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ACTE I ◆ Introduction participative.

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August Häring
Gouvernement | Einsicht

Revelio

MessageSujet: Re: ACTE I ◆ Introduction participative.   Lun 26 Fév - 21:42

ACTE I | La capture de Gindelwald
Une fois son père ayant quitté le laboratoire, August se permet d'ouvrir le journal pour en lire l'article de couverture à propos de Grindelwald et sa capture. Il n’a pas vu le temps filer, voilà bientôt trois heures qu’il trime au laboratoire et il a odieusement faim, il n’a pas eu le temps de manger ce matin ni ce midi, se rappelle-t-il distraitement, parce qu’il avait tant de choses à faire. August aime bien sa routine, surtout quand celle-ci concerne la nourriture, même si ça devient secondaire une fois qu’il est plongé dans ses recherches et étouffé dans le petit espace clos qu’est le laboratoire. Toujours est-il que son estomac gargouille, depuis quelques minutes déjà, et l’empêche passablement de se concentrer. Il sait que Gellert ne lui en voudra pas quand il plie soigneusement la coupure de presse avant de la glisser sous son bras, récupérant de son autre main sa veste et son carnet, pour retourner à la Ruche en passant par la cheminée au fin fond du laboratoire. Il a oublié de nourrir les cobayes, mais il pourra faire ça demain, ils ont tout le temps du monde pour ronger leurs os après tout.

Il est presque minuit, lit-il sur sa montre en pénétrant dans les flammes vertes, heure à laquelle le manoir devrait normalement être silencieux, tout le monde couché ou enfermé dans ses appartements discrètement. Ce n’est pas du tout le cas: quand il met le nez en dehors de la bibliothèque pour rejoindre les cuisines où il va quémander sa nourriture, il se rend compte que même dans l’aile appartenant aux Häring, les abeilles de sa mère volent dans la Ruche: coursiers, délégués et responsables courent dans tous les sens, parfois poursuivis par des notes de service ensorcelées destinées à envoyer des messages. Il ne laisse passer personne, coupe même le chemin à certains avec agacement, presque soulagé de trouver Viktor dans une des salles de lecture. Il porte son pyjama et il a l’air ébouriffé de quelqu’un qu’on vient de sortir du lit. “ C’est quoi toute cette agitation?Grin-Grindelwald a été capturé. ” August ne voit pas trop le rapport entre ça et le fait que leur maison soient prise d’assaut. “ Le hall est bondé par des gens, Mutter ne peut pas descendre alors elle reçoit dans son bureau… ” La reine des abeilles doit donc s’éloigner du sol, pour une fois, August trouverait ça drôle — elle doit être absolument hystérique — si avoir des étrangers entre les murs des Häring ne le dérangeait pas tant. “ Retourne te coucher, Viktor. Peux pas. ” Il n’explique pas pourquoi et August n’est pas assez curieux pour lui demander pourquoi.

Il va pour quitter la pièce et rejoindre sa chambre quand la maîtresse de la maison déboule comme un boulet de canon. Elle aussi semble avoir été tirée du lit, elle a des petits yeux et les cheveux ébouriffés, et les regarde d’un air surpris comme si trouver ses fils chez eux était hors de l’ordinaire. “ Grindewald a été capturé. ” August se demande quelle est la réaction appropriée. C’est une victoire après tout après des années de terreur… Sa mère n’a pas encore le temps d’être contente — il sait qu’elle le sera — parce que d’après les cris qui parviennent distinctement de la rue principale où la Ruche s’élève, la ville est en ébullition et explose de joie, elle a donc une crise à gérer avant d’avoir un triomphe à célébrer. Il ne doute pas que le commerce en berne de Bremen de ces derniers mois va exploser lui aussi, et qu’elle aura ça à régler le lendemain — ou peut-être qu’elle est déjà en train de s’y pencher, vu la quantité plutôt impressionnante de notes de service qui l’entourent, flottant paresseusement autour de sa tête, attendant d’être récupérées et lues. “ Bravo, ” dit August. “ Pas par nous, ” rétorque aussitôt sa mère dans un grognement soudainement agacé. “ Heimdall, qui qu’ils soient, apparemment, ont fait tout le boulot. ” Elle l’observe, penche un peu la tête sur le côté. “ T’étais dehors? ” Si il avait le sens de l’humour, August lui dirait sûrement qu’il était lui-même en train de capturer le Mage Noir mais à la place, il se contente d’hausser les épaules. “ Je travaillais. Vladek est venu me donner ça. ” Il désigne le journal dont Hildegarde s’empare pour en parcourir les grandes lignes. “ Hm ” est tout ce à quoi il a droit.

Elle semble s’endormir à moitié sur sa lecture et se redresse soudainement brutalement, pointant un doigt impérieux en direction de Viktor qui frémit machinalement. “ Au lit, ” lui dit-elle d’un ton qui ne souffre d’aucun appel et Viktor marmonne quelque chose avant d’obéir en traînant les pieds. Le doigt finit par se pointer sur August. “ Je suis débordée et j’ai besoin de ton aide. ” L’aveu semble lui coûter. August sourit un peu, de manière suffisamment narquoise pour l’agacer, mais pas assez pour qu’elle retire ce qu’elle vient de dire — il est trop curieux de savoir. “ J’ai besoin que tu envoies une lettre à ton frère et à ta soeur. ” Le sourire disparaît. “ Ils viendront dîner demain, avec Achim et Crescentia, à la maison, avant de nous accompagner dans le hall où nous tiendront une fête pour les habitants de la ville. Bremen sera une fête demain alors je compte sur ton amabilité et ton enthousiasme pour les prochains jours. L’Allemagne est forte et les Häring aussi. Entendu? ” August aimerait bien protester mais il ne pense qu’à son dîner — son estomac rugit littéralement dans son ventre — alors il se contente simplement d’hocher la tête avec agacement. “ C’est une nouvelle ère-- ” commence-t-elle d’un ton inspiré, mais August l’interrompt: “ Je vais faire ça, bonne nuit. ” Hildegarde grogne, mais finit par le laisser filer en lui rendant son journal.

Les couloirs sont bondés mais les cuisines sont un peu silencieuses, au moins. Avec la nourriture préparée à la hâte par des domestiques, August finit de lire le journal. Et maintenant? demande la fin de l’article.

Maintenant on se venge.

- ♦ -

VICIOUS
Something about him was decidedly wrong. He was like one of those pictures full of small errors, the kind you could only pick out by searching the image from every angle, and even then, a few always slipped by. On the surface, he seemed perfectly normal, but now and then you would catch a crack, a sideways glance, a moment when his face and his words, his look and his meaning, would not line up. It was like watching two people, one hiding in the other’s skin. And their skin was always too dry, on the verge of cracking and showing the color of the thing beneath.
Revelio

MessageSujet: Re: ACTE I ◆ Introduction participative.   Lun 26 Fév - 23:28

ACTE I. Introduction
On est en train de dîner lorsque un messager fait irruption dans la salle à manger de la demeure familiale. La grande horloge de Leipzig carillonne tout juste 21 heures. Les rires se sont aussitôt tus avant qu'un grand bas de combat se déchaîne aussitôt la nouvelle portée à notre attention.

Mon père, le Burggraf de Leipzig, est demandé le plus urgemment possible à Berlin pour une assemblée extraordinaire. Il n'a pas fallu longtemps à mon époux, mon père et moi pour nous lever de concert. Avec habitude et rapidité, je vérifie leurs tenues. Pour qu'une assemblée ait lieu à une telle heure, c'est qu'il faut que quelque chose d'important se soit produit. Il ne peut en être autrement. Après qu'ils aient transplané, je vais prendre place dans le bureau de mon père. Ainsi, dès qu'ils seront de retour, on pourra agir promptement. Cela serait logique que le Burg de Leipzig fasse une prompte déclaration après la tenue d'une assemblée extraordinaire, que ce soit pour la saluer ou la critiquer.

L'attente me semble interminable. Pourtant, elle ne dure qu'une poignée de minutes puisque mon époux est rapidement revenu. Je n'ai pas le temps de lui demander ce qu'il s'est passé qu'il m'annonce le plus rapidement possible que Grindelwald a été capturé par l'Heimdall, que la représentante des Von Weber va bientôt communiquer la nouvelle et que mon père trouve approprier que le Burg fasse une déclaration dans la foulée de la représentante. Prestement, je prends une plume et un papier pour griffonner les idées qui nous viennent pour une allocution en bonne et due forme mais aussi pour les remettre en ordre.

Il est 21h30 lorsque je sors sur le perron de la demeure familiale. Normalement, c'est mon père le Burggraf qui devrait la faire mais, ayant toujours besoin de lui à l'Assemblée, je le remplace en cet instant. Ainsi, sous le regard de mon mari, je commence à prononcer les mots que nous avons convenu et qui reflèteront la pensée de la famille.

-Si mon père, le Burggraf de notre ville bien aimée, ne peut être présent à mes côtés en cet instant afin de demeurer à l'Assemblée, il n'en partage pas moins avec nous la joie de savoir le terroriste Grindelwald arrêté. Est-ce le début d'une nouvelle époque ? Je n'en doute pas un instant. L'Allemagne et notre bonne ville de Leipzig sont les héritières de période de doutes, mais plus encore de périodes de fastes. Cependant, après que nous aurons dignement festoyé en l'honneur de cette arrestation, la famille Goldschmidt entend soutenir de toutes ses forces, comme cela est dans son habitude, les efforts de l'Assemblée afin de proposer un monde sûr dont les allemands pourront être à nouveau fier.

Mon message énoncé, j'incline la tête pour saluer la petite assemblée qui m'a écouté avant de retourner dans la demeure en compagnie de mon époux. A l'abri des regards, ce dernier repart à l'Assemblée pour rejoindre mon père. Soupirant afin d'évacuer le trop plein d'adrénaline que je peux avoir, je demande à une domestique de me ramener une bouteille de vin d'une excellente année de la cave. Alors que je porte un toast en compagnie de l'ensemble de nos domestiques pour l'arrestation de Grindelwald, les feux d'artifices raisonnent dans le ciel de Leipzig. Alors que je suis en train de boire, je réalise enfin ce qui vient de se passer.

Grindelwald a été arrêté.

Pourtant, malgré ces certitudes, une question me taraude : qu'est-ce que l'Heimdall ? Des ennemis de Grindelwald, de toutes évidences. Mais cela fait bien peu alors qu'ils ont su agir avec efficacité pour réussir là où le gouvernement (avec l'armada de délégations étrangères venues nous "aider" (comprendre : fourrer le nez dans ce qui ne les regarde pas)) a échoué par le passé...

- ♦ -

kyah

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Walter Davis
Einsicht | Autres

Revelio

MessageSujet: Re: ACTE I ◆ Introduction participative.   Jeu 1 Mar - 8:10

La nouvelle avait trouvé Walter pris à des affaires primordiales : une Red Cat en attente, coincée sur l’oreille, la tempe brillant légèrement sous l’effort, l’espion quatre étoiles était occupé à repriser la manche gauche de sa chemise. C’était toujours une opération extrêmement délicate : il fallait se tenir à distance du télégraphe précieusement camouflé à l’intérieur du tissu, dernier des fils d’Ariane le reliant encore sporadiquement au Bureau, et également (et surtout) ne laisser derrière la vapeur de sa baguette que le blanc immaculé, dénué du moindre pli, du précieux coton égyptien. Être rendu au fin fond de l’Allemagne n’excusait pas de se vêtir comme un bouseux ; faire partie intégrante de l’Einsicht, et parfois se crotter les bottes dans un excès de zèle, n’excusait pas non plus de troquer ses bonnes vieilles habitudes d'Amérique. Aux deux, Davis considérait avoir sacrifié déjà beaucoup de choses.

Walter sursauta à la vibration soudaine des runes gravées au-dessus de sa porte ; il sursauta encore au tapotement presque immédiat contre cette dernière. Il pesta intérieurement contre cette foutue protection en retard de trois siècles, et sans remarquer la tache savonneuse que sa baguette avait laissé sur sa manchette, le coeur pris par l’expectative, presque par réflexe, il s’en fut rapidement ouvrir la porte sur laquelle on frappait avec insistance. Les runes s'étaient teintées d'une lueur amicale ; Walter découvrit néanmoins sur le palier une mine contrainte, flanquée d’une balafre maussade qui n’invitait en rien aux amitiés. "Schmidt.” C’était autant une constatation qu'une légère surprise (teintée d'une légère angoisse, comme toutes les surprises) : Jan Schmidt (dont la ressemblance frappante, à peine plus amochée, de John Smith du BIMI le laissait songeur depuis cinq ans) n’avait aucune raison venir frapper au porte de son domicile. Le sorcier se pencha à l’intérieur, visiblement trop pressé pour y rentrer totalement : “Grindelwald a été capturé.” Le silence, d’abord, dans l’esprit et la bouche de l’Américain sidéré. Et puis une cacophonie délirante dans son crâne et dans son coeur, et l’angoisse, et l’allégresse, et l’enfin de cinq ans de calvaire, tue par un souffle, par une maîtrise raide de l’intérieur, exercée d’une main de fer par le survivaliste professionnel. “Comment ?” Il savait très bien comment ; et il sut les mots avant de les lire sur les lèvres de l’autre. “Heimdall. C'est encore frais.” Et la Monstrueuse ; et lui-même ; et ce petit chemin menant au land de Bonn ;  il savait tout pour en avoir élaboré les plans, soufflé les possibles, récolté les soupirs ; avec les Gracieux, dans l’oreille du BIMI, de la bouche généreuse de la Cardinale. Et Till Sternberg… Sur le moment il manqua presque de trouver au politique des qualités humaines.

Il prit le temps d’être sonné lorsqu'il se retrouva seul. Il passa une main sur son visage hébété, rapidement, avant que tout ne doive se remettre en marche.

Le jour était arrivé. Finalement arrivé. Cinq ans d’yeux grands ouverts, de chuchotis discrets, d’attente et de silences décourageants, cinq ans comme une bouteille à la mer, et ses pas de fourmis, ses efforts minutieux, ininterrompus, avaient enfin payé.
Pour le Plus Grand Bien.

Abandonnant l’idée de calmer la cavalcade dans sa poitrine (osait-il espérer une fin ? osait-il seulement ?), Walter reprit aussi sec ses fonctions premières : il attrapa prestement manteau et couvre-chef, fit un pas à l’extérieur, et transplana aussi sec.

Les rues de Nuremberg seraient bientôt en flammes ; des incendies d’allégresse, des crépitements de joie, des explosions d’émotions fulgurantes sur fond de discours de joie. Une liesse historique dont il voulait être témoin avant d’aller rejoindre les entrailles de l’Einsicht -et les côtés d’une Cardinale dont la fureur serait sans égal.

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Lev Teczynski
Gouvernement | Autres

Revelio

MessageSujet: Re: ACTE I ◆ Introduction participative.   Ven 9 Mar - 5:07

ACTE I. Introduction : La capture de Grindelwald

ACTE I. Introduction
Assemblée Nationale - 26.01.1927

- Sans moi, elle ne serait rien... Rien d’autre qu’un parasite en train de tapiner dans un trou à rats... Je lui ai tout donné et voilà qu’elle me remercie avec le boulanger ? Le putain de boulanger ?

L’Helfer prêtait une oreille semi attentive aux verbiages de son voisin, vieillard cocu aux chuchotements tragiques. La poitrine gorgée d’émanations nicotiniques, Lev ratura le fond d’un cendrier du bout de sa cigarette. De l'autre côté de la pièce, la présidente de commission réussissait l’impensable : rendre la présente réunion sur l’aménagement du territoire plus assommante que les ruminations amoureuses d’un député sexagénaire. Il fit mine d’accueillir la suite du vaudeville d’un hochement de tête et tira de son veston une montre en acier.

21h06

Deux petites heures paraissant le triple, une sensation qu’il croyait avoir abandonnée au cours de sa dernière leçon de métamorphose à Durmstrang. Il y avait dans cette monotonie quelque chose de l’agonie, si insupportable que les dieux répondirent aux prières silencieuses du Teczynski. Une agitation grandissante se propageait dans les couloirs de l’assemblée et se manifesta sous la forme d’un jeune garçon débarquant brusquement sous leurs yeux. Il s’excusa timidement et rejoignit la présidente d’un pas rapide pour lui distribuer quelques mots doux qui firent leur effet. Stupeur sur son visage, incrédulité... inquiétude ? Renfilant instantanément le costume de sa fonction, elle se redressa et, du haut de sa chaise, afficha soudainement un air très solennel. Les quelques députés présents comprirent alors que ces prochaines minutes ne pourraient être consacrées à la poursuite de leurs rêveries diurnes. Tous s’accrochèrent à ses lèvres avec un intérêt non feint. L’attention dont elle était la cible fut telle qu’on eût dit qu’une adolescente vélane avait pris sa place.

- Mes très chers collègues, j’ai l’immense plaisir de vous annoncer une nouvelle d’importance capitale : Grindelwald a été capturé. Je n’en sais pas plus, mais nous sommes tous et toutes attendus en salle des Séances pour une communication plus officielle.

Le brouhaha fut instantané. Siégeant au cœur de ce troupeau de bœufs, Lev alluma une énième cigarette. Pacifiant son esprit troublé par l’assaut de multiples interrogations, il s’efforça de formuler une réflexion cohérente. Grindelwald capturé. Il y avait de l’extraordinaire dans cette phrase. Difficile d’y croire. Mais pouvait-il en tirer quelque chose ? Plusieurs manœuvres financières se bousculèrent dans sa psychée, balayées dans l’instant. Il haïssait ces infâmes réflexes dignes de gobelins et développés au cours de ces dernières années. Seule importait la cause.
En déstabilisant le pouvoir allemand, l’Einsicht agissait de manière indirecte pour les intérêts d’une Pologne revancharde et désireuse de faire taire toute influence germanique. Avec cette décapitation de la Légion, deux horizons se profilaient : une déferlante de violence monstrueuse capable de provoquer l’anarchie, ou un retour aux égouts. Rien de satisfaisant, en somme.
Trop occupés à rassembler leurs affaires dans une absurde chorégraphie, aucun des collègues de Lev ne l’entendit lorsqu’il leva son verre d’eau presque vide.

- Que vive l’Allemagne.
Revelio

MessageSujet: Re: ACTE I ◆ Introduction participative.   Sam 10 Mar - 13:02

Clang, fait le métal, clic, fait l'engrenage. Le Mécaniste fredonne la mélodie des pièces détachées et l'orchestre de ses instruments de bric et de broc l'accompagne à la perfection. Scritch, fait la scie, zzzip, fait la lime.
On s'agite dans le bidonville. Ça court dans tous les sens, ça grouille comme des insectes et ça se crie des choses et d'autres, sans considération pour ceux qui travaillent. Rien que des fourmis ouvrières qui font leur trajet quotidien sans y penser, sans réfléchir, par automatisme. Peut-être qu'ils se croient utiles, tous. Ils le sont, un peu, dans un sens. Même la plus petite vis a toujours son utilité pour tenir le mécanisme entier en un seul morceau. Parfois, ce sont les plus infimes éléments qui permettent au tout de fonctionner. Le Mécaniste le sait bien. Il n'empêche qu'il préférerait que les autres fassent leur boulot absurde un peu moins bruyamment.
Couic, fait le tournevis, bang, fait le marteau.
« Mécaniste ! Putain, Mécaniste, faut qu't'écoutes ça ! »
Axel grogne, pas convaincu qu'il faille vraiment qu'il écoute ça. Pas envie d'avoir encore à gérer les ragots du coin. Maman elle disait que les ragots c'était pas bien, de toute façon. Fallait pas parler mal des voisins. Des fois elle avait l'air de dire que c'était plus moral, d'autres fois c'était simplement une question pratique. Fallait pas se mettre à dos des gens dont on pourrait se servir plus tard. Pas con, dans un sens. Puis avec le temps, il a appris à ne jamais se fier aux rumeurs, parce qu'on sait jamais ce que les gens vont inventer pour emmerder leurs copains et créer des problèmes. Axel, des problèmes, il en veut pas. Surtout pas dans son bidonville. Alors les commères du coin, elles ont vite appris à se la fermer et à vérifier leurs sources, à ne venir le voir que si vraiment c'est important. Apparemment y en a qu'ont besoin d'être un peu plus éduqués.
« Tu m'écoutes, hé ? Mécaniste ? Tu m'écoutes, dis ? C'est important, j'te dis. »
Axel consent à lever le regard vers l'intrus, se redresse tout en lenteur, délaissant son ouvrage à demi achevé. Un gosse. Il a quoi, vingt ans, même pas. Il transpire comme un bœuf, il pue un peu, mais tout le monde pue dans le coin alors on s'en fiche bien. L'a l'air d'avoir vu un fantôme. Ça, Axel s'en fout bien, ils ont tous un peu cette tronche-là quand ils viennent le voir. Le gosse a la présence d'esprit de déposer une bouteille de lait aux trois-quarts pleine à l'entrée, une sorte de dîme pour avoir le droit de causer au Mécaniste sans se faire bouffer les doigts. Bon petit.
« C'est les Amerloques, z'ont capturé Grindelwald ! Nan, attends... Heimdall, c'est Heimdall qu'a capturé Grindelwald, pis l'ont filé aux mecs de l'Amérique là. Tu t'rends compte ? Y z'ont pris Grindelwald ! Paraît que y a des fêtes partout et tout. »
Y a pas de réponse, de toute façon y en a jamais, et Axel congédie l'intrus d'un geste agacé du revers de la main. Grindelwald tombé aux mains des Américains... hé bien, voilà qui présage d'un sacré bordel. Pas qu'il a peur pour l'Einsicht, c'est pas ça qui va les arrêter, et encore moins pour lui. Personne ne sait qu'il travaille pour la Cardinale à part cette dernière. Par contre, si ça se traduit par plus de présence des forces de l'ordre et autres saloperies du même style, ça va vite être embêtant. Va falloir trouver un moyen de s'en débarrasser. Et Heimdall... l'a jamais entendu parler de Heimdall, ou peut-être que si et il a pas fait attention, ce qui ressemble maintenant à une grosse erreur. Le Mécaniste reprend sa scie et s'attaque rageusement au bout de métal sur lequel il a concentré ses efforts jusqu'ici.
Va falloir réparer tout ça.

- ♦ -


   
god complex


Let them burn, then.


 
(c)miss pie


Spoiler:
 

   

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Revelio

MessageSujet: Re: ACTE I ◆ Introduction participative.   Sam 10 Mar - 22:16

FIN DE L'INTRODUCTION
L'introduction participative se clôt ici. Merci à tous pour votre participation ainsi pour la diversité et la qualité de vos messages. Plus aucune participation ne sera acceptée à la suite. Rendez-vous au prochain event pour la suite ! ( Über alles in der Welt.)

- ♦ -


COMPTE FONDATEUR ◆ NE PAS MP



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MessageSujet: Re: ACTE I ◆ Introduction participative.   

ACTE I ◆ Introduction participative.

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