéressent pas, il est le bon fils de sa mère. Il n'a aucun intérêt aux yeux de Vladek. Déçu par un premier fils attardé, désappointé par une fille qui n'est que ça, une fille (le sexisme a la vie dure dans sa Pologne natale), désintéressé par un quatrième gamin, Viktor, qui n'est même pas le sien, August n'a même jamais pu briller à ses yeux. Toujours silencieux et dans son coin, rendu indifférent au monde autour de lui par l'encre sur son coeur, cruel quand les bons éléments sont laissés à sa disposition, méprisant mais ne possédant pas les capacités intellectuelles de ses frère et soeur. Sauf que Vladek n'est pas stupide. Et sur le visage pâle d'August qui a du mal à se focaliser sur l'assiette devant lui, il lit la douleur. “ Tout va bien, garçon? ” Le regard vitreux de son fils répond pour lui; aussitôt c'est la tempête, les domestiques qui l'entourent et posent la main sur son front, le pli d'inquiétude qui barre celui d'Hildegarde, la jalousie sourde d'Erwin dans l'arrière-plan. Ils dînent ensemble pour une fois et August n'a pas touché à sa nourriture — ça aurait dû être un indice, quand elle ne l'appelle pas le jeune prince, la cuisinière le surnomme affectueusement le petit glouton — et on l'emmène vite se coucher dans sa chambre, lui demandant de se reposer et lui faisant avaler une potion sensée l'aider à dormir et aider son corps à se remettre du mal qui l'étreint. Quand le calme est revenu autour de la table à manger, personne ne parle ou ne mentionne l'état du petit. C'est honteux, après tout, qu'il soit tombé malade.

Plus tard dans la nuit, Vladek ouvre la porte de la chambre et se glisse à l'intérieur. Sans surprise, il découvre qu'August ne dort pas et qu'il n'a pas touché à la tasse qu'on a posé pour lui sur la table basse: la décoction est froide désormais. Il est assis à la fenêtre, le front pressé contre la vitre. Quand Vladek le touche, il est brûlant. “ Je vais bien, ” lui assure son fils mais il ne l'écoute pas, bien entendu, s'approche et le force à se tourner vers lui. “ Tu es brûlant. ” Littéralement brûlant, comme si un feu l'habitait en fait, qu'il avait de véritables flammes sous la peau. Il le force à retirer sa chemise et découvre que la peau autour de la rune est enflammée. Ça arrive parfois, dans ses recherches il a découvert que la plupart des sorciers rejetaient les runes comme des virus et que leurs corps voulaient s'en débarrasser en provoquant des fièvres magiques littéralement explosives — et les moldus, inutile d'en parler, la quasi-totalité meurt après la première rune au bout de quelques jours. August frissonne de douleur quand les doigts de son père effleurent la marque. “ Depuis combien de temps? Je-je sais pas-- DEPUIS COMBIEN DE TEMPS? ” Il bégaye, il évite, il ne sait pas parler et la main de Vladek va plus vite que son esprit. La gifle résonne, il le secoue de l'autre main, le frappe encore en posant de nouveau la question; en vain.

August pleure. Il n'est pas sensé pleurer — ils le savent tous les deux. Il panique, il a mal, il veut que ça s'arrête, il veut que tout s'arrête. Il se laisse traîner par son père à travers l'imposante demeure des Häring, résistant un peu mais pas trop, pleurant et retenant ses larmes tout à la fois, gémissant quand les doigts de son père s'enfoncent dans son bras comme des serres d'aigle. Personne n'intervient. Ils sont bientôt dans la bibliothèque et les flammes deviennent vertes dans l'âtre de la cheminée; il crie de peur avant de réaliser que le feu ne le brûle pas. L'instant suivant ils sont... autre part. Une petite pièce sans fenêtre ni rien, juste une table en métal au milieu et des cris... lointains. Son père va-t-il l'enfermer là? August se met à se débattre en hurlant mais Vladek ne l'écoute pas, l'allonge sur la table et quand il essaie de se redresser, des liens sortent de la baguette de son père pour le forcer à rester immobile. Sa langue se colle à son palais, il ne peut plus crier, ne peut qu'observer son père avec de grands yeux. Tout son corps lui fait mal, il est brûlant et ses joues le lancent. “ Je vais pas te faire de-- ” Il s'interrompt et pince des lèvres, ne voulant pas mentir à son fils. “ La douleur va partir, ” dit-il finalement en prenant sa baguette, un couteau et de l'encre de Chine, se penchant vers le torse de son fils pour parfaire la rune, lui redonner son pouvoir. August s'évanouit dès que le métal rentre en contact avec sa peau.

Quand il se réveille le lendemain, il est dans son lit et ça va mieux. Il n'a plus chaud, il n'a pas l'impression que chaque mouvement va le briser en deux, en trois, en mille. Il se redresse lentement sur son matelas et regarde sa montre sur la table de nuit. Il a dormi un peu plus longtemps que d'habitude mais rien d'affolant, c'est les vacances après tout. Il se lave rapidement, vérifie qu'aucun poil de barbe n'est venu ombrager sa mâchoire pendant la nuit, descend pieds nus en cuisine pour aller récupérer son petit-déjeuner. Martha lui sert son plateau avec un grand sourire, il lui dit qu'il se sent mieux, c'était juste une petite fièvre. Elle lui a fait son gâteau préféré, avec de la noix de coco importée des îles Samoanes, et August l'observe longtemps sous le regard impatient de Martha qui attend ses compliments et son enthousiasme. Les marques de favoritisme, même de la part des domestiques, le font toujours sourire, le rendent véritablement heureux. Il aime attirer l'attention, August, il aime recevoir des cadeaux, des attentions, n'importe quoi. Ça devrait le rendre heureux.

Mais il ne ressent rien.

(1926) August a l'impression qu'il ne va pas pouvoir le faire.

Pas comme ça. Le corps de Crescentia est si chaud près du sien, collé au sien. Il a un peu mal à l'épaule et son souffle est brûlant contre son cou mais il pourrait s'y habituer, il imagine, de toutes manières il va bien devoir, enfin non pas vraiment, vu qu'il compte bien briser leur engagement de la pire manière qui soit. Sauf qu'il a l'impression qu'il ne va pas pouvoir le faire, parce que Crescentia est un peu lourde sur son épaule et qu'il a soudainement la flemme, et au final il pourrait le faire la semaine prochaine, ça n'enlèverait rien à la situation, et il pourrait profiter d'elle un peu plus longtemps. Mais voilà, c'est exactement le genre de pensées qu'il ne devrait pas avoir. Son torse le démange, il le gratte distraitement et le mouvement attire l'oeil de sa fiancée qui se redresse un peu en fronçant les sourcils, ses doigts venant effleurer sa poitrine là où s'étale la rune. “ Une tâche de naissance, ” répond-t-il à son regard plein de questions, alors qu'elle la retrace du bout du doigt. L'encre noire s'est un peu effacée avec le temps, mais n'est pas devenue brune pour autant comme les autres grains de beauté qui parsèment son corps. Crescentia est loin d'être bête, elle est comme lui instruite en runes... ce qui agace profondément August, parce qu'elle est même meilleure que lui parfois. Voilà une autre raison pour ruiner sa vie. Parce qu'il s'en fiche d'elle. Sauf qu'il s'en fiche pas d'elle. Sauf qu'il devrait s'en fiche d'elle. Il doit y avoir un problème avec sa rune: il demandera à son père de la vérifier ou de renforcer le sortilège marqué à même sa peau depuis ses quatre ans. Il a tellement peur de...

Il a tellement peur. Ça aussi ce n'est pas normal. “ Ton coeur bat très vite, ” l'informe Crescentia en posant sa paume à plat sur son torse. “ Tu as l'air fière de toi. ” Elle sourit en coin, se redresse et vient chercher ses lèvres des siennes, August répond à son baiser avec pure indifférence, il la trouve ridicule avec ses cheveux un peu décoiffés (il les préfère comme ça, un peu plus longs qu'il y a un an, et détachés) et les parenthèses autour de sa bouche quand elle sourit. Ses lèvres viennent trouver son cou, sa clavicule, et puis sa marque, ce qui lui arrache un long et violent frisson; la main d'August s'abat presque machinalement sur sa nuque, l'en écarte. “ Ne fais pas ça. ” Elle a l'air surprise, fronce les sourcils devant son expression presque paniquée, il décrispe lentement ses doigts de ses cheveux. “ Je ne connais pas cette rune, ” admet-elle et August fronce les sourcils. “ Ce n'est pas une rune, c'est une tâche de naissance. Ne sois pas ridicule, ” siffle-t-il, avant d'étouffer les questions qu'il voit déjà se former sur ses lèvres d'un autre baiser.

Ils ont rarement l'opportunité d'être seuls depuis leur premier baiser; August comprend bien qu'ils sont fiancés et qu'à cause de ça, ils ont toujours besoin d'un chaperon où qu'ils aillent et quoiqu'ils fassent. Il a été difficile pour lui de choisir le bon moment pour faire ce qu'il a à faire. Sa mère donne une réception ce soir, avec les parlementaires locaux, et ils parlent dans la salle à manger depuis des heures maintenant. Ils vont bientôt venir chercher August, se demander où il est allé se cacher entre le fromage et le dessert: il se trouve avec Crescentia dans la chambre parentale. Elle ne sait même pas qu'il y a des invités, et elle ne sait même pas qu'ils sont dans la chambre qu'ils auraient dû habiter dans quelques années jusqu'à la fin de leurs vies: il lui a juste dit de venir en vitesse à la résidence Häring à travers leurs cheminées privées, parce qu'il avait envie de la voir, puis il lui a dit qu'il voulait lui montrer la collection de livres de cette pièce particulière et l'y a emmenée en esquivant soigneusement les domestiques, puis ils ont basculé sur le lit et les réticences de Crescentia ont fondu comme neige au soleil. Il a laissé une jolie marque violacée dans son cou qui l'a fait grogner et August se demande ce qu'elle en pensera demain matin, beaucoup de mal normalement, enfin il espère.

Il va être capable de le faire. Il doit le faire. Il doit la ruiner, les ruiner, l'écarter de lui et puis aussi se débarrasser de l'influence des Seyfried sur sa famille. Il doit se préserver, il ne veut pas se marier, et il n'y a pas d'autre moyen. Et au final, c'est pour le mieux, pour eux deux. August le sait. Il sait que la sensation de douleur qu'il ressent au niveau de la poitrine — sa rune s'affaiblit — n'est que mauvais présage, aussi. Il n'est que responsable, quand il tend le cou pour revenir l'embrasser avec brutalité, arrachant à Crescentia un bruit de gorge entre surprise et satisfaction avant qu'en ne lui rende son baiser. Ils seront découverts en plein milieu de leur deuxième étreinte dans le lit matrimonial, par une domestique bien pensante qui s'empressera de prévenir tout le monde à grands cris. Il y a beaucoup de cris, d'outrage et d'incompréhension et de colère, et des larmes qui brillent dans les yeux de Crescentia. August a très mal là où la rune est gravée sur sa peau.

Mais au final, quand enfin on le laisse tranquille après que sa mère l'ait engueulé mille fois et que son père ait froncé du nez et des sourcils dans sa direction, et que les Seyfriend soient parvenus à trouver un terrain d'entente avec les Häring, quand il s'assied au bord du lit de sa chambre, August s'attend à ressentir la douleur, encore, la fièvre, la brûlure sur la peau de son torse.

Mais il n'y a rien qui vient.

(1926) La proposition est un peu sortie de nulle part, mais August l'a acceptée avec entrain sans hésiter une seule seconde. Cela fait bien six mois qu'il n'a pas vu Herr Sáenz et après avoir passé la quasi-totalité des trois années précédentes avec lui, il est vrai qu'il lui manque un peu. Son accent chantant, ses mâchoires toujours en train de faire craquer du tabac à mâcher entre ses dents et son visage souriant, bref, tout l'inverse d'August avec son regard éteint, ses dents serrées et sa voix morne. Pourtant ils étaient un duo remarquable et il s'entendait plutôt bien, August avait du respect pour son maître (plus qu'il n'en avait jamais eu pour ses tuteurs particuliers et professeurs de Durmstrang). Aujourd'hui, ils sont techniquement égaux, sont tous les deux des maîtres runistes qui ont reçu la Permission du Collegium. Sáenz est très fier de son apprenti et August est très fier que celui-ci l'ait invité à sa prochaine expédition en Égypte. Il a toujours rêvé d'y aller, August, et y passer dix jours est absolument un fantasme devenu réalité. Bien entendu, rien ne peut le préparer à la chaleur, au fait qu'il a le mal des transports surtout avec les Portoloins et enfin au fait que le sable s'incruste partout. Mais le pays est beau et il fait même quelques dessins dans son carnet et Sáenz est toujours aussi agréable et les parchemins qu'ils consultent dans le Musée d'Anthropologie Sorcière du Caire — Herr Sáenz est ami avec le curateur — sont absolument fascinants.

Bien entendu, August est un peu refroidi quand en tournant une page un peu trop vite, il se fait maudire par un document protégé par des siècles et des siècles de sortilèges défensifs; et malheureusement, les fins gants qu'il porte ne parviennent pas à le protéger et il se retrouve à passer le reste de son séjour à l'hôpital, odieusement malade et faible.

L'hôpital est moldu, il n'y a aucun système de ventilation et August meurt de chaud. C'est sans doute les pires vacances académiques de sa vie, et il regrette amèrement l'Allemagne qu'il n'a autrement jamais quitté; ça lui apprendra à avoir les yeux plus gros que le ventre. Il est mal à l'aise à l'idée d'être à l'hôpital — concept étrange, mais Sáenz est un sang-de-bourbe et n'a pas hésité, quand la malédiction a été levée mais que le corps d'August est resté faible, trop faible —, il a envie de partir mais il ne peut pas, peut à peine faire quelques pas avant d'avoir la tête qui tourne. Il passe la plupart de son temps dans son lit d'hôpital à lire, il a envoyé une lettre à son père pour le prévenir et il attend patiemment le retour de Sáenz qui va Dieu sait où pendant tout le jour (continue certainement ses recherches sur les textes égyptiens sans lui) avant de le rejoindre pour le souper. Il revient un peu plus tôt que les six précédents jours, August est en train de se faire ausculter par un infirmier qui ne parle pas un mot d'allemand — comme la plupart des locaux, ceci dit — et si August peut lire l'arabe, il ne le parle pas, et subit simplement le monologue intempestif de l'autre alors qu'il se laisse manipuler, trop faible pour réagir, s'éclairant seulement en voyant Sáenz dans l'encadrement de la porte. “ Dites-moi que vous venez me chercher. ” Sáenz retire son chapeau avec un sourire d'excuse, s'approchant pour prendre place sur la chaise près du lit. Il échange quelques mots dans un arabe rapide avec l'infirmier qui finit par s'éclipser après un dernier regard noir en direction d'August qui l'ignore proprement. “ Je crains qu'il va vous falloir rester ici un peu plus longtemps, il semble que vous êtes trop faible pour sortir, August.

Autant dire que les mots ont du mal à passer; il pince des lèvres, ne dit rien en récupérant sa chemise pour renouer les boutons sur son torse. “ C'est pour votre bien, ” précise Sáenz, toujours raisonnable. “ Je vais très bien-- Attendez. ” La main de Sáenz se tend, l'interrompt encore plus brutalement que les mots. August en est aux deux derniers boutons de sa chemise, suspend son geste sans comprendre. Le visage bronzé de Sáenz perd quelques couleurs, ses yeux s'écarquillent. “ Un problème, Doktor? Qu'est-ce que c'est que ça? ” Les doigts de Sáenz effleurent sa peau et tout le corps d'August est agité d'un long et douloureux frisson. Il déteste quand on touche sa marque. C'est presque un réflexe, sa main est agitée d'un spasme en direction de sa baguette sur sa table de nuit mais il se force à garder contrôle sur ses doigts, un peu tremblants alors qu'il finit de boutonner sa chemise. “ Juste une marque de naissance. ” Le mensonge idéal, appris par son père qui lui a bien fait comprendre que si quiconque savait... August sent l'atmosphère de la pièce changer. Il n'est pas très sensible aux émotions des autres mais c'est quelque chose qu'il sent parfois, la tension qui peut régner entre quatre murs, le mépris qu'on peut lui offrir, aussi. Il aime bien quand les gens sont scandalisés et méprisants et choqués de son comportement, il se nourrit de leur méfiance, de leur peur, de leur agacement. Cette fois c'est différent. Ce qu'il sent de la part de Sáenz, c'est de l'horreur. Il sait.

August se rallonge lentement sur son lit en soupirant. Tout son corps lui fait mal, mélange de fatigue, des séquelles de la petite malédiction, et de la chaleur absolument impossible. Il a l'impression que sa fatigue s'est logée dans ses os. Sáenz est très tendu sur sa chaise, il ne bouge pas d'un poil. “ C'est interdit, ” fait-il d'une voix blanche, finalement. “ Quoi donc? ” Les yeux de Sáenz n'ont jamais été aussi noirs. Sa main est cachée par le revers de sa veste, ses doigts sont certainement autour de sa baguette. “ Ça, ” fait-il, presque dédaigneux. “ Le Collegium-- N'en sait rien et cela va rester comme tel. ” Sáenz pince des lèvres, le visage blême. August le trouve ridicule. Il ne comprend pas, réalise-t-il. Personne ne peut comprendre, pas même l'homme qui lui a appris la moitié de ce qu'il sait, cet homme qui était son héros, juste un cran en dessous de son père. Ceux qui ne sont pas nous sont nos ennemis lui a récemment dit son père, quand August lui a fait lire son carnet de recherches et lui a dit qu'il connaissait quelques runistes qui pourraient être intéressés par ses résultats. “ Verdammt, ” finit par cracher Sáenz en se redressant rapidement, sautant sur ses pieds comme pour partir mais le regard d'August doit le maintenir sur place parce qu'il ne bouge pas pendant un long moment. C'est une bataille et une guerre sanglante et un bras de fer, ce regard qu'ils échangent. August se souvient, il était tout jeune quand il l'a rencontré, avec des rêves et des théories plein la tête, une soif d'apprendre aussi. Il n'a jamais été passionné par rien, August, n'a jamais rien aimé, pas vraiment, ni personne en fait, tout ça à cause de ce que son père a gravé à même sa chair, à l'emplacement de son coeur. Fezzarōn. Relier, contraindre, piéger. Avalés sous la surface, la rage et la colère et l'amour et la haine, piégés quelque part, l'affection et la loyauté et l'agacement et la satisfaction, oubliés dans le néant, la tranquillité et l'amusement et la frustration. Il y a juste le vide, et August au milieu, et parfois des pics qui viennent de nulle part, des émotions qu'il ne sait pas reconnaître parce qu'elles sont trop rares et qui finissent par lui monter à la tête.

August ne ressent rien quand d'un même mouvement, lui et Sáenz s'emparent de leurs baguettes. Il n'a pas peur de mourir, mais il n'a pas honte de tuer non plus, laissant derrière lui le cadavre du seul homme qu'il a jamais admiré et qui ne faisait pas partie de sa famille.

C'est pour le Plus Grand Bien après tout.

(1927) August aime bien jouer aux échecs. Il n'est pas très bon, ceci dit, son père a plus été le partisan de l'écraser à chaque partie plutôt que de lui apprendre véritablement. Il n'est pas mauvais pour autant, mais il n'est pas assez bon pour aimer jouer contre les autres: il préfère jouer seul comme ça au moins, d'une manière ou d'une autre, il est sûr de gagner. Il reste généralement dans la bibliothèque de la demeure Häring pendant des heures à regarder son plateau de jeu et à demander aux pièces de bouger. Au début, elles étaient un peu réticentes, surtout quand il faisait une erreur, mais après avoir vu leurs comparses récalcitrantes se faire envoyer à travers la pièce et se faire briser, la plupart sont dociles et s'exécutent sans broncher même quand August les envoie à une mort certaine. C'est les vacances, la demeure est un peu plus habitée que d'habitude, et un peu moins paradoxalement: maintenant qu'il est marié, Erwin a déménagé et August a failli brûler sa chambre et ses jolis dessins pour faire bonne mesure, mais il s'est retenu. Il s'en fiche, au fond, l'absence de son frère ne lui donne que plus d'air à respirer. Viktor ne prend pas autant de place qu'Erwin et August pense qu'il préfère son frère cadet à son frère aîné. Il pense, il ne sait pas, au final il s'en fiche de l'un comme de l'autre; sauf, évidemment, quand l'un des deux vient l'embêter en venant tirer sur la manche de sa chemise.

Gust? ” Quand il était petit, Viktor n'arrivait pas à prononcer le son du début de son prénom, ao. August pensait sincèrement qu'il était stupide et ça fait bien longtemps qu'il a cessé de corriger son petit frère. Perte de temps. “ Qu'est-ce qu'il y a? ” Viktor est habitué à ce que son frère ne soit pas un modèle de serviabilité avec lui. “ Est-ce que tu peux remettre ça pour moi? Je l'ai pris sur la dernière étagère... Ils t'apprennent rien à l'école? Tu sais bien que je n'ai pas le droit d'utiliser la magie quand je suis à la maison. ” August grogne légèrement et s'empare du bouquin d'un mouvement brusque, lisant rapidement le titre. “ Tu fais tes devoirs? Je m'avance un peu sur mon programme... ” Viktor est littéralement tout ce qu'August détestait quand il allait lui-même à Durmstrang. Riche, noble et intelligent. Lui aussi est ces trois choses. Mais en plus petite mesure. Il devrait lui envoyer son bouquin à la figure et lui demander de le laisser tranquille mais d'un sortilège murmuré, il envoie plutôt le livre retrouver sa place au dernier étage de leur imposante bibliothèque qui va de sol à plafond. “ Danke, Gust. C'est Au-gust, ” lui rappelle-t-il d'un sifflement en reportant son attention sur son jeu.

Viktor ne semble pas comprendre le message et s'assied en face de lui, de l'autre côté de la table. August ignore le regard curieux qu'il porte à son jeu et le foudroie du regard quand il ouvre la bouche comme pour faire une remarque. Son petit frère finit par pincer des lèvres, l'air un peu déçu, et à se mettre à battre des pieds sous la table — mouvement hypnotique qu'August perçoit du coin de l'oeil. Il lui faut environ vingt-cinq secondes pour perdre patience. “ Qu'est-ce que tu veux, encore? Pourquoi est-ce que Helen te déteste? ” Les domestiques appellent tous l'héritier des Häring Warum Viktor depuis qu'il est en âge de parler parce qu'envrion une phrase sur trois qu'il prononce commence par ce mot. Pourquoi on a des orteils, pourquoi est-ce que l'herbe est verte, pourquoi les abeilles ça pique, pourquoi Erwin il parle pas, pourquoi on donne pas d'argent aux pauvres alors qu'on pourrait, pourquoi August il dit qu'on vaut mieux, pourquoi- certains trouvent ça attendrissant, August quant à lui a toujours trouvé ça proprement insupportable. Viktor a toujours été une nuisance, une mouche particulièrement bruyante qu'on ne peut pas écraser. “ Parce que j'ai dénoncé le fait qu'elle était une pute adultère à notre chère mère, ” dit-il sans lâcher ses pièces des yeux. Viktor fronce un peu du nez. “ Ehe- Ebre- Ehebrecherisch. Ça veut dire quoi? ” August grogne (même si le fait qu'un garçon de quatorze ans ne connaisse pas la signification du mot adultérin ne devrait peut-être pas le surprendre) en roulant des yeux. Quand il s'empare de nouveau de sa baguette, Viktor se crispe un peu sur son siège mais le sortilège n'est pas lancé dans sa direction mais vers la bibliothèque; le dictionnaire vole à travers la pièce et manque de s'écraser contre la tête de l'héritier Häring qui a le réflexe de plier le cou au dernier moment. “ Ça veut dire que notre soeur a baisé un roturier alors qu'elle était promis à un autre, ” explique-t-il une fois que Viktor a lu la définition dans le livre. “ Être engagé à quelqu'un, c'est sacré. Tu l'apprendras bien assez tôt, va.

Viktor ferme le livre et le repose sur ses genoux en faisant la moue. “ J'ai pas envie de me marier. ” Au moins quelque chose qu'ils partagent tous les deux. August ne répond pas. “ Erwin, il est marié, ” lui dit Viktor, comme si August pouvait l'oublier. La cérémonie a été précipitée et s'est déroulée sans accrocs il y a presque cinq jours. Erwin a même déménagé, ce que Viktor a proprement trouvé horrifiant, il aime bien leur frère aîné apparemment et August a cru comprendre qu'il voulait apprendre la langue des signes pour lui — il l'a entendu demander des leçons à leur mère. “ Tu devrais pas être à Durmstrang, toi? ” rétorque August comme toute réponse, agacé, mais Viktor hausse les épaules. De plus en plus, Hildegarde leur mère le sort de l'école — leur donnant de généreuses compensations pour que ça se fasse sans problème — afin que son héritier puisse la suivre partout, privilèges que ses autres enfants n'ont pas eu quand eux-mêmes étaient ses héritiers. À bien des égards, Hildegarde semble préférer son Viktor — elle le protège. Trop. “ Mama voulait que je sois là pour le mariage, ” justifie simplement Viktor. “ Pourquoi Erwin il t'aime pas? Pourquoi tu poses autant de questions? Ça m'intéresse, c'est tout. ” August pointe sa baguette sur lui et renvoie le dictionnaire à sa place, brusquement. “ J'aime pas Erwin. Et Helen? Je m'en fiche d'elle. Et Mama? Aussi. Et Martha? ” August est surpris par la question et finit par lever les yeux au ciel, analysant ses sentiments pour la domestique qui règne en cuisines en souveraine. “ J'aime les petit-déjeuners qu'elle me sert. Mais tu l'aimes pas elle. ” Son ton est presque accusateur. “ Je n'aime qu'une seule personne. Papa? Non. Crescentia? ” Ça a le mérite d'arracher un rire nasal à August. “ Tu es bien naïf, Viktor. Il n'y a qu'une seule personne que j'aime, et c'est moi-même.

August apprécie le silence du laboratoire. C'est une petite pièce souterraine qui était synonyme de douleur à l'époque: mais de moins en moins, August visite la pièce en tant que patient. La rune est stable depuis que son père l'a corrigée après le mariage d'Erwin et Crescentia. Elle lui fait encore mal, un peu, mais moins qu'avant. Quand les émotions commencent à déborder, il faut tout de suite revenir la tracer, la délimiter sur sa peau, pour qu'elle continue de faire effet. Vladek ne le lui a jamais dit, mais il a peur qu'elle finisse par consommer August tout entier si il la laisse se délier elle-même. August lui n'a pas peur. Il n'a pas peur de mourir. Il a juste peur d'être oublié.
Alors il écrit, même si il sait que le Secrétaire peut lire le moindre de ses mots. Ses recherches ne sont de toutes façons pas si mystérieuses que ça au sein de l'Obscure après tout, même si tout le monde considère August Häring et Vladek Kasprzak avec méfiance et mépris. La magie sur le corps humain, c'est verdammt, damné, maudit. Impossible. Mais parmi eux, les expérimentations les plus folles et horribles se font rivales, et père, fils et assistants font tout ce que veulent les Massacrés pour leur concocter des armes et malédictions sur-mesure alors personne ne se plaint. Depuis qu'il est petit, son père lui répète: personne ne peut comprendre, et personne ne comprendra jamais. Ils sont seuls au monde. Seuls contre le monde.

Il aime le silence du laboratoire, même quand il est entrecoupé par les cris de douleur de leurs cobayes, enfermés à double-tour dans des petites pièces exigues. Des gens qui n'ont pas de famille, personne à qui manquer. Quand ils font trop de bruit, August monte le son du gramophone ou de la radio pour pouvoir mieux se concentrer sur ce qu'il est en train de faire, le long rapport qu'il doit à son supérieur. Il est tant absorbé par sa tâche qu'il n'entend pas son père arriver par la cheminée dans un coin de la pièce — seul moyen de s'y rendre, August ignore même où ils se trouvent précisément en Allemagne. Il sursaute en sentant sa main se poser sur son épaule. “ Je me demandais où tu étais. ” August lui adresse un regard avant de se tourner de nouveau vers ce qu'il est en train de faire, sans répondre. Au laboratoire, il parle rarement quand il n'en a pas besoin, il préfère se focaliser sur ce rapport qu'il doit rendre le lendemain. Il a la mauvaise habitude de faire les choses à la dernière minute, surtout quand c'est pour rendre un énième état de faits à son supérieur au Ministère de la Justice sur l'état de la protection de l'aile ouest de la prison fédérale. Son père ne s'offusque pas de son silence et va plutôt nourrir les cobayes — tâche ingrate à laquelle August ne s'abaisse jamais. Finalement, son père vient s'asseoir à la table en face de lui. “ Nous sommes conviés demain soir à un séminaire exceptionnel, ” lui annonce-t-il après avoir baissé le volume du gramophone. August ne quitte pas son parchemin des yeux, continue d'écrire. “ Pourquoi? ” finit-il par demander. Comme si il attendait ce moment, Vladek lance dans sa direction un journal plié en deux. Sur la première page, une illustration plutôt réaliste du chef de la police magique. Et le gros titre: GRINDELWALD CAPTURÉ: UNE NOUVELLE CHANCE POUR NOTRE SOCIÉTÉ ENFIN LIBÉRÉE DE SON RÈGNE DE TERREUR?

August parcourt rapidement l'article du regard avant de faire la moue en repoussant le journal en direction de son père. “ Et donc? ” Haussement d'épaules. “ Et donc nous sommes conviés demain soir à un séminaire exceptionnel, ” explicite-t-il simplement. “ Rien de plus. Ça ne change rien. Le Plus Grand Bien existe toujours... et le sorcier parfait aussi. Il nous suffit juste de le trouver. ” August hoche la tête. Il ne peut qu'imaginer le désordre que ça va être dans les autres Branches, mais l'Obscure ne risque pas d'être particulièrement chamboulée par ce retournement de situations. August n'aime pas trop les séminaires ceci dit, ils l'ennuient profondément et c'est généralement son père qui fait le compte-rendu à sa place sur l'avancée de leurs recherches.

Ils s'approchent du but. August le sait. Le sent. Sa dernière expérimentation a permis à un homme, un simple sorcier, de résister au baiser d'un feu brûlant pendant dix minutes. Bientôt, les sorciers seront inflammables. Indestructibles. Surpuissants. Parfaits. Grâce à eux. “ Il suffit simplement de trouver l'équilibre parfait, ” répète son père, comme toujours. Tracer des runes n'est pas une affaire facile. Les bonnes circonstances doivent être réunies, le tracé en lui-même doit être parfait, la manière aussi de le faire compte: brûlure, tatouage, cicatrice au couteau. Il faut trouver l'équilibre. Et quand ce sera fait...

August a le fantôme d'un sourire sur les lèvres.

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VICIOUS
Something about him was decidedly wrong. He was like one of those pictures full of small errors, the kind you could only pick out by searching the image from every angle, and even then, a few always slipped by. On the surface, he seemed perfectly normal, but now and then you would catch a crack, a sideways glance, a moment when his face and his words, his look and his meaning, would not line up. It was like watching two people, one hiding in the other’s skin. And their skin was always too dry, on the verge of cracking and showing the color of the thing beneath.
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MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 2:00

russe

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hopeless wanderer
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MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 2:05

boogeystare
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MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 12:58

fck

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HOLD ME TIGHT OR DON'T.
  ♛ by wiise
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MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 13:07

AUGUST(US) VOUS ICI. russe

C'est abominable tout ça. Et c'est à l'Einsicht cette abomination ? Mais c'est pas possible ça madame. Pas de ça chez moi. Je dis non. Un RUNISTE en plus ? Et pourquoi pas un vegan aussi ???

Bienvenue, pfff, puisqu'il faut le dire. Pas de questions pour toi, t'as la science infuse ou tu t'en vas.

string

- ♦ -

Ridicule they won't allow Quench abuse and let love flower Rip the cage out of your chest Let the chaos rule the rest

August Häring

August Häring
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MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 13:09

merci aux gueux pour leurs smileys. stare

@hilda jörgen oserais-je dire qu'august est ce que theo aurait dû être en tant que fils d'augustus? j'ose. stare
allez tkt on va s'aimer. hildust. auda. jöring. härgen. voilà. hinhin merci pour rien bb. kr

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VICIOUS
Something about him was decidedly wrong. He was like one of those pictures full of small errors, the kind you could only pick out by searching the image from every angle, and even then, a few always slipped by. On the surface, he seemed perfectly normal, but now and then you would catch a crack, a sideways glance, a moment when his face and his words, his look and his meaning, would not line up. It was like watching two people, one hiding in the other’s skin. And their skin was always too dry, on the verge of cracking and showing the color of the thing beneath.

Konrad Reinhardt

Konrad Reinhardt
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MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 14:14

august † a gathering of shadows. Tumblr_p12dmqtalY1w8fkhpo2_500

Ce gif ?? m'a fait ?? si rire Arrow JPP mdr
Allez, bienvenue avec ton gueux de Gus et va répandre le drama dans le Land de Hambourg, ils en ont bien besoin là-bas huhu
Et j'approuve le choix des runes : runes are badass, sisi. Important.

Si jamais t'as une question, hésite pas à la poser, mais pas à gégé du coup parce qu'elle voudra pas te répondre. Et bon courage pour la suite de la rédaction superman

- ♦ -

Il y a des gens sans orgueil qui se résignent à végéter sous notre domination. Ils préfèrent vivre avilis sous notre botte que mourir glorieusement pour la Liberté...

August Häring

August Häring
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MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 14:43

@konrad reinhardt jsp pk mais je savais que ça allait te faire rire. mdr le regard trop intense et drama du love. slurp1
MERCI DE TON MESSAGE BB. hiii kr

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VICIOUS
Something about him was decidedly wrong. He was like one of those pictures full of small errors, the kind you could only pick out by searching the image from every angle, and even then, a few always slipped by. On the surface, he seemed perfectly normal, but now and then you would catch a crack, a sideways glance, a moment when his face and his words, his look and his meaning, would not line up. It was like watching two people, one hiding in the other’s skin. And their skin was always too dry, on the verge of cracking and showing the color of the thing beneath.



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MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 16:12

J'admets que j'ai préféré survoler les trois fiches avant de poster quoique ce soit... Et ça promet !

Attention à Hambourg tu es cerné par Heimdall là-bas mdr

Bon courage pour ce qu'il te reste.
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MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 16:18

russe

imagine mon amour: je t'offre mon premier message, ma virginité reve, mon amour, mon âme.

deal with it.

hehe

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People break so easily, and so do dreams and hearts.

August Häring

August Häring
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MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 16:21

@natalia winkler MERCI BEAUCOUP omg. hehe et oui y'a beaucoup de traîtres à hambourg, mais ça va vite changer tkt. mwe

@madleen von weber comment t'arrives en scrède toi. stare je. stare stare stare stare stare stare je t'aime. stare stare stare stare stare stare stare (il nous faudra des liens) (plein de liens) (stp) (jtm) (jtm jtm jtm)

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VICIOUS
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MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 16:31

Des runes boogeystare Un sale gosse boogeystare Et ce gif qui m'a autant achevé qu'Eléo boogeystare Très hâte d'en voir plus sur Gus-gus (déso pas déso) What a Face

- ♦ -

august † a gathering of shadows. 180219074413640549
august † a gathering of shadows. XyK6zU3

August Häring

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MessageSujet: Re: august † a gathering of shadows.   august † a gathering of shadows. EmptyDim 28 Jan - 16:33

@paul lindemann alors toi, ton avatar et le début de ta fiche. stare je pourrais presque te pardonner le 'gus-gus'. hehe (presque) merci pour le message, bb, je viendrai squatter par chez toi tôt ou tard. hehe

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VICIOUS
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august † a gathering of shadows.

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